Niger! 1ère Session 2026 de la Chambre criminelle du TGI de Tahoua : 19 dossiers dominés par des cas de viol à examiner, Criminalité : un réseau de femmes voleuses démantelées à Zinder, Interpellation d’un individu pour accès illégal à un système informatique, Interpellation d’un réseau criminel, spécialisé dans les braquages à main armée, Lutte contre le trafic de drogue : saisie record de 268 kg de cocaïne 8 individus interpelés, Zinder : la Police Judiciaire frappe fort contre la criminalité six membres d’un réseau criminel démantelés, Démantèlement d’un réseau d’escroquerie et d’usurpation d’identité lié à la vente de gaz domestique, Démantèlement par la Direction de la Police Judiciaire (DPJ) d’une bande criminelle auteure d’un meurtre dans la Ceinture Verte de Niamey, Démantèlement par le Service Inter Régional de la Police_Judiciaire (SIRPJ) de Zinder, Surpopulation carcérale : Plus de 400% de taux d’occupation à la prison civile de Niamey, Mendicité à Niamey : Rabi ou le visage de la précarité

2026.5.27 LUTTE CONTRE LA CYBERCRIMINALITE
Interpellation d’un individu pour accès illégal à un système informatique, fraude informatique, usurpation d’identité numérique, falsification informatique et d’usage de données informatiques falsifiées
La Direction de la Police Judiciaire, à travers la Division de Lutte Contre la Cybercriminalité, a interpellé un individu, le jeudi 21 mai 2026, pour des faits présumés d’accès illégal à un système informatique, de fraude informatique, d’usurpation d’identité numérique, de falsification informatique et d’usage de données informatiques falsifiées.
À la suite de plusieurs plaintes enregistrées, dont celle émanant d’une société de transfert d’argent de la place, une enquête a été ouverte. Il ressort des investigations préliminaires que le mis en cause, ancien agent d’une autre société de transfert d’argent où il exerçait en qualité d’agent d’identification au sein du service marketing, détenait plusieurs photographies de pièces nationales d’identité de clients.
Pour commettre ses forfaits, le mis en cause utilisait les modes opératoires suivants :
Il contactait ses victimes par appel téléphonique ou par WhatsApp, en se présentant comme un agent de la société de transfert d’argent chargé de corriger des prétendues failles de sécurité affectant leurs comptes. Il amenait ensuite les victimes à lui communiquer leurs mots de passe, sous prétexte de procéder à des vérifications ou de tester l’effectivité des corrections apportées. Dès obtention des identifiants, il accédait frauduleusement aux comptes concernés afin d’en soutirer des fonds.
Le second mode opératoire consistait à rechercher des reçus de transfert d’argent abandonnés contenant des informations personnelles de clients. À partir de ces informations, le mis en cause ouvrait l’application de transfert d’argent et renseignait le numéro de téléphone de la victime. Il sélectionnait ensuite l’option « mot de passe oublié », ce qui entraînait la génération d’un nouveau mot de passe transmis automatiquement au véritable titulaire du numéro. Le mis en cause contactait alors la victime en utilisant le premier procédé décrit ci-dessus afin d’obtenir le nouveau mot de passe, avant d’accéder frauduleusement au compte pour effectuer des transferts de fonds.
Pour procéder au retrait des sommes détournées, le mis en cause utilisait une application de modification d’images afin de falsifier les pièces d’identité en sa possession. Il y apposait sa propre photo sur la carte modifiée avant de se présenter dans les agences de transfert d’argent pour retirer les fonds frauduleusement transférés depuis les comptes des victimes.
La Police nationale rappelle aux utilisateurs des services de transfert d’argent que leurs mots de passe sont strictement personnels et ne doivent, en aucun cas, être communiqués à des tiers.
Elle invite également les responsables des sociétés de transfert d’argent à renforcer les dispositifs de sécurité et de protection des comptes de leurs clients.
La Police Nationale à travers la Division de Lutte Contre la Cybercriminalité de la Direction de la Police Judiciaire (DPJ) lance un appel à la population, à redoubler de vigilance et à signaler tout comportement suspect.
2026.5.25 Lutte contre le trafic de drogue : saisie record de 268 kg de cocaïne, 8 individus interpelés
Le 19 mai 2026, sur la base de renseignements opérationnels faisant état de la circulation d’un camion suspect en provenance d’Accra (Ghana), un dispositif de surveillance et d’interception a été immédiatement déployé à l’entrée de la ville de Zinder par les services compétents de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS). Grâce à ce dispositif, les éléments de l’antenne régionale de l’OCRTIS de Zinder ont procédé à l’interception d’un véhicule suspect, lequel a été conduit dans des locaux appropriés aux fins de contrôles et de vérifications approfondis. La fouille minutieuse effectuée a permis de découvrir 233 briques de cocaïne, soigneusement dissimulées dans des compartiments aménagés sous la remorque du camion. Le poids total de la substance saisie est de 268,045 kg, un record au plan national.
