
La Brigade territoriale de Fimela, dans la région de Fatick, a intercepté une pirogue transportant 164 candidats à l’émigration irrégulière au large de Djifer, jeudi dans l’après-midi, a appris l’Agence de Presse Sénégalaise (APS) de source sécuritaire.
Selon les témoignages recueillis auprès des passagers, l’embarcation avait quitté la Gambie dans la soirée du lundi, vers 23 heures, avec pour destination l’Espagne.
La traversée a rencontré de sérieuses difficultés une fois la pirogue arrivée au large de Saint-Louis. L’un des moteurs hors-bord serait tombé en panne alors que la mer était agitée, contraignant les passagers à faire demi-tour.
Selon la même source, les quatre capitaines présents à bord, tous d’origine sénégalaise, auraient ensuite abandonné l’embarcation au large de Djifer après avoir trouvé une petite pirogue pour prendre la fuite, laissant les migrants à bord de la grande embarcation.
La situation aurait pu tourner au drame sans l’intervention d’un pêcheur sénégalais figurant parmi les passagers. Craignant une défaillance de la pirogue, ce dernier a pris les commandes et réussi à la conduire jusqu’à environ dix kilomètres des côtes de Djifer, où des pêcheurs les ont repérés avant d’alerter la gendarmerie, permettant l’interception et la prise en charge des 164 passagers.

Présent, hier, à l’Assemblée nationale lors du vote du projet de loi modifiant l’article 319 du Code pénal relatif aux actes contre nature, Ababacar Mboup, président du collectif « Non à l’homosexualité », a salué ce qu’il considère comme « un événement exceptionnel et historique ». Pour lui, cette étape marque l’aboutissement d’un long combat mené par plusieurs organisations de la société civile.
Revenant sur le chemin parcouru, le militant rappelle que la mobilisation ne date pas d’hier. « Permettez-moi d’abord de rendre grâce à Dieu qui nous a permis de vivre cet événement. Ce jour sera inscrit dans l’histoire, non seulement politique, mais dans l’histoire, de manière générale, du Sénégal », a-t-il déclaré. Selon lui, la lutte s’inscrit dans une dynamique engagée depuis plusieurs années par différents acteurs. « Nos prédécesseurs s’étaient déjà battus sur cette question sous le magistère du président Abdoulaye Wade en 2008 », a-t-il souligné.
Mais l’actuelle mobilisation s’est structurée à partir de 2016. « Nous avons créé le collectif “Non à l’homosexualité” le 19 janvier 2016. Cela fait aujourd’hui dix ans et quelques mois de combat », a-t-il expliqué.
À l’origine de cet engagement, rappelle-t-il, un mariage entre homosexuels célébré en décembre 2015 avait suscité une vive réaction. « Nous nous sommes levés pour mettre en place la structure qui regroupait au départ 16 associations », dit-il. Au fil des années, le mouvement s’est considérablement élargi. « Aujourd’hui, nous avons réussi à fédérer 156 associations avec des cellules installées dans tous les départements du Sénégal et même à l’étranger », affirme-t-il.
« Ce n’est qu’une étape »
Pour porter leur plaidoyer, les membres du Collectif ont multiplié les initiatives : tournées de sensibilisation à travers le pays, pétitions adressées aux autorités religieuses, coutumières et syndicales, ainsi que des manifestations organisées en 2021 et 2022.
« Nous avons également introduit deux propositions de loi à l’Assemblée nationale avec l’appui de certains députés, mais elles avaient été rejetées », rappelle Ababacar Mboup. Aujourd’hui, le président de « And Samm Jikko Yi » se dit satisfait de l’évolution du texte examiné par les parlementaires. «Ce n’est pas tout l’article 319 qui est modifié, mais l’alinéa 3. Depuis décembre 2021, nous demandions des peines de cinq à dix ans. Si l’État introduit un projet de loi allant dans ce sens, nous ne pouvons que nous en féliciter », a-t-il déclaré.
Toutefois, pour lui, la loi ne constitue qu’une étape. « La loi a d’abord une vocation dissuasive. Elle ne fera pas disparaître les comportements, mais elle peut décourager ceux qui voudraient les afficher publiquement », estime-t-il.
M. Mboup insiste également sur la nécessité d’agir sur d’autres leviers, notamment l’éducation. « Il faut transmettre à nos enfants les valeurs incarnées par nos aïeux. Cela passe par un système éducatif bien sénégalais », soutient-il, tout en appelant à une vigilance accrue face à l’influence des réseaux sociaux.
Tour à tour félicité par les parlementaires de la majorité qui se sont relayés au pupitre, Ababacar Mboup s’est dit touché par les marques de reconnaissance exprimées par certains parlementaires à l’endroit de son mouvement. «Cela nous va droit au coeur. Nous félicitons également les autorités et les députés, car c’est la première fois que cette question est réellement discutée à l’Assemblée nationale », a-t-il conclu

La Brigade régionale des stupéfiants de Dakar, relevant de l’OCRTIS, a interpellé le 11 mars 2026 deux individus à Ouakam en possession de cinq kilogrammes de chanvre indien. L’opération, montée sur la base d’un renseignement, a conduit à leur arrestation en flagrant délit selon des sources de Seneweb.
Alertée par un renseignement signalant qu’un individu , serait très actif dans le trafic de chanvre indien à Ouakam et ses environs exclusivement en soirée, la BRS de Dakar passe à l’action. Un agent infiltré prend contact et passe commande de cinq kilogrammes, négociés à 120 000 F CFA le kilogramme.
Le lieu de livraison fixé au terrain de football de Ouakam, une équipe d’agents est discrètement déployée. A. Thiam, 52 ans, soudeur métallique domicilié à Ouakam, se présente avec la marchandise et tombe dans le piège. Il est interpellé sur-le-champ.
Reconduit à son domicile pour perquisition, les enquêteurs y retrouvent I. Ndiaye, 40 ans, maçon, également domicilié à Ouakam, aussitôt interpellé. La fouille des lieux permet la saisie de sept paquets supplémentaires de chanvre indien à 5 000 F CFA l’unité, ainsi que trois téléphones portables.
Après notification de leurs droits à être assistés par un conseil de leur choix, les deux mis en cause ont été placés en garde à vue pour association de malfaiteurs, détention et trafic de chanvre indien.
2026.3.12 Fissel: la mort suspecte d’un âne et de plusieurs vautours intrigue les enquêteurs
Une découverte inquiétante a été signalée hier mercredi dans la commune de Fissel, dans le département de Mbour.
Un âne ainsi que vingt-cinq oiseaux charognards, dont vingt-quatre vautours et un corbeau, ont été retrouvés morts près du village de Khaoul Godaguène, suscitant interrogations et soupçons parmi les populations locales.
Alertée le 8 mars vers 13 heures, la brigade de proximité de Fissel, rattachée à la compagnie de gendarmerie de Mbour, s’est rendue sur les lieux pour constater les faits.
Un animal abandonné sur le chemin du retour
Selon les premières informations, l’âne appartenait à un cultivateur de 58 ans, identifié par les initiales S.T. L’animal avait été attelé à une charrette pour se rendre au marché hebdomadaire de Mbafaye, conduit par le neveu du propriétaire, un adolescent de 17 ans.
Sur le chemin du retour, l’un des deux ânes s’est effondré et n’a plus été en mesure de poursuivre la route. Malgré plusieurs tentatives pour le récupérer, l’animal a finalement succombé le 6 mars.
Des indices troublants sur les lieux
Lorsque le propriétaire est revenu sur place deux jours plus tard, il a découvert la carcasse entourée de nombreux vautours morts. Les constatations des enquêteurs ont également révélé que les têtes des vautours avaient été coupées et emportées, un détail qui alimente certaines suspicions dans la zone.
Autre élément intrigant : l’un des vautours portait deux colliers d’identification, portant notamment l’inscription « Museum – Paris », ce qui laisse penser qu’il pourrait s’agir d’un oiseau suivi dans le cadre d’un programme scientifique.
