Mali! Incendie au grand marché de Bamako: les enquêtes sont en cours, Ouverture officielle de la première audience de la chambre criminelle du Pôle National de Lutte Contre la Cybercriminalité du Mali, Justice et Société : Autopsie sans complaisance, Attaques du 25 avril : la justice militaire aux trousses de Oumar Mariko et autres, Affaire de la mine d’or de Loulo : reprise du procès après révision du dossier, Au Mali plus de 30 morts dans deux attaques dans le centre du pays revendiquées par les djihadistes du GSIM, ICC awards $8.4 million in reparations to victims of al-Qaida-linked leader in Mali, What to know about the largest coordinated attack in over a decade by militants and rebels in Mali, Au Mali les Peuls et les Touareg se disent victimes d’exactions après l’offensive djihadiste, Dioila : un jeune homme retrouvé mort entre Domi et la ville de Dioila, Koutiala : six braqueurs interpellés à Sincina après trois jours d’enquête, Au Mali des dizaines de camions de carburant détruits dans une attaque de djihadistes présumés, Un homme tué dans un meurtre passionnel à Kayes le couple interpellé, Mali : Moussa Mara l’ex-premier ministre condamné en appel à deux ans de prison dont un ferme pour avoir apporté son soutien à des prisonniers politiques, Armed men in Mali abducted and publicly executed a TikTok influencer who posted in support of the country’s military, Malian TikToker killed by suspected jihadists after pro-army posts, Suspected French spy arrested in alleged Mali coup plot

2026.5.22 Ouverture officielle de la première audience de la chambre criminelle du Pôle National de Lutte Contre la Cybercriminalité du Mali
Ce jeudi 21 Mai 2026, le Pôle National de Lutte Contre la Cybercriminalité (PNLC), à l’instar de plusieurs autres juridictions du pays, a procédé au lancement officiel de la première audience de sa chambre criminelle. Cette action s’inscrit dans le cadre du renforcement et de la modernisation de l’appareil judiciaire malien.
L’enceinte du PNLC a accueilli la cérémonie d’ouverture en présence du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou KASSOGUÉ, accompagné du Secrétaire général et du Chef de cabinet du département ainsi que de plusieurs acteurs du monde judiciaire.
L’objectif de cette première session est la mise en œuvre de la phase pratique d’une révolution législative qui va enterrer sans nul doute la lourdeur des Cours d’assises au profit des Chambres criminelles plus flexibles.
Pour cette grande première, quatre affaires impliquant huit accusés détenus étaient inscrites au rôle. Sur le banc du ministère public, l’heure est également au bilan et à la projection. Avec plus de 1 300 procédures traitées l’année dernière, le Procureur de la République se félicite de l’impact de ces Chambres criminelles, conçues pour accélérer drastiquement le traitement des dossiers complexes
Le Dr Adama COULIBALY, Procureur près le Pôle National de lutte contre la cybercriminalité dira qu’à ce jour il ne reste que huit personnes sont détenues et il y a 95 dossiers qui sont en instance de jugement. Tout cela pour montrer que non seulement il y a une évolution croissante des procédures au niveau du pôle, il faut dire que le collège des magistrats sont en train d’abattre un travail énorme pour qu’on puisse avoir les résultats escomptés.
Me Souleymane SOUMOUNTERA, Avocat Général, le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats a tenu à rappeler que la tempête numérique et l’émotion publique ne doivent en aucun cas balayer les droits fondamentaux de la défense.
Niambé Michel KENE, Président du Pôle National de lutte contre la cybercriminalité a appelé au strict respect des règles procédurales. Face à l’interconnexion croissante entre le virtuel et le réel, ce dernier conçoit cette nouvelle chambre non pas comme un simple outil de répression, mais comme un carrefour d’excellence où le droit s’arme de compétences technologiques.
Le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, présent pour soutenir cette dynamique portée au plus haut niveau par le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a exprimé sa profonde satisfaction. Il a salué l’effort collégial de toutes les corporations, et notamment le geste fort du Barreau qui s’est engagé bénévolement pour ces audiences inaugurales.
Avec le lancement de cette chambre spécialisée, la justice malienne envoie un signal ferme et sans ambiguïté : le cyberespace ne sera plus une zone de non-droit. Cette chambre spécialisée marque ainsi une étape majeure dans le renforcement de la justice pénale spécialisée et dans la volonté des autorités judiciaires de mieux protéger les citoyens contre les infractions commises dans l’espace numérique.

