Morocco! 2026 Décès de l’individu qui s’est défenestré à la BNPJ de Casablanca: Les multiples lésions sont compatibles avec une chute préméditée, Affaire Ziane – La Cour d’appel de Rabat rouvre le dossier mardi prochain après cassation, Marrakech: lourdes peines contre 48 accusés pour les troubles liés aux manifestations de la “Gen Z”, Casablanca : enquête ouverte après le décès de deux jeunes footballeuses percutées par un train, Fraude bancaire à Sidi Slimane : une affaire qui relance le débat sur la cybersécurité, Casablanca : un Algéro-français interdit de quitter le Maroc après la diffusion d’une vidéo offensante, Affaire du café La Crème: confirmation de la peine de mort pour deux accusés, Il a sévi au Maroc: un septuagénaire écroué en France pour viols et agressions sexuelles sur 89 mineurs

2026.2.20 Décès de l’individu qui s’est défenestré à la BNPJ de Casablanca: Les multiples lésions sont compatibles avec une chute préméditée
Les résultats de l’autopsie pratiquée sur la dépouille de la personne qui s’est défenestrée, mercredi soir d’un bureau situé au 4e étage au siège de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) à Casablanca, ont conclu que les multiples lésions relevées sur le corps sont compatibles avec une chute préméditée de la fenêtre, a annoncé le Procureur général du Roi près la Cour d’appel de Casablanca.
“Les résultats de l’autopsie pratiquée par une commission médicale tripartite ont conclu que le décès est dû à des complications consécutives à de multiples traumatismes et fractures crâniens, au niveau des os du visage, des côtes et du fémur, accompagnées d’une hémorragie cérébrale”, précise le procureur général du Roi dans un communiqué.
Les premiers éléments des investigations ont révélé que le défunt faisait l’objet d’une enquête au sein d’un bureau situé au 4e étage de la BNPJ. Alors que l’officier chargé de l’enquête s’apprêtait à exécuter les instructions du parquet visant à le placer en garde à vue et à consigner les procédures au registre prévu à cet effet, l’intéressé a feint de se lever et s’est dirigé directement vers une fenêtre latérale donnant sur la cour intérieure du bâtiment avant de se défenestrer, relève-t-on.
Les constatations effectuées sur les lieux de l’incident ont mis en évidence l’arrachement d’une partie d’une bande plastique fixée au cadre de la fenêtre. L’intéressé a d’abord heurté une rambarde en inox située dans la cour du rez-de-chaussée, provoquant la déformation de plusieurs de ses éléments, avant de se précipiter vers le sous-sol, note le communiqué, ajoutant que des traces de sang ont été relevées sur l’endroit de l’impact.
Le Procureur général du Roi rappelle qu’un individu faisant l’objet d’une enquête judiciaire s’est jeté, mercredi soir, par la fenêtre d’un bureau situé au 4e étage de la BNPJ à Casablanca. Cette chute a entraîné de graves blessures ayant nécessité son transfert urgent à l’hôpital, où il a reçu les soins nécessaires. Toutefois, l’individu a succombé à ses blessures aux premières heures de ce jeudi.
Aussitôt informé, ce parquet a ordonné une autopsie qui a été confiée à une commission médicale composée de trois médecins légistes ainsi que l’ouverture par le Service préfectoral de la police judiciaire de Casablanca d’une enquête judiciaire afin de déterminer les circonstances et les tenants et aboutissants de l’incident, explique la même source.

2026.2.20 Casablanca : enquête ouverte après le décès de deux jeunes footballeuses percutées par un train
Deux jeunes footballeuses ont perdu la vie ce mercredi matin à Casablanca après avoir été percutées par un train au quartier L’Hermitage. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de ce drame.
Un drame ferroviaire s’est produit mercredi matin à Casablanca. Deux jeunes femmes ont perdu la vie après avoir été percutées par un train au niveau du quartier L’Hermitage, dans la zone de L’Oasis. Les victimes, identifiées par leurs initiales F.C. et R.W., étaient toutes deux joueuses de football et connues dans leur entourage sportif.
Selon des sources locales concordantes, le conducteur du train a aperçu les deux jeunes femmes sur la voie ferrée à une distance trop courte pour éviter la collision, malgré l’activation immédiate du freinage d’urgence. La violence de l’impact a entraîné leur décès sur place.
Alertés, les éléments de la police scientifique et technique se sont rendus sur les lieux pour effectuer les constatations nécessaires. Les corps ont été transférés à la morgue de Rahma, pour les formalités légales en vigueur.
Les services de sécurité ont ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances exactes de ce drame et d’en établir les responsabilités éventuelles.