La piste d’un empoisonnement
Les services vétérinaires, les agents des Eaux et Forêts de Ndiaganiao ainsi que les services d’hygiène se sont rendus sur les lieux pour procéder aux constatations et sécuriser la zone. Faute d’autopsie possible en raison de l’état de décomposition avancée de l’âne, les spécialistes privilégient pour l’instant la piste d’un empoisonnement. Les charognards auraient ainsi péri après avoir consommé la carcasse contaminée
Avec l’appui des populations locales, les restes de l’âne et des oiseaux ont été enterrés sur place sous la supervision des services compétents. Une enquête est en cours afin de déterminer les circonstances exactes de cette affaire et d’élucider la disparition des têtes des vautours, un point qui intrigue particulièrement les autorités.

Dakar, 11 mars 2026 – L’artiste sénégalais Ouzin Keïta et les personnes arrêtées avec lui dans une affaire de mœurs ont été envoyés en prison ce mercredi 11 mars à Dakar. La décision est intervenue après deux retours de parquet.
D’après Seneweb, le procureur de la République a demandé l’ouverture d’une information judiciaire. Le dossier a ensuite été confié au juge du premier cabinet d’instruction du tribunal de Dakar.
Dans son réquisitoire, le parquet vise plusieurs infractions : association de malfaiteurs, actes contre nature, proxénétisme, escroquerie, chantage, extorsion de fonds, transmission volontaire du VIH/Sida et usage de drogue.
Les coaccusés d’Ouzin Keïta sont au total treize. La plupart sont âgés de 18 à 39 ans. Mais l’affaire a aussi révélé la présence d’un adolescent de 14 ans, présenté sous les initiales M. Diouf.
Après leur inculpation, le juge d’instruction a suivi les réquisitions du parquet. Ouzin Keïta et toute sa bande ont été placés sous mandat de dépôt, en attendant la suite de l’enquête.
2026.3.11 A Senegal boarding school that drew students from the US is at the center of an abuse investigation

DAKAR, Senegal (AP) — The American Dara Academy in Senegal marketed itself to families in the United States as an affordable boarding school where their children could study the Quran alongside an American curriculum. Parents and families — many with West African roots — sent their children to the school believing it would be a rigorous and affordable religious education.
But the school is being investigated for alleged physical abuses, with hundreds of students withdrawing from the academy and one of two campuses — where most of the alleged abuses took place — now closed, according to an official close to the case.
In accounts shared with The Associated Press, students alleged that supervisors beat disobedient pupils repeatedly in a so-called “magic room.” The schoolchildren said they were sometimes ordered to strip to their underwear or be naked and told to squat with their arms extended, gripping heavy rocks. If the rocks fell, the beatings grew worse.
The authorities in Senegal confirmed to the AP that an investigation is underway. The country’s gendarmerie, its child protective services and the Ministry of Justice are involved in the inquiry, according to an official close to the case.
In late January, the school’s director and three administrators were arrested, according to parents and a person with direct knowledge of the arrests and investigations. They said the director was released and placed under house arrest.
Senegal’s child protective services, known by its French acronym AEMO, did not respond to a request for comment. A spokesperson for the gendarmerie, Ibrahima Ndiaye, confirmed that the force was notified about the abuses but said the investigation is now with the Ministry of Justice.
The school director and administrators who were arrested told the AP they could not speak on the matter due to the ongoing investigation. The exact charges have not been announced.
“The children are in the care of authorities, and charges will be filed against anyone found responsible,” Aminata Diagne, a spokesperson for the Ministry of Justice, said of the ongoing investigations into the abuses.
Students said they were beaten with sticks
The American Dara Academy enrolled 311 students — including 120 U.S. citizens — across two campuses in Senegal. Most students were children of West African origin born in the United States, some from European countries such as France, the United Kingdom, and Belgium. Only a few were from West Africa.
According to a Jan. 12 written complaint sent by the U.S. Embassy in Dakar to Senegalese authorities, several American students reported severe corporal punishment. The minors, according to the letter, identified the school’s director, who is a dual American-Guinean citizen, and three other administrators, as responsible for the abuses.
The AP has verified the authenticity of the complaint letter and its claims about abuses by speaking with dozens of parents and officials close to the case. The parents and officials who agreed to be interviewed did so without attribution to protect their children and because they were not authorized to speak about the issue.
In their accounts, the students described administrators beating them with sticks on their legs, backs, and genitals while being forced to maintain stress positions.
Some students said steel rods were sometimes used on areas that would not leave visible marks. At times, the blows landed on their heads, they said.
It is unclear whether any injuries required hospitalization, but some students reported receiving scars on multiple parts of their bodies.
The students were warned by their abusers not to speak to U.S. Embassy officials or to the police, or their parents in the United States could be arrested by immigration authorities and deported, according to the embassy’s complaint letter and a person familiar with the case.
The ministry and other relevant agencies have released few details about the case or potential charges.
‘I really thought I was leaving them in a safer place’
Some parents told the AP they chose the American Dara Academy for its combination of religious instruction and a U.S. curriculum at a relatively low cost, of about $300 per month, including tuition, housing, and meals.
The school ran two campuses, one in the capital, Dakar, and the second in Toubab Dialaw, a coastal village 55 kilometers (34 miles) from the capital.
Before its closure, the high school campus in Toubab Dialaw — where most of the alleged abuse took place — consisted largely of a construction site with trailers, no running water, frequent power outages, and makeshift zinc latrines. Students, however, were being taught in the facility, according an official with direct knowledge of the investigation.
After the embassy contacted families, about two-thirds of the students — roughly 250 children, including around 100 Americans — withdrew from the school and returned to their home countries, according to parents and a person familiar with the investigation. The remaining students were transferred to the Dakar campus, which is in better condition.
The AP spoke to dozens of parents, many of them saying they were contacted by the U.S. embassy about the alleged abuses. None said their children told them about the abuses.
One parent, who spoke on condition of anonymity to protect their child’s privacy, said they have withdrawn their children and are waiting for them to be brought back to the U.S. They said their children were not among those said to have been abused.
“When I first visited the school, I stayed with them for a week,” the parent said. “I really thought I was leaving them in a safer place.”
Corporal punishment
In Senegal, corporal punishment remains lawful in homes under the country’s family law, which gives those with paternal authority a “right of correction,” though criminal statutes punish violence that causes severe injuries.
While corporal punishment is prohibited in schools for children under 14, the law does not explicitly extend to children outside that age range, private schools, or religious schools, where the “right of correction” can still potentially apply.
United Nations and children’s rights organization reports note that corporal punishment continues in practice.
It remains unclear whether prosecutors will file charges or what further actions are being considered.
For now, the investigation continues, and the children who once filled its dormitories are scattered — some back home, others still in the school waiting for answers.
The school building in Dakar is under tight security, with police guarding the site.
2026.2.25 Senegal introduces legislation to boost minimum sentence for homosexuality to 5 years
DAKAR, Senegal (AP) — Senegal ‘s Prime Minister Ousmane Sonko introduced legislation in parliament Tuesday that would toughen the prison term for homosexuality in the West African nation to at least five years from the current minimum of one year.
The bill also seeks to broaden the scope of what is defined as “unnatural acts” under the law that has criminalized homosexuality in the conservative country since its independence from France in 1960. But the legislation would not elevate the crime from the current level as a misdemeanor.
“We can achieve the intended objectives without going so far as to elevate the acts” to the level of more serious crimes, Sonko said.
Human rights groups in Senegal say the situation for gay people in the country has been deteriorating since 2018, and that at least a dozen people have been arrested in recent weeks over allegations of homosexuality.
The legislation fulfills one of Sonko’s campaign promises and now needs to be passed in the National Assembly, where Sonko’s PASTEF party is in control.
2026.2.25 ORPAILLAGE CLANDESTIN À SATADOUGOU : QUATRE ÉTRANGERS INTERPELLÉS, 70 MILLIONS FCFA SAISIS
Une opération menée par les forces de sécurité dans la zone frontalière de Moussala a permis l’interpellation de quatre ressortissants étrangers impliqués dans des activités d’orpaillage clandestin dans le village de Satadougou, à la frontière sénégalo-malienne. L’intervention, conduite par les éléments du poste avancé de Guémédjié, fait suite à des renseignements signalant la présence régulière d’étrangers opérant illégalement dans cette zone aurifère.