2026.5.21 Justice et Société : Autopsie sans complaisance
La première session ordinaire de la Chambre criminelle du Tribunal de Grande Instance de la Commune IV du District de Bamako a été marquée, mardi, par l’intervention du procureur de la République, Elhadj Idrissa Hamidou Touré, qui a évoqué plusieurs défis liés au fonctionnement de la justice pénale au Mali.
En présence du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Mamoudou Kassogué, de magistrats, d’avocats et d’autorités administratives, le procureur a insisté sur la nécessité de renforcer l’efficacité de la justice tout en garantissant le respect des droits de la défense et des victimes.
« Corriger les inégalités et sanctionner lorsqu’il le faut »
Dans son intervention, le magistrat a rappelé que la justice avait pour mission de « corriger les inégalités, réparer les injustices et sanctionner lorsqu’il le faut ».
Selon lui, la souveraineté nationale a confié au pouvoir judiciaire la responsabilité de « tracer la frontière entre le juste et l’injuste ».
Le procureur Touré a insisté sur le respect du principe du délai raisonnable dans le traitement des dossiers judiciaires, évoquant notamment les longues détentions provisoires et les retards dans l’examen des affaires.
« La détention provisoire doit être mûrement réfléchie. Elle ne doit jamais devenir un automatisme », a-t-il déclaré.
Les chambres criminelles au cœur des réformes judiciaires
Le procureur a replacé cette session dans le contexte des réformes engagées par le ministère de la Justice depuis 2022, notamment la création des chambres criminelles au sein des Tribunaux de Grande Instance après la suppression des cours d’assises.
Selon lui, cette réforme vise à rapprocher la justice des citoyens et à accélérer le traitement des affaires criminelles.
« L’objectif est d’obtenir plus d’efficacité et plus de sérénité dans la distribution de la justice », a-t-il expliqué.
La Chambre criminelle de la Commune IV doit examiner plusieurs affaires portant notamment sur des faits d’assassinat, meurtre, pédophilie, viol, séquestration, détention illégale d’armes à feu et vol qualifié.
Respect du procès équitable et présomption d’innocence
Au cours de son intervention, Elhadj Idrissa Hamidou Touré a insisté sur les principes du procès équitable et sur la nécessité pour les magistrats de fonder leurs décisions sur les faits et les preuves.
« La vérité judiciaire ne peut être construite sur les préjugés ou les soupçons », a-t-il affirmé.
Le procureur a également rappelé que « la présomption d’innocence doit demeurer intangible ».
Il a invité les magistrats à examiner les dossiers avec rigueur et objectivité afin de garantir des décisions conformes au droit.
Le procureur a également évoqué le rôle des avocats dans la protection des libertés individuelles et des droits de la défense.
« Les symboles de la justice — le manteau, la balance et le glaive — traduisent l’impartialité, l’objectivité et la sanction juste », a-t-il souligné.
Criminalité et responsabilités sociales
Le procureur Touré a aussi abordé les causes sociales de la criminalité, estimant que l’affaiblissement de l’éducation familiale et des valeurs sociales contribue à l’augmentation de la délinquance.
« Dans ce pays, beaucoup ont démissionné de leur rôle éducatif et ont laissé à la justice seule la mission de corriger les comportements sociaux », a-t-il regretté.
Il a également évoqué la situation de certains détenus abandonnés par leurs proches.
« Certains détenus n’ont même plus de vêtements ni de soutien familial », a-t-il déclaré, rappelant mener des actions d’assistance en faveur de prisonniers vulnérables.
Le magistrat a aussi attiré l’attention sur la surpopulation carcérale et le manque de suivi social après les détentions.
Critique de la « promotion de la médiocrité »
Le procureur de la Commune IV a dénoncé ce qu’il considère comme une « promotion de la médiocrité » dans l’administration publique.
Selon lui, l’absence de reconnaissance du mérite démotive les cadres compétents et affaiblit les institutions.
« Quand le mérite n’est plus reconnu, les travailleurs intègres finissent par se décourager », a-t-il déclaré.
Malgré ces difficultés, Elhadi Idrissa Hamidou Touré a salué les efforts des magistrats maliens dans le traitement des dossiers judiciaires.
Il a indiqué qu’en 2024, 675 affaires avaient été jugées sur 788 enregistrées.
Une première session symbolique
Cette première session ordinaire de la Chambre criminelle du Tribunal de Grande Instance de la Commune IV marque une étape importante dans la mise en œuvre des réformes judiciaires engagées au Mali.
Les travaux doivent se poursuivre jusqu’au 27 mai prochain avec l’examen de plusieurs dossiers criminels impliquant douze accusés détenus.
Au-delà des affaires inscrites au rôle, cette audience inaugurale a permis de mettre en lumière plusieurs enjeux liés à la justice pénale malienne, notamment les délais de traitement des procédures, les conditions de détention, le respect des droits fondamentaux et la lutte contre la criminalité.

2026.5.21 Incendie au grand marché de Bamako: les enquêtes sont en cours
Un violent incendie s’est déclaré mercredi 21 mai 2026, aux environs de 19h, au cœur du Grand Marché de Bamako, près de la Galerie Djigué, sur la rue Brière de Lisle.
Les flammes, visibles à plusieurs mètres, ont rapidement provoqué un mouvement de panique parmi les commerçants, les clients et les habitants du secteur.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, le sinistre pourrait être lié soit à l’utilisation du gaz pour la préparation du thé, soit à des installations électriques défectueuses. Pour l’heure, les services de la Protection civile, déployés sur les lieux pour contenir la propagation des flammes, n’ont pas encore communiqué officiellement sur les causes de l’incendie.
Les enquêtes sont en cours pour déterminer les causes de l’incendie et établir le bilan officiel du drame, concernant d’éventuelles victimes ou l’étendue exacte des dégâts matériels.
Pour rappel, en mars 2014, un violent feu avait ravagé plusieurs dizaines de boutiques, causant d’importantes pertes matérielles pour les commerçants. D’autres incendies avaient également été signalés en 2020 et 2023 dans différentes zones du marché, relançant à chaque fois le débat sur les conditions de sécurité, les installations électriques vétustes et l’étroitesse des accès pour les secours.

2026.5.19 Dioila : un jeune homme retrouvé mort entre Domi et la ville de Dioila
Dioila, 19 mai (AMAP) Le corps sans vie d’un jeune homme de 25 ans a été découvert mardi matin entre le village de Domi et la ville de Dioila, à environ trois kilomètres de la capitale régionale, a cobstaté l’AMAP.
Marié et père d’un enfant, il était originaire du village de Korokoro, dans la commune rurale de N’Garadougou. Sa moto neuve de marque Apsonic de couleur noire ainsi que son téléphone portable restent introuvables.
Selon des sources locales, il avait quitté Korokoro lundi vers 18 heures pour se rendre à Dioila afin de ramener un parent aux funérailles d’un proche au village. Le drame s’est produit sur une piste traversant deux vergers.
Alerté, le maire de la Commune de Kaladougou, Yacouba Dowele Marico, a saisi les autorités judiciaires. La police et un médecin légiste ont été dépêchés sur les lieux pour les constatations et l’ouverture d’une enquête afin de déterminer les circonstances de la mort du jeune homme.