2026.2.19 Affaire Ziane – La Cour d’appel de Rabat rouvre le dossier mardi prochain, après cassation
— Une nouvelle audience fixée au 24 février
La Cour d’appel de Rabat tiendra, mardi 24 février 2026 à 12h (salle 8), une nouvelle audience dans l’affaire de l’ancien bâtonnier Mohamed Ziane, après la décision de la Cour de cassation d’annuler le précédent arrêt et de renvoyer le dossier devant la juridiction d’appel.

2026.2.18 Marrakech: lourdes peines contre 48 accusés pour les troubles liés aux manifestations de la “Gen Z”
La cour d’appel de Marrakech a rendu ses jugements dans l’affaire des violences ayant accompagné les manifestations de la “Génération Z” en octobre dernier. Quarante-huit prévenus ont écopé de peines allant du sursis à plusieurs années de prison ferme.
La Cour d’appel de Marrakech a prononcé, mardi, des peines à l’encontre de 48 accusés poursuivis pour leur implication présumée dans les actes de violence ayant accompagné les manifestations de la “Génération Z” en octobre dernier.
Les prévenus ont été reconnus coupables de plusieurs chefs d’accusation à caractère criminel et délictuel, notamment l’attroupement armé, la participation à des manifestations non autorisées, la dégradation de biens publics et privés, les violences contre des agents publics et l’incendie volontaire de bâtiments.
Des peines variables selon les faits retenus
Selon des sources concordantes, quatre accusés ont été condamnés à deux ans de prison, dont six mois ferme, tandis que d’autres ont bénéficié de peines assorties de sursis, avec mise à leur charge des frais judiciaires.
Vingt-et-un autres prévenus ont été condamnés à six mois de prison ferme pour participation à un attroupement, manifestation non autorisée, rébellion, dégradation de biens publics et outrage à fonctionnaires dans l’exercice de leurs fonctions, tout en étant acquittés des autres charges.
Six accusés ont écopé de deux ans de prison ferme pour destruction volontaire de biens, entrave à la circulation, dégradation de biens collectifs, rébellion et violences à l’encontre d’agents publics. Quatre autres ont été condamnés à trois ans de prison ferme pour incendie volontaire de bâtiments publics et destruction aggravée.
Jusqu’à six ans de prison ferme
Dans les dossiers liés à des faits de vol qualifié et de complot en vue de commettre des crimes contre les biens, sept accusés ont été condamnés à quatre ans de prison ferme.
Par ailleurs, six accusés ont été condamnés à six ans de prison ferme pour des chefs d’accusation incluant l’entente en vue de commettre des crimes contre les biens, l’incendie volontaire, la destruction aggravée, l’entrave à la circulation, le vol, des violences ayant entraîné des blessures contre des agents publics, ainsi que la participation à une manifestation non autorisée et l’attroupement armé.
Volet civil reporté
Concernant l’action civile jointe au dossier, la juridiction a décidé de reporter son examen jusqu’au prononcé définitif des jugements concernant les mineurs poursuivis dans la même affaire. Les parties ont été informées des délais et modalités d’appel.
Ces jugements marquent une étape judiciaire importante dans le traitement des événements survenus lors des manifestations d’octobre, qui avaient donné lieu à des actes de violence et de dégradation dans plusieurs quartiers de la ville.
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2026.2.17 Fraude bancaire à Sidi Slimane : une affaire qui relance le débat sur la cybersécurité

Une vidéo virale, 50.000 dirhams introuvables et deux versions des faits qui s’opposent. À Sidi Slimane, une cliente affirme que la somme qu’elle venait de déposer ne figurait plus sur son compte lorsqu’elle s’est présentée à l’agence pour effectuer un retrait destiné à financer l’opération de sa mère. CIH Bank présente, pour sa part, sa version dans une note officielle diffusée ce lundi, évoquant des opérations frauduleuses réalisées après la communication de données confidentielles. Filmée devant l’établissement alors qu’elle réclamait la restitution de son argent, la scène a suscité de nombreuses réactions en ligne parmi les internautes marocains, entre élans de solidarité et interrogations plus larges sur la sécurité des comptes ainsi que sur les mécanismes de validation des transactions à distance. Les autorités compétentes ont été saisies afin d’examiner les circonstances de cette affaire.