Sur le site ciblé, les agents ont procédé à l’arrestation de deux ressortissants chinois et de deux ressortissants maliens, identifiés comme orpailleurs et commerçants, résidant principalement à Kéniéba, au Mali. Selon des sources sécuritaires, l’opération s’est déroulée dans des conditions particulièrement difficiles. Les policiers auraient parcouru plus de cinq kilomètres à pied en pleine forêt afin d’éviter toute fuite d’informations et surprendre les suspects en flagrant délit d’exploitation illicite.
D’après les témoignages des agents engagés dans l’intervention, plusieurs complices auraient réussi à prendre la fuite en direction du territoire malien. Toutefois, l’exploitation du réseau de renseignements a permis de remonter jusqu’à deux autres ressortissants maliens, mandatés pour négocier la libération des suspects chinois contre une somme de 70 millions de francs CFA.
Un rendez-vous fixé au poste de contrôle de Guémédjié a permis leur arrestation immédiate, avec la saisie et la mise sous scellés du montant en question. Au total, l’opération s’est soldée par l’interpellation de quatre personnes, la saisie de 70 millions de francs CFA et l’immobilisation de deux pelleteuses mécaniques utilisées sur le site d’exploitation.
Les personnes arrêtées ont été informées de leurs droits, notamment celui de se faire assister par un avocat. À l’issue de l’enquête préliminaire, elles ont été déférées devant le Procureur de la République près le Tribunal d’Instance de Saraya, qui devra statuer sur la suite judiciaire à donner à cette affaire.
Cette opération illustre la vigilance accrue des forces de sécurité face à la recrudescence de l’orpaillage illégal dans les zones frontalières, un phénomène aux ramifications transnationales et aux enjeux sécuritaires, économiques et environnementaux majeurs.
2026.2.25 Pratique illégale de la médecine : Trois Chinois du cabinet Haoqi arrêtés
La Brigade de recherche de Dakar a interpellé, ce lundi 23 février, trois (03) ressortissants chinois. Ils ont été pris en flagrant délit de pratique de la médecine dans le Cabinet médical Haoqi, près du rond-point de l’Assemblée nationale, alors qu’ils ne disposeraient pas des qualifications requises. Les prévenus ont été placés en garde à vue pour «association de malfaiteurs, exercice illégal de la médicine et mise en danger de la vie d’autrui», selon le quotidien L’Observateur.
Le Cabinet médical, dans sa présentation, est une société chinoise qui pratique la médecine traditionnelle. Le bilan de santé, «avec un appareil quantum analyseur qui détecte les anomalies du corps humain de la tête au pied», coûtait 5000 FCFA. Les trois «praticiens» qui composent le cabinet établi au centre-ville, recevaient leurs patients comme de véritables docteurs, avec tickets de consultation.
L’interpellation des mis en cause fait suite à un renseignement anonyme signalant l’existence d’un cabinet médical tenu par des étrangers. Les premières investigations policières, avant les arrestations, ont permis aux policiers de découvrir que les suspects «exerçaient illégalement la médecine, sans aucun diplôme, ni autorisation», selon le quotidien.
2026.2.25 Thiès : deux ans ferme pour avoir amputé un gendarme
Le tribunal de Thiès a rendu son verdict, ce mercredi 25 février 2026, dans une affaire opposant un gendarme à un conducteur de moto Jakarta. Les faits remontent à près de six mois.
Selon les débats à l’audience, le militaire, identifié comme Mb. Babacar, avait sollicité une course depuis le marché central de Thiès en direction de l’Hôpital régional Ahmadou Sakhir Ndiéguène. Un désaccord serait survenu dès le départ au sujet du tarif : 300 F CFA proposés par le client contre 500 F CFA exigés par le conducteur.
Malgré ce différend, les deux hommes ont pris la route. Une nouvelle altercation aurait éclaté en cours de trajet, poussant le conducteur à faire demi-tour. La situation a dégénéré en bagarre.
Amputation d’un doigt
À la barre, le gendarme a soutenu avoir présenté sa carte professionnelle, affirmation contestée par le prévenu. Lors de l’altercation, ce dernier aurait porté des coups de machette, occasionnant l’amputation d’un doigt de la victime.
Après les faits, le conducteur, identifié comme Saliou, a quitté Thiès pour séjourner à Touba. Un avis de recherche a été émis avant son arrestation à son retour dans la capitale du Rail.
Verdict
Le procureur avait requis trois ans d’emprisonnement. Le tribunal a finalement déclaré le prévenu coupable de coups et blessures volontaires et l’a condamné à deux ans de prison ferme.
2026.2.25 Tribunal de Thiès : Un conducteur de Jakarta assène des coups de machette à un gendarme et lui ampute un doigt
Une affaire opposant un gendarme à un conducteur de Jakarta a été attraite ce mercredi 25 février 2026 au tribunal de Thiès. En effet, les faits remontent à près de 6 mois de cela. Mb. Babacar, le gendarme, avait pris une moto au marché central de Thiès pour se rendre vers l’hôpital régional. Au départ, il y a eu un blocage lié au marchandage sur le prix. La partie civile voulait payer 300 Fcfa tandis que le conducteur de Jakarta insistait sur 500 fcfa. Malgré ce malentendu, ils ont déclaré devant la barre, avoir pris la route pour se rendre à la destination indiquée et qu’en cours de route, une vive dispute a encore éclaté entre eux. Le conducteur de la moto Jakarta a indiqué, pour sa défense, avoir pris la décision de rebrousser chemin et c’est entre temps qu’ils ont commencé à se battre.
Pour sa part, le gendarme a déclaré devant la barre qu’il avait pris la peine de montrer sa carte professionnelle au prévenu mais ce dernier a tout simplement balayé d’un revers de main cette allégation. Lors de la bagarre, le prévenu a asséné des coups de machette à sa victime en lui amputant un doigt. Après avoir commis son forfait, le sieur Saliou avait pris la tangente pour aller séjourner à Touba. Un avis de recherche et d’arrestation avait été lancé à son encontre et c’est lors de son retour à Thiès qu’il a été arrêté par les limiers.
De son côté, le procureur a sollicité l’application de la loi et requis la peine de 3 ans. In fine, le tribunal a déclaré le prévenu coupable de coups et blessures volontaires en le condamnant à 2 ans de prison ferme…
2026.2.25 Population carcérale : 13 685 détenus dans les prisons sénégalaises en 2024
Au total, 13 685 personnes étaient détenues dans les prisons sénégalaises en 2024 contre 12 910 en 2023. Ce sont les statistiques de 2024 de la Direction générale de l’Administration pénitentiaire publiées mardi par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) dans le volet consacré à la Justice dans son rapport sur la Situation économique et sociale du Sénégal Ed. 2024.
L’effectif de la population carcérale au Sénégal est en hausse constante au regard des effectifs qui continuent d’augmenter d’une année à une autre. En effet, l’analyse des tendances en référence aux données des années précédentes montre, selon l’ANSD, que de 11 675 personnes en 2021, la population carcérale est passée à 12 550 personnes en 2022.
« Elle était évaluée à 12 910 personnes en 2023, avant de s’établir à 13 685 personnes en 2024. Autrement dit, de 2021 à 2024, la population carcérale est passée de 11 675 à 13 685 personnes entre 2021 et 2024, soit un taux d’accroissement annuel de 4,1% », informe l’ANSD.
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En réalité, souligne l’agence en 2024, la capacité d’accueil réelle des prisons sénégalaises était de 9768 places. Et, pendant la période sous revue, le taux d’occupation était de 140 détenus pour 100 places. Cette situation est particulièrement marquée dans la région de Kédougou avec un taux d’occupation estimé à 195%.
Les régions de Saint-Louis (178%), de Dakar (166%), de Kaffine (160%), de Diourbel (159%) et de Thiès (157%) présentent également des taux d’occupation très élevés. Les seules régions ayant des taux d’occupation inférieurs à 100% sont Sédhiou (93%), Fatick (91%), et Ziguinchor (56%).
Une situation qui reconnait l’agence en charge des données démographiques, illustre un « surpeuplement carcéral » dans beaucoup de régions.
