2026.10.4 Fraude fiscale et fausses factures : le parquet requiert de lourdes peines, le Trésor réclame 3000 mds
Dix ans de prison ferme et dix millions de dinars d’amende : telle est la peine maximale réclamée par le procureur de la République près la troisième section du pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed. 32 personnes comparaissaient dans un dossier tentaculaire mêlant importation de vêtements, factures fictives, évasion fiscale et blanchiment d’argent. Le Trésor public réclame 3000 milliards de dinars de dédomagement.
Le parquet requiert 10 ans ferme contre le patron de Remontada
Selon le média Echourouk, le réquisitoire vise d’abord « R.B. », gérant d’une société d’importation de vêtements et de chaussures. Contre lui, le ministère public a sollicité la peine la plus lourde du dossier. Pour les 31 autres prévenus, les demandes oscillent entre trois et dix années d’emprisonnement, assorties d’amendes comprises entre un et dix millions de dinars.
Les sociétés mises en cause n’échappent pas aux réquisitions. Le parquet réclame à leur encontre une sanction pécuniaire de 50 millions de dinars, la confiscation de l’ensemble du patrimoine immobilier et mobilier, ainsi que le gel des comptes bancaires. Les mandats d’arrêt internationaux visant un prévenu en fuite devraient par ailleurs être maintenus.
Cette affaire avait été annoncée dès septembre dernier, lorsque la justice avait fixé la date du procès des 33 accusés dans le dossier d’importation de vêtements depuis la Chine et la Turquie. Les mis en cause ont comparu par visioconférence depuis les prisons de Blida, Saïda et Ouargla.
2026.10.2 Algerian lawmakers pass a bill restoring the death penalty for arson
ALGIERS, Algeria (AP) — Algerian lawmakers have passed a bill reintroducing the death penalty for arson following deadly and devastating wildfires this summer.
The bill passed 307-17 with seven abstentions on Thursday. Algeria has not carried out an execution since 1993, but human rights groups say courts continue to impose death sentences.
President Abdelmadjid Tebboune had warned in August that those responsible for the fires that devastated large parts of the country would face the death penalty.
A moratorium on executions had been in effect since 1993, the year of the country’s last executions of three Islamic militants convicted over a bloody attack at Algiers International Airport.
The bill would also make child abduction a capital offense.
“The adoption of the death penalty for these acts is the appropriate legal response to eradicate these crimes,” Justice Minister Lotfi Boudjemaa said.
The bill received support from conservatives and Islamists, who hold a majority in the National Assembly, the lower chamber. It was criticized by international organizations such as Amnesty International.
The official death toll from the wildfires was 12, but the actual figure is believed to be much higher, with videos on social media showing dozens of coffins lined up beside mass graves last month.
The bill is set to be reviewed by the upper house of Parliament before it is ratified.
2026.10.1 La sûreté d’Alger démantèle un réseau transnational et saisit 2 millions de capsules de Prégabaline
Au terme de quatre mois d’investigations minutieuses, la brigade de police judiciaire de la circonscription administrative de Dar El Beïda (Alger) a porté un coup d’arrêt majeur au crime organisé transfrontalier. L’opération s’est soldée par la neutralisation d’un réseau criminel structuré, spécialisé dans le trafic de psychotropes et le blanchiment d’argent, pour une valeur marchande globale estimée à 250 milliards de centimes.
D’un point de vue criminologique, le mode opératoire révèle une logistique particulièrement élaborée. Les narcotrafiquants acheminaient la marchandise depuis le Sud-Est du pays vers la capitale en dissimulant près de deux millions de capsules de Prégabaline dans des bonbonnes d’oxygène médical, entreposées en périphérie algéroise. Les capitaux illicites étaient ensuite réinjectés dans l’économie légale sous le couvert d’agences de vente de véhicules et de motocycles.
L’intervention ciblée a conduit à l’interpellation de onze suspects, dont une femme et un ressortissant subsaharien, confirmant la dimension transnationale de la filière. Les perquisitions menées à Alger, Ouargla et Touggourt ont permis la saisie de 636 motos et 16 véhicules issus du blanchiment, d’une arme à feu de calibre 12 mm, ainsi que de 6,18 milliards de centimes en liquide.

Ses réquisitions sont loin du maximum que prévoit la loi alors que le maire de Béziers assume toujours sa décision.
Robert Ménard va-t-il être condamné ? Une amende de 7 500 euros a été requise mercredi 30 septembre par le parquet de Montpellier à l’encontre du maire d’extrême droite de Béziers, Robert Ménard. Il était poursuivi pour avoir refusé en 2023 de marier un homme algérien sous obligation de quitter le territoire à une Française résidente de sa commune.
“Le maire est chargé de la publication et de l’exécution des lois et règlements. En conséquence, les maires ne peuvent refuser de célébrer un mariage”, a rappelé le procureur Thierry Lescouarc’h, demandant à le condamner à 7 500 euros d’amende, loin du maximum que prévoit la loi, à savoir cinq ans de prison, 75 000 euros d’amende ainsi qu’une peine d’inéligibilité.
Interrogé pendant l’audience pour savoir “si la situation venait à se reproduire”, il reprendrait “la même décision” Robert Ménard a répété qu’il assumait. “Ça aurait été un Chinois, j’aurais fait exactement la même chose. Ce n’est pas l’histoire de madame qui est en jeu, c’est un principe : un maire ne doit pas être obligé de marier quelqu’un qui ne devrait pas être sur le territoire” a-t-il affirmé à la barre.
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France : le maire de Béziers jugé pour avoir refusé de marier un Algérien sous OQTF
Robert Ménard, maire proche de l’extrême droite de la ville de Béziers, dans le sud de la France, comparaît mercredi 30 septembre devant le tribunal correctionnel de Montpellier pour avoir fait obstacle à l’exécution de la loi. Le 7 juillet 2023, il avait refusé de marier un couple dont le futur époux était un Algérien sans papiers sous obligation de quitter le territoire français (OQTF). Or, le mariage est un droit constitutionnel, sa situation administrative ne pouvait pas être un obstacle. Deux semaines plus tard, le jeune homme avait été expulsé.
Robert Ménard joue son avenir politique. Le couple lui ne se remet pas du traumatisme. Depuis trois ans, Eva multiplie les séjours en Algérie pour voir Moustafa. Le mariage du couple n’aurait rien changé à l’OQTF qui pesait sur le jeune homme. Mais Eva reste persuadée que la médiatisation de l’affaire a précipité l’expulsion de Moustapha. La même année, seuls 7% des ressortissants du Maghreb sous OQTF ont été renvoyés dans leur pays.
Eva a finalement épousé Moustapha en Algérie. Aujourd’hui, elle a attend surtout que Robert Ménard soit condamné pour l’humiliation que le couple a vécu ce 7 juillet. « Parce que mon conjoint est en situation irrégulière, qu’on ferme les portes de la mairie, qu’on active l’alarme à incendie, qu’on nous laisse bloquer dans ce hall entre tous les gens qui sont venus nous huer, nous agresser, les médias en direct… On a été reçus comme ça », témoigne Eva.
Sur le plateau de LCI, il y a quelques jours, Robert Ménard se disait inquiet pour son avenir politique mais il assumait les risques pris, face à une situation qu’il qualifie d’ubuesque. « La semaine précédente, a-t-il affirmé, j’ai appelé la sous-préfète, le préfet, le ministre, tout le monde, en disant : vous n’allez pas me mettre dans cette putain de situation où je vais être en situation illégale alors que vous avez décidé de le faire partir de ce pays. »
En juin dernier, une commune de région parisienne a été condamnée à payer 12 000 euros d’amende à un couple qu’elle avait refusé de marier, en 2025. C’est finalement le maire, élu aux dernières municipales, qui les a unis.
Le maire de Béziers risque cinq ans de prison, 75 000 euros d’amende et une peine d’inéligibilité.x1200
2026.9.30 Peine de mort : Boudjemaa détaille devant les députés les mesures proposées
Le ministre de la Justice, Lotfi Boudjemaa, a présenté devant les députés les dispositions du projet de révision du Code pénal prévoyant la peine de mort pour certaines formes d’incendies volontaires et d’enlèvements d’enfants. Il a également détaillé les voies de recours et les conditions qui, selon lui, doivent encadrer une éventuelle exécution.
Le projet propose la peine capitale pour l’incendie volontaire de forêts et de champs, ainsi que pour l’enlèvement d’enfants. Sont également visés certains actes de destruction volontaire de biens commis au profit de parties étrangères, ainsi que des faits portant atteinte à la sécurité, à l’ordre public, à l’unité nationale ou à la stabilité économique et environnementale, selon les conditions prévues par le texte.
Présentant les motivations du projet, le ministre a évoqué l’évolution des modes opératoires dans les affaires d’incendies et l’ampleur des dégâts enregistrés ces dernières années. Il a affirmé que certaines enquêtes avaient fait apparaître l’implication de parties étrangères, tout en précisant que les investigations se poursuivent. Le financement, l’incitation et la participation à ces actes, notamment via les réseaux sociaux, sont également concernés.
Pour les enlèvements d’enfants, la peine proposée s’appliquerait quelle que soit la méthode utilisée, avec des dispositions aggravées lorsque les faits sont accompagnés de tortures, d’agression sexuelle ou de sévices.
Les garanties de procédure
Répondant aux interrogations des députés, Lotfi Boudjemaa a insisté sur les garanties procédurales. L’accusé conserve le droit à l’assistance d’un avocat et peut faire l’objet d’une expertise mentale et d’investigations sur ses antécédents. Les décisions prises au cours de la procédure peuvent faire l’objet de recours.