Une vidéo récente massivement relayée sur les réseaux sociaux marocains a suscité une vive émotion. En pleurs devant une agence de CIH Bank à Sidi Slimane, une cliente affirme que les 50.000 dirhams qu’elle avait déposés pour financer l’opération de sa mère ont disparu de son compte. « Je me suis rendue deux fois à la banque, une première fois pour ouvrir le compte le 23 janvier et une seconde fois pour y déposer l’argent le 30 janvier. Je n’ai ni carte guichet ni application bancaire. Comment pourrais-je effectuer des transactions dans ces conditions ? », interroge-t-elle.

Elle explique qu’en revenant le 13 février pour retirer une partie de la somme, elle découvre que le solde est nul. Le relevé mentionne, selon ses déclarations, des opérations réalisées le 31 janvier sous forme de recharges Inwi. « Je n’ai reçu aucun SMS, aucune notification », insiste-t-elle, rappelant que « même la responsable de l’agence a consulté son téléphone sans trouver de trace de message de confirmation ».

La cliente dit ne pas comprendre comment des opérations ont pu être validées sans qu’elle ne soit informée et estime qu’un mouvement inhabituel sur un compte récemment crédité d’un montant important aurait dû alerter la banque et entraîner un contact avec la titulaire. Répétant que cette somme représente l’ensemble de ses économies, elle lance un appel aux autorités pour intervenir, avant de menacer « de se donner la mort devant l’agence » si son argent ne lui est pas restitué.

La réaction de CIH Bank n’a pas tardé. Dans une note de clarification publiée ce lundi, l’instance bancaire affirme que « la cliente était en contact avec un groupe d’individus qui lui ont fait croire qu’ils l’aideraient à obtenir un visa pour voyager en Europe ». Selon l’établissement, ces derniers « l’ont amenée à ouvrir un compte bancaire et à y déposer de l’argent » avant qu’elle ne « leur communique ses informations bancaires et ses codes confidentiels ». La banque explique que, grâce à ces données, « les fraudeurs ont installé l’application bancaire sur leur propre appareil » et ont pu « effectuer des opérations sous forme de recharges téléphoniques en utilisant les codes de validation envoyés au numéro de téléphone déclaré lors de l’ouverture du compte ».

L’établissement rappelle, dans le même document, « les risques liés au partage d’informations personnelles et confidentielles avec des tiers » et assure « l’ensemble de ses clients de la sécurité et de la fiabilité de ses systèmes informatiques ». CIH Bank affirme par ailleurs « apporter son soutien total à la cliente en tant que victime d’escroquerie », précisant avoir « informé les autorités compétentes de tous les éléments en sa possession afin de mener l’enquête et d’arrêter les fraudeurs ».

Au-delà de la confrontation entre deux récits, l’affaire met en lumière une mutation profonde des fraudes bancaires. Le risque ne passe plus par le vol physique mais par l’ingénierie sociale, où la victime est amenée à livrer elle-même ses données confidentielles sous l’effet de scénarios crédibles. Une fois les identifiants récupérés et les codes de validation transmis, les opérations peuvent être réalisées à distance, sans carte ni présence du titulaire du compte.

Cette sophistication intervient dans un contexte de bancarisation en forte progression. À fin 2024, le Maroc comptait 38,2 millions de comptes et 19,1 millions de personnes titulaires d’au moins un compte, selon Bank Al-Maghrib. Face à la recrudescence de ces pratiques, la banque centrale a lancé récemment une campagne d’alerte par SMS appelant les clients à ne jamais divulguer leurs codes de confirmation, rappelant qu’aucun établissement ni aucun interlocuteur n’est habilité à en faire la demande. Elle invite également les usagers à signaler sans délai tout appel ou message suspect.

2026.2.10 Il a sévi au Maroc: un septuagénaire écroué en France pour viols et agressions sexuelles sur 89 mineurs

« Un cas d’école de sérialité »: le parquet de Grenoble a lancé mardi un vaste appel à témoins après l’interpellation d’un homme de 79 ans, soupçonné de viols et agressions sexuelles aggravés commis sur 89 mineurs dans plusieurs pays entre 1967 et 2022, ainsi que du meurtre de sa mère et de sa tante.