2026.5.7 Au Mali, plus de 30 morts dans deux attaques dans le centre du pays revendiquées par les djihadistes du GSIM
Cette tuerie survient après les attaques coordonnées menées les 25 et 26 avril par le GSIM, allié à Al-Qaida, et la rébellion du Front de libération de l’Azawad (FLA), à dominante touareg, contre des positions stratégiques de la junte dans plusieurs localités, dont la capitale, Bamako.
Plus de 30 personnes ont été tuées mercredi 6 mai dans deux attaques contre deux localités du centre du Mali revendiquées par les djihadistes du GSIM, a appris l’Agence France-Presse (AFP) jeudi auprès de sources locales, sécuritaire et administrative.
« Au moins 35 personnes ont été tuées mercredi dans des attaques quasi simultanées » ayant visé les localités de Kori Kori et Gomossogou (centre), a affirmé à l’AFP un responsable local de la jeunesse. Deux sources, sécuritaire et administrative, ont chacune fourni à l’AFP un bilan de plus de 30 tués dans ces assauts revendiqués par le Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM), qui dit avoir visé des miliciens progouvernementaux.
Wamaps, un collectif de journalistes ouest-africains spécialisé dans les questions sécuritaires au Sahel, a établi un « bilan provisoire » de « plus de 50 villageois » tués et d’autres « encore portés disparus ». Selon Wamaps, des « villages ont été pillés et certaines concessions ont été incendiées » dans ces attaques.
L’armée malienne a dit jeudi avoir mené « une opération ciblée contre les groupes armés terroristes » dans la zone, qui a « permis de neutraliser une dizaine de terroristes », dans un communiqué qui ne donne pas plus de détails.
Profonde crise sécuritaire
Cette tuerie survient après les attaques coordonnées d’ampleur menées les 25 et 26 avril par le GSIM, allié à Al-Qaida, et la rébellion du Front de libération de l’Azawad (FLA), à dominante touareg, contre des positions stratégiques de la junte dans plusieurs localités, dont la capitale, Bamako.
Plusieurs villes et localités du Nord sont désormais sous le contrôle des djihadistes et de leurs alliés du FLA. Le ministre de la défense, Sadio Camara, 47 ans, un des piliers de la junte, a été tué dans un attentat-suicide à Kati, fief du régime militaire proche de Bamako, dans ces attaques qui ont fait au moins 23 morts, selon une source hospitalière.
Le Mali est confronté depuis 2012 à une profonde crise sécuritaire, nourrie par les violences de groupes djihadistes affiliés à Al-Qaida et à l’organisation Etat islamique, mais aussi par les attaques des indépendantistes touareg et de groupes criminels communautaires. Les djihadistes du GSIM ont appelé le 30 avril à un large « front commun » pour « mettre fin à la junte », en vue d’« une transition pacifique et inclusive » au Mali, dirigé depuis 2020 par des militaires à la suite d’un double coup d’Etat.

