
Une opération de lutte contre le trafic de drogues a été menée, le samedi 7 mars à Cantine, dans le village de Baswagha-Lubena, au sein du groupement Baswagha-Madiwe, en territoire de Beni. Une importante quantité de chanvre et d’autres stupéfiants a été incinérée par l’inspection territoriale de l’auditorat militaire de la garnison de Beni, avec l’appui des services de sécurité locaux.
Cette opération vise à renforcer la sécurité dans cette agglomération et à lutter contre les activités illicites qui nuisent à la communauté. Le chef du bureau du territoire de Beni en mission à Cantine, Paluku Sikumbili Nzuki, a mis en garde les vendeurs de chanvre et les responsables des maisons de tolérance, les appelant à abandonner ces pratiques illégales.
La population a salué cette initiative et a exhorté les jeunes à éviter la consommation de stupéfiants. Les acteurs concernés sont également encouragés à se tourner vers des activités génératrices de revenus légales.
Rappelons que l’inspection territoriale de l’auditorat militaire de la garnison de Beni mène actuellement une mission de traque des fumoirs et des maisons de tolérance afin de mettre fin à ces activités illicites dans la région.
2026.3.6 Lualaba : une jeune femme brûlée vive après des accusations de vol d’organe génital
La soirée du jeudi 5 mars a pris un tournant tragique à Kisankala, dans le territoire de Mutshatsha au Lualaba. Une jeune femme, accusée de vol d’organe génital après un contact physique avec un jeune homme, a été brutalement tuée par la foule en colère. Cet acte de violence s’inscrit dans un climat tendu, où des rumeurs de disparitions mystérieuses d’organes génitaux masculins circulent, alimentées par les réseaux sociaux, provoquant des lynchages injustifiés.
La localité de Kisankala, située dans le territoire de Mutshatsha au Lualaba, a été le théâtre d’un drame d’une violence inouïe dans la soirée du jeudi 5 mars. Une jeune femme, accusée d’avoir mystérieusement volé l’organe génital d’un jeune homme après un contact physique, a été brûlée vive, selon un communiqué de la société civile Eben-Ezer.
Les faits se sont produits aux alentours de 19 heures, lorsque plusieurs jeunes ont envahi les rues de la ville, scandant des chants incitant à la violence contre ceux accusés à tort de provoquer la disparition ou la rétraction des organes génitaux. Si un homme présumé coupable a été sauvé de justesse par la police, la jeune fille en question n’a pas eu la même chance et a été livrée à la fureur de la foule.
La disparition des organes génitaux : un mythe ou une réalité ?
Depuis plusieurs jours, des rumeurs circulent sur les réseaux sociaux et dans la société concernant une prétendue disparition mystérieuse des organes génitaux masculins. À Kalemie, Fungurume et Kolwezi, plusieurs habitants affirment avoir perdu leurs organes après un contact physique avec un inconnu. Des photos envoyées à Infos27.cd montrent certaines victimes avec des organes génitaux apparemment rétrécis. Un témoin de la société civile de Kalemie a rapporté qu’un homme aurait vu son appareil génital disparaître avant de se rendre dans une église pour une « réparation spirituelle ».
Ces allégations ont alimenté une colère populaire croissante. Les présumés responsables de ce phénomène sont souvent frappés, brûlés vifs ou humiliés publiquement. Face à cette situation, les autorités locales ont dû intervenir.
Le ministre provincial de l’Intérieur du Lualaba, Roy Kaumba, a appelé la population à faire preuve de retenue et à coopérer avec les forces de sécurité plutôt que de se faire justice elle-même, rappelant que « toute personne bénéficie de la présomption d’innocence » jusqu’à ce que les faits soient validés par la justice.
De son côté, la police a fermement démenti ces rumeurs, précisant que les victimes présumées n’ont en réalité subi aucune disparition de leurs organes génitaux. Cette mise au point met en lumière la rapide propagation de fausses informations, souvent alimentée par des partages sur les réseaux sociaux, qui conduisent à des actes de lynchage.
Malgré les démentis et les mises en garde des autorités, ces rumeurs continuent de se propager, générant une peur panique et une psychose dans la population locale, bien qu’aucun cas n’ait été confirmé jusqu’à présent.