740 hommes écroués en 2024
En fait, entre ces deux années, l’effectif des hommes a connu une hausse importante de 740 en valeur absolue et 5,9% en valeur relative. Chez les femmes, on note également une hausse des effectifs de 35 en valeur absolue et 9,1% en valeur relative.
Pour ce qui est des raisons qui ont entrainé l’incarcération de ces personnes, les données délivrées par l’Administration pénitentiaire révèlent qu’en 2024, « le vol et le recel » (21,2%) et « la détention de stupéfiants et trafics » (20,9%) représentent les cas d’infractions les plus fréquentes chez les personnes adultes écrouées au Sénégal.
Ils sont ensuite suivis par « les violences et menaces » (11,2%) et les autres infractions (10,4%). Les autres types d’infractions font chacune moins de 5%.
« Chez les mineurs écroués en 2024, les infractions les plus courantes constituent le « vol et recel » (48,9%), les « violences et menaces » (14,3%) et les « infractions sexuelles » (5,7%). Ces infractions sont suivies par les « autres infractions » (5,5%) et les « homocides et violences graves » (2,7%) », lit-on dans le rapport.
La plupart des femmes emprisonnées pour violences et menaces
Chez les femmes écrouées, les «violences et menaces » et les «infractions administratives» constituent les principaux motifs d’incarcération avec respectivement 21,3% et 16,0% des cas d’infractions.
Ils sont suivis de la « détention de stupéfiants et trafics » (14,0%) ensuite viennent les «infractions sexuelles» (7,6%) et l’ «escroquerie» (7,0%). Le «vol et recel» représente 5,6% des cas d’infractions chez les femmes.
Concernant les étrangers écroués, ils sont généralement poursuivis pour « vol et recel » et « détention de stupéfiants et trafics » qui représentent respectivement 21,2% et 20,9% des infractions commises.
Les « infractions sexuelles » et les « infractions administratives » viennent en deuxième position avec 11,1 % pour chacune. Le troisième rang est occupé par les «violences et menaces» avec 8,9%. Les «autres d’infractions» constituent 7,7% des cas d’infractions commises par les étrangers.
La dotation en personnel pénitentiaire est bien en deçà des normes des Nations unies
Il urge également de relever que s’il est noté une surpopulation carcérale au Sénégal, du côté de l’administration pénitentiaire, il est relevé un sous-effectif de personnel. Le personnel des établissements pénitentiaires, en 2024, est dénombré à 2244, dont 1883 hommes (83,9%) et 361 femmes (16,1 %).
Plus de 86,5 % d’entre eux sont des surveillants, 8,5% constituent des agents administratifs et 2,7% travaillent comme contrôleurs. Par ailleurs, les femmes sont moins représentées que les hommes dans toutes les catégories.
« La situation du personnel pénitentiaire est loin d’être satisfaisante en termes d’offre et de couverture. En effet, avec un ratio de 01 surveillant pour 11 détenus, la dotation en personnel pénitentiaire est bien en deçà des normes des Nations unies, qui préconisent un ration d’un (01) agent pour deux (02) détenus », souligne l’ANSD.
En 2024, le Sénégal compte au total 37 établissements pénitentiaires répartis en quatre catégories : 32 maisons d’arrêt et de correction dont une pour femmes (MAC Rufisque) ; deux maisons d’arrêt (maison d’arrêt Rebeuss et maison d’arrêt pour Femmes de Liberté VI) ; une Maison de Correction (Sébikotane) ; deux camps pénaux (Liberté VI et Koutal).
2026.2.24 Affaire homosexualité : Zale Mbaye, Aziz Diop et « Zo » envoyés en prison
Abdou Aziz Diop, dit Dabakh, le tiktokeur Saliou Mbaye, alias Zale, le tailleur Mansour Baldé, dit Zo, et le commerçant Abdourahmane Cissé ont été placés sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du premier cabinet du tribunal de Pikine-Guédiawaye, selon des informations de Seneweb.
Conduits devant le magistrat instructeur ce mardi, ils ont été inculpés pour association de malfaiteurs, actes contre nature, transmission volontaire du VIH, blanchiment de capitaux et mise en danger de la vie d’autrui. Lors de leur garde à vue à la gendarmerie, des tests de dépistage du VIH/Sida ont été effectués sur Zale Mbaye et ses co-inculpés. Les résultats se sont révélés positifs, toujours selon la même source.
Le groupe a été interpellé par les éléments de la Brigade de recherches de Keur Massar dans le cadre d’une délégation judiciaire ordonnée dans l’affaire d’homosexualité et de transmission volontaire du VIH/Sida.
Ce dossier, qui tient le pays en haleine ces dernières semaines, implique également l’animateur Pape Cheikh Diallo et l’artiste Djiby Dramé. Lesquels ont été placés sous mandat de dépôt avec une vingtaine d’autres inculpés pour les mêmes faits.
2026.2.24 Dakar Plateau:Trois individus interpellés pour détention et cession de haschisch
Dans la nuit du 21 au 22 février 2026, aux environs de 2h10 du matin, les éléments de la brigade de recherche ont procédé à l’interpellation de trois individus pour détention et cession de drogue, dans le cadre d’une vaste opération de sécurisation menée dans leur secteur.
Selon les informations fournies par les services compétents, l’arrestation est intervenue à la suite d’une patrouille effectuée au niveau de la rue Vincent. Un individu, identifié comme Salama Moustafa Mouhamed, né le 4 février 1989 en Égypte, se présentant comme ingénieur de bateau et de passage à Dakar, a été interpellé. La fouille corporelle a permis de découvrir, dans un paquet de cigarettes en sa possession, une boulette de haschisch.
Interrogé sur la provenance de la drogue, il aurait déclaré s’être approvisionné auprès d’un chauffeur de taxi du nom d’Ibra Gueye, né le 5 janvier 1972 à Mbahé et domicilié à Guédiawaye. Ce dernier, à son tour interpellé, aurait indiqué avoir été fourni par Modou Niang, né en 1969 à Lambaye, chauffeur de taxi domicilié à Ndiarème Guédiawaye.
Les enquêteurs ont alors procédé à l’arrestation de Modou Niang, qui aurait déclaré se fournir auprès d’un individu connu sous le prénom de « Yaya », domicilié à la rue Amadou Assane Ndoye.
Les trois mis en cause ont été placés en garde à vue pour détention et cession de haschisch. Selon les premiers éléments de l’enquête, deux d’entre eux auraient reconnu les faits qui leur sont reprochés lors de leur audition sommaire.
Une enquête a été ouverte afin de situer toutes les responsabilités et d’identifier d’éventuelles ramifications dans cette affaire.
2026.2.11 Après les violences à l’université de Dakar, la désillusion des étudiants vis-à-vis du gouvernement
D’importantes violences policières ont secoué le campus de la plus grande université du Sénégal.

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« J’ai vu des forces de l’ordre frapper des étudiants » : assis devant les portes closes de la plus grande université du Sénégal, Boubacar montre sur son téléphone des images de violences policières qu’il a prises pendant des heurts qui ont ébranlé pendant plusieurs jours le campus à Dakar.
On y voit plusieurs policiers en tenue antiémeute frapper avec des matraques un jeune homme torse nu qui hurle.
Pendant plusieurs jours, un mouvement de contestation estudiantin a ébranlé l’Université Cheikh-Anta-Diop, à Dakar, pour réclamer le paiement d’arriérés de bourses. Ces revendications surgissent régulièrement au Sénégal depuis plusieurs années, émaillées de heurts sporadiques avec les forces de l’ordre.
Mais ces violences ont culminé lundi avec la mort d’un étudiant en médecine dans des circonstances encore non élucidées pendant une intervention policière sur le campus de cette prestigieuse université, mort qui a créé l’émoi dans le pays.
« Ça fait honte à l’Afrique, dans mon pays ils tuent les étudiants… » se désole Boubacar, un étudiant de 23 ans en géographie dont le nom a été modifié pour des raisons de sécurité, qui attend avec une trentaine d’autres étudiants un bus qui les ramènera dans leurs familles dans la région de Matam, dans le nord du Sénégal.
