2026.6.10 Kasaï-Oriental : des taximen dénoncent le meurtre de leur collègue à Mbuji-Mayi
Le Syndicat des conducteurs de taximotos du Kasaï-Oriental alerte sur la montée de l’insécurité qui frappe ses membres. Cette dénonciation intervient après l’assassinat, la semaine dernière, d’un conducteur de moto-taxi à la place Mobile, à Mbuji-Mayi.
Selon les associations de motocyclistes, les vols de motos deviennent de plus en plus fréquents dans la ville et à l’intérieur de la province. Le président de l’Union pour la défense des taximotos du Congo (UDTC), José Lufuluabo appelle les autorités à renforcer les mesures sécuritaires.
“Les vols de motos sont devenus fréquents. Nous venons encore de perdre l’un de nos collègues. Nous demandons aux autorités de garantir la sécurité des conducteurs et de leurs engins”, a-t-il déclaré, tout en menaçant d’organiser des actions si la situation persiste.
De son côté, le gouvernement provincial se veut rassurant. Le ministre provincial de l’Intérieur et de la Sécurité, Patrick Mukendi Makanda, affirme que des mesures ont déjà été prises, notamment le renforcement de la présence des forces de l’ordre sur plusieurs axes stratégiques.
Malgré ces assurances, les conducteurs de taximotos attendent des résultats concrets pour mettre fin aux agressions et aux vols qui affectent leur activité.
2026.6.10 RDC : Un détenu abattu à Zongo, après une tentative d’´évasion
La ville de Zongo, frontalière de Bangui, capitale de la République Centrafricaine, a été le théâtre d’un drame mardi 9 juin 2026, à la prison centrale communément appelée « Sans Famille ».
Selon plusieurs sources concordantes, un détenu identifié sous le nom d’Emmanuel BOKETSHU aurait tenté de s’évader en escaladant le mur d’enceinte de l’établissement pénitentiaire. Pour empêcher sa fuite, les éléments chargés de la garde de la prison auraient ouvert le feu à balles réelles.
Grièvement atteint, le détenu a succombé à ses blessures. Les coups de feu entendus dans l’avant-midi ont provoqué une vive inquiétude au sein de la population, plusieurs habitants craignant une situation sécuritaire plus grave.
D’après certaines sources sécuritaires, la victime faisait l’objet de poursuites pour plusieurs faits criminels présumés commis à Gemena. Toutefois, aucune source officielle n’avait encore confirmé ces informations au moment de la rédaction du présent article.
Par ailleurs, des renseignements recueillis sur place indiquent qu’un militaire impliqué dans cet incident aurait été interpellé, afin de permettre aux services compétents de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de ce décès.
Le corps de la victime a été inhumé par les volontaires de la Croix-Rouge au cimetière de la commune de WANGO.
Ce drame survient moins de quarante-huit heures après un autre événement tragique enregistré dans la ville de Zongo, où un élément de la Force navale s’était donné la mort par arme à feu le dimanche 7 juin 2026.
2026.6.3 Travail, circulation, commerce : Kinshasa, la ville morte n’a pas trouvé preneur
Kinshasa a poursuivi ses activités mercredi 3 juin malgré l’appel à la « ville morte » lancé par plusieurs figures de l’opposition dans le cadre de leur contestation d’un éventuel projet de révision constitutionnelle. Des grands marchés aux principaux axes routiers, en passant par les administrations publiques, les banques et les transports en commun, la capitale congolaise a présenté le visage d’une ville en mouvement. Dans plusieurs communes réputées favorables à l’opposition, commerçants, fonctionnaires et transporteurs ont privilégié la poursuite de leurs activités quotidiennes. Sous la surveillance des forces de l’ordre déployées dans les principaux carrefours, Kinshasa a affiché une volonté de continuité économique et de maintien de l’ordre public.
L’appel à la « ville morte » lancé par une frange de l’opposition congolaise n’a pas produit les effets escomptés dans la capitale. Dès les premières heures de la matinée du mercredi 3 juin, les principaux centres d’activités économiques de Kinshasa ont fonctionné normalement, offrant l’image d’une ville résolument tournée vers ses occupations quotidiennes.
Dans plusieurs communes de la capitale, les commerces ont ouvert leurs portes comme à l’accoutumée, tandis que les transports en commun ont assuré la desserte des différents quartiers. Les marchés, les administrations publiques ainsi que de nombreux établissements privés ont poursuivi leurs activités sans interruption notable.
Les grands marchés au rendez-vous de l’activité économique
Au marché urbain Mzee Laurent-Désiré Kabila, plus connu sous l’appellation de marché de la Liberté de Masina, l’activité commerciale était perceptible dès les premières heures de la journée. Situé dans le district de la Tshangu, considéré comme l’un des principaux bastions populaires de la capitale, ce centre commercial a affiché un fonctionnement normal.
Commerçants, détaillants, vendeurs ambulants et propriétaires de boutiques ont répondu présents pour assurer leurs activités. Les allées du marché ont continué d’accueillir clients et acheteurs dans une ambiance habituelle.
Le même constat a été observé dans plusieurs communes de l’Est de la capitale. De la N’sele à Kimbanseke, en passant par Matete, les activités économiques ont suivi leur cours normal, sans signe apparent de paralysie.
Une circulation dense dans plusieurs communes
Sur le plan de la mobilité urbaine, les principaux axes routiers de la ville ont connu une fréquentation comparable à celle observée lors des journées ordinaires.
À Limete, les motos-taxis communément appelées « Wewa » partageaient la chaussée avec les véhicules particuliers et les transports en commun. Plusieurs conducteurs de motos-taxis ont même choisi d’offrir gratuitement le transport à certains passagers en direction du centre-ville.
À Bandalungwa, les embouteillages habituels étaient déjà visibles aux alentours de 10 heures. Entre le rond-point Moulaert et l’entrée menant vers Yesu Mu Djibu, la circulation s’effectuait difficilement par endroits en raison de l’affluence des véhicules. Une situation similaire a été observée sur le tronçon reliant l’arrêt Bakayawu à Tshibangu.
Même constat sur l’avenue Nguma en direction de Ma Campagne, où les automobilistes se disputaient les espaces disponibles dans une circulation particulièrement dense.
Les grands axes stratégiques de la capitale, notamment le boulevard du 30 Juin, l’avenue du 24 Novembre et l’avenue Mandela, présentaient également un trafic soutenu, illustrant la poursuite normale des activités économiques et administratives.
Les services publics ont fonctionné normalement
Les administrations publiques ont également maintenu leurs activités. Dans plusieurs services de l’État, les agents étaient présents à leurs postes de travail, conformément aux instructions des autorités gouvernementales qui avaient rappelé que la journée du 3 juin demeurait une journée ouvrable sur toute l’étendue du territoire national.
La veille, le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, avait averti que les absences injustifiées pourraient faire l’objet de sanctions disciplinaires.
Dans le même esprit, plusieurs membres du gouvernement avaient appelé les citoyens à poursuivre normalement leurs activités professionnelles et économiques.
Dans plusieurs quartiers stratégiques de la capitale, les forces de l’ordre étaient visibles aux principaux carrefours et points névralgiques.
Le dispositif sécuritaire mis en place visait à prévenir d’éventuelles perturbations et à garantir la protection des personnes ainsi que de leurs biens. Aucun incident majeur n’a été signalé dans les principales communes observées au cours de la matinée.
Cette présence a contribué à rassurer les usagers et les opérateurs économiques qui ont poursuivi leurs activités dans un climat globalement calme.
Une population tournée vers les préoccupations quotidiennes
Au-delà des considérations politiques, la journée du 3 juin a surtout mis en évidence la priorité accordée par de nombreux habitants aux impératifs économiques et sociaux.
Dans une ville où une grande partie de la population vit d’activités quotidiennes souvent informelles, l’arrêt du travail représente un coût difficile à supporter pour de nombreux ménages. Les scènes observées dans les marchés, les transports et les centres administratifs traduisent cette volonté de préserver les activités génératrices de revenus.
À travers les différents constats effectués dans les principales communes de Kinshasa, la capitale a ainsi donné l’image d’une ville qui a privilégié la continuité de ses activités économiques et le maintien de la sérénité publique, malgré les appels à la mobilisation lancés par l’opposition.
Pour rappel, la journée du 3 juin avait été déclarée « ville morte » par plusieurs leaders de l’opposition, notamment Martin Fayulu, Moïse Katumbi et Jean-Marc Kabund, qui dénoncent un éventuel projet de révision ou de changement de la Constitution. Les organisateurs entendaient faire de cette journée une démonstration de force politique contre ce qu’ils considèrent comme une menace pour l’ordre constitutionnel. En réaction, le gouvernement avait multiplié les appels à la poursuite normale des activités et renforcé les dispositifs de sécurité dans les principaux centres urbains du pays afin de garantir l’ordre public et la continuité des services.