2026.3.5 Sud-Kivu : un sujet burundais tué à Fizi, la société civile exige justice
Un nouveau drame vient d’être signalé dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu. La société civile locale dénonce l’assassinat d’un civil survenu le 5 mars 2026 dans le village de Kiringi, situé à Basi Kikela dans le groupement Basikalangwa, secteur de Ngandja.
Selon les informations confirmées par la société civile de Fizi, un homme armé non autrement identifié serait l’auteur du meurtre de ce ressortissant burundais nommé Innocent Ndayishimiye. La victime aurait succombé sur place à ses blessures.
Face à cet acte, la société civile du territoire de Fizi exprime une vive indignation. Son président, Me Jacques Alimasi, condamne fermement ce qu’il qualifie d’« acte inhumain » et appelle les autorités à agir rapidement pour que le présumé auteur soit identifié, arrêté et traduit en justice.
« Nous condamnons cet acte inhumain. Il est regrettable de constater que certains militaires des FARDC, dont la mission est de protéger les populations civiles, se livrent à des violations graves des droits humains. Le gouvernement doit retrouver rapidement l’auteur afin qu’il réponde de ses actes devant les instances judiciaires compétentes », a déclaré Me Jacques Alimasi.
La société civile s’inquiète également des conséquences diplomatiques qu’un tel incident pourrait avoir, la victime étant de nationalité burundaise. Selon elle, la répétition de ce type d’actes risque de fragiliser les relations entre la République démocratique du Congo et le Burundi, deux pays voisins.
Le territoire de Fizi continue de faire face à une insécurité persistante. Plusieurs organisations locales évoquent régulièrement des cas d’arrestations arbitraires, d’exactions et d’abus commis contre les populations civiles. La société civile regrette par ailleurs ce qu’elle considère comme une certaine légèreté du système judiciaire congolais face aux auteurs et commanditaires de ces violences.
Elle appelle ainsi les autorités militaires et judiciaires à prendre des mesures fermes afin de mettre fin à l’impunité et restaurer la confiance entre les forces de sécurité et les populations locales.
2026.2.27 Kinshasa-Kisenso : un homme condamné à mort pour le meurtre de sa mère et la conservation de son corps au congélateur
Kinshasa, 27 février 2026- Un drame familial glaçant a secoué la commune de Kisenso, au sud de Kinshasa. Jeudi 26 février, le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Matete a prononcé la peine de mort contre Josué Kaniki Kasongo, accusé d’avoir tué sa mère et conservé son corps dans un congélateur.
Agé d’une trentaine d’années, l’homme est soupçonné d’avoir ôté la vie à sa mère, âgée de plus de 60 ans, suite à un différend familial autour d’une dette.
Selon le ministère public, les preuves présentées lors du procès, incluant témoignages et constatations policières, établissent sans équivoque la culpabilité de l’accusé.
Le procès s’est déroulé en audience foraine devant une foule consternée. La gravité des faits, meurtre et anthropophagie, a suscité un mélange de stupeur et d’indignation parmi les habitants présents.
Les autorités locales ont été alertées par des odeurs suspectes émanant du domicile de la victime. Sur place, la police a procédé aux constatations et a immédiatement interpellé le suspect, ouvrant une procédure en flagrance.
2026.2.24 Kolwezi : neuf hommes condamnés à mort pour viol collectif lors d’une audience publique
La justice congolaise a frappé fort à Kolwezi dans une affaire qui a profondément choqué l’opinion publique locale. Le Tribunal de grande instance de Kolwezi a condamné neuf accusés à la peine de mort pour viol collectif sur une jeune fille, à l’issue d’une audience publique tenue en plein centre-ville. Ce verdict d’une sévérité exceptionnelle, assorti de lourdes peines de servitude pénale et de dommages-intérêts en faveur de la victime, illustre la volonté des autorités judiciaires de lutter contre les violences sexuelles dans une province minière marquée par de fortes tensions sociales. L’audience foraine, organisée en flagrance à la place de la Poste, visait également à envoyer un message de fermeté face à ce type de crimes. Les condamnés ont été immédiatement incarcérés, tandis qu’un autre prévenu, mineur, a été soustrait à la juridiction compétente.