Une condamnation prononcée par le tribunal criminel de première instance peut être contestée devant la cour criminelle d’appel, puis faire l’objet d’un pourvoi en cassation devant la Cour suprême.
Le ministre a par ailleurs rappelé qu’une condamnation à mort n’est pas exécutée immédiatement. Selon ses explications, l’exécution reste subordonnée à l’épuisement des voies de recours et au rejet de la demande de grâce adressée au président de la République.
Le texte présenté à l’APN ne rétablit toutefois pas encore, à lui seul, les exécutions capitales. Il s’agit d’un projet de modification du Code pénal, qui doit encore suivre son parcours parlementaire. Son examen ouvre surtout une nouvelle étape dans le débat sur la réactivation de la peine de mort en Algérie, suspendue dans les faits depuis 1993, alors que les condamnations continuent d’être prononcées mais ne sont pas exécutées.
2026.9.26 Mohamed Benchicou inhumé au cimetière de Garidi à Alger
L’écrivain et journaliste Mohamed Benchicou a été inhumé en milieu d’après-midi de ce samedi 26 septembre au cimetière de Garidi, Kouba (Alger). Il avait 74 ans.
C’est en présence de quelque 150 personnes que la dépouille de Mohamed a été mise en terre à côté de ses défunts parents conformément à ses dernières volontés. Cette inhumation clôt une séquence douloureuse dont la famille et ses amis n’avaient pas besoin.
De nombreuses personnes, désarçonnés par les informations d’interdiction de son inhumation en Algérie rendues publiques hier, étaient arrivées à la fin de l’enterrement de Benchicou, selon les informations que nous avons recueillies sur place.
2026.9.23 Boumerdès : arrestation d’une voleuse spécialisée dans le vol des boucles d’oreilles de fillettes
Les services de la Sûreté de wilaya de Boumerdès ont mis fin aux agissements d’une femme récidiviste, impliquée dans le ciblage de jeunes fillettes à l’intérieur de plusieurs magasins et centres commerciaux pour leur dérober leurs boucles d’oreilles en or.
L’opération, menée par les éléments de la brigade de lutte contre la délinquance urbaine de la 1ʳᵉ Sûreté urbaine d’Ouled Moussa (relevant de la Sûreté de daïra de Khemis El Khechna), a été déclenchée suite au dépôt de plainte d’un père de famille dont la fille avait été victime du vol de ses bijoux dans un centre commercial de la région.
Dès l’enregistrement de la plainte, les enquêteurs ont engagé des investigations techniques et de terrain approfondies. Ces recherches ont permis d’identifier la suspecte, notamment après la large diffusion sur les réseaux sociaux de vidéos de surveillance montrant la mise en cause en plein forfait dans plusieurs commerces.
Les investigations ont établi que la suspecte repérait minutieusement ses victimes parmi de très jeunes enfants pour leur subtiliser leurs boucles d’oreilles en profitant de l’inattention de leurs parents. Après avoir localisé ses mouvements, les forces de police ont procédé à son interpellation dans un centre commercial du secteur.
Au terme des procédures légales d’usage, la prévenue a été présentée devant les autorités judiciaires compétentes pour répondre des faits qui lui sont reprochés.
2026.9.22 Nadia Moussaoui, enseignante de tamazight, condamnée à un an de prison avec sursis
Le tribunal d’Imechedallène (M’chedallah), dans la wilaya de Bouira, a rendu son verdict ce mardi 22 septembre dans l’affaire de Nadia Moussaoui, professeure de langue amazighe au lycée Aliane-Hmimi de Chorfa. L’enseignante, connue sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme « Tamazight Moussaoui », a été condamnée à un an de prison avec sursis.
Nadia Moussaoui devait quitter l’établissement pénitentiaire dans la soirée pour retrouver ses proches, et en premier lieu ses enfants, selon l’annonce faite par Me Nordine Ahmime, membre du collectif de défense des détenus d’opinion.
Placée en détention provisoire le 6 septembre à l’issue d’une comparution immédiate, Nadia Moussaoui était poursuivie sur le fondement de l’article 295 de la loi portant régime électoral, à la suite d’une publication diffusée sur sa page Facebook. Le contenu précis de cette publication n’a pas été détaillé publiquement.
Le 16 septembre, lors de l’audience au tribunal d’Imechedallène, le parquet avait requis deux années d’emprisonnement ferme à son encontre. La défense avait pour sa part fondé sa plaidoirie sur la liberté d’expression, estimant qu’une opinion exprimée ne saurait à elle seule constituer une infraction. À l’issue des débats, le tribunal avait mis l’affaire en délibéré et fixé le prononcé du jugement à ce 22 septembre.
2026.8.6 Who is DZ Mafia drug lord Mehdi Laribi, aka ‘Tic,’ who was arrested in Algeria?
The 36-year-old French-Algerian drug trafficker, born in Marseille, was arrested under a French arrest warrant on July 20, amid a context of renewed judicial cooperation between Paris and Algiers.
He is known as “Tic,” a nickname drawn from a character named “Rachitique” whom he played in the 2008 French film Khamsa. Now 36, and after nearly two decades of involvement in drug trafficking, French-Algerian gang leader Mehdi Laribi is considered to be one of the founders of the DZ Mafia, a Marseille-based criminal group whose expansion and violent methods have drawn comparisons to South American cartels. Having settled in Algeria several years ago, he is suspected of having remotely orchestrated the criminal organization’s operations in France through connections with his associates there. Until now, he had repeatedly evaded the French justice system.
2026.8.6 Christophe Gleizes incarcéré en Algérie depuis 400 jours : un rapt d’État
CHRONIQUE. Le journaliste sportif français est prisonnier des geôles algériennes depuis sa condamnation, le 29 juin 2025, pour « apologie du terrorisme ». Comment mettre fin à son calvaire ?
2026.7.29 Espagne : un ancien oligarque interpellé et attend son extradition vers l’Algérie
L’homme d’affaires algérien Ayoub Aïssiou, l’ancien propriétaire de la chaîne TV El Djzairia One, a été arrêté en Espagne après l’arrivée d’une demande d’extradition formulée par Alger, une procédure qui doit désormais être examinée par la justice espagnole avant une éventuelle décision politique finale.
Ayoub Aïssiou, installé en France depuis 2019 avec le statut de demandeur d’asile, a rejoint récemment sa famille à Miami Platja, dans la province espagnole de Tarragone. Il a été interpellé à son arrivée en Espagne avant d’être présenté à un juge et placé en détention provisoire.
Une arrestation après une demande officielle d’Alger
La procédure d’extradition avait été engagée plusieurs semaines avant cette arrestation. Les autorités algériennes ont transmis leur demande diplomatique le 3 juin 2026, en s’appuyant sur un mandat d’arrêt délivré le 9 avril 2026 par un juge d’instruction du tribunal d’Alger spécialisé dans les affaires économiques et financières.

Après l’incendie qui a coûté la vie à onze enfants dans un orphelinat de Mohammadia, près d’Alger, les condoléances officielles ne suffisent pas. Sur les réseaux sociaux, les appels à établir les responsabilités se multiplient.
Vers 3h32 du matin, ce jeudi 16 juillet, un incendie a ravagé un orphelinat public à Mohammadia, une commune de la banlieue est d’Alger. D’après le bilan de la protection civile algérienne, le sinistre a fait 11 décès parmi les enfants orphelins et 19 blessés. Parmi ces derniers figurent des jeunes du voisinage qui n’ont pas hésité à risquer leur vie pour porter secours aux enfants pris au piège des flammes.
Les structures de l’enfance assistée, présentes dans plusieurs régions du pays, accueillent des mineurs privés de protection familiale, notamment des enfants abandonnés ou nés hors d’un cadre reconnu, selon le terme officiel.
Condoléances officielles, émotion nationale
Les autorités ont voulu marquer leur présence assez rapidement, avec le Premier ministre Sifi Ghrieb qui s’était rendu jeudi matin, avec des ministres et de hauts responsables, à l’hôpital des grands brûlés de Zéralda et au CHU Mustapha Pacha. Ces deux établissements ont lancé des appels urgents de dons de sang pour ce vendredi. Le président algérien Abdelmadjid Tebboune, en visite à Berlin, a entamé sa conférence de presse commune avec le président allemand par ses condoléances à la suite du drame et a chargé son Premier ministre de présider la cérémonie funéraire des onze victimes qui a rassemblé un nombre impressionnant d’anonymes venus rendre un dernier hommage aux victimes au cimetière de Sidi Rezine, au sud d’Alger.
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Orphanage fire in Algeria kills 11 children, injures 19 others
ALGIERS, Algeria (AP) — A fire at an orphanage near the Algerian capital on Thursday killed 11 children and injured 19 others, authorities said.
Algeria’s Civil Protection agency said the fire broke out around 3:30 a.m. at the two-story childcare institution in Mohammedia, in the eastern suburbs of Algiers.
The ages of the victims have not been released by authorities, who did not report any adult fatalities or injuries. Authorities have not said what caused the fire.
Five children with reduced mobility were safely evacuated by rescue teams, while several of the injured were transported to a hospital specializing in burns, said Lt. Col. Nassim Bernaoui, head of communications for the Civil Protection department.
Yassin Ibrize, who lives nearby, said he heard the commotion when the fire broke out and rushed to try and save children trapped inside.
“We heard screams and voices coming from the burning orphanage, and then I saw that the flames had begun to engulf the place and the girls were inside. I ran out without a shirt on,’’ he said.
“I did everything I could to save as many people as possible. And thank God, I saved three girls.’’
Covered in bandages, he said his shoulder, head and pelvis were injured.