La criminalité frappe encore à Kinshasa : un braquage ce mardi à Ngiri-Ngiri a fait deux blessés et permis aux assaillants d’emporter une forte somme. Cet incident survient alors que les forces de sécurité multiplient les opérations contre les actes de banditisme urbain.
Un braquage a été signalé mardi vers 17 heures dans la commune de Ngiri-Ngiri, entre les avenues Petit Saïo et Kasa-Vubu. Selon des témoins, les malfaiteurs ont emporté une somme importante et fait deux blessés, dont un policier.
Myriam Waligbia, habitante de l’avenue Bosenge, a expliqué à Infos27 que les assaillants, arrivés depuis l’avenue Makanza, ont braqué plusieurs commerces et cambistes. « Une jeune fille a été blessée à la main et un policier a reçu une balle », a-t-elle précisé. Un motocycliste a abandonné son engin lors de la fuite, et une cliente a fait un malaise pendant l’attaque.
En début de soirée, les autorités n’avaient pas encore communiqué sur le montant exact des fonds dérobés ni sur les circonstances précises de l’attaque.
Ce braquage intervient alors que les forces de sécurité intensifient leurs opérations contre la criminalité urbaine à Kinshasa. Récemment, à Barumbu, deux braqueurs condamnés ont écopé de la peine de mort lors d’une audience foraine. x1200
2026.6.2 Beni : le gouvernement condamne le massacre de 15 civils attribué aux ADF et promet une riposte renforcée
Kinshasa, 2 juin 2026- Le gouvernement de la République démocratique du Congo a condamné avec la plus grande fermeté l’attaque meurtrière perpétrée le dimanche 31 mai dans le quartier Ngadi, au nord de la ville de Beni, dans la province du Nord-Kivu, par des combattants des Forces démocratiques alliées (ADF), groupe armé affilié à l’État islamique.
Selon les informations relayées par les autorités provinciales, cette incursion a fait au moins quinze morts parmi les civils ainsi qu’un militaire engagé dans la protection des populations. Plusieurs habitations ont également été touchées au cours de l’attaque.
Dans un communiqué publié lundi, le gouvernement a présenté ses condoléances aux familles des victimes et exprimé sa compassion aux blessés ainsi qu’à l’ensemble de la population de Beni, une nouvelle fois frappée par la violence des groupes armés.
Face à ce drame, les autorités congolaises réaffirment que la lutte contre les ADF demeure une priorité absolue. Elles assurent que les Forces de défense et de sécurité poursuivent activement les opérations de traque des assaillants et que des mesures supplémentaires ont été engagées pour renforcer la protection des civils, sécuriser les zones affectées et prévenir de nouvelles attaques.
Le gouvernement a par ailleurs appelé la population au calme, à la vigilance et à la confiance envers les institutions de la République ainsi qu’en l’action des forces engagées sur le terrain.
Réaffirmant sa détermination à lutter contre le terrorisme, le gouvernement assure que les auteurs de cette attaque sont activement recherchés et qu’ils devront répondre de leurs actes devant la justice. Cette nouvelle tragédie rappelle la persistance de l’insécurité dans la région de Beni, malgré les opérations militaires menées contre les groupes armés actifs dans l’est du pays.
2026.6.1 Chebeya-Bazana : la VSV exige un nouveau procès contre John Numbi
Seize ans après l’assassinat de Floribert Chebeya et la disparition de Fidèle Bazana, la Voix des Sans Voix (VSV) relance avec force le combat contre l’impunité. À l’occasion de cette commémoration, l’organisation de défense des droits humains estime que les récentes réformes de la justice militaire lèvent désormais les obstacles juridiques à la tenue d’un nouveau procès impliquant l’ancien inspecteur général de la Police nationale congolaise, John Numbi. La VSV réclame également le jugement des autres personnes poursuivies dans ce dossier emblématique et appelle les autorités à faire toute la lumière sur ce qu’elle continue de qualifier de « crime d’État ».
Seize ans après l’assassinat du défenseur des droits humains Floribert Chebeya et la disparition de son chauffeur Fidèle Bazana, la Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme (VSV) a renouvelé, lundi 1er juin, son appel à la réouverture du procès dans cette affaire qui demeure l’un des dossiers judiciaires les plus emblématiques de la République démocratique du Congo.Dans une déclaration publiée à l’occasion de la commémoration du seizième anniversaire de ce double drame, l’organisation affirme que les avancées enregistrées au sein de la justice militaire ouvrent désormais la voie à un nouveau procès visant notamment l’ancien inspecteur général de la Police nationale congolaise, le général John Numbi Banza Tambo.
« La VSV ainsi que tous les défenseurs des droits humains en RDC et à travers le monde demeurent en attente d’un nouveau procès, celui du Lt-Général John Numbi Banza Tambo et consorts sur l’assassinat ou mieux le crime d’État dans l’affaire Floribert Chebeya et Fidèle Bazana », indique le communiqué.
La lutte contre l’impunité remise au centre du débat
Pour la VSV, les avancées judiciaires enregistrées ces dernières années demeurent incomplètes tant que les principaux suspects n’auront pas comparu devant la justice.
L’organisation estime que l’impunité continue de marquer cette affaire malgré les condamnations déjà prononcées par les juridictions militaires contre plusieurs personnes impliquées dans ce dossier.
« Cette seizième commémoration est toujours marquée par un verre à moitié plein, aussi longtemps que le général John Numbi continuera à jouir de l’impunité et à demeurer libre de ses mouvements », souligne la VSV.
L’organisation considère que la lutte contre l’impunité des crimes commis contre les défenseurs des droits humains constitue un impératif pour la consolidation de l’État de droit en RDC.
Les réformes judiciaires invoquées
Au cœur de l’argumentaire développé par la VSV figure l’Ordonnance-loi n°26/003 du 31 janvier 2026 modifiant certaines dispositions du Code judiciaire militaire.
Selon l’organisation, cette réforme permet désormais la désignation de magistrats de grade inférieur pour connaître des dossiers impliquant des prévenus de grade supérieur lorsque les conditions l’exigent.
Pour la VSV, cette évolution juridique supprime les obstacles qui avaient souvent été évoqués pour justifier l’absence de poursuites contre certains hauts gradés.
« Avec l’évolution positive au niveau de la justice militaire, aucun prétexte ne peut justifier l’impunité dont jouit le général John Numbi dans cette affaire », affirme le communiqué.
L’organisation estime également que la réouverture du procès pourrait bénéficier des témoignages et renseignements déjà recueillis dans le dossier, notamment ceux attribués au colonel Paul Mwilambwe, présenté comme un témoin clé de l’affaire.
Appel à juger les autres prévenus
Au-delà du cas John Numbi, la VSV réclame également l’organisation rapide du procès d’autres personnes poursuivies dans ce dossier.
L’organisation cite notamment le général Zelwa Katanga, surnommé « Djadjidja », ainsi que d’autres prévenus actuellement détenus.
Selon elle, leur jugement permettrait de mettre fin à une situation assimilée à une détention prolongée sans décision définitive de justice.
« Le moment est plus qu’indiqué pour que certaines personnes en détention connaissent enfin leur sort concernant leur implication dans cet ignoble assassinat », soutient la VSV.
L’assassinat de Floribert Chebeya, alors directeur exécutif de la VSV, et la disparition de Fidèle Bazana en juin 2010 avaient suscité une vive émotion en RDC et à l’étranger.
Considéré comme l’une des principales figures de la défense des droits humains dans le pays, Floribert Chebeya avait consacré plusieurs décennies à la promotion des libertés fondamentales et à la dénonciation des violations des droits de l’homme.
2026.6.1 Haute Cour militaire : ouverture du procès de Christian Tshiwewe, John Numbi et huit autres prévenus
Un procès aux implications sécuritaires majeures est annoncé le 4 juin à Kinshasa. La Haute Cour militaire va examiner un dossier mettant en cause dix prévenus, dont plusieurs anciens hauts responsables des Forces armées de la République démocratique du Congo. L’ex-chef d’état-major général Christian Tshiwewe, l’ancien inspecteur général de la Police nationale congolaise John Numbi et plusieurs officiers supérieurs sont poursuivis pour des infractions particulièrement graves, parmi lesquelles le complot, la trahison, l’apologie du terrorisme et la désertion à l’étranger.
La Haute Cour militaire de Kinshasa ouvre, le jeudi 4 juin 2026 à 9 heures, une audience publique consacrée à l’examen d’un dossier impliquant dix prévenus, dont plusieurs officiers généraux et supérieurs des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Selon l’extrait de rôle signé le 29 mai 2026 par la greffière en chef de la Haute Cour militaire, le colonel Jeanne Françoise Ngalula Mpiana, la juridiction va siéger en matière répressive au premier degré dans la salle habituelle de ses audiences située au rez-de-chaussée du Nouveau Palais de Justice, au croisement des avenues des Bâtonniers et Pumbu, dans la commune de la Gombe.