Deux jours après ces violences, le calme est revenu sur le campus de l’université, mais ses portes sont closes et les dortoirs fermés jusqu’à nouvel ordre.
Les étudiants ont déserté les lieux pour rentrer dans leurs familles, sans savoir quand ils reviendront.
Quelques rares jeunes se pressent aux portes de la cité universitaire pour venir récupérer leurs affaires dans leurs chambres.
En attendant son bus, Boubacar fulmine.
« Tragédie »
La veille, le gouvernement a tenu une conférence de presse, qualifiant de « tragédie » le décès de l’étudiant et admettant des « bavures policières ».
Mais le ministre de l’Intérieur Mouhamadou Bamba Cissé a aussi justifié l’intervention de lundi en accusant des étudiants d’avoir voulu détruire des infrastructures de la cité universitaire, vidéos à l’appui.
Les leaders du mouvement de contestation avaient pourtant décrété une journée sans manifestations lundi.
« Le gouvernement est là pour nous manipuler. Pourquoi ils n’ont pas projeté ce qu’ont fait les forces de l’ordre dans l’université ? » lance Boubacar en s’énervant.
Comme de nombreux jeunes dans le pays, il a soutenu le premier ministre actuel, Ousmane Sonko, et son parti, le PASTEF, lorsqu’ils étaient dans l’opposition, avant qu’ils accèdent au pouvoir en 2024.
Les étudiants ont été au cœur d’émeutes durement réprimées, en soutien à M. Sonko, qui ont ébranlé le Sénégal entre 2021 et 2024.
Dans un pays où 75 % de la population a moins de 35 ans, la jeunesse a massivement contribué à porter le PASTEF au pouvoir, qui avait promis une rupture avec l’ancien système.
« L’État nous a trahis »
« L’État nous a trahis », clame Boubacar. « Nous étions en masse pour les soutenir. Moi, j’étais 100 % PASTEF. »
À côté de lui, son ami Kalidou Dia, 21 ans, vêtu d’un maillot du Barça, renchérit : « Je suis vraiment déçu, les étudiants ont tout fait pour qu’ils remportent les élections. »
Leur opinion reflète celle de la majorité des étudiants interrogés par l’Agence France-Presse.
Samedi dernier, Ousmane Sonko a accusé les leaders de la contestation d’être financés par des politiciens.
Une déclaration qui a fait vivement réagir le collectif d’étudiants, qui menace de porter plainte contre le premier ministre pour diffamation.
Pour le collectif, le président Bassirou Diomaye Faye et le premier ministre sont « responsables » de la mort de l’étudiant lundi, qui aurait été « torturé à mort par les policiers », selon eux.
Venu récupérer quelques biens personnels dans sa chambre universitaire, Ablaye affirme avoir lui-même été victime de violences policières.
Sa casquette vissée sur la tête masque la dizaine de blessures suturées encore visibles sur son crâne.
Lundi, il était seul quand des policiers ont forcé la porte de sa chambre, l’ont sorti, puis l’ont tabassé une première fois dans le couloir, affirme-t-il à l’Agence France-Presse.
Un deuxième groupe de policiers l’a frappé en bas des escaliers de son dortoir, ajoute-t-il.
Une fois dans le fourgon de police, il a été de nouveau tabassé.
« Après, on m’a ramené à l’intérieur d’une autre voiture, on m’a frappé encore là-bas », raconte Ablaye, courroucé.
« Lorsque j’ai trop saigné, on m’a amené voir la Croix-Rouge », poursuit-il.
Le jeune homme de 28 ans, en deuxième année de master, ne sera finalement pas placé en garde à vue, car les services médicaux ont décrété qu’il risquait de « perdre connaissance » en raison de la grande quantité de sang perdu.
Mais lui ne se dit pas déçu par les nouvelles autorités : « Je savais qu’avec ce régime, ça allait se passer comme ça. C’est une continuité. »
« La rupture, c’est impossible », lâche-t-il, désabusé par les politiques.
2026.2.10 Affaire Ndella Madior Diouf : Le procès renvoyé au 24 mars 2026 dans un scandale de négligence et de trafic de nourrissons
Le dossier judiciaire concernant Ndella Madior Diouf a été évoqué ce mardi 10 février 2026 devant la chambre criminelle de Dakar, mais le procès a été renvoyé au 24 mars 2026. Ce report fait suite à l’absence de plusieurs accusés, actuellement en liberté provisoire, dont la comparution est désormais attendue pour la suite de l’instruction.
Ndella Madior Diouf, Awa Mbaye, Fanta Cissokho, Fatou Sène, Sadio Keita, Anta Sarr, Yacine Sow, Cheikh Tidiane Ndiaye, Djiby Sow, Koumah Diaham et El Hadj Sène sont poursuivis pour une série de chefs d’accusation graves, allant de la traite de personnes à l’exercice illégal de la fonction de médecin, en passant par la privation d’aliments ou de soins ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Les accusés doivent également répondre de mises en danger de la vie d’autrui, de non-assistance à personne en danger, d’obtention indue de certificats aux fins d’inhumation, d’infractions aux lois sur les inhumations, d’homicide involontaire, de non-déclaration de naissance et de complicité.
L’affaire remonte au 28 décembre 2023, date à laquelle Ndella Madior Diouf a été arrêtée et placée sous mandat de dépôt. Quelques jours auparavant, une vidéo choquante avait fait le tour des réseaux sociaux et déclenché une vive émotion nationale. Dans cette vidéo devenue virale, des images montraient des nourrissons agonisants et des corps visiblement amaigris. Ces images insoutenables avaient provoqué une onde de choc, accompagnée d’une pétition demandant la fermeture immédiate de la pouponnière Keur Yeurmandé.
Selon les informations recueillies, plus de cinq bébés sont décédés dans cette structure, et certains auraient été enterrés clandestinement, aggravant encore l’indignation populaire et la gravité des accusations portées contre les responsables. L’affaire a profondément ému l’opinion publique et mis en lumière des pratiques illégales et dangereuses au sein de certaines structures de prise en charge des enfants vulnérables au Sénégal.
La prochaine audience, prévue le 24 mars 2026, sera décisive pour la suite de la procédure et devrait permettre d’entendre les autres accusés en liberté provisoire. Entre-temps, les familles et la société civile attendent que justice soit rendue pour les victimes et que les responsabilités soient clairement établies.
2026.2.10 Décès de l’étudiant Abdoulaye Ba après de violents affrontements à l’UCAD
L’étudiant Abdoulaye Ba, inscrit en deuxième année de médecine à la Faculté de Médecine et d’Odontologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), est décédé à la suite de violents affrontements survenus au sein du campus. L’information a été confirmée par le président de la Commission sociale de l’Amicale de la Faculté de Médecine.
Selon les premières informations, Abdoulaye Ba aurait été grièvement blessé lors des heurts opposant des étudiants aux forces de défense et de sécurité. Évacué en urgence, il a succombé à ses blessures à l’hôpital Principal de Dakar.
Depuis les premières heures de la matinée, l’UCAD est le théâtre de tensions marquées entre étudiants et forces de l’ordre. Ces affrontements font suite aux contestations liées aux réformes du système de bourses, aggravées par la fermeture des restaurants universitaires après les journées sans tickets décrétées par les étudiants. La situation reste tendue sur le campus, tandis que la communauté universitaire est plongée dans l’émotion et la consternation.
2026.2.10 Affaire des réseaux homosexuels : les principaux mis en cause placés sous mandat de dépôt, Pape Cheikh Diallo craque et lance « Je ne suis pas un bandit »
Placés sous mandat de dépôt conformément aux réquisitions du procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, Pape Cheikh Diallo, Djiby Dramé et leurs co-inculpés ont passé leur première nuit en prison. La décision a été prise à l’issue de leur présentation devant le juge d’instruction du premier cabinet.
De lourdes charges ont été retenues contre eux, notamment l’association de malfaiteurs, la mise en danger de la vie d’autrui et la transmission volontaire du VIH. À ces infractions s’ajoute le blanchiment de capitaux, un chef d’accusation introduit par le parquet, selon le quotidien Les Échos dans son édition de ce mardi 10 février.