His son also tried to help.
“When the screams intensified, I was the first one out. I found an officer completely overwhelmed, and when I tried to go upstairs, there was too much smoke. I couldn’t get through,” said Amir Ibrize, also visibly wounded.
Security officials guarded the entrance to the orphanage, beneath charred, empty window frames.
Algeria’s President Abdelmadjid Tebboune expressed his condolences to those impacted by the fire which happened on Algeria’s National Children’s Day.
“It is with a heart resigned to the will of Allah that I learned of the death of children and the injuries suffered by other children of Algeria following the fire that broke out in a childcare institution,” said Tebboune, who is on an official visit to Berlin.
Algeria has been experiencing a heatwave that has sparked nearly 1,000 fires in recent days, according to the Civil Protection agency.x1200
2026.6.6 Béchar: Une tentative de transport de plus de 85.000 capsules de psychotropes déjouée
Les éléments de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) de la sûreté de wilaya de Béchar ont déjoué une tentative de transport et de trafic de 85.500 capsules de psychotropes de type Prégabaline 300 mg dans la région d’Abadla, à 88 km au sud de Béchar, a indiqué samedi un communiqué de la cellule de communication et des relations publiques de ce corps de sécurité.
Une personne soupçonnée d’être impliquée dans cette affaire a été arrêtée lors de cette opération, a précisé la même source. L’intervention a été déclenchée sur la base d’informations faisant état d’un plan criminel visant à acheminer une importante cargaison de psychotropes vers les wilayas du nord du pays à bord d’un camion, selon la même source. Les éléments de la BRI ont ainsi procédé à l’interception du véhicule à la sortie sud de la ville d’Abadla et à l’arrestation de son conducteur.
La fouille du camion a permis la découverte de la marchandise prohibée, soigneusement dissimulée dans les roues de secours du véhicule, a ajouté la même source. Au terme des procédures d’enquête, le mis en cause a été prés enté devant le procureur de la République près le tribunal d’Abadla, a-t-on encore informé.
2026.6.6 Fermeture d’un hôtel à Alger et ouverture d’une enquête suite à la profanation du drapeau national
L’établissement hôtelier The Legacy Hotel, situé dans la commune de Hydra. D. R.
Les autorités ont ordonné la fermeture immédiate et le retrait de la licence d’exploitation de l’établissement hôtelier The Legacy Hotel, situé dans la commune de Hydra, à la suite de la profanation du drapeau national au sein de l’établissement.
Selon un communiqué officiel, la ministre du Tourisme et de l’Artisanat a donné instruction de déclencher l’ensemble des procédures juridiques et administratives nécessaires, en coordination avec les autorités de la wilaya d’Alger, afin de mettre en œuvre cette décision.
Dès la survenue des faits, le ministère a indiqué avoir engagé des mesures de contrôle et d’investigation pour établir les circonstances exactes de l’incident. La ministre a ordonné le déplacement immédiat sur les lieux d’une commission d’enquête composée de l’inspecteur général du ministère ainsi que de la directrice du tourisme et de l’artisanat de la wilaya d’Alger.
Cette mission avait pour objectif de constater les faits sur le terrain et de produire un rapport détaillé permettant d’éclairer les décisions administratives à prendre.
À la suite de la réunion d’évaluation des résultats de l’enquête, les autorités ont décidé de mesures fermes, incluant la fermeture immédiate de l’établissement et le retrait de sa licence d’exploitation. Cette décision a été prise dans le cadre de l’application stricte de la réglementation encadrant l’activité hôtelière.
Le ministère a souligné que ces procédures ont été menées conformément aux lois en vigueur et en coordination avec les autorités locales compétentes.
Dans son communiqué, le ministère a réaffirmé son engagement à faire respecter la réglementation régissant le secteur hôtelier, ainsi que son refus de toute forme de manquement aux obligations professionnelles.
Il a également insisté sur la nécessité pour les établissements touristiques de respecter les lois de la République et de se conformer aux règles d’éthique et de déontologie, précisant qu’aucune tolérance ne sera accordée à tout comportement susceptible de porter atteinte aux symboles de l’Etat ou à l’ordre réglementaire.
2026.5.30 En CDI mais sans titre de séjour : le témoignage d’une Algérienne installée depuis 13 ans en France
Sabrina vit en France depuis treize ans. Elle a 42 ans, elle est Algérienne, elle travaille comme femme de ménage et elle a un CDI. Pourtant, elle n’a toujours pas de titre de séjour définitif.
Son histoire, racontée dans une vidéo du Nouvel Obs, dit beaucoup de ces vies coincées entre le travail, les démarches et l’attente. Sabrina est entrée en France en 2013. Elle dit travailler depuis son arrivée en France. Elle a construit une routine, une vie, des habitudes. Mais administrativement, elle reste dans une situation fragile.
Ce qui frappe dans son témoignage, c’est ce décalage. D’un côté, une femme qui travaille, qui occupe un emploi stable, inscrit parmi les métiers en tension, qui vit en France depuis plus d’une décennie. De l’autre, une personne toujours sans papiers, obligée d’avancer avec la peur du contrôle, l’incertitude des démarches et l’impossibilité de se projeter normalement.
” J’ai ramassé toutes mes valises et je me suis dit : je quitte la France,” assure Sabrina. Puis, elle a choisi de rester parce que selon elle, elle a tout abandonné en Algérie. “Je retourne faire quoi la bas (Algérie) ? J’ai tout abandonné,” regrette-t-elle.
Un premier récépissé de demande de titre de séjour.
En 2025, Sabrina a obtenu son premier récépissé de demande de titre de séjour. C’est une avancée, bien sûr. Mais ce n’est pas encore un titre de séjour. Un récépissé prouve qu’un dossier est en cours. Il peut permettre de tenir, de patienter, parfois de travailler légalement selon les cas. Mais il laisse la personne dans une forme d’entre-deux. Rien n’est vraiment réglé. “Je ne sors pas sauf au travail. J’ai peur de sortir. Dés que je vois la police, je me dis : Ils vont m’attraper !”
Le cas de Sabrina rappelle aussi une réalité souvent mal comprise : avoir un CDI ne donne pas automatiquement droit à une régularisation. Le travail peut aider dans un dossier, mais la décision dépend toujours de l’administration. La préfecture regarde la durée de présence en France, les preuves de travail, les justificatifs, la situation personnelle, et apprécie le dossier au cas par cas.
Pour les Algériens, la situation est encore plus particulière. Leur séjour en France relève de l’accord franco-algérien de 1968. Ils ne demandent pas exactement les mêmes titres que les autres étrangers : on parle souvent de certificat de résidence algérien. Ce cadre spécifique rend parfois les démarches plus techniques, plus longues, et pas toujours simples à comprendre pour les personnes concernées.
2026.5.26 Lutte contre la criminalité organisée.. Arrestation de deux narcotrafiquants et saisie d’une quantité importante de cocaïne
En exécution des instructions du Haut Commandement de l’Armée Nationale Populaire, relatives à l’intensification de la vigilance et des missions de surveillance le long des frontières, notamment lors des occasions nationales et des fêtes religieuses, et dans la dynamique des efforts de lutte contre les barons de la contrebande et les narcotrafiquants, et suite à l’exploitation optimale des informations, des détachements combinés de l’Armée Nationale Populaire relavant du Secteur militaire d’Adrar en 3e Région Militaire, ont appréhendé, ce jour, mardi 26 mai 2026, deux (02) narcotrafiquants et saisi une quantité importante de cocaïne s’élevant à 76 kilogrammes et 700 grammes, transportée à bord d’un véhicule touristique.
Cette opération qualitative qui intervient à la veille de la célébration de l’Aid El Adha, réaffirme une fois de plus la mobilisation des unités de l’Armée Nationale Populaire, en toutes circonstances et occasions, afin de faire face aux tentatives visant à porter atteinte à la quiétude et la sécurité du citoyen et à inonder notre de ces substances toxiques.
2026.5.25 The alleged murder plot casting a new shadow over French-Algerian ties
Four suspects in the attempted murder of Algerian opposition figure Hichem Aboud in Roubaix, northern France, in May 2025 were indicted. This threatens to complicate the resumed dialogue between Paris and Algiers.
The Hichem Aboud case is one of those long-dormant files that suddenly comes to light at an inopportune moment, at the risk of unsettling broader geopolitical trends. Aboud, 70, is a former Algerian intelligence agent who became an exiled opponent of the regime, and was the target of an attempted murder in Roubaix in February 2025. On Saturday, May 23, a French anti-terrorism judge indicted four young men in the case, bringing it roaring back to life at a moment when tensions between Paris and Algiers had seemed, finally, to be waning.
2026.5.22 Djelfa – Laghouat : Saisie de plus de 34 kg de cocaïne et plus de 17 kg de kif traité
Les services de police ont procédé, en coordination avec les services des douanes de Djelfa et de Laghouat, à la saisie de plus de 34 kg de cocaïne et de plus de 17 kg de kif traité.
Il s’agit de deux opérations menées à Djelfa et à Laghouat, où « les éléments du service central de lutte contre le trafic illicite des stupéfiants relevant de la Sûreté nationale ont procédé, en coordination avec les services des douanes, à la saisie de plus de 34 kg de cocaïne, de plus de 17 kg de kif traité, ainsi qu’à l’arrestation de 14 individus et à la récupération d’un montant estimé à 1 milliard et 140 millions de centimes provenant des revenus du trafic », précise le communiqué.
La première opération s’est soldée par « la saisie d’une quantité de cocaïne à bord d’un véhicule de tourisme dans la ville de Laghouat, qui était soigneusement dissimulée dans l’une des cavités internes du châssis, avec l’arrestation du conducteur du véhicule et de cinq autres membres du réseau criminel, dont une femme, et la saisie de produits pharmaceutiques utilisés dans la préparation des stupéfiants ».