Selon la Police nationale, huit (08) individus de nationalité nigérienne ont été interpellés dans le cadre de cette opération.
Les perquisitions effectuées dans certains garages et domiciles liés aux mis en cause ont permis la découverte de plusieurs plaques d’immatriculation de différents pays, confirmant le caractère organisé, transfrontalier et hautement structuré de ce réseau criminel.
Par ailleurs, des recherches actives sont en cours en vue de l’interpellation d’autres membres présumés du réseau, tant sur le territoire national qu’à l’étranger, notamment au Ghana, au Mali et au Togo.
Les premiers éléments de l’enquête révèlent l’existence d’un réseau criminel structuré, opérant à l’échelle transnationale et s’appuyant sur plusieurs corridors de trafic en Afrique de l’Ouest.
Selon les investigations, la cargaison a pris départ à Accra (Ghana), avant de transiter par Lomé (Togo), Kandi (Bénin) et Sokoto (Nigeria), puis d’entrer au Niger par Konni, Maradi et Zinder, avec une destination finale présumée en direction de la Libye via la bande sahélo-saharienne.
L’enquête a également mis en évidence que le chef du réseau est le même individu ayant introduit les 51,7 kg de cocaïne saisis par les services de l’OCRTIS à Gaya le 29 septembre 2025.
Au regard de la nature de l’affaire et conformément aux dispositions légales et procédurales en vigueur, le dossier sera transmis au Pôle Judiciaire Spécialisé en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, compétent pour la poursuite des investigations.
À travers cette importante saisie, l’OCRTIS réaffirme avec la plus grande fermeté la détermination constante de l’État du Niger, sous la conduite du Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République, Chef de l’État, Chef Suprême des Armées, à lutter contre le trafic illicite de stupéfiants, lequel constitue une menace grave pour la sécurité nationale, la stabilité régionale ainsi que la santé publique.
Le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Niamey, M. Ousmane Beido, a salué le professionnalisme des agents engagés sur le terrain ainsi que la bonne collaboration entre les différents services impliqués dans cette opération.
Il a rappelé que le chef du réseau fait actuellement l’objet d’un mandat d’arrêt international et que les investigations se poursuivent afin de mettre hors d’état de nuire ses principaux soutiens et complices.
Enfin, il a lancé un appel à la population pour une collaboration accrue avec les services compétents de l’État, rappelant que la lutte contre la drogue est une affaire de tous.
L’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants lance un appel solennel à la population afin de renforcer sa collaboration avec les Forces de Défense et de Sécurité (FDS), notamment à travers le partage de tout renseignement utile, dans un esprit de responsabilité collective face à ce fléau.

2026.5.19 Criminalité : un réseau de femmes voleuses démantelées à Zinder
Le Service Inter-Régional de la Police Judiciaire (SIRPJ) de Zinder, en collaboration avec le Poste de Police du Marché Dolé, a mis fin aux activités d’une bande de malfaitrices, spécialisée dans le vol en réunion, recel et association de malfaiteurs.
C’est suite à un vol commis dans une boutique portant sur 15 mètres de Bazin, que les agents du Poste de Police du Marché Dolé ont réagi avec promptitude en interpellant les deux suspectes principales, identifiées à travers l’enregistrement de la vidéosurveillance de la boutique. Les mises en cause ont été immédiatement mises à la disposition du SIRPJ de Zinder, le 13 mai 2026 pour des investigations plus approfondies.
L’enquête menée a permis de mettre à nu leur mode opératoire et d’interpeller six (6) membres de la bande, toutes de sexe féminin, de nationalité nigérienne dont l’âge varie de 23 à 40 ans. Cinq (05) autres sont activement recherchées.
Le mode opératoire des mises en cause consiste à porter toujours, des grands hijabs, ciblant les boutiques, les vendeurs ambulants et les étalages dans les marchés ou sur la voie publique et simuler des achats. Pendant que l’une d’elles distrait le vendeur ou profite d’un moment d’inattention, la ou les co-autrices profite pour dissimuler précipitamment sous leurs hijabs des marchandises.
Les objets volés (tissus de valeur, chaussures, voiles, hijabs, bijoux, tasses…) sont ensuite rapidement écoulés à des prix dérisoires auprès d’un réseau de receleuses et complices basées dans les quartiers.