Le Tribunal de grande instance de Kolwezi a condamné neuf prévenus à la peine de mort pour viol collectif sur une jeune fille, à l’issue d’une audience foraine tenue en flagrance dans le quartier Golf-ISTM, au niveau du By-pass, dans la ville de Kolwezi, province du Lualaba.
Le verdict a été rendu dans la soirée du lundi 23 février lors d’une audience publique organisée à la place de la Poste, en plein centre-ville, dans une affaire qui avait suscité une vive émotion au sein de la population.
Des peines particulièrement lourdes
Outre la peine capitale, la juridiction a infligé aux condamnés vingt ans de servitude pénale principale pour viol et association de malfaiteurs. Les personnes reconnues coupables sont Ilunga Jérémie, Balesi Kasanga Gosmi, Buanga Kabuya Élie, Jonathan Kanamkot, Katete Komuke José, Kaluku Luku Mbere, Mbuyi Modeste, Kalenga Mbuyi Exaucé et Kakuata Sylva Esdras.
Le tribunal a également prononcé une amende de deux millions de francs congolais contre chacun des condamnés, payable dans le délai légal, sous peine de quarante jours de servitude pénale subsidiaire en cas de non-paiement.
Réparation au profit de la victime
Au civil, la juridiction a accordé à la victime, identifiée comme Kayumba Senga Déborah, la somme de 20 000 dollars américains à titre de dommages et intérêts pour les préjudices subis.
À l’issue du prononcé du jugement, les condamnés ont été immédiatement placés en détention.
Le tribunal s’est toutefois déclaré incompétent pour juger Ngoie Kalenga Zéphirin, alias Kisang, en raison de sa minorité d’âge, renvoyant son cas vers la juridiction compétente pour mineurs.
Cette décision judiciaire d’une rare sévérité intervient dans un contexte de lutte renforcée contre les violences sexuelles en République démocratique du Congo, où ces crimes demeurent une préoccupation majeure des autorités et de la société civile.

Le bras de fer se poursuit entre les autorités de Kinshasa et les conducteurs de camions poids lourds. Malgré une rencontre avec le gouverneur Daniel Bumba, les transporteurs ont décidé de maintenir leur mouvement de grève, estimant que les engagements pris restent insuffisants tant qu’aucune mesure concrète n’est mise en œuvre. À l’origine de la contestation : les tracasseries administratives, la multiplication des barrières de contrôle et les prélèvements jugés abusifs le long de la Route nationale n°1, axe vital pour l’approvisionnement de la capitale. Les grévistes réclament des solutions immédiates pour alléger les coûts de transport et sécuriser leurs activités. Cette paralysie menace d’aggraver les perturbations logistiques et les tensions sur les prix des produits de première nécessité dans une ville fortement dépendante du trafic routier. La mise en place annoncée d’une commission mixte apparaît désormais comme la seule voie de sortie possible, à condition qu’elle débouche rapidement sur des décisions effectives.
La grève des conducteurs de camions poids lourds à Kinshasa se poursuit, malgré une rencontre tenue avec le gouverneur de la ville, Daniel Bumba. L’Union sacrée des associations des conducteurs des poids lourds du Congo a confirmé le maintien du mouvement, estimant que les discussions engagées n’ont pas encore produit de résultats tangibles.
Selon Marcel-Blaise Mambuku, secrétaire général de l’organisation, la réunion avec l’autorité urbaine n’avait pas pour objectif immédiat la levée de la grève. « Le gouverneur nous a reçus. Nous sommes convenus de la mise en place d’une commission », a-t-il déclaré, précisant que cette instance devra examiner en profondeur les revendications des transporteurs.
Un mouvement maintenu dans l’attente de mesures concrètes
Pour les conducteurs, la suspension de la grève dépendra de l’installation effective de cette commission et de la mise en œuvre de solutions concrètes. « Nous poursuivons la grève en attendant l’installation effective de cette commission », a insisté Marcel-Blaise Mambuku, soulignant la détermination des transporteurs à obtenir des changements durables.
Le responsable syndical a également insisté sur l’urgence des réformes attendues. « Nous voulons des solutions concrètes », a-t-il martelé, évoquant un ras-le-bol généralisé au sein de la profession.