Il s’agit d’un dossier « un peu singulier » a euphémisé le procureur de Grenoble Etienne Manteaux, qui a tenu à rendre publique l’identité du suspect, Jacques Leveugle, né en 1946 à Annecy. « Ce nom doit être connu » pour permettre à d’autre victimes éventuelles de se manifester, a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse.

L’affaire de ce « personnage particulièrement complexe » qui aimait se présenter comme un « boy-lover », est arrivée sur le bureau des enquêteurs de Vizille (Isère) en 2022 lorsque le neveu du suspect, qui avait des « soupçons » quant aux agissements de son oncle, leur a remis des clés USB lui appartenant.

Ils y ont découvert « 15 tomes très denses » de mémoires dans lesquels il apparaît que l’homme s’était livré pendant des décennies à des rapports sexuels avec des garçons mineurs de 13 à 17 ans en France métropolitaine, en Nouvelle-Calédonie et d’autres pays: Algérie, Suisse, Allemagne, Maroc, Niger, Colombie, Philippines, Inde et Portugal.

« Il a parcouru ces différents pays et dans chacun de ces lieux où il va s’installer pour faire du soutien scolaire, être enseignant, il va rencontrer des jeunes et il va avoir des relations sexuelles » avec eux, détaille le procureur. Les enquêteurs recensent 89 victimes à ce jour.

Jacques Leveugle, « cultivé et charismatique », prenait ces jeunes sous son aile et procédait par « séduction intellectuelle » auprès des mineurs. Il se voyait « comme un Grec antique formant de jeunes éphèbes », rapporte M. Manteaux.

Meurtres
« Il n’y a jamais eu de violence commise. On est vraiment sur des contraintes morales », a renchéri le colonel Serge Procédès, commandant de la section de recherches de Grenoble, évoquant « un cas d’école de sérialité ».

L’ancien éducateur, qui n’avait pas de casier judiciaire, a été mis en examen et placé en détention provisoire en février 2024 pour viols et agressions sexuelles aggravés. Il est actuellement en détention provisoire, a précisé M. Manteaux.

Mais le septuagénaire admet également dans ses mémoires avoir volontairement donné la mort à deux personnes: d’abord à sa mère en 1974, alors qu’elle souffrait d’un cancer en phase terminale à Maisons-Laffitte (Yvelines), qu’il a « étouffée avec un coussin » afin « d’abréger ses souffrances ».

Puis en 1992 c’est le tour de sa tante, résidente en Suisse à laquelle il était « très lié », avec le même mode opératoire. Âgée de 92 ans, elle n’était pas malade mais « vulnérable et fragile » mais il a décidé « de lui donner la mort également », selon M. Manteaux.

Le prévenu « légitime son passage à l’acte en considérant qu’il aimerait bien qu’on lui fasse la même chose s’il se trouvait dans cette situation de fin de vie », a encore expliqué le magistrat. Les deux meurtres font désormais l’objet d’une enquête distincte.

Prescription
Dans le dossier des viols et agressions, à ce jour environ 150 personnes ont été entendues, mais à ce jour seulement deux ont décidé de se porter partie civile, a indiqué le procureur à l’AFP.

« Il y a une vraie ambivalence des victimes, c’est un peu la singularité de ce dossier » a expliqué le colonel Procédès, évoquant un phénomène « d’emprise », une « toile tissée par cet homme autour de chacun des jeunes, où il s’investissait intellectuellement pour mieux assouvir ses pulsions sexuelles ».

L’appel à témoins vise ainsi à « aller chercher » des victimes non identifiées, ou qui n’apparaissent dans les documents « que par leur surnom ou leur prénom », a expliqué M. Procédès.

Car de fait, « le temps presse », a souligné le procureur, évoquant l’âge du prévenu mais aussi les questions de prescription pour les crimes sexuels dont il est soupçonné (20 ans après la majorité jusqu’en 2018 et 30 ans depuis) et qui excluraient ainsi « a priori » les faits commis avant 1993.

« Si des victimes souhaitent se manifester, qu’elles le fassent maintenant, parce qu’il faudra, dans l’année 2026, clôturer cette information judiciaire », a-t-il conclu.