L’annonce de leur incarcération a suscité une vive émotion au sein du cabinet du juge. Tous les prévenus auraient fondu en larmes en réalisant la gravité des faits qui leur sont reprochés. Très éprouvé, Pape Cheikh Diallo a marqué l’audience par une déclaration poignante, affirmant en sanglots : « Je ne suis pas un bandit… », rapporte le journal.
L’affaire a éclaté le 4 février dernier avec l’arrestation de Pape Thiam par la brigade de recherches de la gendarmerie de Keur Massar. L’exploitation d’un iPhone 11 saisi lors de l’enquête a permis de révéler l’existence de plusieurs groupes et sites organisant des rencontres sexuelles. Une découverte qui a conduit à l’interpellation de plusieurs personnes.
L’instruction, annoncée comme complexe, devra désormais établir le degré de responsabilité de chacun des mis en cause. Dans un contexte marqué par de fortes inquiétudes liées au risque de propagation du VIH, d’autres arrestations ne sont pas exclues, selon la même source.
2026.2.9 Senegal arrests 14 members of alleged paedophile gang linked to France
Senegalese police say they have arrested 14 people and broken up a paedophile gang operating between the country and France.
Those arrested, who are all Senegalese, were part of a “transnational” criminal group that has been in operation since 2017, according to a police statement.
It said the group was accused of “organised paedophilia, pimping, rape of minors under 15, sodomy, and intentional transmission of HIV/Aids”. They allegedly repeatedly forced boys to have “unprotected sex” with men who were mostly HIV-positive and filmed it.
Four of the accused are said to have been acting “on the instructions” of a Frenchman arrested in France in April 2025 “in exchange for money transfers”.
The 14 accused were brought before a judge on Friday following searches in several neighbourhoods in Dakar, and the city of Kaolack, 200km (124 miles) south-east of the capital.
A police statement released on Sunday said coordinated raids had been carried out at the homes of the various suspects, with items believed to be linked to the alleged crimes seized.
“The DIC [Criminal Investigations Division] carried out a major operation, dismantling a transnational organised criminal group whose members are based primarily between France and Senegal,” the police said.
The statement said the operation was conducted through cooperation between Senegal and France, with a delegation of French officers involved in the mission.
The police have pledged to continue pursuing and dismantling such criminal networks and have released a toll-free number for the public to report any relevant information.
2026.2.9 Affaire Keur Yeurmandé : Ndella Madior Diouf attendue à la barre ce mardi 10 février
Dakar, 9 février 2026 – Après plusieurs reports, l’audience dans l’affaire de la pouponnière Keur Yeurmandé devrait avoir lieu ce mardi devant la juridiction compétente. La promotrice des lieux, Ndella Madior Diouf, est en détention depuis décembre 2023.
La prévenue reste poursuivie pour une série de chefs d’accusation lourds, notamment homicide involontaire, complicité d’homicide involontaire, traite de personnes, exercice illégal de la médecine, privation de soins ayant entraîné la mort, non-assistance à personne en danger, ainsi que l’exploitation d’une pouponnière sans autorisation.
L’enquête judiciaire avait mis au jour de graves manquements, avec le décès de six nourrissons et l’évacuation en urgence de quarante-huit enfants.
De fortes irrégularités avaient également été relevées dans les certificats d’inhumation émis par Sos Santé, structure dirigée par l’accusée.
Trois co-inculpés restent toujours introuvables après des enterrements clandestins. L’opinion publique reste suspendue aux décisions de la justice dans ce dossier sensible.
2026.2.8 Quatorze (14) individus déférés pour pédophilie en bande organisée, proxénétisme, viol commis sur mineurs
Défèrement de quatorze (14) individus pour pédophilie en bande organisée, proxénétisme, viol commis sur mineurs de moins de 15 ans, actes contre nature, transmission volontaire du VIH Sida.
La Division des Investigations Criminelles (DIC) a réalisé un coup de filet majeur, en démantelant un groupe criminel organisé à caractère transnational dont les membres sont notamment entre la France et le Sénégal.
Ledit groupe, structuré depuis 2017, est spécialisé dans la formation au sexe pour de jeunes garçons, transformés en objets sexuels par des hommes pour la plupart séropositifs qui entretiennent avec eux des rapports sexuels non protégés et filmés, sur instructions de leur chef, le Français Pierre Robert, arrêté en avril 2025 à Beauvais (France).
Après des investigations approfondies menées dans le cadre d’une commission rogatoire internationale, l’enquête de la DIC a abouti, le vendredi 6 février 2026, à la conduite au parquet du Tribunal de grande instance hors classe de Dakar, de quatorze (14) individus, tous de nationalité sénégalaise.
Parmi ces individus, figurent quatre formateurs au sexe qui ont reconnu leurs actes ignobles, commis sur instructions de Pierre ROBERT et en contrepartie de transferts de sommes d’argent qu’ils recevaient de ce dernier. Les perquisitions effectuées aux domiciles des différents mis en cause, entre Almadies, Ouakam, Kaolack et Tivaoune Peulh, ont permis la saisie de divers objets liés à la pratique d’actes contre nature et l’interpellation de dix personnes en lien avec les formateurs au sexe.
Les opérations qui ont été menées dans le cadre de la coopération judiciaire internationale, entre le Sénégal et la France, ont vu la participation d’une délégation française dépêchée à Dakar pour la mission et constituée de deux juges d’instruction, de deux greffières, de 10 officiers de police judiciaire.
La Police nationale réaffirme son engagement à la lutte contre la criminalité, sous toutes ses formes et sa ferme détermination à protéger les personnes vulnérables en particulier les enfants.
Elle s’engage à poursuivre sans relâche le démantèlement de réseaux du genre, qui, au-delà du caractère pénal de leurs pratiques font planer de réelles menaces sur la santé publique.
Elle saisit l’occasion pour inviter les populations à contacter gratuitement le 800 00 17 00 pour toute information utile.
2026.2.7 Keur Massar : douze personnes interpellées pour association de malfaiteurs et transmission volontaire du VIH
La Brigade de Recherches de Keur Massar a interpellé douze individus de nationalité sénégalaise dans le cadre d’une enquête portant sur des faits d’association de malfaiteurs, d’actes contre nature, de transmission volontaire du VIH/Sida par rapports sexuels non protégés et de mise en danger de la vie d’autrui.
Selon des sources sécuritaires, l’enquête a été déclenchée à la suite de l’exploitation d’un renseignement faisant état des agissements d’un individu séropositif qui continuait à entretenir des relations sexuelles non protégées. Les investigations menées par les gendarmes ont conduit à son interpellation le 4 février 2026.
Soumis à un test de dépistage du VIH sur réquisition à personne qualifiée, le certificat médical délivré par un médecin a confirmé que le mis en cause était porteur du virus. Entendu par les enquêteurs, il a reconnu être conscient de son statut sérologique et a avoué avoir volontairement contaminé une dizaine de personnes, contactées notamment à travers des groupes WhatsApp.
Le même jour, deux de ses partenaires ont également été interpellés. Ces derniers ont déclaré être eux aussi au courant de leur séropositivité, tout en reconnaissant avoir poursuivi des relations sexuelles non protégées avec d’autres partenaires, tous de sexe masculin.
La poursuite des investigations a permis l’arrestation de cinq autres individus le 5 février, puis de quatre supplémentaires le 6 février, portant le nombre total des personnes interpellées à douze.
Les résultats des tests de dépistage effectués révèlent que six des personnes interpellées sont séropositives, deux sont en attente de confirmation médicale, tandis que quatre ont été déclarées séronégatives.
La Gendarmerie nationale indique que l’enquête se poursuit activement afin de démanteler l’ensemble du réseau et d’établir toutes les responsabilités dans cette affaire.
2026.2.5 Lutte contre la délinquance : un réseau Qnet démantelé à Keur Massar
La Brigade de Recherches de Keur Massar a procédé le mercredi 04 février 2026 à la garde à vue de dix (10) individus, tous de nationalité sénégalaise, pour association de malfaiteurs, escroquerie et diverses autres infractions.