La deuxième opération a permis « la saisie de plus de 17 kg de kif traité à l’intérieur d’un véhicule intercepté au niveau de la sortie sud de la wilaya de Djelfa et l’arrestation de huit membres du réseau criminel ». Les mis en cause « ont été présentés respectivement devant le procureur de la République près le pôle judiciaire spécialisé de Sidi M’hamed à Alger et devant le procureur de la République près le tribunal de Rouiba.

Les éléments de la Sûreté de wilaya de Tlemcen ont saisi plus de 20 kg de kif traité et arrêté deux individus, lors de deux opérations distinctes. Les deux opérations, menées par les éléments de la brigade de recherche et d’investigation, relevant du service de la police judiciaire de la Sûreté de wilaya de Tlemcen, ont été déclenchées à la suite de plusieurs patrouilles effectuées dans les zones frontalières de l’Ouest, sur la base d’informations faisant état d’individus activant dans le trafic de drogue.
Elles ont permis l’arrestation des deux suspects, la saisie de la quantité susmentionnée de kif traité, ainsi que la récupération d’un véhicule touristique. Un dossier judiciaire a été engagé contre les deux individus arrêté, qui ont été présentés devant les autorités judiciaires compétentes.x1200
2026.5.17 Sidi Bel-Abbès: Cinq individus arrêtés et plus d’un quintal de kif traité saisi
Cinq (05) individus ont été arrêtés et plus d’un quintal de Kif traité a été saisi par la Gendarmerie nationale à Sidi Bel-Abbès, tandis que plus de 238.000 comprimés de psychotropes ont été saisi par des détachements combinés de l’Armée nationale populaire du secteur militaire de Béchar, indique un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN).
« Dans la poursuite des opérations qualitatives exécutées par les unités de l’Armée nationale populaire dans le cadre de la lutte contre les barons de la drogue et des narcotrafiquants, et grâce à une exploitation optimale des informations, le personnel du Groupement territorial de la Gendarmerie nationale de Sidi Bel-Abbès en 2e Région militaire a arrêté, hier 16 mai 2026, (5) individus, et saisi un quintal (1) et 68 kilogrammes de Kif traité à bord d’un camion, alors que des détachements combinés de l’Armée nationale populaire du Secteur militaire de Béchar en 3e Région militaire, ont saisi une importante quantité de comprimés psychotropes qui s’élèvent à 238.506 comprimés de type Prégabaline 300mg »,. »Ces opérations confirment, une fois de plus, la détermination des unités de l’Armée nationale populaire à travers ces différentes composantes à lutter contre toute tentative visant la sécurité du citoyen ».
2026.4.30 Algeria: One Terrorist Surrenders as Army Reports Multiple Arrests and Seizures
One terrorist has turned himself in to military authorities in In Guezzam, while nine supporters of terrorist groups were arrested by People’s National Army (PNA) detachments in various operations countrywide between 22 and 28 April, according to the PNA’s weekly operational report released Wednesday.
“As part of sustained efforts to combat terrorism and organized crime in all its forms, units and detachments of the PNA carried out, between 22 and 28 April 2026, a number of operations that yielded quality results, mirroring the high level of professionalism, vigilance and constant readiness of our Armed Forces throughout the national territory,” the same source said.
Within the framework of the counter-terrorism fight, a terrorist known as H.A, akias Maazou, turned himself in to military authorities in In Guezzam, surrendering a Kalashnikov-type submachine gun, a quantity of ammunition and various personal effects.
Separately, other PNA detachments arrested nine support elements of terrorist groups in a series of operations conducted across the country.
As part of the fight against organized crime, and “in continuation of efforts to curb the drug trafficking scourge in our country, combined PNA detachments, in coordination with various security services, intercepted 44 drug traffickers and thwarted attempts to introduce 2 quintals and 35 kilograms of processed cannabis resin from the Moroccan border, while 8.14 kilograms of cocaine and 1,654,908 psychotropic tablets were also seized across operations conducted throughout the Military Regions,” the same source added.
In Tamanrasset, Bordj Badji Mokhtar, Illizi, In Salah and In Guezzam, PNA detachments arrested 692 individuals and seized 27 vehicles, 285 power generators, 174 jackhammers, quantities of raw gold ore and stones, along with equipment used in illegal artisanal gold mining operations.
In addition, 15 further individuals were apprehended and 3 hunting rifles, 181,440 litres of fuel and 25 quintals of tobacco were seized in separate operations, the report stated.
In a further development, “Coast Guard units intercepted multiple illegal emigration attempts along the country’s coastline and rescued 137 individuals aboard makeshift vessels, while 286 undocumented migrants of various nationalities were arrested across the national territory,” the ANP’s operational report concluded.

His 2024 book explores the Algerian civil war that killed 200,000 people between 1992 and 2002. Speaking to Le Monde, Daoud confirmed that the sentence was solely related to a complaint from the National Organization of Victims of Terrorism, and not that of Saâda Arbane, who accused the author of stealing her tragic story.
French-Algerian writer Kamel Daoud announced on X on Wednesday, April 22, that he was sentenced to three years in prison by an Algerian court for his novel Houris, published in summer 2024 by Gallimard and awarded France’s prestigious Goncourt Prize in November.
“A unique event in Algerian history: The verdict from the April 7, 2026 trial came down on April 21. I have been sentenced to three years in prison and fined 5 million Algerian dinars [over €32,000], under the Charter for Peace and National Reconciliation,” he wrote on the social media platform. Daoud added, “The text punishes public discussion of the civil war. Ten years of war, nearly 200,000 dead by estimates, thousands of terrorists amnestied… And a single culprit: a writer.”
His novel is a dark story set partly in Oran, telling the fate of Aube, a young woman left mute since an Islamist militant slit her throat on December 31, 1999. The novel cannot be published in Algeria, as it falls under a law banning all works about the “Black Decade” from 1992 to 2002, which claimed at least 200,000 lives, according to official figures.
After the book’s publication, Saâda Arbane, an Algerian woman, accused the author of stealing her tragic story – she survived a massacre during the Black Decade – and making it the heart of the novel’s plot. Arbane came under the care of Daoud’s wife, psychiatrist Aïcha Dahdouh, at the Oran Hospital in 2015. “On three occasions, as I told Le Monde in a 2025 video interview, Kamel Daoud and his wife asked for my permission to use my story. I refused each time.”
Subject to two arrest warrants issued by Algiers
Speaking to Le Monde, the author confirmed that the sentence only relates to the complaint from the National Organization of Victims of Terrorism, not Arbane’s. Article 46 of the ordinance enacting the Charter for Peace and National Reconciliation, a 2005 bill, punishes the use or exploitation of the “wounds of the national tragedy” to “harm state institutions” or “tarnish the image of Algeria.”
The trial was held on April 7 “on the sly,” but the verdict was postponed, according to the author, to avoid coinciding with the pope’s visit to Algeria from April 13 to 15. Because he was tried in absentia, Daoud could not be represented by a lawyer and was unable to obtain the text of his sentence. He is the subject of two international arrest warrants issued by Algiers in May 2025.
“It is the first time this law has been enforced in Algeria,” said Daoud, expressing “sadness” for his native country and “its repressive attitude toward fiction and writers, and its inability to face the Black Decade.” “The problem is not the writer, it’s history,” he added.
Daoud will stand trial at a later date, again in Oran, over the complaint filed by Arbane. The details of the charges are not yet known. The writer wants to distinguish this Algerian legal action, “meant to destroy [him],” from the case filed in France by the same complainant for “invasion of privacy”: “I am confident and happy to discuss these matters of war and the boundaries of fiction before a French court, in a democracy.” x1200
2026.3.9 L’Algérie s’apprête à bloquer tous les sites pornographiques
LETTRE D’ALGER. Le Parlement algérien examine une proposition de loi visant à bloquer tous les sites pour adultes. Un projet porté par un député islamiste qui relance le débat sur la régulation d’Internet dans le pays.
Les sites Internet à caractère sexuel seront bientôt interdits en Algérie. Cette semaine, le Parlement a transmis au gouvernement, pour examen, une proposition de loi visant à bloquer les sites web et les plateformes en ligne diffusant du contenu pornographique. Le texte a été proposé par le député Youcef Adjissa, du Mouvement pour la société de la paix (MSP, tendance Frères musulmans), qui s’était fait connaître il y a quelques mois en déposant, au nom d’un groupe de députés, un projet de loi criminalisant toute forme de « normalisation » avec Israël.
2026.2.19 سنتان حبسا نافذا لجزار باع لحوم فاسدة للمستهلكين بالسانيا في وهران
سلطت محكمة الجنح الابتدائية بالسانية في وهران ، نهار أمس، عقوبة سنتين حبسا نافذا في حق جزار يبلغ من العمر 42 سنة ويتعلق الأمر بالمتهم ت-ع الذي تمت متابعته بجنحة تعريض حياة المستهلك للخطر، بعد أن ضبطت بمحله كميات كبيرة من اللحوم الحمراء فاسدة أضاف لها محلول خاص بحفظ الجثث المسمى “فيول”.
العملية نفذتها عناصر الأمن التابعة لبلدية السانيا ، بعد تلقيها لمعلومات تفيد بوجود نشاط مشبوه يفيد بقيام جزار ببيع لحوم فاسدة ليتم توقيفه وإحالته على العدالة أين أنكر المتهم ما نسب إليه من أفعال إلا أن الكمية التي تم ضبطها قدرت بأكثر من قنطار من اللحوم الحمراء.

