Mali! Koutiala : six braqueurs interpellés à Sincina après trois jours d’enquête, Au Mali des dizaines de camions de carburant détruits dans une attaque de djihadistes présumés, Un homme tué dans un meurtre passionnel à Kayes le couple interpellé, Mali : Moussa Mara l’ex-premier ministre condamné en appel à deux ans de prison dont un ferme pour avoir apporté son soutien à des prisonniers politiques, Armed men in Mali abducted and publicly executed a TikTok influencer who posted in support of the country’s military, Malian TikToker killed by suspected jihadists after pro-army posts, Suspected French spy arrested in alleged Mali coup plot

2026.2.10 Mali : Moussa Mara, l’ex-premier ministre, condamné en appel à deux ans de prison, dont un ferme, pour avoir apporté son soutien à des prisonniers politiques
M. Mara, qui fut chef du gouvernement malien pendant huit mois en 2014-2015, a été arrêté en août 2025 après avoir affirmé sur les réseaux sociaux avoir rendu visite à des prisonniers politiques.
L’ancien chef du gouvernement malien, Moussa Mara, a été condamné en appel, lundi 9février à Bamako, à deux ans de prison dont un ferme, ainsi qu’à une amende de 500000francs CFA (762euros), pour «atteinte au crédit de l’Etat et opposition à l’autorité légitime», après avoir apporté son soutien sur les réseaux sociaux à des prisonniers politiques.
Cette peine prononcée par la cour d’appel de Bamako vient confirmer sa condamnation en première instance, le 27octobre, par le pôle judiciaire spécialisé dans la lutte contre la cybercriminalité. «Nous n’allons pas baisser les bras», a réagi auprès de l’Agence France-Presse (AFP) Mountaga Tall, avocat de Moussa Mara, avant de poursuivre: «Nous allons nous concerter et nous pourvoir en cassation.»
Moussa Mara, qui fut premier ministre du Mali pendant huit mois en2014-2015, a été arrêté et écroué le 1eraoût2025après avoir affirmé sur les réseaux sociaux avoir rendu visite à des prisonniers, «détenus d’opinion», à qui il avait promis qu’un jour ils obtiendraient justice.
Dans un communiqué publié lundi, l’ONG Amnesty International s’est dite «profondément préoccupée par le maintien de ces accusations fallacieuses et motivées par des considérations politiques». «Nous appelons les autorités à annuler cette condamnation et cette peine sans fondement et à libérer immédiatement Moussa Mara», a déclaré Marceau Sivieude, directeur régional d’Amnesty pour l’Afrique de l’Ouest.
Mesures répressives
Le Mali est dirigé par une junte depuis deux coups d’Etat, en2020 et 2021. Les militaires ont pris des mesures répressives contre la presse et les voix critiques. Ils ont également dissous les partis politiques et des organisations à caractère politique.
Depuis 2012, ce pays sahélien fait face à une profonde crise sécuritaire, nourrie notamment par les violences de groupes affiliés à Al-Qaida et à l’organisation Etat islamique (EI), ainsi que de groupes criminels communautaires. Cette crise sécuritaire s’ajoute à une grave crise économique.
La junte, dirigée par le général Assimi Goïta, s’était engagée à remettre le pouvoir aux civils au plus tard en mars2024, mais a depuis manqué à cette promesse. Enjuillet2025, le régime militaire a accordé à M.Goïta un mandat présidentiel de cinq ans renouvelable «autant de fois que nécessaire» et sans élection.
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2026.2.9 Koutiala : six braqueurs interpellés à Sincina après trois jours d’enquête
Koutiala, 9 fév – La police de Koutiala a annoncé l’interpellation de six braqueurs présumés à Sincina, localité située dans le cercle de Koutiala, au terme de trois jours d’investigation menés dans le cadre de la lutte contre le grand banditisme.
Selon le commissariat de Koutiala, l’opération, conduite sous la direction du commissaire Attaher Ag Amidi, a permis de mettre hors d’état de nuire six individus impliqués dans plusieurs braquages sur les axes menant à la ville de Koutiala.
Les faits se sont déroulés le vendredi 6 février 2026 vers 13 heures, lorsque les éléments de la brigade de recherche ont effectué une descente dans une résidence à Sincina. À l’arrivée des forces de l’ordre, les occupants ont ouvert le feu sur les policiers à l’aide d’un pistolet automatique tchèque, tirant six coups de feu, a indiqué la police.
« C’était sans compter sur la vigilance, le professionnalisme et la détermination des éléments de la brigade de recherche », a déclaré une source policière, précisant que les trois occupants de la résidence ont été arrêtés à l’issue de l’intervention. Le même jour, vers 18 heures, trois autres suspects ont également été interpellés.
Conduits au commissariat de Koutiala, les six hommes ont reconnu leur participation à plusieurs braquages survenus sur différents axes routiers menant à la ville, dont le plus récent remonte au vendredi 30 janvier 2026 sur l’axe Koutiala–Sikasso. Lors de ce braquage, plusieurs usagers avaient été dépouillés de sommes d’argent et de téléphones portables.
Les suspects, actuellement détenus à la maison d’arrêt de Koutiala, ont été identifiés comme Nouhoum Diallo, 19 ans, Ibrahim Traoré, 19 ans, Sidi Konaré, 33 ans, Boubacar Bocoum, 46 ans, Sidi Diallo, 26 ans, et Abdoul Salam Sarré, 34 ans.
Cette opération s’inscrit dans les efforts engagés par les forces de sécurité de Koutiala pour endiguer la recrudescence des braquages armés signalés ces dernières semaines sur les principaux axes routiers desservant la ville.