Les tracasseries au cœur des revendications
Les conducteurs dénoncent principalement les tracasseries administratives et la multiplication des barrières de contrôle sur la Route nationale n°1 (RN1), axe stratégique reliant Kinshasa aux provinces du sud-ouest. Selon eux, ces pratiques entraînent des retards importants, des coûts supplémentaires et une insécurité pour les transporteurs.
Ce mouvement social intervient dans un contexte où le transport routier constitue un maillon essentiel de l’approvisionnement de la capitale en produits alimentaires et en matériaux de construction.
Des conséquences économiques redoutées
La poursuite de la grève pourrait perturber la chaîne logistique et accentuer les tensions sur les prix des marchandises dans la ville, déjà confrontée à des défis d’approvisionnement. Les autorités locales misent désormais sur le dialogue pour éviter une paralysie prolongée.
La commission annoncée devra réunir les représentants des conducteurs et des services concernés afin de proposer des solutions susceptibles de restaurer un climat de confiance et de permettre une reprise progressive des activités.
En attendant, les transporteurs restent mobilisés, déterminés à obtenir des garanties concrètes sur la réduction des tracasseries et l’amélioration de leurs conditions de travail sur les principaux axes routiers du pays.

Une opération menée le week-end dernier par le département zambien de l’immigration dans la ville de Ndola a conduit à l’expulsion de plus de 80 ressortissants congolais en situation de séjour irrégulier présumé.
Selon des informations recueillies par Radio Okapi, plus de 170 étrangers de différentes nationalités sont concernés par cette opération, appuyée par les services de sécurité zambiens. Les interventions ont ciblé plusieurs quartiers, notamment Hill Crest, Mitengo, Kawama, Kansenshi et Dola Hill.
La même source indique que 15 réfugiés congolais ont été relocalisés vers le camp de Meheba, tandis que 10 adultes et 26 mineurs sans papiers ont été expulsés via le poste frontalier de Sakania.
D’autres ressortissants congolais, notamment des étudiants sans titre de séjour valide, ont été sommés de quitter le territoire. Cinq Congolais restent en détention en attendant la suite des procédures.
Les autorités zambiennes rappellent que tout étranger résidant sur leur territoire doit se conformer strictement aux lois migratoires en vigueur.
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Un coup de filet contre la criminalité urbaine. La Police nationale congolaise (PNC) de Kinshasa a présenté 21 présumés bandits armés accusés d’avoir semé la terreur dans la capitale et dans la ville portuaire de Matadi à travers des braquages, kidnappings et vols de véhicules. Selon les autorités policières, ces individus appartiendraient à plusieurs réseaux criminels actifs dans des zones stratégiques, ciblant notamment des automobilistes et des conducteurs de motos. Cette opération intervient dans un contexte de recrudescence de l’insécurité dénoncée par la population et marque la volonté affichée des forces de l’ordre de reprendre le contrôle de l’espace urbain. La police assure poursuivre ses enquêtes pour démanteler l’ensemble des filières impliquées. Cette présentation publique, devenue une pratique courante, vise à rassurer les habitants et à dissuader d’éventuels criminels, alors que la lutte contre le banditisme reste un défi majeur pour les autorités de la capitale congolaise.
La Police nationale congolaise (PNC) de Kinshasa a présenté, mardi 17 février 2026, vingt et un présumés bandits armés soupçonnés d’être impliqués dans des braquages, kidnappings, vols de véhicules et ravissements de motos dans la capitale et à Matadi, selon un communiqué du Commissariat provincial parvenu à l’ACP.
« Le Commissariat provincial de la PNC ville de Kinshasa a présenté, ce mardi 17 février, 21 personnes identifiées comme membres de différentes bandes armées qui ont excellé dans les braquages, kidnappings, vols de véhicules et ravissements de motos dans les villes de Kinshasa et Matadi », précise le document.
Des réseaux criminels actifs entre Kinshasa et Matadi
D’après la police, ces suspects appartiendraient à plusieurs groupes opérant sur différents axes stratégiques, ciblant principalement des automobilistes, des motocyclistes et des particuliers.
Les autorités n’ont pas détaillé les circonstances exactes de leur arrestation, mais indiquent que les opérations se poursuivent afin d’identifier d’éventuels complices et de démanteler l’ensemble des réseaux impliqués.