Les perquisitions effectuées ont permis de découvrir et de saisir les objets suivants :
–un (01) abaya ;
–un (01) pagne;
–un (01) tissu de type « lèche » ;
–un (01) complet de Bazin cousu;
De plus, une somme de 150 000 FCFA en espèces a été saisie, représentant le montant proposé par les malfaitrices, pour tenter de régler l’affaire à l’amiable avec la victime avant l’intervention de la Police.
Cinq (05) victimes ont été identifiées pour un préjudice d’un million cinq-cent mille franc (1.500.000 F CFA).
Le Service Inter Régional de la Police Judiciaire SIRPJ de Zinder invite la population à beaucoup plus de vigilance et l’exhorte à la dénonciation de tout comportement suspect.

2026.5.1 LUTTE CONTRE LA CRIMINALITÉ DANS LA VILLE DE NIAMEY
Interpellation d’un réseau criminel, spécialisé dans les braquages à main armée, par la Direction de la Police Judiciaire en collaboration avec la Population
Le 21 avril 2026, sur le plateau du Grand entretien de la télévision nationale (RTN), le Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, le Général de Division Mohamed Toumba a déclaré :《Pour pouvoir…avoir, très rapidement la bonne réaction au niveau des FDS, c’est une collaboration de la population, très utile que nous recommandons vivement…》fin de citation.
L’illustration parfaite de cette forte recommandation lancée par le Ministre d’État, ne s’est pas fait attendre.
En effet, dès le lendemain, 22 avril 2026, la prompte reaction des populations du quartier Banizoumbou 1 (pain dorée), a permis de maîtriser et mettre à la disposition de la Direction de la Police Judiciaire, une bande criminelle, lors de leur tentative de vol à main armée, portant sur une somme de 50 000 000 de FCA.
Après le démantèlement, par la DPJ, d’une bande de malfaiteurs auteurs de braquages à main armée et d’un meurtre au préjudice des clients de banques au début du mois de décembre 2025, plusieurs autres cas de braquages à main armée, opérés par quatre (4) individus à bord de deux (2) moto, dans la Ville de Niamey ont été enregistré par la DPJ, sur la période allant du 22 décembre 2025 au 21 avril 2026.
Il s’agit d’un réseau criminel de cinq (5) individus, dont un coauteur en fuite. Ils sont âgés de 39 à 43 ans et sont tous de nationalités étrangères.
Lors de leur interrogatoire, ce réseau criminel a reconnu être l’auteur de cinq (5) cas de braquage à main armée, dans la ville de Niamey avant leur sixième tentative.
Il s’agit de:
Au quartier Recasement, le 22 décembre 2025, à partir d’une banque de la place, la bande, composée de quatre 04 individus, armée de pistolets automatiques (PA), à bord de deux (2) motos, à suivi et agressé, à sa descente de taxi, un client d’une banque de la place ayant effectué un retrait de 8 000 000 de francs CFA.
Au quartier Rive droite, après un retrait dans une banque, une victime a été suivie puis agressée par ces mêmes malfaiteurs. Ils ont réussi à emporter la somme de 25 000 000 de francs CFA.
Le 9 février 2026, un client d’une banque de la place, après avoir effectué un retrait, s’est arrêté au niveau d’une agence de transfert d’argent au quartier Kalley Est où, ces malfrats ont brisé la vitre de son véhicule à l’aide d’une arme à feu, avant de s’emparer de son sac contenant la somme de 10 000 000 de francs CFA.
Le 10 février 2026. Une autre victime, cliente d’une banque de la place, après avoir effectué un retrait, s’est dirigée vers le quartier Bandabari, où il a été agressé par ces mêmes individus qui ont réussi à lui dérobé la somme de 32 000 000 de francs CFA.
le 21 avril 2026, également un client d’une banque de la place, après un retrait d’un million (1 000 000) de francs CFA en petites coupures a été suivi jusqu’au stationnement des taxis de Saga, en face du Grand Marché, où il a été agressé par ces mêmes malfrats. Ces derniers ont réussi à lui arracher la somme de 500 000 francs CFA.
Le préjudice total causé par ce réseau est estimé à 75 500 000 francs CFA.
Leur sixième cas avorté, survenu le 22 avril 2026, date de leur interpellation concerne la tentative de braquage à main armée, visant aussi, un client d’une banque ayant effectué un retrait de 50 000 000 de francs CFA, qu’ils ont suivis jusqu’au quartier Banizoumbou 1, suivant le même mode opératoire.