En effet, suite à un renseignement, les gendarmes ont fait une descente à Diakhaye dans un établissement tenu par les mis en causes. Ils y menaient leurs activités délictuelles consistant à recruter des adhérents via la plate-forme Qnet Infinity millenials et leur promettaient un emploi dans une entreprise sous réserve d’une somme d’argent variant entre quatre cent mille (400.000) francs CFA et un million (1.000.000) de francs CFA en guise d’inscription.
Les nouveaux adhérents recevaient en échange des produits qu’ils pouvaient écouler et bénéficiaient des cours de renforcement de capacité pour leur futur emploi.
Les enquêteurs ont trouvé sur les lieux quarante cinq (45) victimes dans une salle de classe en plein cours avec du matériel didactique.
Les mis en cause ne détenaient aucun document administratif autorisant leurs activités. Au nombre de dix (10) et de nationalité sénégalaise, ils ont tous été arrêtés et le matériel trouvé sur place saisi.
La Gendarmerie nationale rappelle le Centre d’Appel pour les urgences est joignable gratuitement aux numéros verts 123 et 800 00 20 20.

La Brigade fluviale des Douanes de Fimela a porté un coup sévère au trafic de stupéfiants dans les îles du Saloum. En un mois, trois opérations de surveillance ont permis de saisir près d’une tonne de chanvre indien, d’une valeur estimée à plus de 60 millions de francs CFA. Les agents relevant de la Subdivision des Douanes du Littoral Sud ont mené ces opérations coup-de-poing sur l’axe maritime Bassoul-Fimela-Dioffior et en haute mer et démontrent l’existence de couloirs actifs de trafic de drogue dans cette zone.
L’opération la plus récente s’est déroulée le jeudi 29 janvier 2026 vers 6h, à hauteur de Diogane dans la commune de Bassoul, rappelle le communiqué de la douane. Les douaniers ont mis la main sur 11 colis contenant des paquets de chanvre indien, pour un poids total de 319 kg.
La Brigade fluviale avait déjà frappé le 23 décembre 2025 vers 2h du matin, lors d’une opération au large de Palmarin qui avait permis de saisir 346 kg de chanvre indien. Deux semaines plus tôt, au large de Dioffior, une autre intervention avait abouti à l’arraisonnement d’une pirogue motorisée transportant 207 kg de drogue.
Au total, 872 kg de chanvre indien ont été saisis entre décembre 2025 et janvier 2026, pour une contrevaleur totale estimée à plus de 60 millions de francs CFA. Quatre individus ont été arrêtés au cours de ces opérations. Selon la Direction générale des Douanes, ces saisies font suite à l’exploitation judiciaire de renseignements révélant l’existence de couloirs de trafics illicites dans cette partie du pays.

La Brigade Territoriale de Saraya, appuyée par le Groupe d’Action Rapide de Surveillance et d’Intervention numéro 2 (GARSI 2), a conduit, le samedi 24 janvier 2026, de 10 heures à 14 heures, une opération de démantèlement de sites clandestins d’orpaillage dans la brousse du village de Séguéko dans la commune de Bembou.
Cette intervention, qui s’inscrit dans le cadre de la lutte contre l’exploitation illégale des sites aurifères, a nécessité la mobilisation de moyens opérationnels conséquents et s’est soldée par les résultats suivants :
quarante-cinq (45) machines cracheuses détruites sur place et la saisie de:
cinq (05) bidons de gasoil, soit un total de cent (100) litres ;
Une (01) motopompe ;
trois (03) marteaux piqueurs ;
quatre (04) groupes électrogènes ;
et un (01) poste à souder.
La Gendarmerie nationale rappelle que son Centre d’Appel est gratuitement joignable aux numéros verts 134 ou 800 00 20 20 pour tout renseignement utile ou signalement.
2025.9.18 Affaire Waly Seck : 5 milliards F CFA suspects, la confession de l’homme d’affaires arrêté
Dans le cadre de l’exécution de l’information judiciaire ouverte par le juge du premier cabinet financier, à la demande du parquet financier, à la suite d’un signalement de la CENTIF, la DIC a arrêté l’homme d’affaires Saliou Sylla, fondateur de l’entreprise ETS Saliou Sylla. Si l’on en croit Libération, qui donne l’information, ce dernier a été discrètement entendu et placé en garde à vue. Le journal rapporte que le mis en cause a déclaré que les fonds objet de l’enquête servaient «à des opérations de change».
Les fonds en question se chiffrent à 5,597 milliards de francs CFA. Il s’agit du montant issu de retraits suspects effectués depuis les comptes de Woodrose Investment LTD, une entreprise attribuée à Amadou Sall, fils de l’ancien Président Macky Sall, et tracés par la CENTIF dans un rapport. Présentée comme la gérante de cette société, Ndèye Seynabou Ndiaye est sous mandat de dépôt dans le cadre de l’instruction du premier volet de ce dossier.
La nouvelle information judiciaire, qui vaut à Saliou Sylla une garde à vue, vise également six autres personnes dont Waly Seck. Dans son réquisitoire introductif, le parquet financier demande au juge du premier cabinet de poursuivre les suspects pour association de malfaiteurs en groupe criminel organisé et blanchiment de capitaux commis par un groupe criminel organisé.
Dans une vidéo tournée manifestement depuis l’étranger, Waly Seck a clamé son innocence et son désir d’être entendu par la justice. Dans la foulée, il a annoncé sa décision de suspendre ses activités musicales, dénonçant des «tracasseries» dont il serait depuis quelque temps la cible.

La police espagnole a annoncé mercredi, l’arrestation de 19 personnes soupçonnées de meurtres, de tortures et d’agressions à bord d’un bateau de migrants parti du Sénégal vers les îles Canaries. Au moins 50 passagers sont portés disparus.
Le 24 août, une embarcation de fortune a été secourue au large de Grande Canarie avec 248 survivants. Les autorités estiment que le navire transportait environ 300 personnes au départ, laissant présumer que plusieurs passagers ont été jetés à la mer au cours des onze jours de traversée.
Selon les témoignages recueillis par la police, certains des suspects occupaient des fonctions de capitaines et auraient infligé des violences physiques et des maltraitances aux migrants. Dans certains cas, des passagers auraient été jetés à l’eau vivant, sans que les responsables ne viennent à leur secours.
Certains meurtres seraient motivés par des croyances superstitieuses : les victimes auraient été accusées de sorcellerie ou tenues responsables de problèmes techniques, de pénuries de nourriture ou de tempêtes. D’autres auraient été tuées pour avoir protesté contre les conditions du voyage. Un migrant gravement malade lors du sauvetage est décédé à l’hôpital peu après.
Les 19 personnes interpellées ont été placées en détention provisoire et sont poursuivies pour immigration illégale, homicide, agression et torture. x1200
2025.9.17 Drame évité de justesse : Une pirogue de plus de 100 personnes abandonnées par leurs convoyeurs dans une pirogue en mer, ont été sauvés

Entre lundi et mardi, au moins 119 personnes ont été interceptées au niveau des plages de Ngor et Ouakam. Si 19 candidats ont été surpris dans une maison abandonnée, plus de 100 migrants, abandonnés par leurs convoyeurs dans une pirogue en mer, ont été sauvés, permettant d’éviter un autre drame sur le chemin des Canaries.
Plus de 119 candidats à l’émigration irrégulière ont été sauvés entre lundi et mardi au niveau des plages des villages de Ngor et Ouakam. D’abord, c’est la Brigade de proximité de Ngor qui a procédé, le lundi 15 septembre 2025, à l’interpellation de 19 individus de nationalités différentes dont 3 enfants, tous candidats à l’émigration irrégulière. Selon la Gendarmerie nationale, «l’opération a été déclenchée à la suite de la dénonciation d’un propriétaire qui, à son retour, a découvert la présence de personnes étrangères dans son domicile situé à l’île de Ngor».
Elle ajoute : «La perquisition menée par les gendarmes dans ladite maison a permis de retrouver les dix-neuf candidats à l’émigration irrégulière, répartis comme suit : 12 Guinéens, 1 Ivoirien, 1 Malien et 5 Sénégalais.» Face à cette situation, la Gendarmerie nationale «a réaffirmé son engagement dans la lutte contre l’émigration irrégulière et appelé la population à une collaboration renforcée pour endiguer ce fléau».