2026.5.6 Au Mali, les Peuls et les Touareg se disent victimes d’exactions après l’offensive djihadiste
Les deux communautés sont soupçonnées d’être complices du Groupe de soutien de l’islam et des musulmans et des indépendantistes du Front de libération de l’Azawad, qui ont lancé des attaques dans le pays le 25 avril. Plusieurs disparitions ont été signalées.
Les vidéos sont d’une extrême violence. Sur l’une d’elles, publiée dans un groupe Telegram russe le 29 avril, on aperçoit, en plein jour, un corps calciné et découpé, sous les encouragements de civils. Une autre montre, en gros plan, un cadavre entouré par des hommes. Il est en flammes. Ces images, difficiles à authentifier, circulent dans plusieurs boucles de messageries depuis l’offensive conjointe, le 25 avril, au Mali, du Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaida, et du Front de libération de l’Azawad (FLA), un mouvement de combattants indépendantistes touareg.
Les victimes seraient membres des populations peules et touareg. Ce qui laisse craindre un regain de persécutions à l’égard de ces communautés, soupçonnées d’être complices des djihadistes et des indépendantistes, du fait de la présence de nombre de leurs membres dans les mouvements armés.
Signe notable de ce climat de peur, aucun chercheur ou membre d’organisations de la société civile n’a accepté de témoigner à visage découvert, par peur de représailles. Un défenseur des droits des Peuls, contacté par téléphone, affirme avoir reçu « plusieurs signalements » de disparitions depuis le 25 avril dans la zone de Kati, ville-garnison située aux portes de Bamako, la capitale. C’est dans ce fief du pouvoir militaire malien que le général Sadio Camara, ministre de la défense, a été tué lors d’une attaque kamikaze, le jour
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2026.5.4 Attaques du 25 avril : la justice militaire aux trousses de Oumar Mariko et autres
Quelques jours après les attaques terroristes complexes et coordonnées menées samedi 25 avril dernier contre les villes garnisons de Bamako, Kati, Sévaré, Gao et Kidal, le procureur de la République près le tribunal militaire de Bamako a fait part, le vendredi 1er mai, de l’ouverture d’une enquête judiciaire contre les auteurs, les coauteurs et les complices.
C’est à travers un communiqué que la nouvelle a été portée à la connaissance de l’opinion publique nationale et internationale. Une annonce via laquelle le parquet militaire de Bamako a souligné qu’une enquête reste présentement ouverte à la suite des attaques terroristes survenues le 25 avril 2026 au Mali, et ayant visé plusieurs positions des Forces Armées et de Sécurité, y compris à Bamako, à Kati et le domicile du désormais ancien ministre de la Défense et des Anciens Combattants, feu général d’Armée Sadio Camara. Ainsi, les investigations menées ont permis, à ce stade, d’établir un faisceau d’éléments solides relatifs à la complicité de certains militaires, militaires radiés ou en instance de radiation de l’effectif, notamment pour leur participation à la planification, à la coordination et à l’exécution des attaques sus indiquées avec l’implication notoire de certains hommes politiques, dont le Docteur Oumar Mariko, a souligné le procureur de la République près le tribunal militaire de Bamako. D’après lui, l’enquête confirme en outre la participation du nommé Alassane Diallo dit Abedi, militaire radié, mort au cours des combats ayant visé le cercle de Kati. Aussi, a indiqué la juridiction compétente, elle a également permis d’identifier comme présumés coauteurs et complices les nommés sergent Diakaridia Sodio, militaire en activité ; adjudant Moussa Diané, militaire en activité ; adjudant-Chef Mamadou Keïta, militaire en activité ; Soïba Diarra, militaire à la retraite. Comme souligné dans ce document datant du 1er mai, les premières interpellations ont été faites avec succès. Par conséquent, tous les autres auteurs, coauteurs et complices sont activement recherchés. Et le Procureur de la République près le tribunal militaire de Bamako de féliciter les unités d’enquêtes et les services de sécurité pour leur professionnalisme. Aussi, il a tenu à rassurer l’opinion publique que l’enquête en cours et celles subséquentes seront conduites dans le strict respect de la règlementation en vigueur. Les évolutions enregistrées seront, dit-il, progressivement portées à la connaissance de l’opinion.
Des actes terroristes condamnés par la communauté internationale
Il sied de rappeler que ces récents événements ne sont pas passés inaperçus aux yeux de l’opinion publique nationale et internationale, soucieuse de la détérioration de la situation sécuritaire. Ainsi, il n’y a pas que les organisations et regroupements nationaux du pays qui se sont prononcés contre ces actes terroristes barbares et inhumains. Outre la réaction de la Confédération des États du Sahel à travers le Capitaine Ibrahim Traoré, président du Burkina Faso, président en exercice de l’AES, l’Organisation des Nations unies a, quant à elle, également fait un communiqué pour condamner les attaques meurtrières du 25 avril. À cela s’associe la dénonciation et la condamnation de la scène tragique par les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest(CEDEAO). Comme pour dire que les actes soigneusement commis par le Front de Libération de l’Azawad (FLA) et le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans(JNIM) ont suscité la réaction de l’ensemble des pays et partenaires du Mali.

2026.4.28 What to know about the largest coordinated attack in over a decade by militants and rebels in Mali
This photo released by Front of Azawad Liberation, shows militants on the streets in Kidal, northern, Mali, Saturday, April 25, 2026. (Front of Azawad Liberation/ ViaAP)

DAKAR, Senegal (AP) — An alliance of al-Qaida-linked militants and separatists carried out the largest coordinated attack in over a decade in Mali, marking a dangerous escalation in what is widely considered one of the world’s deadliest regions for extremist violence.

The weekend attack marked also a challenge for Russia, which has partnered with Mali’s military-led government after it distanced itself from former allies such as France. The attack was unprecedented for its scale — both for the number of locations struck and the prominence of the targets, analysts said Monday.

Authorities have not yet released an official death toll but among those killed was Mali’s defense minister who died when a car bomb targeted his home.

The near-simultaneous attacks on Saturday struck across the country — including the airport of the country’s capital, Bamako, the nearby garrison town of Kati, and several northern and central cities such as Kidal and Sevare.

The separatist Azawad Liberation Front said the key northern city of Kidal is now in its hands. Kidal’s capture in a similar militant-insurgent alliance over a decade ago was at the root of the security crisis that has shaken Mali.

Here’s what to know.
Fighters unite behind shared goals
Landlocked Mali is part of the Sahel, a vast strip of land south of the Sahara Desert that has become the epicenter of extremist violence in recent years.

According to last year’s Global Terrorism Index by the Institute for Economics and Peace, the region now accounts for 51% of deaths worldwide caused by violent extremism, up from 1% almost two decades ago. Deaths from extremist attacks have increased nearly tenfold since 2019.

For more than a decade, Mali has been plagued by militants affiliated with al-Qaida and the Islamic State group, as well as a separatist rebellion in the north.

Tuareg separatists and jihadi groups worked together before, in 2012, when they seized much of northern Mali, triggering a collapse of the state’s authority that prompted a French military intervention.

The al-Qaida linked JNIM group — Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin — has expanded in recent years, seizing vast swaths of territory and recently blockading off Bamako from fuel shipments. The group is also active in neighboring Burkina Faso and Niger, and has struck in Benin, Ivory Coast and Togo.

JNIM pulls its resources by extortion of “taxes” from local populations, stealing cattle and controlling the gold mining in the region. It stages sieges, kidnappings and sets off explosions to dominate supply routes.

Ulf Laessing, head of the Sahel program at the Konrad Adenauer Foundation, said the group had a “full war chest” ahead of the attacks, after reportedly collecting at least $50 million in ransom for the release of a member of the royal family in Dubai, United Arab Emirates, and two of his business associates kidnapped near Bamako last year.

The UAE never confirmed the abduction nor the ransom paid, and The Associated Press could not confirm the reports.

In northern Mali, Tuareg-led separatist groups have been fighting for years to create an independent state named Azawad. In 2024, they merged into the Azawad Liberation Front, or FLA, which fought alongside JNIM in the weekend attack.