توقيف 18 متّهما بتهريب المهاجرين عبر البحر (فيديو)
تمكّنت المصلحة المركزية لمكافحة الجريمة المنظمة (SCLCO) الأسبوع الماضي، من تفكيك الهيكل التنظيمي لشبكة إجرامية مختصة في تنظيم رحلات تهريب المهاجرين عبر البحر.
وأسفرت العملية، حسب ما أفاد به بيان للشرطة الجزائرية يوم الخميس، عن توقيف 18 مدبّرا من عناصر الشبكة الإجرامية. بينهم 3 رعايا من جنسية إفريقية.
2026.2.19 Alger : démantèlement d’un réseau criminel organisé et saisie de 38000 capsules de psychotropes
Les services de la Sûreté de la wilaya d’Alger ont démantelé un réseau criminel organisé et saisi 38000 capsules de substances psychotropes, a indiqué jeudi un communiqué de ses services.
“Dans le cadre de la lutte contre les crimes liés au trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes, la Brigade de recherche et d’intervention de la Sûreté de la wilaya d’Alger a démantelé un réseau criminel organisé composé de 05 individus, spécialisé dans le trafic de stupéfiants, et saisi 38000 capsules de psychotropes”, précise-t-on de même source.
Menée sous la supervision du procureur de la République territorialement compétent, cette opération est intervenue “suite à l’exploitation d’informations faisant état de l’activité d’un réseau criminel spécialisé dans le trafic illicite de substances psychotropes”.
Les investigations menées par le service concerné ont permis “d’identifier et d’arrêter les membres du réseau et de saisir 38000 capsules de psychotropes, un montant en monnaie nationale de 12 100 000 centimes provenant des revenus de la vente, ainsi que 03 véhicules touristiques”.
“Les suspects ont été présentés devant le procureur de la République près le tribunal territorialement compétent, conformément à un dossier de procédures pénales”, conclut la même source.
2026.2.18 Une bagarre vire au meurtre dans un quartier à Alger : un jeune homme lourdement condamné
Le tribunal criminel de première instance de Dar El-Beïda a prononcé une peine de 20 ans de prison ferme à l’encontre de l’accusé détenu « B.A.S » pour crime de meurtre avec préméditation et guet-apens. La victime, un jeune homme nommé « B.A », a perdu la vie après avoir été poignardée par l’accusé à l’intérieur d’un magasin de vêtements pour hommes situé au centre de la commune de Kouba, à Alger.
Il est apparu que le crime faisait suite à un différend ancien remontant à quelques mois, la victime ayant intercepté l’accusé et l’ayant provoqué verbalement avant qu’une bagarre n’éclate entre eux, d’abord à mains nues puis avec des armes blanches.
Le verdict est intervenu après que le ministère public eut requis la peine capitale contre l’accusé pour les mêmes faits, dénonçant dans son réquisitoire la gravité de l’acte commis sous les yeux des voisins et du propriétaire du magasin. Après avoir porté un premier coup de couteau à la victime, l’accusé a tenté de lui asséner d’autres coups sans l’intervention des riverains.
Les détails de l’incident
Les débats ont révélé que ce crime s’est produit dans la soirée du 11 février 2025 vers 21 h 30. La victime « B.A » a été transportée aux urgences du CHU Mustapha Pacha, souffrant d’une profonde blessure. Elle présentait une plaie par arme blanche au niveau de la poitrine. Au même moment, le dénommé « B. Oussama Sami » a également été admis pour recevoir des soins. Malgré les tentatives du personnel médical pour sauver la première victime, celle-ci a succombé à la dégradation de son état de santé.
À l’annonce du décès, les services de sécurité ont ouvert une enquête. Le premier témoin, « R.M.Z », propriétaire du magasin de vêtements, a déclaré qu’au moment des faits, vers 21 h 02, alors qu’il travaillait et passait un appel téléphonique, il a vu le défunt « B.A » courir vers son magasin, poursuivi par « B.A.S » qui tenait dans la main droite un couteau à manche en bois de type Opinel. La victime tentait de lui échapper ; elle est entrée dans le magasin, a saisi une longue barre métallique servant à suspendre les vêtements et a frappé l’accusé à la tête. Le témoin ajoute que la victime a ensuite reculé, trébuché et chuté. L’accusé a alors profité de sa chute pour lui porter un coup de couteau à la poitrine et a tenté de le frapper une seconde fois dans le dos, sans y parvenir grâce à l’intervention du témoin et des voisins.
Déclarations de l’accusé
Confronté aux accusations, l’accusé a déclaré qu’au soir du 11 février, vers 21 h, alors qu’il se trouvait près d’une pâtisserie à Kouba, la victime l’avait intercepté, provoqué en lui disant « tu es encore là », puis lui avait asséné un coup de poing au visage, ce qui avait déclenché une bagarre au cours de laquelle ils sont tous deux tombés. Selon lui, la victime s’est ensuite rendue dans le magasin où elle travaillait, a pris une barre métallique, tandis que lui s’est dirigé vers un magasin d’articles pour animaux et s’est emparé d’un couteau de type Opinel.
Il affirme que la victime est sortie et l’a frappé à plusieurs reprises à la tête, à l’épaule gauche et à la poitrine, puis lui a porté un coup au genou droit avec la barre. Il dit avoir réagi en lui donnant un seul coup de couteau, sans savoir où il l’avait touchée, car il avait brièvement perdu connaissance après un coup reçu à la tête.
Selon le témoignage du propriétaire du magasin, les deux hommes étaient en conflit depuis environ quatre mois et a assuré que la victime jouissait d’une bonne réputation auprès des habitants du quartier. Un second témoin, « S.H », ami de la victime, a déclaré qu’il se trouvait avec elle au magasin où elle travaillait ; sorti fumer une cigarette, il est revenu cinq minutes plus tard et l’a trouvée agitée et anxieuse. Elle a alors pris une barre métallique dans le magasin et est sortie précipitamment.
En la suivant, il l’a vue se disputer avec un individu inconnu tenant un couteau qu’il agitait. La victime a frappé l’accusé à la tête avec la barre, mais a trébuché et est tombée. L’accusé a alors profité de sa chute pour lui porter un coup de couteau à la poitrine.
2026.2.17 Oran: Démantèlement d’un réseau de trafic de drogue et saisie de 11,5 kilos de kif traité
Les services de la sureté d’Oran ont démantelé un réseau criminel composé de cinq individus spécialisé dans le trafic de stupéfiants et saisi 11,5 kilos de kif traité, a-t-on appris, mardi, auprès de la direction de la Sûreté de wilaya.
L’opération a été menée sur la base d’informations recueillies sur le terrain par les éléments de la brigade de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants et de psychotropes, faisant état de l’implication des suspects dans des opérations de vente, de transport et de distribution de drogue à travers les zones urbaines. Les mis en cause utilisaient leurs domiciles comme lieux de stockage et recouraient à des véhicules pour dissimuler et transporter la marchandise, selon la cellule de communication et des relations publiques.
Les investigations engagées par les enquêteurs ont permis d’identifier les suspects, de les localiser et de procéder à leur arrestation. L’opération s’est soldée par la saisie de 11,5 kilos de kif traité, ainsi que deux véhicules, a ajouté la même source. Présentés devant la justice, dans le cadre d’une procédure judiciai re, les mis en cause ont été placés sous mandat de dépôt pour transport, stockage et trafic de stupéfiants, selon la direction de la Sûreté de wilaya.
2026.2.17 Assassinat de Nessim Ramdane à Marseille : la justice tranche pour le mineur recruté par la DZ Mafia
À Marseille, un adolescent de 15 ans a été condamné à 17 ans de réclusion criminelle pour l’assassinat de Nessim Ramdane, un chauffeur VTC tué en octobre 2024. Recruté sur les réseaux sociaux par un détenu se revendiquant de la « DZ Mafia », le mineur n’avait que 14 ans au moment des faits.
Jugé à huis clos par le tribunal pour enfants de Paris, le jeune condamné a immédiatement annoncé son intention de faire appel.
L’adolescent avait sollicité une course VTC pour accomplir sa mission, avant de retourner son arme contre le conducteur. Au terme d’une audience de trois jours tenue à huis clos, le tribunal pour enfants de Paris a rendu son verdict.
L’adolescent qui a tué Nessim Remdane condamné à 17 ans de réclusion criminelle
Le choc a été brutal pour le mineur, qui selon son avocate, a fini par craquer après l’audience. Tout en admettant que la culpabilité de son client rendait une condamnation inévitable, Coline Grindel a dénoncé un « quantum » de peine excessif. Pour l’avocate, infliger 17 ans de prison à un garçon si jeune revient quasiment à lui appliquer la peine maximale, sans réelle distinction pédagogique ou humaine.
Le passage à l’acte contre le chauffeur VTC ne serait pas un accident, mais une exécution ordonnée par le haut. L’avocate de la défense précise que son client a tiré sous la pression de son donneur d’ordre.
L’enquête pointe vers un détenu aux méthodes glaçantes : après avoir missionné l’enfant pour venger une précédente recrue — un adolescent de 15 ans poignardé et brûlé vif — il aurait lui-même contacté la police pour livrer le jeune de 14 ans.
Nessim Ramdane, chauffeur VTC tué par un adolescent recruté par la DZ Mafia
Recruté via Snapchat pour la somme de plusieurs dizaines de milliers d’euros, l’adolescent avait pour mission de venger un autre mineur de 15 ans, sauvagement assassiné et brûlé vif lors d’un précédent échec. Le 4 octobre 2024, accompagné d’un complice, il a sollicité un chauffeur VTC afin de patrouiller dans le quartier Félix-Pyat à la recherche de leur cible.