L’affaire est inscrite sous le numéro RP 060/26 et oppose le ministère public près la Haute Cour militaire à dix prévenus dont les noms figurent dans l’acte de saisine de la juridiction.
Christian Tshiwewe et John Numbi parmi les accusés
En tête de la liste figure le général d’armée Christian Tshiwewe Songesa, ancien chef d’état-major général des FARDC. Il comparaîtra aux côtés du général John Numbi Banza Ntambo, ancien inspecteur général de la Police nationale congolaise et figure connue de l’appareil sécuritaire congolais.
Sont également poursuivis le général-major Maurice Nyembo Kufi, les généraux de brigade Chinyabuuma Kamukinde, John Ngoy wa Kabila et John Sangwa Muhemedi.
Le dossier concerne en outre les colonels Guy Mukombozi Zahinda, Pathy Sangwa Lumbu et Christophe Tshibangu Kenge.
Un civil, identifié sous le nom de Pascal Nyembo Muyumba, complète la liste des prévenus appelés à comparaître devant la plus haute juridiction militaire du pays.
Huit chefs d’accusation retenus
D’après l’extrait de rôle affiché par la Haute Cour militaire, les prévenus sont poursuivis pour huit infractions distinctes.
Il s’agit notamment du complot, de la propagation de faux bruits, de l’apologie du terrorisme, de la trahison, de la violation des consignes militaires, de la désertion à l’étranger, de la détention illégale d’armes et de munitions de guerre ainsi que de l’incitation de militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline.
Ces infractions figurent parmi les plus graves prévues par la législation militaire congolaise en raison de leur impact potentiel sur la sécurité nationale, la cohésion des forces armées et le fonctionnement des institutions de la République.
2026.5.27 Makala : la détenue Honorine Porshe hospitalisée après une tentative de suicide en cellule
Un grave incident s’est produit à la prison centrale de Makala, à Kinshasa. La détenue Honorine Porshe a été admise en urgence dans une structure hospitalière après avoir tenté de mettre fin à ses jours à l’intérieur de sa cellule, selon plusieurs sources concordantes.
D’après les premières informations recueillies, la détenue se serait poignardée dans des circonstances qui restent encore à éclaircir. Alertés, les agents pénitentiaires sont rapidement intervenus afin de lui porter secours avant son évacuation vers un centre médical pour une prise en charge d’urgence.
À ce stade, aucune communication officielle n’a encore été faite par les autorités pénitentiaires concernant l’état de santé de la détenue ni les motivations exactes ayant conduit à cet acte.
Cette affaire suscite déjà de nombreuses interrogations sur les conditions de détention et le suivi psychologique des prisonniers au sein de la prison centrale de Makala, régulièrement confrontée à des problèmes de surpopulation et de sécurité.
2026.5.25 Lubumbashi : un braquage sanglant secoue le quartier Naviundu
Trois malfaiteurs ont attaqué dimanche 24 mai 2026 une cabine de vente de téléphones et un point mobile money à Naviundu, dans la commune de Kampemba. Le tenancier et le cambiste ont été blessés par balles, tandis que les assaillants ont emporté une importante somme d’argent avant de prendre la fuite.
a soirée du dimanche 24 mai 2026 a été marquée par un violent braquage dans le quartier Naviundu, communément appelé Kilobelobe, à Lubumbashi. Trois individus, arrivés à moto, ont pris d’assaut une cabine de vente d’unités téléphoniques et un point de transaction mobile money.
Les assaillants ont ouvert le feu sur le tenancier et le cambiste, blessant grièvement l’un d’eux. Selon les témoins, la victime a reçu deux balles, une à la main et l’autre à la hanche, avant de s’effondrer sur place, laissant derrière elle une mare de sang confirmant la violence de l’attaque.
« Ils pensaient qu’il y avait beaucoup d’argent dans la cabine. C’est pourquoi ils se sont acharnés sur ce jeune garçon, tirant une balle dans sa main et une autre sous la hanche. Nous avons essayé d’intervenir, mais ils ont tiré en l’air pour nous disperser », a raconté un riverain, la chemise encore tachée de sang.
Pour semer la panique, les braqueurs ont tiré plusieurs coups de feu en l’air, empêchant toute réaction des habitants. Une fois leur butin récupéré, ils ont pris la fuite sans être inquiétés.
Cet incident relance les inquiétudes sur la recrudescence de l’insécurité à Lubumbashi, après plusieurs mois d’accalmie. Dans un rapport hebdomadaire, la branche gouvernance et sécurité du cadre de concertation de la société civile avait alerté sur une montée du banditisme urbain, signalant au moins sept braquages survenus entre le mardi et le samedi 16 mai 2026.
2026.5.19 Le parquet militaire maintient la prison à vie contre le général Philémon Yav
Le procès du lieutenant général Philémon Yav Irung entre dans une phase décisive devant la Haute cour militaire de Kinshasa. Mardi, le parquet général des FARDC a réaffirmé sa demande de condamnation à la prison à vie contre l’ancien haut responsable militaire, poursuivi notamment pour trahison et incitation de militaires à commettre des actes contraires à la discipline. Dans une réplique ferme à la défense, le chef du parquet militaire, le lieutenant général magistrat Lucien-René Likulia, a estimé qu’aucun argument présenté par les avocats du prévenu n’avait permis de remettre en cause les accusations portées contre lui.
Le ministère public militaire a maintenu mardi sa position dans le procès du lieutenant général Philémon Yav Irung, poursuivi devant la Haute cour militaire pour des faits qualifiés de trahison et d’incitation de militaires à poser des actes contraires au devoir ou à la discipline. Lors de l’audience organisée à Kinshasa, le parquet général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) a réaffirmé sa demande de condamnation à la prison à vie contre l’officier supérieur.
Cette nouvelle étape judiciaire intervient après les plaidoiries de la défense, qui tentait d’obtenir l’abandon ou la requalification des charges retenues contre le prévenu.
Face à la Haute cour militaire, le chef du parquet général des FARDC, le lieutenant général magistrat Lucien-René Likulia, a estimé que les arguments développés par les avocats de Philémon Yav n’avaient pas permis d’ébranler les accusations du ministère public.
« Vous constaterez, Monsieur le président, qu’aucun des moyens développés par la défense n’a su renverser le réquisitoire du ministère public. Nous restons constants dans notre demande », a déclaré le magistrat militaire devant la cour.
Des accusations lourdes de conséquences
Le parquet militaire demande à la Haute cour de reconnaître établies les infractions de trahison ainsi que d’incitation de militaires à commettre des actes contraires au devoir ou à la discipline militaire.
Selon le ministère public, les faits reprochés au lieutenant général Philémon Yav portent atteinte à la sécurité de l’État ainsi qu’au fonctionnement de l’institution militaire dans un contexte sécuritaire particulièrement sensible pour la République démocratique du Congo.
Le chef du parquet général des FARDC a insisté sur la gravité des charges retenues contre le prévenu tout en maintenant la peine de prison à vie, assortie toutefois de circonstances atténuantes.
« Vous direz les infractions de trahison et d’incitation de militaires à commettre des actes contraires au devoir ou à la discipline établies à charge du prévenu Yav, et vous allez le condamner, avec admission des circonstances atténuantes, à la prison à vie. Ainsi, vous rendrez justice », a poursuivi le lieutenant général magistrat Lucien-René Likulia.

A Kinshasa, deux hommes ont été condamnés à mort pour un braquage dans la commune de Barumbu. Le tribunal militaire de la Gombe a prononcé mercredi 13 mai 2026 la peine capitale à l’encontre de Josué Kabutuka et Christian Kalabayo, reconnus coupables. Armés d’un fusil AK-47, ils ont dérobé 26 millions de francs congolais et près de 10.000 dollars lors du raid armé contre la victime. Un troisième prévenu, informaticien, a été relaxé. Le tribunal ordonne la restitution des fonds et la saisie d’une moto.
Le tribunal militaire de garnison de la Gombe a prononcé mercredi 13 mai 2026 la peine capitale à l’encontre de Josué Kabutuka et Christian Kalabayo, reconnus coupables de braquage d’un cambiste dans la commune de Barumbu. Un troisième prévenu, Kipoyi Mananga Israël, a été relaxé, le tribunal n’ayant pas pu établir sa participation.
Les deux condamnés ont été reconnus coupables d’association de malfaiteurs, de détention illégale d’armes et munitions de guerre, et de vol à main armée. Selon le dossier, ils ont utilisé un fusil AK-47 portant le numéro 19976, accompagné de cinq chargeurs contenant 83 munitions, pour commettre l’attaque contre le cambiste Botuna Salomon.