Despite ideological differences, JNIM and the FLA have a common interest in routing out the Malian army from northern and central Mali, as well as Russian soldiers allied with Mali’s security forces, said Rida Lyammouri, senior fellow at the Policy Center for the New South, a Moroccan think tank.

Russian mercenaries flee a key northern city
Mali is ruled by a military government that took power by force in recent years, pledging to provide more security to citizens after accusing former democratically elected governments of corruption and of being propped up by France.

Despite years of French military presence and U.N. peacekeeping, attacks had multiplied since 2014, with territory steadily slipping from government control as civilians continued to bear the brunt of the violence, fueling popular discontent, which the juntas then rode to power.

The new ruling junta then turned to Russia as its new security partner, forcing traditional allies like France and a U.N. peacekeeping mission to leave. At the same time, they also created their own security partnership, the Alliance of Sahel States.

Now Mali’s top security partner is the recently created Africa Corps, a Russian military unit that reports to the defense ministry in Moscow, estimated to have around 2,000 troops in Mali.

But the security situation in Sahel has worsened since the military governments took power — starting with Mali in 2020 — with record numbers of attacks and civilians killed by both Islamic fighters and government forces, analysts say.

Laessing said French forces and the U.N. peacekeepers had effectively filled the vacuum left by a largely absent state, particularly in central and northern Mali. Their withdrawal left people vulnerable and made them targets for jihadi recruitment, he said.

Russian support has not filled the gap. On Monday, Russia’s Africa Corps said on the messaging channel Telegram that its fighters had withdrawn from Kidal, two days after FLA said it had taken the city.

Kidal has been at the heart of Mali’s security crisis. In 2012, Tuareg separatists and jihadi groups seized the city along with much of northern Mali. Then Malian government forces and Russian mercenaries with the Wagner group in 2023 retook the city in a significant victory.

The FLA claimed in a statement Saturday it had negotiated a deal, allowing the Russian and Malian forces to pull out of Kidal, departing under rebel escort from the former U.N. peacekeeping base.

Bamako was already weakened by a blockade
In recent months, JNIM relentlessly attacked fuel tankers on the road, coming from neighboring Senegal and Ivory Coast, plunging Bamako into crisis well before the Iran war tightened global fuel supplies.

Fuel shortages followed, with long lines snaking around gas stations. The Malian army escorted some fuel convoys into the capital, bringing only temporary and partial relief.

A fragile truce was reached in late March but has since collapsed and attacks on supply routes resumed ahead of the weekend attacks.

Analysts say JNIM’s goal is to use the blockade to pressure businesses and residents to distance themselves from Mali’s military authorities, undermining the government’s legitimacy and authority. But they say the militants don’t appear to seek power themselves.

2026.4.28 ICC awards $8.4 million in reparations to victims of al-Qaida-linked leader in Mali
THE HAGUE, Netherlands (AP) — The International Criminal Court on Tuesday ordered an al-Qaida-linked extremist leader to pay 7.2 million euros ($8.4 million) in reparations for atrocities he oversaw as head of the Islamic police in the desert city of Timbuktu in the West African country of Mali.
Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud was convicted of torture, religious persecution and other inhumane acts in 2024 and sentenced to 10 years in prison. Judges found he was a key figure in a reign of terror after Islamic extremist rebels overran Timbuktu in 2012.
“Mr. Al Hassan, as the person found responsible for the crimes, which caused the harm to the victims, is the person financially liable for the cost of repairing the harm,” Presiding Judge Kimberly Prost said, addressing the courtroom in the Dutch city of The Hague.
While the court has declared Al Hassan liable, it won’t be able to collect the money from the 49-year-old, who was declared indigent and represented by a court-funded lawyer during his trial.
Instead, reparations for the more than 65,000 victims will be paid by the Trust Fund for Victims, set up by the court’s member states to distribute the funds.
We are “one of the many innovations of the Rome Statute,” the fund’s executive director, Deborah Ruiz Verduzco, told The Associated Press. Under the statute, the court’s founding treaty, the fund “responds to the harm resulting from the crimes under the jurisdiction.”
The 24 staff members in Ruiz Verduzco’s office are tasked with assisting victims and their families, establishing programs in communities destroyed by violence and drumming up financial support.
In its two decades of operation, the trust fund has received money from perpetrators in only one case.
“Substantial fundraising will need to take place,” Prost said.
The bulk of the money will come from the court’s member states, though the fund also accepts private donations. In March, Germany gave 40,000 euros ($46,000). Sweden, Finland and the Netherlands are the three biggest supporters.
Judges guide how the reparations money will be allocated, though they solicit input from the victims through their lawyers and the trust fund.
In the Al Hassan case, the reparations will be used for “socioeconomic support, educational programs or trainings and psychological support,” according to the decision. Projects should target women and girls, who suffered disproportionately under the extremist groups.
Communities in Mali already have seen some restitution. Ahmad Al Faqi Al Mahdi pleaded guilty and was convicted in 2016 for destroying historic mausoleums in Timbuktu. In 2021, the trust fund began a project to repair ruined buildings.
Mali, along with its neighbors Burkina Faso and Niger, for over a decade has battled an insurgency fought by armed groups, including some allied with al-Qaida and the Islamic State group. Following coups in all three nations in recent years, the ruling juntas have expelled French forces and turned to Russia’s mercenary units for security assistance instead.
Tuesday’s decisions comes days after an alliance of al-Qaida-linked militants and separatists carried out the largest coordinated attack in Mali in over a decade.