Une réponse à la montée de l’insécurité
Cette présentation intervient dans un contexte marqué par des préoccupations croissantes de la population face à la recrudescence des actes criminels dans la capitale et ses environs.
La police assure intensifier les patrouilles et les opérations de renseignement pour prévenir les braquages et les enlèvements, tout en appelant la population à collaborer avec les services de sécurité.
En exposant ces suspects, la PNC entend démoner sa détermination à lutter contre le banditisme urbain et à restaurer la sécurité publique.
Les personnes interpellées devront désormais être déférées devant les autorités judiciaires compétentes pour la suite de la procédure.
Cette opération illustre les efforts en cours pour endiguer l’insécurité dans la capitale congolaise, où la protection des biens et des personnes demeure une priorité pour les autorités.

Kinshasa, 10 février 2026- La matinée du mardi 10 février, a été marquée par des scènes de violence au quartier Pakadjuma, dans la commune de Limete, à Kinshasa. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, des affrontements ont éclaté dans la zone de Kawélé/ONATRA, provoquant un climat de tension et d’insécurité parmi les habitants.
D’importants dégâts matériels ont été signalés. Le sous-commissariat de la Police nationale congolaise (PNC) installé dans la zone aurait été attaqué puis incendié. Des motos appartenant à des particuliers ont également été brûlées, tandis que d’autres engins ont été emportés par des individus profitant de la confusion. Dans la matinée, des colonnes de fumée restaient visibles et plusieurs habitants tentaient de protéger leurs biens.
Au cours de ces heurts, un policier a été grièvement blessé. Selon les premières informations disponibles, l’agent aurait été violemment agressé par des assaillants et souffrirait d’une fracture grave au genou. Son pronostic vital ne serait toutefois pas engagé.
La situation sécuritaire demeure préoccupante dans le quartier. Plusieurs familles ont choisi de rester confinées par crainte de nouvelles violences. Malgré un renforcement de la présence des forces de sécurité, la situation ne serait pas encore totalement sous contrôle.
Les autorités locales devraient communiquer dans les prochaines heures afin d’éclairer l’opinion sur les circonstances de ces incidents et annoncer d’éventuelles mesures pour rétablir l’ordre public.
2026.2.7 Lubero : un militaire des FARDC condamné à mort pour meurtre et viol à Manguredjipa
Le tribunal militaire de garnison de Butembo, siégeant en audience foraine à Manguredjipa, a condamné vendredi 6 février 2026 un soldat des FARDC à la peine capitale et à une amende de 20 000 dollars pour meurtre et viol. Une décision saluée par la population locale, qui y voit un signal fort contre l’impunité des crimes commis par des hommes en uniforme.
La justice militaire a prononcé une lourde sentence contre un soldat des Forces armées de la RDC, vendredi 6 février 2026 à Manguredjipa, dans le secteur de Bapere, territoire de Lubero. Siégeant en audience foraine, le tribunal de garnison de Butembo a condamné le militaire Likasu Zuzu Ngombi à la peine de mort, accompagnée d’une amende de 20 000 dollars américains, pour des faits de meurtre et de viol.
Interpellé en flagrant délit, l’accusé a été jugé pour des actes jugés d’une extrême gravité. D’après le ministère public, il aurait agressé sexuellement puis ôté la vie à une femme, mère de sept enfants, dans un champ situé à Ntembe, au sein du groupement de Baredje. Ce sont ses propres compagnons d’armes qui l’ont neutralisé avant de le livrer aux autorités judiciaires.
La séance s’est tenue publiquement au centre de Manguredjipa et a attiré une foule importante. De nombreux habitants ont accueilli favorablement la décision, y voyant une première marquante pour la région et un message clair contre l’impunité, alors que les exactions impliquant des hommes en uniforme suscitent une vive préoccupation au sein de la population.
Pour plusieurs observateurs, cette condamnation constitue un pas significatif vers le rétablissement de la confiance entre citoyens et institutions, illustrant la volonté de la justice militaire de faire appliquer la loi sans complaisance, y compris à l’encontre de ses propres membres.