Kipoyi Mananga, informaticien de profession, a expliqué s’être retrouvé sur les lieux par hasard, lors d’une intervention policière, alors qu’il rentrait du travail. Faute de preuves, il a été acquitté.
Le tribunal a également ordonné la restitution des sommes dérobées, soit 26 millions de francs congolais et 9.950 dollars américains. Une moto TVS utilisée lors du braquage a été saisie.
Pour mémoire, le braquage s’est déroulé le 9 avril dernier, vers 17 heures, au numéro 4 bis de l’avenue Luapula, dans le quartier Mozindo. Deux des braqueurs ont été arrêtés sur place, tandis que leurs complices ont pris la fuite.

LOLA YA BONOBO, Congo (AP) — Micheline Nzonzi cradled a small and sleepy bonobo, an orphan whose life she will try to save over the next three years or so.
The 1-year-old’s chances are good, with motherly affection, milk from a bottle and frequent play with other babies.
“Without me, without us, these bonobos cannot survive,” said Nzonzi, who has been a bonobo foster mother for 24 years. “They survive thanks to human affection.”
This primate nursery on the forested outskirts of the Congolese capital of Kinshasa is the world’s only sanctuary for orphaned bonobos, usually rescued from poachers or found trapped in the homes of locals who raise them for their meat.
Although great apes like the endangered bonobos are legally protected from hunters, they are still targeted to satisfy demand for bushmeat in areas far beyond the Congo Basin, an expansive rain forest that is sometimes called Earth’s second lung. The bushmeat trade ranges from rodents to antelopes, but a totemic ape like the bonobo may fetch a higher price.
“The bonobos are in danger. We are educating people to not kill the bonobos,” said Arsène Madimba, an educator with the Lola ya Bonobo sanctuary. “We can’t kill them, we can’t put them at home as pets, we can’t eat them. Because of poaching, we can find big trading of orphaned bonobos across the country.”
Congo has proposed issuing ‘bonobo credits’
Bonobos raise their babies for four to five years. Their low reproductive cycle means they are vulnerable to environmental disturbances. To protect them and their habitat, Congolese authorities last year broached the idea of issuing “bonobo credits,” similar to carbon credits, to reward communities for preserving forests. The program is yet to take off.
“There is a cultural difference” between Congo and neighboring Uganda, where apes are not hunted for meat, said primatologist Gladys Kalema-Zikusoka, founder of the Uganda-based Conservation Through Public Health group. “In Congo, they believe that you can become as strong as (the primate eaten).”
There are dozens of grown bonobos at Lola ya Bonobo. Some have lived there since 2002, when this sanctuary opened under the sponsorship of a conservation nonprofit known by its French name of Les Amis des Bonobos du Congo.
The nursery also has 11 young bonobos, with the most recent arriving earlier this year. Each baby is paired with a foster mother who will look after it for years before it can be transferred to bonobo groups open to visitors.
On rare occasions, an animal at Lola ya Bonobo eventually returns to the wild, which can take years of preparation.
About 20,000 bonobos are left in the wild
Bonobos share nearly 99% of their DNA with humans and, along with chimpanzees, are our closest living relatives.
In the 1980s, primatologists estimated about 100,000 bonobos were left in the wild. The number is now estimated at roughly 20,000, an astonishing decline. The bonobo is threatened primarily by the commercial bushmeat trade, according to the International Union for Conservation of Nature.
The bonobo’s natural habitat is an area of dense equatorial forest south of the Congo River. Bonobos are rarely studied in the wild, and much of what is known about them emerged from studies in foreign zoos and by foreign researchers drawn to a fascinating creature.
The bonobo was first identified as a possibly separate species in 1929, when German anatomist Ernst Schwarz noticed a difference in the skull of a specimen believed to be a grown chimpanzee with an unusually small head. Schwarz’s rival, an American zoologist named Harold Coolidge, later provided detailed descriptions that made it possible in 1933 to classify the bonobo as a separate species.
The bonobo is relatively well-known among Americans, due in part to its reputation as one of the most intelligent, peaceful and empathetic animals. They may even have a capacity for imagination, according to a study published in 2025 by Johns Hopkins University.
Bonobos are led by females and distinguished by their apparent lack of sexual jealousy. When two groups meet, females may switch sides without provoking a fight, unlike chimpanzees and gorillas. They may initiate casual mating, which happens so frequently, so intensely, and with such variety of style that bonobos are described as the “hippie apes.”
Market in monkey meat continues
In Kinshasa, the trade in primate meat has gone underground. Traders need permits to hunt antelopes and other species, but trading in “les macaques” is prohibited in part to prevent the spread of zoonotic diseases such as Ebola.
“I used to sell monkeys before, but now we cannot sell monkeys, any type of monkeys,” said Charles Ntanga, a vendor at Masina market.
Ntanga wielded a flywhisk to swat flies that settled on the rancid carcass of a giant rodent before him, with a kilogram going for about $17. Guyva Mputu, the vendor next to him, was selling python, whose frozen flesh started to steam in the humid weather.
Baby bonobos captured by poachers are used to lure grown bonobos, which are shot when they come to investigate the noise, said Madimba of Lola ya Bonobo.
Orphaned bonobos build bonds with their caregivers, who often can identify each by name, said zookeeper Frank Lutete, whose role is to feed the animals. He paddled across the water to distribute papaya as the bonobos made a racket, coming down trees to collect his offerings.
Some bonobos thank him, he said, tapping their chests in a gesture of gratitude. x1200
2026.5.6 Opération Ndobo : la Police nationale interpelle 13 suspects après l’attaque de la paroisse Saint-Théophile à Kinshasa
Treize présumés bandits ont été interpellés à Kinshasa dans le cadre de l’opération Ndobo, à la suite de l’attaque de la paroisse Saint-Théophile et de plusieurs agressions dans la commune de Kimbanseke. La Police nationale congolaise annonce des poursuites judiciaires contre ces suspects, accusés de vols, violences et atteintes aux personnes. L’intervention s’inscrit dans un contexte de recrudescence des actes criminels dans la capitale, où les autorités entendent renforcer la sécurité et rétablir l’ordre public.
La lutte contre l’insécurité urbaine à Kinshasa connaît un nouveau développement. La Police nationale congolaise a annoncé l’interpellation de treize présumés bandits dans la commune de Kimbanseke, dans le cadre de l’opération Ndobo, une initiative sécuritaire visant à endiguer la criminalité dans la capitale.
Ces arrestations font suite à une série d’attaques survenues dans la nuit du 4 avril ainsi que dans celle du 1er mai 2026. Selon les autorités, les individus appréhendés sont soupçonnés d’avoir participé à plusieurs actes de banditisme, notamment l’attaque de la paroisse Saint-Théophile. Lors de cet assaut, le curé de la paroisse a été agressé et divers biens de valeur emportés.
Les faits reprochés aux suspects ne se limitent pas à cet incident. Les enquêteurs les lient également à plusieurs agressions visant des habitations et des commerces de particuliers dans différents quartiers de Kimbanseke. Ces attaques ont entraîné des pertes matérielles importantes, incluant des sommes d’argent et des biens, ainsi que des blessures infligées à certaines victimes.
« Les suspects ont été interpellés dans le cadre des opérations de sécurisation menées sur le terrain », indique une source policière. La même source précise que les investigations ont permis de remonter jusqu’à ce groupe, présenté comme actif dans plusieurs zones de la commune.
À l’issue de leur interpellation, les treize individus ont été déférés devant les juridictions compétentes. Ils devront répondre des faits qui leur sont reprochés, notamment des actes de vol qualifié, d’agression et d’atteinte à l’intégrité physique des personnes.
Cette opération s’inscrit dans un contexte marqué par une recrudescence des actes de banditisme urbain à Kinshasa, en particulier dans certaines communes périphériques. Face à cette situation, les autorités ont multiplié les initiatives sécuritaires, dont l’opération Ndobo, destinée à renforcer la présence policière et à démanteler les réseaux criminels.
Le ministère de l’Intérieur a réaffirmé, à cette occasion, la détermination du gouvernement à lutter contre la criminalité. « Le Gouvernement reste engagé à renforcer la sécurité des personnes et de leurs biens », a-t-il indiqué, rappelant la nécessité d’une collaboration entre les forces de l’ordre et la population pour prévenir les actes délictueux.
Au-delà des interpellations, les autorités entendent poursuivre les opérations de ratissage et de surveillance dans les zones identifiées comme sensibles. L’objectif affiché est de restaurer durablement la sécurité et de dissuader les groupes criminels encore actifs dans la capitale.
Pour les habitants de Kimbanseke, ces arrestations constituent un signal attendu, même si les défis restent importants. La capacité des services de sécurité à maintenir la pression sur les réseaux criminels sera déterminante pour inverser la tendance et rétablir un climat de confiance.