2026.4.13 Affaire de la mine d’or de Loulo : reprise du procès après révision du dossier
À travers une information passée sur Meta (Facebook), le dimanche 12 avril 2026, l’association WILDAF a annoncé la reprise du procès concernant Kadiatou N’diaye avec la mine d’or de Loulo. Après un réexamen du dossier, WILDAF confirme la reprise du procès, le lundi 13 avril 2026 à la Cour d’appel de Bamako.
D’après les informations relayées par WILDAF, l’affaire Kadiatou N’diaye géologue à la mine d’or de Loulo (Somilo-SA), marquée par des faits graves de harcèlement, d’injustice et de discrimination, revient devant la justice. Cela fait suite à un long combat pour la vérité et la dignité.
L’organisation n’a pas donné de précisions supplémentaires sur les modalités de reprise, mais elle a confirmé que le dossier est de nouveau inscrit au rôle après une période d’interruption.
Toutefois, WILDAF a lancé un appel à mobilisation à toutes les personnes engagées pour la justice, des droits des femmes et la dignité humaine à assister massivement à cette audience.
Selon les éléments rapportés dans le cadre de la procédure, Kadiatou N’Diaye aurait dénoncé des faits présumés de harcèlement sexuel sur son lieu de travail, dans le cadre de ses activités liées à la mine de Loulo. La dénonciation a eu lieu à travers une émission « Femmes capables » de Africable Télévision.
À la suite de cette dénonciation, elle aurait engagé une procédure de plainte afin que les faits soient examinés par la justice. Dans le même temps, une contre-plainte aurait également été déposée à son encontre pour « diffamation », ce qui a conduit à une procédure judiciaire complexe et suivie de près par l’opinion publique et les organisations de défense des droits humains.
Les différentes parties impliquées contestent les versions des faits, et l’affaire reste en cours d’examen devant les juridictions compétentes.
Depuis le début de la procédure, plusieurs organisations de défense des droits humains suivent de près l’évolution du dossier. WILDAF fait partie des structures qui communiquent régulièrement sur les étapes du procès et appellent à la transparence dans le traitement de l’affaire.

2026.2.10 Mali : Moussa Mara, l’ex-premier ministre, condamné en appel à deux ans de prison, dont un ferme, pour avoir apporté son soutien à des prisonniers politiques
M. Mara, qui fut chef du gouvernement malien pendant huit mois en 2014-2015, a été arrêté en août 2025 après avoir affirmé sur les réseaux sociaux avoir rendu visite à des prisonniers politiques.
L’ancien chef du gouvernement malien, Moussa Mara, a été condamné en appel, lundi 9février à Bamako, à deux ans de prison dont un ferme, ainsi qu’à une amende de 500000francs CFA (762euros), pour «atteinte au crédit de l’Etat et opposition à l’autorité légitime», après avoir apporté son soutien sur les réseaux sociaux à des prisonniers politiques.
Cette peine prononcée par la cour d’appel de Bamako vient confirmer sa condamnation en première instance, le 27octobre, par le pôle judiciaire spécialisé dans la lutte contre la cybercriminalité. «Nous n’allons pas baisser les bras», a réagi auprès de l’Agence France-Presse (AFP) Mountaga Tall, avocat de Moussa Mara, avant de poursuivre: «Nous allons nous concerter et nous pourvoir en cassation.»
Moussa Mara, qui fut premier ministre du Mali pendant huit mois en2014-2015, a été arrêté et écroué le 1eraoût2025après avoir affirmé sur les réseaux sociaux avoir rendu visite à des prisonniers, «détenus d’opinion», à qui il avait promis qu’un jour ils obtiendraient justice.
Dans un communiqué publié lundi, l’ONG Amnesty International s’est dite «profondément préoccupée par le maintien de ces accusations fallacieuses et motivées par des considérations politiques». «Nous appelons les autorités à annuler cette condamnation et cette peine sans fondement et à libérer immédiatement Moussa Mara», a déclaré Marceau Sivieude, directeur régional d’Amnesty pour l’Afrique de l’Ouest.
Mesures répressives
Le Mali est dirigé par une junte depuis deux coups d’Etat, en2020 et 2021. Les militaires ont pris des mesures répressives contre la presse et les voix critiques. Ils ont également dissous les partis politiques et des organisations à caractère politique.
Depuis 2012, ce pays sahélien fait face à une profonde crise sécuritaire, nourrie notamment par les violences de groupes affiliés à Al-Qaida et à l’organisation Etat islamique (EI), ainsi que de groupes criminels communautaires. Cette crise sécuritaire s’ajoute à une grave crise économique.
La junte, dirigée par le général Assimi Goïta, s’était engagée à remettre le pouvoir aux civils au plus tard en mars2024, mais a depuis manqué à cette promesse. Enjuillet2025, le régime militaire a accordé à M.Goïta un mandat présidentiel de cinq ans renouvelable «autant de fois que nécessaire» et sans élection.
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2026.2.9 Koutiala : six braqueurs interpellés à Sincina après trois jours d’enquête
Koutiala, 9 fév – La police de Koutiala a annoncé l’interpellation de six braqueurs présumés à Sincina, localité située dans le cercle de Koutiala, au terme de trois jours d’investigation menés dans le cadre de la lutte contre le grand banditisme.
Selon le commissariat de Koutiala, l’opération, conduite sous la direction du commissaire Attaher Ag Amidi, a permis de mettre hors d’état de nuire six individus impliqués dans plusieurs braquages sur les axes menant à la ville de Koutiala.
Les faits se sont déroulés le vendredi 6 février 2026 vers 13 heures, lorsque les éléments de la brigade de recherche ont effectué une descente dans une résidence à Sincina. À l’arrivée des forces de l’ordre, les occupants ont ouvert le feu sur les policiers à l’aide d’un pistolet automatique tchèque, tirant six coups de feu, a indiqué la police.
« C’était sans compter sur la vigilance, le professionnalisme et la détermination des éléments de la brigade de recherche », a déclaré une source policière, précisant que les trois occupants de la résidence ont été arrêtés à l’issue de l’intervention. Le même jour, vers 18 heures, trois autres suspects ont également été interpellés.
Conduits au commissariat de Koutiala, les six hommes ont reconnu leur participation à plusieurs braquages survenus sur différents axes routiers menant à la ville, dont le plus récent remonte au vendredi 30 janvier 2026 sur l’axe Koutiala–Sikasso. Lors de ce braquage, plusieurs usagers avaient été dépouillés de sommes d’argent et de téléphones portables.
Les suspects, actuellement détenus à la maison d’arrêt de Koutiala, ont été identifiés comme Nouhoum Diallo, 19 ans, Ibrahim Traoré, 19 ans, Sidi Konaré, 33 ans, Boubacar Bocoum, 46 ans, Sidi Diallo, 26 ans, et Abdoul Salam Sarré, 34 ans.
Cette opération s’inscrit dans les efforts engagés par les forces de sécurité de Koutiala pour endiguer la recrudescence des braquages armés signalés ces dernières semaines sur les principaux axes routiers desservant la ville.