Le drame s’est noué lorsque Nessim Ramdane, âgé de 36 ans, a refusé d’attendre ses passagers après les avoir déposés. C’est ce refus qui a provoqué le passage à l’acte : l’adolescent a alors abattu le chauffeur d’une balle dans le crâne. Bien qu’il ait reconnu être l’auteur du coup de feu, le mineur a maintenu auprès des policiers qu’il s’agissait d’un accident.
Aussitôt le coup de feu tiré, le suspect et son complice ont pris la fuite. Le corps sans vie de Nessim Ramdane a été découvert dans son véhicule, qui avait terminé sa course contre le mur d’une école maternelle. La suite de l’affaire prend un tour singulier : le donneur d’ordre, membre du clan DZ Mafia depuis sa cellule, a choisi de dénoncer ses propres recrues. Il a fourni aux autorités la localisation précise du tireur, qui espérait pourtant obtenir de lui de l’aide pour s’échaper.

Dans le cadre de la sécurisation des frontières et de la lutte contre la contrebande et le crime organisé, et suite à une embuscade exécutée dans la zone de Ghenama dans la wilaya de Béchar en 3ème Région Militaire, des détachements combinés de l’Armée Nationale Populaire, des Gardes-frontières et des Douanes algériennes ont éliminé, hier soir, mercredi 28 janvier 2026, trois (03) narcotrafiquants armés de nationalité marocaine. Il s’agit des dénommés ADDA Abdallah, AZZA Mohamed et SERFAKA Kandoussi, ainsi que l’arrestation d’un quatrième narcotrafiquant dénommé AZZA Mimoune de même nationalité. Les mis en cause ont tenté de profiter des conditions météorologiques que traversent certaines régions du pays pour mener leur actions criminelles.
Lors de cette même opération, (74) kilogrammes de kif traité, un (01) fusil de chasse, une (01) paire de jumelles, (04) téléphones portables et d’autres effets ont été saisis.
2026.1.29 L’Algérie dit avoir tué trois trafiquants de drogue marocains près de la frontière algéro-marocaine
Un quatrième homme a été arrêté. Selon le ministère de la défense algérien, lors de l’opération, les forces de sécurité ont notamment saisi 74 kilogrammes de résine de cannabis.
Les forces de sécurité algériennes ont tué « trois trafiquants de drogue marocains armés » et en ont arrêté un quatrième à Béchar, près de la frontière algéro-marocaine, a annoncé, jeudi 29 janvier, le ministère de la défense algérien.
Le groupe a « tenté d’exploiter les [mauvaises] conditions météorologiques dans diverses régions du pays pour mener à bien leurs actes criminels », a fait savoir le ministère, en référence à une alerte météo pour des pluies et vents violents.
Le communiqué du ministère ne donne pas d’autres détails sur les circonstances de l’interception des trafiquants présumés, dans cette zone située à 1 600 kilomètres au sud-ouest d’Alger. Selon le ministère, lors de l’opération, les forces de sécurité ont saisi « 74 kilogrammes de résine de cannabis, un fusil de chasse, des jumelles, quatre téléphones portables et d’autres objets ».
Selon un autre communiqué du ministère, l’armée algérienne a saisi 174 kilogrammes de résine de cannabis provenant du Maroc sur la seule période allant du 21 au 27 janvier.
Cet incident est survenu à un moment de fortes tensions entre ces deux pays voisins d’Afrique du Nord, dont la frontière est fermée depuis 1994.
2026.1.29 Trois trafiquants de drogue ont été tués à la frontière algéro-marocaine, annonce Alger
Selon un communiqué du ministère, l’armée algérienne a saisi 174 kg de résine de cannabis provenant du Maroc sur la seule période allant du 21 au 27 janvier.
2025.7.1 L’écrivain Boualem Sansal condamné en appel à cinq ans de prison ferme

La cour d’Alger a confirmé aujourd’hui la peine décidée en première instance contre l’écrivain Boualem Sansal, détenu depuis le mi-novembre dernier.
L’écrivain franco-algérien est, donc, condamné à cinq ans de prison ferme et 500 000da d’amende notamment pour « atteinte à l’unité nationale ». La magistrate a signifié au prisonnier qu’il avait 8 jours pour introduire une cassation devant la cour suprême. Une peine similaire à celle prononcée en première instance, par le tribunal de Dar El Beida, lors du procès qui s’est tenu le 27 mars dernier. Lors du procès en appel le 24 juin dernier, le parquet avait requis une peine de dix ans de prison ferme et un million de dinars d’amende.
Présent à la Cour pour assister au verdict de son client, son nouvel avocat, Maître Pierre Cornut-Gentille a déclaré qu’il, qu’il avait rencontré la veille, a-t-il précisé, « se portait bien ». Concernant les suites judiciaires de l’affaire à savoir la possibilité d’introduire une cassation auprès de la Cour suprême, l’avocat a indiqué qu’il allait « se concerter avec son client demain avant de prendre une quelconque décision ».
L’écrivain est, pour rappel, détenu depuis la mi-novembre pour avoir qualifié l’Algérie « d’un truc facile à coloniser » contrairement au Maroc qui était « un Etat » imprenable dans le media d’extrême droite français Frontières.
Devant la Cour, l’auteur du « Serment des barbares» avait soutenu qu’un procès était fait « à la littérature » à travers sa personne et qu’en tant que citoyen algérien et français, il avait le droit de se prononcer sur la politique des deux pays. Un droit permis, selon lui, par la Constitution.
Détenu depuis le 16 novembre 2024, Boualem Sansal est poursuivi pour « atteinte à corps constitués, atteinte à l’unité territoriale nationale, atteinte à l’ANP et intelligence avec une partie étrangère ». Le 27 mars 2025, il a été condamné à cinq ans de prison ferme par le tribunal de Dar El Beida, à Alger, une peine assortie d’une amende de 500 000 dinars. Dans le procès en appel, le procureur avait doublé, dans son réquisitoire, ces peines.
Le jeudi 20 mars 2025, le parquet de Dar El Beida avait requis une peine de 10 ans de prison ferme à l’encontre de l’écrivain. Après avoir révoqué ses avocats, dont le français François Zimeray, Boualem Sansal a choisi de se défendre seul face au tribunal.
En France où l’écrivain est très défendu par les milieux de droite et d’extrême-droite, des officiels ont demandé la libération de Boualem Sansal au motif qu’il était « âgé et malade ».
2025.6.24 Procès en appel de l’écrivain Boualem Sansal

Boualem Sansal : dix ans requis en appel contre l’écrivain franco-algérien emprisonné en Algérie
Condamné à cinq ans de prison en mars, l’écrivain de 80 ans atteint d’un cancer a comparu ce mardi à Alger pour son procès en appel. La Cour d’appel rendra son verdict mardi prochain, le 1er juillet.
Incarcéré depuis mi-novembre en Algérie, Boualem Sansal, 80 ans, a été jugé en appel ce mardi 24 juin à Alger. Le procès de l’octogénaire devait initialement se tenir le 20 mai dernier, mais l’écrivain avait réclamé un report pour préparer sa défense.
Le parquet a requis 10 ans contre l’écrivain franco-algérien « et un million de dinars d’amende », a dit le procureur général de la Cour d’appel, qui rendra son verdict mardi prochain, le 1er juillet.
Le 27 mars dernier, il avait été condamné à cinq ans de prison, notamment pour des déclarations en octobre au média français d’extrême droite « Frontières », où il estimait que l’Algérie avait hérité, sous la colonisation française, de territoires appartenant jusque-là au Maroc. Il avait aussi écopé d’une amende de 500 000 dinars algériens (environ 3 500 euros).
Une condamnation commentée par le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. « Nous déplorons la condamnation à une peine de prison ferme de notre compatriote Boualem Sansal », avait alors déclaré Christophe Lemoine. « Nous réitérons notre appel à une issue rapide, humanitaire et digne à cette situation », avait-il ajouté.
Une grâce présidentielle ?
L’écrivain est l’objet d’une lutte diplomatique entre l’Algérie et la France. Cependant, ses proches espèrent que celle-ci va s’apaiser et souhaitent une grâce présidentielle, qui ne peut intervenir qu’après une condamnation définitive. À commencer par Arnaud Benedetti, président de son comité de soutien, qui espère des « réquisitions moins sévères qu’en première instance » et mise beaucoup sur la date du 5 juillet, fête nationale algérienne.
« Cela pourrait être l’occasion pour le chef de l’État, Abdelmadjid Tebboune de décider d’une grâce présidentielle », espère-t-il, auprès de La Tribune.
En mai dernier et après l’annonce du report du procès, le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot avait déclaré sur France Inter que Paris espérait toujours que les autorités algériennes consentiraient à « un geste d’humanité » en faveur de l’écrivain, qui est atteint d’un cancer.
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Procès en appel de l’écrivain Boualem Sansal : La peine maximale de 10 ans de prison ferme requise
Le procès en appel de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal a eu lieu hier, devant la chambre correctionnelle près la cour d’Alger. Sansal s’est défendu en protestant contre ce qu’il a qualifié de «condamnation de la littérature».
Joyeux, cheveux bien coupés, tee-shirt kaki, Boualem Sansal est apparu hier à l’audience de la chambre correctionnelle près la cour d’Alger avec les mains bien libres, hissées haut pour saluer les nombreux journalistes présents dans la salle. Il comparaît en appel, sans défense. Contrairement à la précédente audience, Sansal n’a pas conditionné la tenue de son procès par la présence de l’avocat français, mandaté par la maison d’édition française, Lagardère pour le défendre.