Le jugement est tombé au terme d’un procès sous haute tension. À Lubumbashi, le tribunal militaire de garnison a condamné 35 jeunes militants issus des partis ARDev et UNAFEC à 20 ans de servitude pénale principale pour terrorisme et association de malfaiteurs. Une décision rendue mardi 28 avril 2026, à l’issue d’une audience spéciale organisée au stade Kibasa Maliba, dans la commune de Kenya.
Les faits remontent à la mi-avril. Du 13 au 15 avril 2026, des affrontements violents avaient opposé deux factions de jeunes, affiliées à des formations politiques rivales. Armés de machettes et de pierres, les protagonistes s’étaient affrontés dans plusieurs artères de la commune de Kenya, érigeant des barricades, incendiant des véhicules et s’attaquant à des commerces. Le marché Kenya, principal poumon économique local, avait été paralysé pendant plusieurs jours, sur fond de pillages et de scènes de chaos.
Poursuivis en flagrance, les prévenus ont comparu dès le 24 avril devant la juridiction militaire, sous la présidence du magistrat Ramazani Yav. Le procès, marqué par des échanges particulièrement vifs, a rapidement cristallisé les tensions autour de la question des responsabilités individuelles. La défense a plaidé pour une appréciation au cas par cas, tandis que la partie civile a rejeté cette approche, estimant « difficile de différencier les rôles de chaque accusé dans les événements ».
Le ministère public, lui, a soutenu une lecture globale des faits, pointant une action concertée ayant gravement porté atteinte à l’ordre public. Selon l’accusation, les violences ont non seulement semé la terreur au sein de la population, mais également perturbé durablement les activités économiques dans cette zone stratégique de la ville.
La tenue du procès au stade Kibasa Maliba, en présence notamment des autorités provinciales et du gouverneur intérimaire, illustre l’ampleur prise par cette affaire dans la capitale du Haut-Katanga. Elle témoigne aussi de la volonté des autorités de répondre avec fermeté à des violences à caractère politique, dans un contexte de tensions persistantes entre jeunesses partisanes.
Avec ce verdict, la justice militaire envoie un signal clair : les débordements politiques violents, assimilés à des actes de terrorisme, s’exposent à des sanctions lourdes. Reste à savoir si cette décision contribuera à apaiser durablement un climat local marqué par des rivalités politiques de plus en plus radicalisées.
2026.4.20 Affaire des violences chez Rebo Tchulo : le ministre de la Justice ordonne une enquête
Une vidéo devenue virale, des images jugées « d’une gravité particulière » et une réaction rapide des autorités. Le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire après la diffusion d’une séquence montrant des hommes en uniforme infligeant des sévices corporels à un individu dans une résidence présentée comme celle de l’artiste Déborah Tshimpaka, dite Rebo Tchulo, à Kinshasa. Les faits, survenus dans la nuit de samedi à dimanche, pourraient relever d’infractions graves, notamment de torture. L’Auditeur général des FARDC est chargé d’établir les responsabilités.
La réaction n’a pas tardé. Face à la diffusion d’une vidéo montrant des hommes en uniforme administrant des sévices corporels à un individu dans une résidence privée à Kinshasa, le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire. L’instruction a été confiée à l’Auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), avec pour mission d’établir la matérialité des faits et d’identifier les auteurs présumés.
Selon un communiqué officiel rendu public par la cellule de communication du ministère, les faits se seraient déroulés dans la nuit du 19 au 20 avril, aux environs de 4 heures du matin, dans la commune de Ngaliema, précisément dans la résidence de la chanteuse Déborah Tshimpaka, connue sous le nom de scène Rebo Tchulo. Les images, largement relayées sur les réseaux sociaux, montrent un individu soumis à des violences physiques infligées par des hommes présentés comme appartenant aux forces en uniforme.
Sans préjuger de la culpabilité des personnes mises en cause, le ministre de la Justice a tenu à rappeler la gravité potentielle des faits. « Sans préjuger de la responsabilité des personnes mises en cause, il rappelle que s’ils sont établis, les faits dénoncés sont susceptibles de constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires ainsi que des faits d’incitation des militaires à commettre des actes contraires à la loi, prohibés et réprimés par le code pénal militaire », précise le communiqué.
Au-delà de la qualification pénale, les autorités soulignent également les implications institutionnelles d’un tel dossier. Les actes décrits constitueraient, s’ils sont avérés, une violation manifeste des principes fondamentaux consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo. Le texte évoque notamment l’atteinte à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, rappelant les engagements internationaux du pays en matière de protection des droits humains.
Dans cette perspective, le ministre Guillaume Ngefa a donné des instructions fermes à l’Auditeur général des FARDC afin que « toute la lumière soit faite » sur cette affaire. L’objectif affiché est double : établir les responsabilités individuelles et garantir que les auteurs répondent de leurs actes devant les juridictions compétentes, en l’occurrence les juridictions militaires.
Cette décision s’inscrit dans une volonté affichée des autorités de renforcer l’État de droit et de lutter contre l’impunité, en particulier au sein des forces de défense et de sécurité. « Le ministre d’État réaffirme l’attachement du gouvernement au respect de l’État de droit, à la lutte contre l’impunité, ainsi qu’à la protection sans aucune distinction de l’intégrité physique de toute personne », conclut le communiqué.
2026.4.18 About 15 Latin American deportees from the US arrive in Congo
KINSHASA, Congo (AP) — Around 15 people deported from the United States landed in Congo’s capital Kinshasa early Friday, one of their lawyers told The Associated Press.
It was the latest example of the Trump administration using agreements with African countries to accelerate migrant removals that have raised questions about respect for the migrants’ rights.
An official at the Congolese migration agency confirmed the arrivals but didn’t provide details.
The deportees are all from Latin America and the Congolese government plans to keep them in the country for a short period, said U.S. attorney Alma David, who represents one of the deportees. She has been speaking with her client since arriving in Kinshasa.
All the deportees are believed to have legal protection from U.S. judges shielding them against being returned to their home countries, David said. The deportees are believed to be staying at a hotel in Kinshasa.
The International Organization for Migration, a United Nations-affiliated agency, will be involved to offer “assisted voluntary return,” David told AP.
“The fact that the focus is on offering them ‘voluntary’ return to their home country when they spent months in immigration detention in the U.S. fighting hard to not have to go home is very alarming,” she said.
An IOM spokesperson said the organization was providing humanitarian assistance to the deportees at the request of the Congolese government. It said it may also offer assisted voluntary return, which is “strictly voluntary and based on free, prior and informed consent.”
Congo’s Ministry of Communications said in a statement earlier this month that it will receive some migrants as part of a new deal under the Trump administration’s third-country program.
It described the arrangement as a “temporary” one that reflects Congo’s “commitment to human dignity and international solidarity.” It would come with zero costs to the government with the U.S. covering the needed logistics, it said.
The statement said no automatic transfer of the deportees is planned, adding: “Each situation will be subject to individual review in accordance with the laws of the Republic and national security requirements.”
The U.S. has struck such third-country deportation deals with at least seven other African nations, many of them among countries hit hardest by the Trump administration’s policies restricting trade, aid and migration.
The Trump administration has spent at least $40 million to deport about 300 migrants to countries other than their own, according to a report released recently by the Democratic staff of the Senate Foreign Relations Committee.
Lawyers and activists have raised questions over the nature of the deals with countries in Africa and elsewhere. Several of the African nations that have signed such deals have notoriously repressive governments and poor human rights records — including Eswatini, South Sudan and Equatorial Guinea.
2026.3.17 Belgian court to decide on holding trial over 1961 killing of DRC leader Lumumba
A Brussels court is to decide Tuesday whether a 93-year-old former Belgian diplomat should stand trial over the 1961 killing of Congolese independence icon Patrice Lumumba.
Etienne Davignon, a one-time EU commissioner, is the only one still alive among 10 Belgians accused by the Congolese leader’s family of complicity in the murder.
If the prosecutors’ request that he answer in court is accepted, he would become the first Belgian official to face justice in the 65 years since Lumumba was executed and his body dissolved in acid.
Lawyers for Davignon, who denies all charges, argued in a closed-door January hearing that too much time had passed since the events, according to multiple sources.
Lumumba’s relatives conversely maintained that the time is ripe for a long-overdue legal reckoning.
“We are counting on the Belgian justice system to do its job and shed light on history,” Yema Lumumba, 33, a granddaughter of the late Congolese prime minister, told AFP earlier this year.
Prosecutors accuse Davignon of “participation in war crimes” over his role in the “unlawful detention and transfer” of Lumumba, as well as “humiliating and degrading treatment”.
A fiery critic of Belgium’s colonial rule, Lumumba became his country’s first prime minister after it gained independence in 1960.