2026.2.5 Un homme tué dans un meurtre passionnel à Kayes, le couple interpellé
KAYES, 5 fév – Un homme a été poignardé à mort lundi dans la chambre conjugale de son amante à Soutoucoulé, un quartier de Kayes N’Di, à la suite d’un piège tendu par le mari après des soupçons d’adultère de longue date.
Le suspect, D.D., et son épouse, A., ont été interpellés par la police du 2ème arrondissement de Kayes après que D.D. a infligé quatre coups de couteau à l’amant de sa femme, D.S., provoquant son décès. Le drame s’est produit dans la nuit du 2 février 2026, au domicile conjugal du couple marié depuis 17 ans.
L’époux, qui travaille dans un village distant de 115 km, avait concocté un stratagème pour confirmer ses soupçons d’infidélité, entretenus depuis trois ans selon des voisins. Il a annoncé à son épouse une date de retour à Kayes, mais est arrivé en avance dans la nuit pour la surprendre.
Après avoir découvert une moto inconnue dans sa cour et entendu des voix dans sa chambre, D.D. a engagé une vive altercation avec son épouse. L’amant, présent dans la pièce, est alors intervenu.
« L’amant tenta de défendre la pauvre dame, en prenant son mari à travers le caftan de son boubou. Après s’être fait trimballer, D.D. parvient à reprendre l’équilibre, se sert de son couteau et assène 4 coups à son agresseur, dont le décès sera constaté à l’hôpital », rapporte l’AMAP sur place.
Les éléments du commissariat de police de Kayes N’Di, dirigé par le commissaire Mamoutou Koné, ont procédé à l’interpellation du couple pour les besoins de l’enquête. Les circonstances précises de l’intervention de l’amant, cherchant à défendre sa maîtresse ou à s’enfuir, restent à déterminer.

2026.1.30 Au Mali, des dizaines de camions de carburant détruits dans une attaque de djihadistes présumés
Depuis le mois de septembre, les djihadistes du GSIM, affilié à Al-Qaida, ont imposé un blocus à plusieurs villes maliennes, et attaqué régulièrement des convois de carburant, asphyxiant l’économie du pays jusqu’à sa capitale.
Un convoi de plusieurs dizaines de camions-citernes a été incendié, jeudi 29janvier, au Mali lors d’une attaque attribuée aux djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et dans laquelle plusieurs militaires et assaillants ont été tués, selon des responsables locaux, marquant une nouvelle intensification des offensives de ce type après plusieurs semaines d’accalmie.
Le Mali, pays enclavé dépendant d’importations par la route, a récemment fait face à de très graves pénuries de carburant pendant plusieurs semaines en raison d’attaques djihadistes des convois de camions-citernes le ravitaillant.
Depuis le mois de septembre, les djihadistes du GSIM affilié à Al-Qaida ont imposé un blocus à plusieurs villes maliennes, et attaqué régulièrement ces convois, asphyxiant l’économie du pays jusqu’à sa capitale. Mais l’approvisionnement en carburant s’est nettement amélioré à Bamako depuis le mois de décembre, permettant à l’économie de reprendre son souffle.
Les attaques contre les convois de carburant avaient aussi baissé en intensité ces dernières semaines, la dernière d’ampleur datant du début dedécembre. L’attaque de jeudi a eu lieu sur l’axe menant de la frontière sénégalaise à la grande ville malienne de Kayes (Ouest), selon des sources, dont plusieurs font état de «dizaines» de camions détruits.
«Coup dur»
«Ça s’est passé entre Diboli [localité située à la frontière sénégalaise] et Kayes. Trois militaires maliens ont été tués et quatre assaillants tués», a précisé à l’Agence France-Presse (AFP) un élu local. De son côté, un enseignant vivant dans la zone a évalué à «des dizaines» le nombre de camions incendiés. «C’est un coup dur pour nous, mais ça n’impacte pas la distribution ni la disponibilité. Nous avons un stock important», a commenté auprès de l’AFP un responsable de l’Office malien des produits pétroliers, s’exprimant sous couvert d’anonymat.
De son côté, un responsable du bureau des douanes de Kayes a également confirmé à l’AFP l’attaque, ajoutant qu’une évaluation était en cours du nombre de camions touchés, évoquant également le chiffre de plusieurs dizaines.