D’emblée, la présidente lui annonce qu’elle lui posera les questions en dialecte algérien, pour qu’il comprenne. Elle lui fait remarquer qu’il est poursuivi pour avoir «insulté un organisme de régulation», «diffamé l’Armée nationale populaire», «diffusé délibérément de fausses nouvelles et informations susceptibles de nuire à la sécurité et à l’ordre publics», «porté atteinte à l’unité nationale», «commis des actes et pratiques susceptibles de nuire à l’économie nationale» et «possédé des publications, des documents et des vidéos susceptibles de nuire à l’intérêt national».
Des faits liés à ses déclarations aux médias, ses publications et vidéos diffusées sur les réseaux sociaux. «Qu’avez-vous à dire ?» lui demande la juge. Sansal : «Je n’ai rien à dire. Je suis un homme libre. Je m’exprime en France. Je m’adresse à mes compatriotes français. J’écris en France. Je ne suis jamais là en Algérie. Je connais le système algérien. Je viens que pour des visites et je repars.» La juge : «Quel genre de livres écrivez-vous ?» Sansal : «Des romans, de la fiction, de la politique de l’histoire, comme l’histoire de l’Algérie, etc.»
La présidente l’interroge sur sa déclaration à un média, «qui concerne l’unité du territoire nationale». «Vous aviez dit que les villes de l’ouest du pays, comme Oran, Tlemcen et autres, étaient des terres marocaines et que c’est la France qui les a données à l’Algérie. Expliquez-vous !» Boualem Sansal : «Je pars du principe que la région nord-africaine était berbère et les Français ont créé des frontières. Heureusement avec l’indépendance, l’Organisation africaine a décidé de l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation.» La présidente : «Etiez-vous convaincu de cette affirmation ?» Le prévenu : «J’ai expliqué comment la France a décidé de créer des frontières. C’était juste un avis personnel.»
La juge : «Dans vos déclarations et publications, vous vous moquez de l’Etat algérien et de ses dirigeants, Il y a des vidéos où on vous voit dans des discussions, par exemple avec un ancien ambassadeur de France, en train d’ironiser l’Algérie. Quelle explication avez-vous à donner ?» Sansal : «Je connais tout le monde en France, du président français, aux ministres, jusqu’aux citoyens ordinaires. Je discute avec tout le monde, dans les trains, les bus, dans la rue et ailleurs.
Je suis un écrivain, j’ai beaucoup d’amis avec lesquels je discute.» La juge : «Ce sont certes vos amis, mais pourquoi parlez-vous de la politique algérienne à des étrangers et avec moquerie. J’ai là une déclaration où vous dites : ‘‘Les têtes de l’Algérie vont mourir et que Dieu fasse qu’ils meurent’’.» Sansal : «Ce sont juste des propos en privé, des discussions entre amis…» La juge : «N’avez-vous pas d’autres sujets que l’Algérie à aborder avec vos amis ?» Sansal : «J’ai écrit beaucoup de choses sur de nombreux pays, sur les Etats-Unis, le Liban et d’autres. Je suis écrivain, je m’exprime sur tout…»
La présidente : «Mais la moquerie ! J’ai ici une de vos déclarations où vous dites : ‘‘Les Algériens sont heureux parce qu’ils ont l’argent du pétrole et Chengriha pour la défense du pays’’.» Sansal : «Ce sont des discussions avec Driencourt (NDLR : ancien ambassadeur de France à Alger) ou d’autres personnes. C’étaient des déclarations en privé. Elles ne sont pas publiques. Je fais de la critique. Qu’y a-t-il de dangereux lorsque je dis que l’Algérie a le pétrole pour l’argent et Chengriha pour la défendre ?»
«On change d’avis dans la vie et c’est normal»
La juge : «Confirmez-vous avoir des relations avec des hommes politiques étrangers et des membres du MAK, un mouvement classé par l’Algérie comme organisation terroriste, et avec lesquels vous partagez des informations ?» Sansal : «Ce sont juste des rumeurs. Les gens racontent beaucoup d’histoires. Mais, je peux vous dire que j’ai un ami, que je connais depuis plus de 40 ans, qui est ministre au sein du Mak. Je le connais avant même que le MAK ne soit né. Comment puis-je ne pas lui parler ?»
La juge : «Vous êtes-vous rendu en Israël ?» Sansal confirme avoir été invité à rendre visite à Israël en 2012. La juge : «Vous aviez déclaré avoir fait ce voyage dans le cadre d’un Salon du livre. Avez-vous rencontré des hommes politiques israéliens ?» Sansal : «Non, pas spécialement. Cette visite entrait dans le cadre du Salon du livre et la conférence à de l’Institut français.» La juge : «Etes-vous convaincu du contenu des documents et publications trouvés en votre possession ?» Sansal : «Vous savez, on change d’avis dans la vie et c’est normal.» La juge : «L’enquête a montré que dans vos publications, il n’y a pas de contenus qui concernent la culture, littérature etc.»
Sansal s’offusque. «Dans cette enquête, on m’accuse de terrorisme, d’escroquerie, d’espionnage, d’être contre le peuple, contre la région et maintenant, on parle de mes livres…» crie t-il, avant que la juge ne réplique : «Nous sommes en train de discuter des faits. La qualification nous revient à nous.» Sansal : «De quels faits ? Ce sont des livres. Nous pouvons être d’accord ou non avec le contenu de ces livres, mais il reste que ce sont des livres. Dans cette salle, il doit y avoir une moitié qui sera satisfaite à la lecture d’un livre et l’autre non. Ce ne sont que des écrits.» La juge : «Vos publications ne concernent que les sujets politiques algériens et les moqueries contre la souveraineté de l’Etat.» Sansal : «Ce sont des livres de science fiction, pas plus.»
La magistrate finit son réquisitoire et donne la parole au procureur général, qui commence par rappeler que Boualem Sansal «est né en Algérie, y a grandi, étudié, travaillé et où il s’est soigné», mais, a-t-il soulign, «tout cela n’a pas été pris en compte par le prévenu pour être reconnaissant à ce pays». Pour lui, le prévenu «a eu des discussions avec des politiciens étrangers durant lesquelles il n’a cessé de se moquer de l’Algérie et de ses dirigeants.
Bien plus, en 2012, il a fait un voyage en Israël et il est sorti du cadre de son voyage en parlant de liberté privée. Les vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux prouvent le contraire et tous les Algériens qui les ont visionnées peuvent dire si les faits qui lui sont reprochés sont avérés ou non». Le représentant du ministère public ajoute que «les faits sont clairs comme l’eau de roche», puis réclame la peine maximale contre Sansal, soit une condamnation de 10 ans de prison ferme, assortie d’une amende d’un million de dinars.
Le représentant du Trésors public a demandé, quant à lui, le maintien de l’amende de 500 000 DA infligée au prévenu par le tribunal de Dar El Beida, lors de son procès en première instance, à l’issue duquel il a été condamné à 5 ans de prison ferme. Invité par la juge à dire un dernier mot Boualem Sansal déclare : «C’est le procès de la littérature. La Constitution algérienne garantit la liberté d’expression, de circulation, d’association et d’opinion. Aujourd’hui, on condamne la littérature, après avoir fait son procès. Où va-t-on ?» L’audience a été levée et le verdict sera connu le 1er juillet.
2025.6.24 Des employés d’une APC à Alger condamnés pour trafic de documents administratifs
Le tribunal de Chéraga a condamné plusieurs employés de l’APC de Staoueli. Ils ont écopé des peines de prison entre 6 mois et une année, assorties des amendes entre 100 000 et 200 000 de dinars.
Suite à des informations reçues par les services de sécurité concernant des soupçons d’irrégularités dans la délivrance de certificats et de cartes de résidence à des citoyens vivant hors de la commune de Staoueli, l’octroi de faux certificats d’hébergement contre des commissions, ainsi que la réception indue de documents administratifs utilisés pour la radiation et l’extraction de cartes grises de véhicules immatriculés dans la wilaya d’Alger 16, une enquête a été ouverte.
L’investigation a conduit à l’inculpation de 5 fonctionnaires de l’APC de Staoueli. Ils sont identifiés comme « S.M », « A.N », « B.Z », « B.A » et « M.F ». Il faut dire qu’ils font l’objet de graves accusations. Il s’agit d’abus de fonction, de falsification de documents administratifs, de sollicitation d’avantages indus et de délivrance de documents administratifs à des personnes non autorisées. En outre, 6 citoyens sont poursuivis pour l’obtention de documents auxquels ils n’avaient pas droit et l’octroi d’avantages indus.
Lors du procès, les accusés ont nié toute manipulation dans la délivrance des documents administratifs. Les cinq employés poursuivis ont affirmé avoir délivré les certificats d’hébergement ou les cartes de résidence sur la base de documents requis dûment vérifiés. On cite, entre autres, actes de propriété, contrats de location ou encore, factures d’électricité et de gaz.
Les employés à l’APC ont catégoriquement nié avoir reçu ou demandé des avantages indus en échange de la délivrance de ces documents. L’enquête a notamment révélé des soupçons concernant les visites fréquentes de l’accusé « B.M » à la municipalité de Staoueli pour la radiation de véhicules et le changement d’immatriculation d’autres wilayas vers celle d’Alger, après l’obtention d’une fausse carte de résidence.
La défense des accusés a souligné que les charges nécessitaient une flagrance et s’est étonnée des déclarations de la représentante légale de la municipalité de Staoueli durant le procès. Les avocats ont plaidé pour l’acquittement de leurs clients, considérant les déclarations comme favorables aux accusés.