But he fell out with the former colonial power and with the United States and was ousted in a coup a few months after taking office.
He was executed on 17 January 1961, aged just 35, in the southern region of Katanga, with the support of Belgian mercenaries.
His body was never recovered.
‘Criminal enterprise’
Davignon, who went on to become a vice president of the European Commission in the 1980s, was a novice diplomat at the time of the assassination.
After entering the diplomatic service in 1959, Davignon rose through the ranks after his early involvement in Congolese independence talks.
Christophe Marchand, a lawyer for Lumumba’s family, described the accused as “a link in the chain” of a “disastrous state-sponsored criminal enterprise”.
The court’s decision is subject to appeal. Were a trial to be held, Marchand has said he hoped it would take place in early 2027.
The latest step in Belgium’s decades-long reckoning with the role it played in Lumumba’s killing, the case has already led to one macabre discovery: one of Lumumba’s teeth.
The only known remains of the assassinated leader, the tooth was seized from the daughter of a deceased Belgian police officer who had been involved in the disappearance of the body.
It was returned to DRC authorities in a coffin during an official ceremony in 2022 in a bid to turn a page on the grim chapter of its colonial past.
During the handover, then Belgian prime minister Alexander De Croo reiterated the government’s “apologies” for its “moral responsibility” in Lumumba’s disappearance.
De Croo pointed the finger at Belgian officials who at the time “chose not to see” and “not to act”.

Une opération de lutte contre le trafic de drogues a été menée, le samedi 7 mars à Cantine, dans le village de Baswagha-Lubena, au sein du groupement Baswagha-Madiwe, en territoire de Beni. Une importante quantité de chanvre et d’autres stupéfiants a été incinérée par l’inspection territoriale de l’auditorat militaire de la garnison de Beni, avec l’appui des services de sécurité locaux.
Cette opération vise à renforcer la sécurité dans cette agglomération et à lutter contre les activités illicites qui nuisent à la communauté. Le chef du bureau du territoire de Beni en mission à Cantine, Paluku Sikumbili Nzuki, a mis en garde les vendeurs de chanvre et les responsables des maisons de tolérance, les appelant à abandonner ces pratiques illégales.
La population a salué cette initiative et a exhorté les jeunes à éviter la consommation de stupéfiants. Les acteurs concernés sont également encouragés à se tourner vers des activités génératrices de revenus légales.
Rappelons que l’inspection territoriale de l’auditorat militaire de la garnison de Beni mène actuellement une mission de traque des fumoirs et des maisons de tolérance afin de mettre fin à ces activités illicites dans la région.
2026.3.6 Lualaba : une jeune femme brûlée vive après des accusations de vol d’organe génital
La soirée du jeudi 5 mars a pris un tournant tragique à Kisankala, dans le territoire de Mutshatsha au Lualaba. Une jeune femme, accusée de vol d’organe génital après un contact physique avec un jeune homme, a été brutalement tuée par la foule en colère. Cet acte de violence s’inscrit dans un climat tendu, où des rumeurs de disparitions mystérieuses d’organes génitaux masculins circulent, alimentées par les réseaux sociaux, provoquant des lynchages injustifiés.
La localité de Kisankala, située dans le territoire de Mutshatsha au Lualaba, a été le théâtre d’un drame d’une violence inouïe dans la soirée du jeudi 5 mars. Une jeune femme, accusée d’avoir mystérieusement volé l’organe génital d’un jeune homme après un contact physique, a été brûlée vive, selon un communiqué de la société civile Eben-Ezer.
Les faits se sont produits aux alentours de 19 heures, lorsque plusieurs jeunes ont envahi les rues de la ville, scandant des chants incitant à la violence contre ceux accusés à tort de provoquer la disparition ou la rétraction des organes génitaux. Si un homme présumé coupable a été sauvé de justesse par la police, la jeune fille en question n’a pas eu la même chance et a été livrée à la fureur de la foule.
La disparition des organes génitaux : un mythe ou une réalité ?
Depuis plusieurs jours, des rumeurs circulent sur les réseaux sociaux et dans la société concernant une prétendue disparition mystérieuse des organes génitaux masculins. À Kalemie, Fungurume et Kolwezi, plusieurs habitants affirment avoir perdu leurs organes après un contact physique avec un inconnu. Des photos envoyées à Infos27.cd montrent certaines victimes avec des organes génitaux apparemment rétrécis. Un témoin de la société civile de Kalemie a rapporté qu’un homme aurait vu son appareil génital disparaître avant de se rendre dans une église pour une « réparation spirituelle ».
Ces allégations ont alimenté une colère populaire croissante. Les présumés responsables de ce phénomène sont souvent frappés, brûlés vifs ou humiliés publiquement. Face à cette situation, les autorités locales ont dû intervenir.
Le ministre provincial de l’Intérieur du Lualaba, Roy Kaumba, a appelé la population à faire preuve de retenue et à coopérer avec les forces de sécurité plutôt que de se faire justice elle-même, rappelant que « toute personne bénéficie de la présomption d’innocence » jusqu’à ce que les faits soient validés par la justice.
De son côté, la police a fermement démenti ces rumeurs, précisant que les victimes présumées n’ont en réalité subi aucune disparition de leurs organes génitaux. Cette mise au point met en lumière la rapide propagation de fausses informations, souvent alimentée par des partages sur les réseaux sociaux, qui conduisent à des actes de lynchage.
Malgré les démentis et les mises en garde des autorités, ces rumeurs continuent de se propager, générant une peur panique et une psychose dans la population locale, bien qu’aucun cas n’ait été confirmé jusqu’à présent.
2026.3.5 Sud-Kivu : un sujet burundais tué à Fizi, la société civile exige justice
Un nouveau drame vient d’être signalé dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu. La société civile locale dénonce l’assassinat d’un civil survenu le 5 mars 2026 dans le village de Kiringi, situé à Basi Kikela dans le groupement Basikalangwa, secteur de Ngandja.
Selon les informations confirmées par la société civile de Fizi, un homme armé non autrement identifié serait l’auteur du meurtre de ce ressortissant burundais nommé Innocent Ndayishimiye. La victime aurait succombé sur place à ses blessures.
Face à cet acte, la société civile du territoire de Fizi exprime une vive indignation. Son président, Me Jacques Alimasi, condamne fermement ce qu’il qualifie d’« acte inhumain » et appelle les autorités à agir rapidement pour que le présumé auteur soit identifié, arrêté et traduit en justice.
« Nous condamnons cet acte inhumain. Il est regrettable de constater que certains militaires des FARDC, dont la mission est de protéger les populations civiles, se livrent à des violations graves des droits humains. Le gouvernement doit retrouver rapidement l’auteur afin qu’il réponde de ses actes devant les instances judiciaires compétentes », a déclaré Me Jacques Alimasi.
La société civile s’inquiète également des conséquences diplomatiques qu’un tel incident pourrait avoir, la victime étant de nationalité burundaise. Selon elle, la répétition de ce type d’actes risque de fragiliser les relations entre la République démocratique du Congo et le Burundi, deux pays voisins.
Le territoire de Fizi continue de faire face à une insécurité persistante. Plusieurs organisations locales évoquent régulièrement des cas d’arrestations arbitraires, d’exactions et d’abus commis contre les populations civiles. La société civile regrette par ailleurs ce qu’elle considère comme une certaine légèreté du système judiciaire congolais face aux auteurs et commanditaires de ces violences.
Elle appelle ainsi les autorités militaires et judiciaires à prendre des mesures fermes afin de mettre fin à l’impunité et restaurer la confiance entre les forces de sécurité et les populations locales.
2026.2.27 Kinshasa-Kisenso : un homme condamné à mort pour le meurtre de sa mère et la conservation de son corps au congélateur
Kinshasa, 27 février 2026- Un drame familial glaçant a secoué la commune de Kisenso, au sud de Kinshasa. Jeudi 26 février, le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Matete a prononcé la peine de mort contre Josué Kaniki Kasongo, accusé d’avoir tué sa mère et conservé son corps dans un congélateur.
Agé d’une trentaine d’années, l’homme est soupçonné d’avoir ôté la vie à sa mère, âgée de plus de 60 ans, suite à un différend familial autour d’une dette.
Selon le ministère public, les preuves présentées lors du procès, incluant témoignages et constatations policières, établissent sans équivoque la culpabilité de l’accusé.
Le procès s’est déroulé en audience foraine devant une foule consternée. La gravité des faits, meurtre et anthropophagie, a suscité un mélange de stupeur et d’indignation parmi les habitants présents.
Les autorités locales ont été alertées par des odeurs suspectes émanant du domicile de la victime. Sur place, la police a procédé aux constatations et a immédiatement interpellé le suspect, ouvrant une procédure en flagrance.