Par ailleurs, la Maréchaussée a procédé à l’interception d’une pirogue transportant plus de 100 migrants à la plage de Ouakam, hier. L’opération, supervisée par les gendarmes, qui a attiré une foule de curieux, a permis de mettre fin à une nouvelle tentative de départ vers l’Europe. Si une enquête est ouverte pour identifier les passeurs impliqués dans cette traversée, cette nouvelle découverte montre la persistance du fléau, surtout en cette période d’été plus propice aux départs massifs de migrants vers les Iles Canaries.
Et le pire a été évité en haute mer : ces candidats à l’émigration irrégulière ont été abandonnés par le capitaine de l’embarcation. Mais, ils ont été sauvés par des piroguiers de retour d’une partie de pêche, escortés par des éléments de la Marine jusqu’au rivage.
Sur la terre ferme, ils ont été pris en charge par des gendarmes qui ont procédé à des contrôles d’identité.
Il faut noter qu’entre samedi et lundi, 334 migrants ont été secourus au large des Canaries et débarqués dans l’archipel. Ces arrivées interviennent après 20 jours sans aucun débarquement de canot dans l’archipel espagnol, un fait sans précédent depuis deux ans sur cette route migratoire. En détail, assure Infosmigrants, le lundi 15 septembre, 235 personnes, entassées dans une pirogue, ont été secourues par les services espagnols. Parmi elles, on compte 149 hommes, 64 femmes et 22 mineurs.
Par ailleurs, lors du premier semestre 2025, près de 2 mille migrants ont été interpellés au Sénégal, 74 convoyeurs arrêtés et 32 pirogues saisies, d’après des informations du Comité interministériel de lutte contre la migration irrégulière (Cilmi), qui salue les avancées réalisées dans le démantèlement des filières de passeurs et l’intensification de la répression.
2025.9.10 Chavirement de pirogue à Bettenty : Une plaie béante huit ans après le drame
Huit années se sont écoulées après le chavirement d’une pirogue transportant plus de 70 femmes de l’île de Bettenty, dans la commune de Toubacouta. Elles étaient sur le retour après une cueillette d’huitres et de moules… Ce drame qui a eu lieu plus précisément le 24 avril 2017, a emporté 21 des passagers toutes des dames dont la plupart étaient âgées entre 20 et 30 ans. Malgré les secours, les appuis financiers et matériels de l’Etat et des populations riveraines, le temps n’a pas réussi à estomper la douleur. Car, au-delà d’être des soutiens pour leur famille, elles furent des actrices clés de l’économie locale.
Elles étaient la chaire nourricière de leurs familles, des soutiens pour leurs maris et leurs enfants. Très braves et actives, les femmes de l’île de Bettenty à l’instar de celles du Sénégal et des îles du Saloum participent activement à la vie socio-économique leur territoire.
Evoluant dans une zone où elles tirent principalement source de revenus de la mer, chaque jour, toutes téméraires, elles embarquent sur des pirogues sans gilet de sauvetage à la quête des fruits de mer, notamment, des mollusques tels que les huitres, les moules …
Mais, cette après-midi du lundi 24 avril 2017, ne sera pas comme les autres. Les femmes de Bettenty ne rentreront pas toutes joyeuses, leurs bassines remplies de mollusques. Leur arrivée sera plutôt cadencée de pleurs, de cris de désolation, de regrets.
Pour certaines, leur âme ayant déjà rejoint le ciel, ne reverront plus le rire de leurs enfants, de leurs proches. Car, ce sont des corps sans vie, qui seront présentées à leurs familles. Pour les rescapées, le réveil sera brusque, entourées de blouses blanches. Le temps a certes eu son effet, mais les souvenirs restent. La douleur ne s’estompe toujours pas.
Khady prépara un « plassasse » avant de sombrer
« Les plaies sont encore béantes. On n’oubliera jamais ce qui s’est passé ce jour-là. J’ai perdu l’une de mes belles-sœurs lors du chavirement. Ce jour-là, c’est comme si le ciel se dérobait sous mes pieds. Pourtant, c’était une journée qui avait bien commencé pour ma belle-sœur qui était la première femme de mon frère », narre Khady Diamé, le regard fictif, la voie grelottante.
Cette mareyeuse, la quarantaine, rencontrée aux bords de la plage sous les cocotiers, se remémore les derniers moments passés avec sa belle-sœur, qui porte le même prénom qu’elle.
Le cœur serré, elle poursuit : « Elle est venue me trouver dans ma chambre pour me demander ce que je voulais qu’elle prépare pour moi avant de partir. Je lui ai dit de préparer ce qu’elle voulait. Elle m’a dit qu’elle va donner donc faire du « plassasse ». (Ndrl : un plat composé de riz blanc et d’une sauce de feuilles de manioc, d’arachides et d’huile de palme). On a rigolé et elle est partie faire la cuisine. Je me suis endormie avant même qu’elle ne termine la cuisson. Donc, elle a laissé le repas dans la marmite et elle est partie en mer avec sa coépouse ».
Un plat que Khady ne va jamais goûter. S’étant réveillée avec un mauvais présentiment, après la prière de 14h, elle s’est couchée et sera réveillée par les cris du voisinage.
« Je me suis écroulée »
« J’ai couru jusqu’à la plage pour savoir ce qui se passe et quand on m’a dit que Khady est décédée à la suite du chavirement de leur pirogue, je n’ai pas pu me retenir. Je me suis écroulée. C’est une soirée que je n’oublierai jamais et je pense à elle à chaque fois que je me rends à la mer pour récupérer mes poissons. Parfois même voir ses enfants fait couler mes larmes », confie-t-elle le regard perdu.
Mais, pour la famille Diamé, l’une des coépouses en sortira vivante. Il s’agit de la première femme qui vit toujours avec ces séquelles. A l’instar de celle-ci, Fatou Sarr, l’une des rescapées vit toujours avec la psychose.
« Je n’ose plus m’aventurer en mer »
« Le drame a eu un impact fort sur nos vies. J’ai certes survécu mais, jusqu’à maintenant, je garde encore les séquelles. Je n’ose plus m’aventurer en mer. C’est le cas de plusieurs autres femmes du village. Il y a même des rescapées du drame qui restent traumatisées à l’idée de retourner en mer. C’est par compte-goutte qu’elles y vont pour assurer leur subsistance », affirme cette vieille dame la soixantaine.
Sous le regard bienveillant de son fils, Aliou Diouf, la vieille dame assise sur un fauteuil dans son salon, raconte les moments tragiques avant la catastrophe.
« Nous étions sur le chemin du retour de la cueillette d’huitres. On était sur les îles Sangomar. On a fait plus de la moitié du trajet avant d’être rattrapées par des vents violents suivis de grosses vagues. La première a fait tanguer la pirogue. A la deuxième vague, nous étions toutes en panique et la troisième vague est venue nous donner le coup de grâce. Nous nous sommes toutes retrouvées à la mer. J’ai perdu connaissance et je me suis retrouvée à l’hôpital à mon réveil », explique-t-elle d’un ton aqueux.
L’accès au financement, un défi
Le regard figé, les mains croisées sous son grand-voile multicolore, Fatou Sarr avoue qu’elle est toujours traumatisée par les faits et quand elle pense à ses collègues et amis mareyeuses qui y ont laissé leur vie, cela lui fend le cœur.
Aujourd’hui, pour mieux prendre en charge ses besoins et ceux de sa famille, elle s’est tournée vers la transformation de produits halieutiques et le petit commerce. Un business qu’elle juge « pas trés rentable » comparé à la cueillette des huitres.
« Nous avons souvent des problèmes de fonds. Depuis le drame, nous n’avons pas eu de soutien. Il y a certes eu des annonces des autorités mais nous sommes restées des années dans l’attente. C’est l’année dernière que nous avons vraiment commencé à sentir un appui. Nous avons réceptionné un moulin et une chambre pour abriter quatre congélateurs. Mais nous ne pouvons les utiliser faute d’électricité », se désole-t-elle.

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