Le tribunal de Chéraga a prononcé aujourd’hui au verdict
Le tribunal de Cheraga a rendu ce mardi matin son verdict concernant cette affaire. Douze personnes ont été condamnées, dont cinq employés de l’APC de Staoueli, et trois femmes.
Ceci dit, le tribunal a prononcé à des peines de prison ferme allant de 6 mois à un an, assorties des amendes variant entre 100 000 et 200 000 dinars.
Les employés à l’APC étaient poursuivis pour délivrance de documents à des personnes non autorisées. Toutefois, le tribunal les a acquittés des accusations d’abus de fonction, de falsification et d’usage de faux documents administratifs, ainsi que d’obtention d’avantages indus.
L’affaire concernait notamment l’attribution illégale de certificats d’hébergement et de cartes de résidence à des personnes ne résidant pas dans la commune.
L’utilisation de ces documents pour l’obtention de cartes grises de véhicules avec immatriculation de la wilaya d’Alger, moyennant des commissions
2025.6.24 Une vaste affaire de falsification de visas éclate en Algérie

La justice algérienne a rendu son verdict dans une affaire de faux visas et de passeports trafiqués vers la France et l’Espagne, mettant au jour un réseau bien organisé impliquant une agence touristique basée à Béjaïa. Le tribunal correctionnel de Dar El Beïda a condamné six personnes à six ans de prison ferme et 200 000 DA d’amende. D’autres complices ont écopé de trois ans de prison, parmi eux des voyageurs et des employés de l’agence.
Tout a commencé le 19 juin 2024 à l’aéroport international d’Alger. Les agents de la Police des frontières ont détecté un faux visa espagnol sur le passeport d’un passager, “M. Y.”, en partance pour Barcelone. Après interrogation, celui-ci a révélé avoir obtenu le document auprès d’une agence de voyages à Béjaïa, contre un paiement de 65,5 millions de centimes.
Une enquête approfondie a mené à l’arrestation de la principale suspecte, “I. Sabrine”, gérante de l’agence, ainsi que deux de ses employés. L’analyse de ses téléphones et ordinateurs a permis de découvrir des preuves accablantes, notamment des conversations avec un certain “F. M.”, identifié comme le principal faussaire.
Tarifs exorbitants et visas pour plusieurs pays
Les visas falsifiés ne concernaient pas uniquement l’Espagne : les enquêteurs ont retrouvé des preuves de demandes frauduleuses pour le Canada et la France, à des prix allant jusqu’à 220 millions de centimes par visa. Des échanges mentionnaient même la participation de la gérante à des transactions illégales avec des clients pour falsifier des documents de voyage complets, incluant billets d’avion et réservations hôtelières.
Lors de son audition, “I. Sabrine” a d’abord nié avoir connaissance des faux visas, rejetant la faute sur un ancien employé. Mais elle a fini par reconnaître avoir perçu sa part dans plusieurs opérations, admettant avoir touché jusqu’à 50 millions de centimes par visa pour son rôle d’intermédiaire.
Le réseau semblait structuré : faux visas, clients crédules, complices au sein de l’agence, et même des précédents cas de voyageurs ayant quitté le pays avec des documents falsifiés sans être détectés. L’un d’eux a pu se rendre en Espagne via l’aéroport d’Oran avec une fausse autorisation.
Le tribunal a jugé les faits suffisamment graves pour infliger de lourdes peines pour falsification de documents administratifs, complicité de trafic de migrants et non-dénonciation de crimes. L’affaire a révélé la facilité avec laquelle certains réseaux exploitent la volonté de partir à tout prix à l’étranger, souvent au détriment de la loi.
Une vigilance accrue désormais ?
Avec cette condamnation, les autorités espèrent envoyer un signal fort contre ce type de fraude, qui ternit l’image du secteur touristique et menace la sécurité aux frontières. La multiplication des faux documents de voyage demeure une préoccupation croissante pour les services de sécurité et de justice en Algérie, surtout à l’approche des saisons touristiques.
2025.6.22 7 membres d’un gang de quartier sévèrement condamné à Alger
Le tribunal de Chéraga a rendu son verdict concernant une affaire de gang de quartier. Plusieurs accusés ont été lourdement condamnés.
Une affaire complexe de criminalité urbaine vient d’être mise au jour par le juge d’instruction du tribunal de Cheraga, suite à de nombreuses plaintes reçues par les services de sécurité d’Ouled Fayet concernant des troubles à l’ordre public.
Au cœur de cette affaire, un certain « K.Z. », chef présumé d’un gang qui terrorisait le quartier. Les investigations ont révélé que le suspect principal était impliqué dans le trafic de substances psychotropes, notamment du « Prégabaline », des agressions avec armes blanches, l’organisation d’une bande criminelle et le blanchiment d’argent.
Lors de la perquisition du domicile des suspects « K.F. » et « K.Z. », les forces de l’ordre ont découvert deux machettes et un couteau dissimulé, des substances psychotropes, 300 millions de centimes en monnaie nationale, 4 000 euros cachés dans le réfrigérateur, 29 millions dissimulés dans une armoire et une machine à compter l’argent.
Les enquêteurs ont recensé pas moins de 118 plaintes déposées par les riverains contre le suspect principal pour diverses agressions. L’une des victimes présentes à l’audience a témoigné avoir perdu l’usage des doigts suite à une agression à l’arme blanche perpétrée par « K.Z. ».
Lors de son interrogatoire, le principal accusé a nié l’ensemble des faits qui lui sont reprochés, affirmant être un simple consommateur de stupéfiants. Il a également justifié ses revenus par une prétendue activité de vente de pièces détachées et d’installation de conduites de gaz, sans pouvoir fournir de documents justificatifs.
L’affaire est actuellement en cours d’instruction et les suspects encourent de lourdes peines pour l’ensemble des chefs d’accusation.
Des membres d’un gang de quartier lourdement condamnés
Le tribunal de Chéraga a rendu son verdict ce dimanche. En effet, il a prononcé à des peines allant de 5 à 7 ans de prison ferme à l’encontre de sept prévenus, assorties d’amendes comprises entre 500 000 et 1 million de dinars.
Les accusés ont été reconnus coupables de plusieurs chefs d’accusation. Il s’agit de possession d’armes blanches de catégorie 6, détention et trafic de stupéfiants et de substances psychotropes ainsi que l’appartenance à un gang de quartier.
Par ailleurs, le tribunal a acquitté l’un des prévenus du chef de blanchiment d’argent. Deux autres accusés, en fuite, ont été condamnés à 10 ans de prison ferme et à une amende d’un million de dinars, avec émission d’un mandat d’arrêt pour l’un d’entre eux.
Ces condamnations font suite à plusieurs rixes violentes qui ont semé la terreur parmi les habitants d’Ouled Fayet, dans le cadre des activités d’un gang de quartier impliqué également dans le trafic de stupéfiants et de substances psychotropes.
2025.6.17 Un homme condamné à cause de faux billets de 2000 DA à Alger
Un jeune homme a été condamné à une peine de six mois de prison ferme et une amende de 20 000 DA après avoir été reconnu coupable de tentative de mise en circulation de faux billets de 2000 DA. Cette condamnation fait suite à son arrestation en flagrant délit à Alger, dans le cadre d’une opération de routine menée par la police.
Selon le quotidien Ennahar, les faits se sont produits lors d’une patrouille de contrôle des services de police dans la région d’Alger. Lors de cette opération, un individu a attiré l’attention des agents par son comportement suspect. En approchant le suspect pour un contrôle, ce dernier a immédiatement jeté un paquet contenant des billets de 2000 DA, soit un total de 18 000 DA. Après inspection, il a été confirmé que ces billets étaient des faux.
La police a donc procédé à l’arrestation immédiate du suspect, qui a été emmené au poste pour des investigations supplémentaires. Le jeune homme a été rapidement identifié comme étant l’auteur de la tentative de mise en circulation de faux billets.
Le suspect a nié les faits
Durant son passage devant le tribunal, le suspect a nié les faits qui lui étaient reprochés. Il a déclaré qu’il n’avait pas lancé des billets contrefaits, mais qu’il avait en réalité jeté une cigarette contenant des substances illicites. Toutefois, cette défense a été rapidement écartée par la cour, car les policiers ont confirmé qu’aucune cigarette n’avait été retrouvée lors de l’arrestation. Les preuves retrouvées sur place, notamment les billets contrefaits, ont joué un rôle déterminant dans la décision judiciaire.
Au terme de l’audience, le tribunal de Chéraga a rendu son verdict : six mois de prison ferme et une amende de 20 000 DA. Cette condamnation intervient dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate et vise à lutter contre la circulation de la fausse monnaie, un fléau qui affecte la stabilité économique du pays.
L’ampleur du phénomène des faux billets
Les faux billets représentent une menace croissante pour l’économie nationale. En Algérie, les billets de 2000 DA sont fréquemment utilisés dans les transactions quotidiennes, ce qui en fait une cible privilégiée pour les faussaires. Leur mise en circulation perturbe non seulement l’équilibre financier des particuliers, mais elle déstabilise également le marché et affecte la confiance dans la monnaie nationale.
La contrefaçon monétaire est un phénomène complexe et difficile à éradiquer, car les faussaires perfectionnent sans cesse leurs techniques pour fabriquer des billets de plus en plus ressemblants aux véritables. Face à ce défi, les autorités algériennes ont renforcé leur dispositif de surveillance et d’interception, notamment par l’utilisation de nouvelles technologies de vérification des billets. Ces outils, qui permettent d’analyser les caractéristiques de sécurité des billets en temps réel, sont désormais largement utilisés dans les transactions commerciales et bancaires.

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