2026.2.24 Kolwezi : neuf hommes condamnés à mort pour viol collectif lors d’une audience publique
La justice congolaise a frappé fort à Kolwezi dans une affaire qui a profondément choqué l’opinion publique locale. Le Tribunal de grande instance de Kolwezi a condamné neuf accusés à la peine de mort pour viol collectif sur une jeune fille, à l’issue d’une audience publique tenue en plein centre-ville. Ce verdict d’une sévérité exceptionnelle, assorti de lourdes peines de servitude pénale et de dommages-intérêts en faveur de la victime, illustre la volonté des autorités judiciaires de lutter contre les violences sexuelles dans une province minière marquée par de fortes tensions sociales. L’audience foraine, organisée en flagrance à la place de la Poste, visait également à envoyer un message de fermeté face à ce type de crimes. Les condamnés ont été immédiatement incarcérés, tandis qu’un autre prévenu, mineur, a été soustrait à la juridiction compétente.
Le Tribunal de grande instance de Kolwezi a condamné neuf prévenus à la peine de mort pour viol collectif sur une jeune fille, à l’issue d’une audience foraine tenue en flagrance dans le quartier Golf-ISTM, au niveau du By-pass, dans la ville de Kolwezi, province du Lualaba.
Le verdict a été rendu dans la soirée du lundi 23 février lors d’une audience publique organisée à la place de la Poste, en plein centre-ville, dans une affaire qui avait suscité une vive émotion au sein de la population.
Des peines particulièrement lourdes
Outre la peine capitale, la juridiction a infligé aux condamnés vingt ans de servitude pénale principale pour viol et association de malfaiteurs. Les personnes reconnues coupables sont Ilunga Jérémie, Balesi Kasanga Gosmi, Buanga Kabuya Élie, Jonathan Kanamkot, Katete Komuke José, Kaluku Luku Mbere, Mbuyi Modeste, Kalenga Mbuyi Exaucé et Kakuata Sylva Esdras.
Le tribunal a également prononcé une amende de deux millions de francs congolais contre chacun des condamnés, payable dans le délai légal, sous peine de quarante jours de servitude pénale subsidiaire en cas de non-paiement.
Réparation au profit de la victime
Au civil, la juridiction a accordé à la victime, identifiée comme Kayumba Senga Déborah, la somme de 20 000 dollars américains à titre de dommages et intérêts pour les préjudices subis.
À l’issue du prononcé du jugement, les condamnés ont été immédiatement placés en détention.
Le tribunal s’est toutefois déclaré incompétent pour juger Ngoie Kalenga Zéphirin, alias Kisang, en raison de sa minorité d’âge, renvoyant son cas vers la juridiction compétente pour mineurs.
Cette décision judiciaire d’une rare sévérité intervient dans un contexte de lutte renforcée contre les violences sexuelles en République démocratique du Congo, où ces crimes demeurent une préoccupation majeure des autorités et de la société civile.

Le bras de fer se poursuit entre les autorités de Kinshasa et les conducteurs de camions poids lourds. Malgré une rencontre avec le gouverneur Daniel Bumba, les transporteurs ont décidé de maintenir leur mouvement de grève, estimant que les engagements pris restent insuffisants tant qu’aucune mesure concrète n’est mise en œuvre. À l’origine de la contestation : les tracasseries administratives, la multiplication des barrières de contrôle et les prélèvements jugés abusifs le long de la Route nationale n°1, axe vital pour l’approvisionnement de la capitale. Les grévistes réclament des solutions immédiates pour alléger les coûts de transport et sécuriser leurs activités. Cette paralysie menace d’aggraver les perturbations logistiques et les tensions sur les prix des produits de première nécessité dans une ville fortement dépendante du trafic routier. La mise en place annoncée d’une commission mixte apparaît désormais comme la seule voie de sortie possible, à condition qu’elle débouche rapidement sur des décisions effectives.
La grève des conducteurs de camions poids lourds à Kinshasa se poursuit, malgré une rencontre tenue avec le gouverneur de la ville, Daniel Bumba. L’Union sacrée des associations des conducteurs des poids lourds du Congo a confirmé le maintien du mouvement, estimant que les discussions engagées n’ont pas encore produit de résultats tangibles.
Selon Marcel-Blaise Mambuku, secrétaire général de l’organisation, la réunion avec l’autorité urbaine n’avait pas pour objectif immédiat la levée de la grève. « Le gouverneur nous a reçus. Nous sommes convenus de la mise en place d’une commission », a-t-il déclaré, précisant que cette instance devra examiner en profondeur les revendications des transporteurs.
Un mouvement maintenu dans l’attente de mesures concrètes
Pour les conducteurs, la suspension de la grève dépendra de l’installation effective de cette commission et de la mise en œuvre de solutions concrètes. « Nous poursuivons la grève en attendant l’installation effective de cette commission », a insisté Marcel-Blaise Mambuku, soulignant la détermination des transporteurs à obtenir des changements durables.
Le responsable syndical a également insisté sur l’urgence des réformes attendues. « Nous voulons des solutions concrètes », a-t-il martelé, évoquant un ras-le-bol généralisé au sein de la profession.
Les tracasseries au cœur des revendications
Les conducteurs dénoncent principalement les tracasseries administratives et la multiplication des barrières de contrôle sur la Route nationale n°1 (RN1), axe stratégique reliant Kinshasa aux provinces du sud-ouest. Selon eux, ces pratiques entraînent des retards importants, des coûts supplémentaires et une insécurité pour les transporteurs.
Ce mouvement social intervient dans un contexte où le transport routier constitue un maillon essentiel de l’approvisionnement de la capitale en produits alimentaires et en matériaux de construction.
Des conséquences économiques redoutées
La poursuite de la grève pourrait perturber la chaîne logistique et accentuer les tensions sur les prix des marchandises dans la ville, déjà confrontée à des défis d’approvisionnement. Les autorités locales misent désormais sur le dialogue pour éviter une paralysie prolongée.
La commission annoncée devra réunir les représentants des conducteurs et des services concernés afin de proposer des solutions susceptibles de restaurer un climat de confiance et de permettre une reprise progressive des activités.
En attendant, les transporteurs restent mobilisés, déterminés à obtenir des garanties concrètes sur la réduction des tracasseries et l’amélioration de leurs conditions de travail sur les principaux axes routiers du pays.

Une opération menée le week-end dernier par le département zambien de l’immigration dans la ville de Ndola a conduit à l’expulsion de plus de 80 ressortissants congolais en situation de séjour irrégulier présumé.
Selon des informations recueillies par Radio Okapi, plus de 170 étrangers de différentes nationalités sont concernés par cette opération, appuyée par les services de sécurité zambiens. Les interventions ont ciblé plusieurs quartiers, notamment Hill Crest, Mitengo, Kawama, Kansenshi et Dola Hill.
La même source indique que 15 réfugiés congolais ont été relocalisés vers le camp de Meheba, tandis que 10 adultes et 26 mineurs sans papiers ont été expulsés via le poste frontalier de Sakania.
D’autres ressortissants congolais, notamment des étudiants sans titre de séjour valide, ont été sommés de quitter le territoire. Cinq Congolais restent en détention en attendant la suite des procédures.
Les autorités zambiennes rappellent que tout étranger résidant sur leur territoire doit se conformer strictement aux lois migratoires en vigueur.
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Un coup de filet contre la criminalité urbaine. La Police nationale congolaise (PNC) de Kinshasa a présenté 21 présumés bandits armés accusés d’avoir semé la terreur dans la capitale et dans la ville portuaire de Matadi à travers des braquages, kidnappings et vols de véhicules. Selon les autorités policières, ces individus appartiendraient à plusieurs réseaux criminels actifs dans des zones stratégiques, ciblant notamment des automobilistes et des conducteurs de motos. Cette opération intervient dans un contexte de recrudescence de l’insécurité dénoncée par la population et marque la volonté affichée des forces de l’ordre de reprendre le contrôle de l’espace urbain. La police assure poursuivre ses enquêtes pour démanteler l’ensemble des filières impliquées. Cette présentation publique, devenue une pratique courante, vise à rassurer les habitants et à dissuader d’éventuels criminels, alors que la lutte contre le banditisme reste un défi majeur pour les autorités de la capitale congolaise.
La Police nationale congolaise (PNC) de Kinshasa a présenté, mardi 17 février 2026, vingt et un présumés bandits armés soupçonnés d’être impliqués dans des braquages, kidnappings, vols de véhicules et ravissements de motos dans la capitale et à Matadi, selon un communiqué du Commissariat provincial parvenu à l’ACP.
« Le Commissariat provincial de la PNC ville de Kinshasa a présenté, ce mardi 17 février, 21 personnes identifiées comme membres de différentes bandes armées qui ont excellé dans les braquages, kidnappings, vols de véhicules et ravissements de motos dans les villes de Kinshasa et Matadi », précise le document.