2025.11.11 Armed men in Mali abducted and publicly executed a TikTok influencer who posted in support of the country’s military, according to local authorities.
“The young TikTok user Mariame Cisse was abducted by armed men on Friday while she was at the weekly market in Echel … The following day, at dusk, the same men brought her back to Independence Square in Tonka and executed her in front of a crowd,” Yehia Tandina, the mayor of Timbuktu said.
The mayor of Tonka in the Timbuktu region, Mamadou Konipo, confirmed the execution took place but said he didn’t have more information.
Tonka is a village situated along the Niger River, approximately 150 kilometers from the city of Timbuktu. Members of the al-Qaida affiliate Jama’at Nusrat ul-Islam wa al-Muslimin, or JNIM, are known to operate there.
However, no group has claimed responsibility for the killing.
Cisse was not a member of the military but sometimes posted images of herself in military fatigues to her more than 140,00 followers. These videos are thought to have drawn attention from the armed men.
According to the Timbuktu mayor, the influencer also received death threats several days before she was abducted.
2025.11.10 Malian TikToker killed by suspected jihadists after pro-army posts

A female TikToker accused of helping Mali’s army has been seized and killed execution-style by suspected jihadists.

Mariam Cissé, said to be in her 20s and with over 100,000 TikTok followers, posted videos about life in her Tonka hometown in the northern Timbuktu region and often expressed support for the army.

Her death has shocked the nation, which has been battling a jihadist insurgency since 2012. State TV said she had simply wanted to promote her community and support the army through her TikTok posts.

Mali is grappling with a fuel blockade imposed on the capital by jihadist groups that has severely disrupted daily life, with the African Union expressing “deep concern”.

Ms Cissé was seized by the suspected jihadists while live-streaming from a market in a neighbouring town, French public radio RFI reported.

“My sister was arrested on Thursday by the jihadists,” her brother told the AFP news agency, saying they had accused her of “informing the Malian army of their movements”.

Over the weekend she was moved to Tonka by motorbike and shot at the town’s Independence Square while her brother was in the crowd, AFP reports.

A security source told the agency she had been assassinated because she had been accused of filming jihadists “for the Malian army”.

In some of her TikTok videos, she wears military uniform, with one of her posts captioned Vive Mali (Long Live Mali).

Her death comes as the crisis caused by the jihadist blockade has worsened, with schools and universities remaining shut for weeks.

The government has suspended learning institutions since last month and said that it would do “everything possible to address the crisis” so that they would reopen on Monday.

The dire situation has persisted, and on Friday the French foreign ministry advised its citizens to urgently leave the country while commercial flights were available.

On Sunday, AU Commission chairperson Mahmoud Ali Youssouf said he was concerned about the “rapid deterioration of the security situation where terrorist groups have imposed blockades, disrupted access to essential supplies, and severely worsened humanitarian conditions for civilian populations”.

He condemned the “deliberate attacks against innocent civilians” that had caused “unacceptable loss of lives and heightened instability”.

He added that the AU was ready “to support Mali, as well as all Sahel countries, during this particularly challenging period”.

For weeks, Mali has been hit by fuel shortages, especially in the capital Bamako, after militants from an al-Qaeda affiliate imposed a blockade by attacking tankers on major highways.

Mali is landlocked, so all fuel supplies are brought in by road from neighbouring states such as Senegal and Ivory Coast.

The military seized power in Mali in 2021 and promised to improve security, but the jihadist insurgency has continued and large parts of the north and east of the country remain outside government control.

2025.8.15 Suspected French spy arrested in alleged Mali coup plot

Mali’s military rulers say they have arrested a French national on suspicion of spying for his country in an attempt to destabilise the African nation.

In a statement read on national television late on Thursday, the junta alleged that Yann Vezilier was working “on behalf of the French intelligence service”. Mr Vezilier is yet to comment on the accusation.

His picture was also broadcast, alongside those of a number of army generals arrested recently for allegedly planning to overthrow the military government.

“The conspiracy has been foiled with the arrests of those involved,” Mali’s Security Minister Gen Daoud Aly Mohammedine said in the televised address.

France, Mali’s former colonial ruler, is also yet to comment on the man’s arrest and allegations of destabilisation.

The West African nation has been gripped by a security crisis fuelled by an Islamist insurgency since 2012 – one of the reasons given for the military takeover but attacks by jihadist groups have continued and even increased.

Following days of speculation about the alleged coup plot, Gen Mohammedine confirmed that “fringe elements of the Malian armed security forces” had been detained for seeking to “destabilise the institutions of the republic”.

“These soldiers and civilians” were said to have obtained “the help of foreign states”, the minister said.

The French national acted “on behalf of the French intelligence service, which mobilised political leaders, civil society actors and military personnel” in Mali, the minister added.

He also confirmed the arrest of two army generals, including Gen Abass Dembele, the former governor of the Mopti region, who was recently dismissed from his position.

At least 55 soldiers have been arrested so far in connection with the alleged attempted coup, security sources told AFP.

Gen Mohammedine said a full investigation was under way to identify “possible accomplices” and that “the situation is completely under control”.

Political tension has been rising in recent weeks, which have seen the arrest of former Prime Ministers Moussa Mara and Choguel Maïga over accusations of harming the reputation of the state and embezzlement.

Mara, a recent outspoken critic of the military government, has been in detention since 1 August, while Maïga is facing judicial sanctions.

In May, the junta dissolved all political parties following rare anti-government protests, which Mara described as a severe blow to reconciliation efforts initiated by the military leaders last year.

Junta leader Gen Asimi Goïta, who seized power in both 2020 and 2021, had promised elections last year, but these have never been held.

In July, the transition period was extended by five years, clearing him to continue leading the country until at least 2030.

Alongside its neighbours Niger and Burkina Faso, it has enlisted the help of Russian allies to contain the jihadist attacks in the region after breaking ties with France – but there has been no significant improvements in security.

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