2026.2.5 Un homme tué dans un meurtre passionnel à Kayes, le couple interpellé
KAYES, 5 fév – Un homme a été poignardé à mort lundi dans la chambre conjugale de son amante à Soutoucoulé, un quartier de Kayes N’Di, à la suite d’un piège tendu par le mari après des soupçons d’adultère de longue date.
Le suspect, D.D., et son épouse, A., ont été interpellés par la police du 2ème arrondissement de Kayes après que D.D. a infligé quatre coups de couteau à l’amant de sa femme, D.S., provoquant son décès. Le drame s’est produit dans la nuit du 2 février 2026, au domicile conjugal du couple marié depuis 17 ans.
L’époux, qui travaille dans un village distant de 115 km, avait concocté un stratagème pour confirmer ses soupçons d’infidélité, entretenus depuis trois ans selon des voisins. Il a annoncé à son épouse une date de retour à Kayes, mais est arrivé en avance dans la nuit pour la surprendre.
Après avoir découvert une moto inconnue dans sa cour et entendu des voix dans sa chambre, D.D. a engagé une vive altercation avec son épouse. L’amant, présent dans la pièce, est alors intervenu.
« L’amant tenta de défendre la pauvre dame, en prenant son mari à travers le caftan de son boubou. Après s’être fait trimballer, D.D. parvient à reprendre l’équilibre, se sert de son couteau et assène 4 coups à son agresseur, dont le décès sera constaté à l’hôpital », rapporte l’AMAP sur place.
Les éléments du commissariat de police de Kayes N’Di, dirigé par le commissaire Mamoutou Koné, ont procédé à l’interpellation du couple pour les besoins de l’enquête. Les circonstances précises de l’intervention de l’amant, cherchant à défendre sa maîtresse ou à s’enfuir, restent à déterminer.