2026.1.12 Affaire du café La Crème: confirmation de la peine de mort pour deux accusés
La chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca a rendu, ce lundi après-midi, son verdict dans le cadre de l’affaire emblématique du café La Crème à Marrakech, dont les faits remontent à l’année 2019.
La juridiction a confirmé la peine de mort prononcée à l’encontre des deux principaux accusés, Edwin Gabriel Robles Martinez, de nationalité dominicaine, et Shardyone Girigorio Semerel, ressortissant surinamien, reprenant ainsi le jugement rendu en première instance dans cette affaire criminelle retentissante.
En revanche, la Cour a décidé d’alléger les peines infligées à plusieurs autres mis en cause. La condamnation de Jamal T. a été réduite à neuf ans de prison ferme, au lieu de dix, tandis que celle de son frère, Abdennasser T., a été ramenée à huit ans au lieu de dix également.
Le propriétaire du café La Crème, lieu de la fusillade, a vu sa peine abaissée de quinze à dix ans de réclusion criminelle. De son côté, l’accusé Mohamed F. a été condamné à cinq ans de prison ferme, contre huit ans initialement.
Pour rappel, la chambre criminelle d’appel près la Cour d’appel de Marrakech avait déjà confirmé, en janvier 2023, le jugement de première instance prononcé en juillet 2019, condamnant les deux accusés à la peine capitale pour des chefs d’accusation lourds, notamment l’homicide volontaire avec préméditation et guet-apens, la tentative de meurtre, l’incendie volontaire d’un véhicule, le port illégal d’armes à feu et de munitions, la constitution d’une bande criminelle, ainsi que des infractions liées à la drogue, à l’alcool et à la conduite sous l’emprise de substances interdites.
Il convient toutefois de préciser que, bien que la peine de mort soit légalement en vigueur au Maroc, un moratoire de fait sur les exécutions est appliqué depuis 1993. En pratique, ces condamnations équivalent donc à une réclusion à perpétuité.
Les faits remontent à novembre 2017, lorsque les deux accusés, cagoulés et circulant à moto, avaient ouvert le feu à l’intérieur du café « La Crème » à Marrakech. Un étudiant en médecine de 26 ans avait été tué par erreur, tandis que deux autres personnes avaient été blessées. Selon les autorités, l’attaque s’inscrivait dans un règlement de comptes lié à un réseau criminel international aux ramifications européennes.
Dans ce dossier, une quinzaine d’autres personnes ont également été condamnées à des peines allant de trois mois à vingt ans de prison, notamment pour constitution de bande criminelle. Le propriétaire du café avait, quant à lui, été poursuivi notamment pour des faits liés au trafic de drogue.

2026.1.11 Casablanca : un Algéro-français interdit de quitter le Maroc après la diffusion d’une vidéo offensante
Les services de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) ont empêché, dimanche matin 11 janvier 2026, un ressortissant algéro-français de quitter le territoire marocain à l’aéroport international Mohammed V de Casablanca, en exécution d’une décision judiciaire émanant des autorités compétentes.
Selon une source sécuritaire, l’intervention a eu lieu alors que l’individu, âgé de 30 ans et identifié sous le nom de Rahou Mohamed, s’apprêtait à embarquer à bord d’un vol de la compagnie Air France à destination de Paris, prévu à 06h12.
La même source précise que le contrôle informatisé a révélé que l’intéressé faisait l’objet d’une mesure judiciaire d’interdiction de sortie du territoire, prise sous la supervision du parquet compétent. Il a été informé du contenu de cette décision conformément aux procédures légales en vigueur.
Cette mesure fait suite à la large diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux, dans laquelle le mis en cause proférait des insultes et propos offensants à l’encontre des habitants de la ville de Marrakech, dans un contexte marqué par la circulation d’autres séquences impliquant des agressions verbales contre des citoyens marocains.
Ces propos ont provoqué une vive indignation sur les plateformes numériques. Plusieurs citoyens marocains ont déposé des plaintes et signalements officiels, permettant aux services de sécurité d’identifier formellement l’auteur des faits.
Après notification du parquet, une mesure de fermeture des frontières a été décidée à son encontre. L’Algéro-français fait actuellement l’objet d’une enquête judiciaire afin de déterminer les responsabilités pénales liées aux faits reprochés.

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