Le verdict est tombé lundi 26 janvier 2026. Trois magistrats de la Cour d’appel de Kalemie, chef-lieu de la province du Tanganyika, ont été condamnés à des peines de prison ferme pour faits de corruption, à l’issue d’un procès tenu en audience foraine devant la Cour d’appel de Lubumbashi, dans le Haut-Katanga.
L’arrêt a été prononcé par le juge président Moïse Amadi Muningo, statuant en matière répressive au premier degré dans le cadre d’une procédure de flagrance. Les magistrats Zantoko Mayikila Hervé et Mbele Lalu Christophe ont chacun été condamnés à trois ans de servitude pénale principale, tandis qu’Asanga Kabalo Raphaël a écopé d’une peine d’un an d’emprisonnement.
Outre les peines de prison, le tribunal a assorti ces condamnations d’amendes et de sanctions complémentaires, notamment la privation du droit de vote, l’inéligibilité ainsi que l’interdiction d’accéder aux fonctions publiques et paraétatiques.
Les faits remontent au mois de décembre 2025. Un commerçant de la province du Tanganyika, Kafwimbi Kiwele Joseph, poursuivi pour tentative de viol sur sa belle-fille, avait été acquitté en première instance avant d’être condamné à six mois de prison en appel par la Cour d’appel de Kalemie.
Cette décision avait suscité une vive réaction du ministère public, qui avait dénoncé de sérieux soupçons de corruption ayant entaché l’arrêt rendu par les magistrats aujourd’hui condamnés.

Le Tribunal de Grande Instance de Lisala, a rendu son premier verdict ce vendredi 23 janvier 2026,dans l’affaire d’assassinat des Messieurs Alain Abilinda et Nzeka Liwanda survenu le 08 janvier 2026 au village Ngonzi Balele au secteur de Ngombe Doko, Territoire de Lisala province de la Mongala.
Monsieur Loleka Alele Patience a été condamné à la peine de mort et une amende d’un million de francs Congolais.
À en croire le Tribunal, cette peine a été requise conformément à la procédure en matière de flagrance basée sur l’article 9 de l’ordonnance loi N°78-001 relative à la répression des infractions flagrantes.
Après le verdict du Tribunal, la partie défenderesse s’est dit être derrière le prononcé du Tribunal.
« Le Tribunal a fait son travail. Nous avons le droit d’interjecter l’appel afin de corriger certaines erreurs constatées » a déclaré Me Michèle Yogo.
Il convient de signaler par ailleurs que, cette condamnation est la toute première parmi les 17 prévenus qui sont poursuivis pour des actes de tueries et pillages perpétrés lors des affrontements entre les villages Ngonzi Balele et Bokutu au début du mois en cours ayant occasionnés la mort de 09 personnes.

2026.1.20 Kwilu : des suspects arrêtés après l’attaque armée meurtrière de Lunkuni
Le signal sécuritaire est voulu fort. Dans la province du Kwilu, plusieurs personnes soupçonnées d’avoir pris part à l’attaque armée du village de Lunkuni ont été interpellées et présentées, ce mardi 20 janvier 2026, au gouverneur provincial Philippe Akamituna Ndolo, à Bandundu-ville.
Une opération menée par la Police nationale congolaise (PNC) pour tenter de reprendre le contrôle d’une zone récemment plongée dans la violence.
Ces arrestations sont le résultat d’une opération de sécurisation lancée dans le secteur de Manzasay, territoire de Bagata, sur instruction des autorités provinciales.
Les forces de l’ordre ont été déployées après l’attaque survenue le 5 janvier dernier, une incursion armée qui avait coûté la vie au chef du groupement Bamenga Lokwa.
L’assaut avait également entraîné l’incendie de plusieurs habitations et des exactions contre des civils, provoquant un climat de terreur. Selon des sources locales, de nombreux habitants avaient fui le village, trouvant refuge dans la forêt pour échapper aux violences.
Les autorités provinciales indiquent qu’une procédure judiciaire est en cours afin d’établir précisément les faits, d’identifier d’éventuels complices et de situer les responsabilités. Les suspects interpellés devraient être remis à la justice dans les prochains jours.
À travers ces arrestations, les autorités entendent afficher leur détermination à restaurer l’ordre public et à prévenir toute résurgence de l’insécurité dans cette partie du Kwilu, régulièrement exposée à des violences armées.
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