2026.1.30 Au Mali, des dizaines de camions de carburant détruits dans une attaque de djihadistes présumés
Depuis le mois de septembre, les djihadistes du GSIM, affilié à Al-Qaida, ont imposé un blocus à plusieurs villes maliennes, et attaqué régulièrement des convois de carburant, asphyxiant l’économie du pays jusqu’à sa capitale.
Un convoi de plusieurs dizaines de camions-citernes a été incendié, jeudi 29janvier, au Mali lors d’une attaque attribuée aux djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et dans laquelle plusieurs militaires et assaillants ont été tués, selon des responsables locaux, marquant une nouvelle intensification des offensives de ce type après plusieurs semaines d’accalmie.
Le Mali, pays enclavé dépendant d’importations par la route, a récemment fait face à de très graves pénuries de carburant pendant plusieurs semaines en raison d’attaques djihadistes des convois de camions-citernes le ravitaillant.
Depuis le mois de septembre, les djihadistes du GSIM affilié à Al-Qaida ont imposé un blocus à plusieurs villes maliennes, et attaqué régulièrement ces convois, asphyxiant l’économie du pays jusqu’à sa capitale. Mais l’approvisionnement en carburant s’est nettement amélioré à Bamako depuis le mois de décembre, permettant à l’économie de reprendre son souffle.
Les attaques contre les convois de carburant avaient aussi baissé en intensité ces dernières semaines, la dernière d’ampleur datant du début dedécembre. L’attaque de jeudi a eu lieu sur l’axe menant de la frontière sénégalaise à la grande ville malienne de Kayes (Ouest), selon des sources, dont plusieurs font état de «dizaines» de camions détruits.
«Coup dur»
«Ça s’est passé entre Diboli [localité située à la frontière sénégalaise] et Kayes. Trois militaires maliens ont été tués et quatre assaillants tués», a précisé à l’Agence France-Presse (AFP) un élu local. De son côté, un enseignant vivant dans la zone a évalué à «des dizaines» le nombre de camions incendiés. «C’est un coup dur pour nous, mais ça n’impacte pas la distribution ni la disponibilité. Nous avons un stock important», a commenté auprès de l’AFP un responsable de l’Office malien des produits pétroliers, s’exprimant sous couvert d’anonymat.
De son côté, un responsable du bureau des douanes de Kayes a également confirmé à l’AFP l’attaque, ajoutant qu’une évaluation était en cours du nombre de camions touchés, évoquant également le chiffre de plusieurs dizaines.

2025.11.11 Armed men in Mali abducted and publicly executed a TikTok influencer who posted in support of the country’s military, according to local authorities.
“The young TikTok user Mariame Cisse was abducted by armed men on Friday while she was at the weekly market in Echel … The following day, at dusk, the same men brought her back to Independence Square in Tonka and executed her in front of a crowd,” Yehia Tandina, the mayor of Timbuktu said.
The mayor of Tonka in the Timbuktu region, Mamadou Konipo, confirmed the execution took place but said he didn’t have more information.
Tonka is a village situated along the Niger River, approximately 150 kilometers from the city of Timbuktu. Members of the al-Qaida affiliate Jama’at Nusrat ul-Islam wa al-Muslimin, or JNIM, are known to operate there.
However, no group has claimed responsibility for the killing.
Cisse was not a member of the military but sometimes posted images of herself in military fatigues to her more than 140,00 followers. These videos are thought to have drawn attention from the armed men.
According to the Timbuktu mayor, the influencer also received death threats several days before she was abducted.
2025.11.10 Malian TikToker killed by suspected jihadists after pro-army posts

A female TikToker accused of helping Mali’s army has been seized and killed execution-style by suspected jihadists.

Mariam Cissé, said to be in her 20s and with over 100,000 TikTok followers, posted videos about life in her Tonka hometown in the northern Timbuktu region and often expressed support for the army.

Her death has shocked the nation, which has been battling a jihadist insurgency since 2012. State TV said she had simply wanted to promote her community and support the army through her TikTok posts.

Mali is grappling with a fuel blockade imposed on the capital by jihadist groups that has severely disrupted daily life, with the African Union expressing “deep concern”.

Ms Cissé was seized by the suspected jihadists while live-streaming from a market in a neighbouring town, French public radio RFI reported.

“My sister was arrested on Thursday by the jihadists,” her brother told the AFP news agency, saying they had accused her of “informing the Malian army of their movements”.