Des réseaux criminels actifs entre Kinshasa et Matadi
D’après la police, ces suspects appartiendraient à plusieurs groupes opérant sur différents axes stratégiques, ciblant principalement des automobilistes, des motocyclistes et des particuliers.
Les autorités n’ont pas détaillé les circonstances exactes de leur arrestation, mais indiquent que les opérations se poursuivent afin d’identifier d’éventuels complices et de démanteler l’ensemble des réseaux impliqués.
Une réponse à la montée de l’insécurité
Cette présentation intervient dans un contexte marqué par des préoccupations croissantes de la population face à la recrudescence des actes criminels dans la capitale et ses environs.
La police assure intensifier les patrouilles et les opérations de renseignement pour prévenir les braquages et les enlèvements, tout en appelant la population à collaborer avec les services de sécurité.
En exposant ces suspects, la PNC entend démoner sa détermination à lutter contre le banditisme urbain et à restaurer la sécurité publique.
Les personnes interpellées devront désormais être déférées devant les autorités judiciaires compétentes pour la suite de la procédure.
Cette opération illustre les efforts en cours pour endiguer l’insécurité dans la capitale congolaise, où la protection des biens et des personnes demeure une priorité pour les autorités.

Kinshasa, 10 février 2026- La matinée du mardi 10 février, a été marquée par des scènes de violence au quartier Pakadjuma, dans la commune de Limete, à Kinshasa. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, des affrontements ont éclaté dans la zone de Kawélé/ONATRA, provoquant un climat de tension et d’insécurité parmi les habitants.
D’importants dégâts matériels ont été signalés. Le sous-commissariat de la Police nationale congolaise (PNC) installé dans la zone aurait été attaqué puis incendié. Des motos appartenant à des particuliers ont également été brûlées, tandis que d’autres engins ont été emportés par des individus profitant de la confusion. Dans la matinée, des colonnes de fumée restaient visibles et plusieurs habitants tentaient de protéger leurs biens.
Au cours de ces heurts, un policier a été grièvement blessé. Selon les premières informations disponibles, l’agent aurait été violemment agressé par des assaillants et souffrirait d’une fracture grave au genou. Son pronostic vital ne serait toutefois pas engagé.
La situation sécuritaire demeure préoccupante dans le quartier. Plusieurs familles ont choisi de rester confinées par crainte de nouvelles violences. Malgré un renforcement de la présence des forces de sécurité, la situation ne serait pas encore totalement sous contrôle.
Les autorités locales devraient communiquer dans les prochaines heures afin d’éclairer l’opinion sur les circonstances de ces incidents et annoncer d’éventuelles mesures pour rétablir l’ordre public.
2026.2.7 Lubero : un militaire des FARDC condamné à mort pour meurtre et viol à Manguredjipa
Le tribunal militaire de garnison de Butembo, siégeant en audience foraine à Manguredjipa, a condamné vendredi 6 février 2026 un soldat des FARDC à la peine capitale et à une amende de 20 000 dollars pour meurtre et viol. Une décision saluée par la population locale, qui y voit un signal fort contre l’impunité des crimes commis par des hommes en uniforme.
La justice militaire a prononcé une lourde sentence contre un soldat des Forces armées de la RDC, vendredi 6 février 2026 à Manguredjipa, dans le secteur de Bapere, territoire de Lubero. Siégeant en audience foraine, le tribunal de garnison de Butembo a condamné le militaire Likasu Zuzu Ngombi à la peine de mort, accompagnée d’une amende de 20 000 dollars américains, pour des faits de meurtre et de viol.
Interpellé en flagrant délit, l’accusé a été jugé pour des actes jugés d’une extrême gravité. D’après le ministère public, il aurait agressé sexuellement puis ôté la vie à une femme, mère de sept enfants, dans un champ situé à Ntembe, au sein du groupement de Baredje. Ce sont ses propres compagnons d’armes qui l’ont neutralisé avant de le livrer aux autorités judiciaires.
La séance s’est tenue publiquement au centre de Manguredjipa et a attiré une foule importante. De nombreux habitants ont accueilli favorablement la décision, y voyant une première marquante pour la région et un message clair contre l’impunité, alors que les exactions impliquant des hommes en uniforme suscitent une vive préoccupation au sein de la population.
Pour plusieurs observateurs, cette condamnation constitue un pas significatif vers le rétablissement de la confiance entre citoyens et institutions, illustrant la volonté de la justice militaire de faire appliquer la loi sans complaisance, y compris à l’encontre de ses propres membres.

Le verdict est tombé lundi 26 janvier 2026. Trois magistrats de la Cour d’appel de Kalemie, chef-lieu de la province du Tanganyika, ont été condamnés à des peines de prison ferme pour faits de corruption, à l’issue d’un procès tenu en audience foraine devant la Cour d’appel de Lubumbashi, dans le Haut-Katanga.
L’arrêt a été prononcé par le juge président Moïse Amadi Muningo, statuant en matière répressive au premier degré dans le cadre d’une procédure de flagrance. Les magistrats Zantoko Mayikila Hervé et Mbele Lalu Christophe ont chacun été condamnés à trois ans de servitude pénale principale, tandis qu’Asanga Kabalo Raphaël a écopé d’une peine d’un an d’emprisonnement.
Outre les peines de prison, le tribunal a assorti ces condamnations d’amendes et de sanctions complémentaires, notamment la privation du droit de vote, l’inéligibilité ainsi que l’interdiction d’accéder aux fonctions publiques et paraétatiques.
Les faits remontent au mois de décembre 2025. Un commerçant de la province du Tanganyika, Kafwimbi Kiwele Joseph, poursuivi pour tentative de viol sur sa belle-fille, avait été acquitté en première instance avant d’être condamné à six mois de prison en appel par la Cour d’appel de Kalemie.
Cette décision avait suscité une vive réaction du ministère public, qui avait dénoncé de sérieux soupçons de corruption ayant entaché l’arrêt rendu par les magistrats aujourd’hui condamnés.

Le Tribunal de Grande Instance de Lisala, a rendu son premier verdict ce vendredi 23 janvier 2026,dans l’affaire d’assassinat des Messieurs Alain Abilinda et Nzeka Liwanda survenu le 08 janvier 2026 au village Ngonzi Balele au secteur de Ngombe Doko, Territoire de Lisala province de la Mongala.
Monsieur Loleka Alele Patience a été condamné à la peine de mort et une amende d’un million de francs Congolais.
À en croire le Tribunal, cette peine a été requise conformément à la procédure en matière de flagrance basée sur l’article 9 de l’ordonnance loi N°78-001 relative à la répression des infractions flagrantes.
Après le verdict du Tribunal, la partie défenderesse s’est dit être derrière le prononcé du Tribunal.
« Le Tribunal a fait son travail. Nous avons le droit d’interjecter l’appel afin de corriger certaines erreurs constatées » a déclaré Me Michèle Yogo.
Il convient de signaler par ailleurs que, cette condamnation est la toute première parmi les 17 prévenus qui sont poursuivis pour des actes de tueries et pillages perpétrés lors des affrontements entre les villages Ngonzi Balele et Bokutu au début du mois en cours ayant occasionnés la mort de 09 personnes.

2026.1.20 Kwilu : des suspects arrêtés après l’attaque armée meurtrière de Lunkuni
Le signal sécuritaire est voulu fort. Dans la province du Kwilu, plusieurs personnes soupçonnées d’avoir pris part à l’attaque armée du village de Lunkuni ont été interpellées et présentées, ce mardi 20 janvier 2026, au gouverneur provincial Philippe Akamituna Ndolo, à Bandundu-ville.
Une opération menée par la Police nationale congolaise (PNC) pour tenter de reprendre le contrôle d’une zone récemment plongée dans la violence.
Ces arrestations sont le résultat d’une opération de sécurisation lancée dans le secteur de Manzasay, territoire de Bagata, sur instruction des autorités provinciales.
Les forces de l’ordre ont été déployées après l’attaque survenue le 5 janvier dernier, une incursion armée qui avait coûté la vie au chef du groupement Bamenga Lokwa.
L’assaut avait également entraîné l’incendie de plusieurs habitations et des exactions contre des civils, provoquant un climat de terreur. Selon des sources locales, de nombreux habitants avaient fui le village, trouvant refuge dans la forêt pour échapper aux violences.
Les autorités provinciales indiquent qu’une procédure judiciaire est en cours afin d’établir précisément les faits, d’identifier d’éventuels complices et de situer les responsabilités. Les suspects interpellés devraient être remis à la justice dans les prochains jours.
À travers ces arrestations, les autorités entendent afficher leur détermination à restaurer l’ordre public et à prévenir toute résurgence de l’insécurité dans cette partie du Kwilu, régulièrement exposée à des violences armées.
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