Over the weekend she was moved to Tonka by motorbike and shot at the town’s Independence Square while her brother was in the crowd, AFP reports.

A security source told the agency she had been assassinated because she had been accused of filming jihadists “for the Malian army”.

In some of her TikTok videos, she wears military uniform, with one of her posts captioned Vive Mali (Long Live Mali).

Her death comes as the crisis caused by the jihadist blockade has worsened, with schools and universities remaining shut for weeks.

The government has suspended learning institutions since last month and said that it would do “everything possible to address the crisis” so that they would reopen on Monday.

The dire situation has persisted, and on Friday the French foreign ministry advised its citizens to urgently leave the country while commercial flights were available.

On Sunday, AU Commission chairperson Mahmoud Ali Youssouf said he was concerned about the “rapid deterioration of the security situation where terrorist groups have imposed blockades, disrupted access to essential supplies, and severely worsened humanitarian conditions for civilian populations”.

He condemned the “deliberate attacks against innocent civilians” that had caused “unacceptable loss of lives and heightened instability”.

He added that the AU was ready “to support Mali, as well as all Sahel countries, during this particularly challenging period”.

For weeks, Mali has been hit by fuel shortages, especially in the capital Bamako, after militants from an al-Qaeda affiliate imposed a blockade by attacking tankers on major highways.

Mali is landlocked, so all fuel supplies are brought in by road from neighbouring states such as Senegal and Ivory Coast.

The military seized power in Mali in 2021 and promised to improve security, but the jihadist insurgency has continued and large parts of the north and east of the country remain outside government control.

2025.8.15 Suspected French spy arrested in alleged Mali coup plot

Mali’s military rulers say they have arrested a French national on suspicion of spying for his country in an attempt to destabilise the African nation.

In a statement read on national television late on Thursday, the junta alleged that Yann Vezilier was working “on behalf of the French intelligence service”. Mr Vezilier is yet to comment on the accusation.

His picture was also broadcast, alongside those of a number of army generals arrested recently for allegedly planning to overthrow the military government.

“The conspiracy has been foiled with the arrests of those involved,” Mali’s Security Minister Gen Daoud Aly Mohammedine said in the televised address.

France, Mali’s former colonial ruler, is also yet to comment on the man’s arrest and allegations of destabilisation.

The West African nation has been gripped by a security crisis fuelled by an Islamist insurgency since 2012 – one of the reasons given for the military takeover but attacks by jihadist groups have continued and even increased.

Following days of speculation about the alleged coup plot, Gen Mohammedine confirmed that “fringe elements of the Malian armed security forces” had been detained for seeking to “destabilise the institutions of the republic”.

“These soldiers and civilians” were said to have obtained “the help of foreign states”, the minister said.

The French national acted “on behalf of the French intelligence service, which mobilised political leaders, civil society actors and military personnel” in Mali, the minister added.

He also confirmed the arrest of two army generals, including Gen Abass Dembele, the former governor of the Mopti region, who was recently dismissed from his position.

At least 55 soldiers have been arrested so far in connection with the alleged attempted coup, security sources told AFP.

Gen Mohammedine said a full investigation was under way to identify “possible accomplices” and that “the situation is completely under control”.

Political tension has been rising in recent weeks, which have seen the arrest of former Prime Ministers Moussa Mara and Choguel Maïga over accusations of harming the reputation of the state and embezzlement.

Mara, a recent outspoken critic of the military government, has been in detention since 1 August, while Maïga is facing judicial sanctions.

In May, the junta dissolved all political parties following rare anti-government protests, which Mara described as a severe blow to reconciliation efforts initiated by the military leaders last year.

Junta leader Gen Asimi Goïta, who seized power in both 2020 and 2021, had promised elections last year, but these have never been held.

In July, the transition period was extended by five years, clearing him to continue leading the country until at least 2030.

Alongside its neighbours Niger and Burkina Faso, it has enlisted the help of Russian allies to contain the jihadist attacks in the region after breaking ties with France – but there has been no significant improvements in security.

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