La prompte réaction des populations dudit quartier a permis d’appréhender trois (03) des malfrats, pendant qu’un (1) s’est en fuit, de saisir deux (02) pistolets automatiques, les deux (02) motos à bord desquelles ils opéraient et les mettre à la disposition de la DPJ.
Les investigations approfondies ont permis aux enquêteurs, d’identifier et d’interpeller le cinquième membre du réseau, leur complice, lequel a loué et mis à la disposition des braqueurs une villa située au quartier Niamey 2000.
Les perquisitions menées ont permis de saisir les biens suivants :
Au domicile du complice : une somme de 26 885 800 francs CFA.
Dans la villa des malfaiteurs au quartier Niamey 2000:
● deux nattes ;
● une valise ;
● une cagoule de couleur noire utilisée lors des opérations et
● une bouteille de gaz de 6 kg.
La Direction de la Police Judiciaire remercie la population pour sa prompte réaction et sa bonne collaboration.
Par ailleurs, elle l’invite à redoubler de vigilance et à dénoncer aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS) tout comportement suspect.
Comme l’a dit, le Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, le Général de Division Mohamed Toumba, dans le même entretient ci haut cité 《On ne veut pas dire que tout Nigerien est militaire mais tout Nigerien peut être Sentinelle…》fin de citation.
La Police Nationale, c’est votre sécurité et celle de vos biens!
2026.4.13 1ère Session 2026 de la Chambre criminelle du TGI de Tahoua : 19 dossiers dominés par des cas de viol à examiner
Tahoua, 13 Avril (ANP) – Les Assises de la Chambre criminelle du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Tahoua ont débuté ce lundi 13 avril 2026 dans la salle d’audience dudit tribunal. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du Gouverneur de la Région Colonel-Major Souleymane Amadou Moussa, du Secrétaire Général du Gouvernorat, des autorités coutumières, ainsi que des Responsables régionaux des FDS.
Ce sont au total 19 dossiers qui seront examinés par les juges au cours de cette session qui se déroulera du 13 au 25 avril 2026. Il s’agit notamment de 4 cas de viol, 2 cas de viol sur mineure de moins de 13 ans, 1 cas de tentative de viol, 2 cas d’attentat à la pudeur commis avec violence sur mineure de moins de 13 ans, 2 cas d’incendie volontaire de lieu habité ou servant d’habitation, 2 cas de coup mortel avec arme, 1 cas d’enlèvement d’enfant avec demande de rançon et 1 cas de meurtre.
Au total, 30 personnes seront jugées au cours de cette session parmi lesquelles 3 femmes, dont 29 en détention préventive. Peu avant le début des audiences, le président du TGI de Tahoua par intérim, M. Adamou Boubacar a présenté les membres des jurés composés de 4 personnes dont deux titulaires et deux suppléants. Ils ont ensuite prêté serment avant d’être renvoyés à l’exercice de leur fonction par le président de la chambre criminelle.
Dans son allocution, le président par intérim du TGI de Tahoua M. Adamou Boubacar a déploré ouvrir cette audience dont « la gravité dépasse les murs de cette chambre, en ce sens qu’elle touche à l’essence même de notre humanité, à ce qui fonde la dignité de toute personne : le respect du corps, de la volonté et de l’intégrité de chacun ».
Il a expliqué que le viol n’est pas seulement une infraction pénale définie par des textes, il est une blessure profonde, souvent silencieuse, qui marque les victimes dans leur chair, dans leur esprit, dans leur existence entière. Le magistrat a rappelé leur rôle en tant que juges, qui est à la fois lourd et noble, notamment en disant le droit avec rigueur, impartialité, mais aussi avec conscience, « car juger un crime de viol, c’est entendre au-delà des mots, comprendre au-delà des apparences, et discerner la vérité dans des situations souvent complexes », a-t-il souligné.
Mais, a fait remarquer M. Adamou Boubacar, aussi bien qu’à Tahoua que dans tout le Niger, la justice est attendue par les victimes qui espèrent être reconnues dans leur souffrance, par la société qui exige que de tels actes soient fermement réprimés, mais aussi par les accusés qui ont droit à une défense équitable et à un jugement fondé uniquement sur les faits et la loi.
Selon lui, la mission du juge ne s’arrête pas à sanctionner, « elle consiste aussi à envoyer un message clair : dans notre société, la dignité humaine est inviolable et chaque décision rendue ici contribue à construire ou à fragiliser la confiance du peuple dans son système judiciaire ».
Pour sa part, le procureur près du TGI de Tahoua, M. Mohamed Moussa a exprimé ses remerciements aux autorités administratives et coutumières, notamment le Gouverneur de la Région de Tahoua Colonel-Major Souleymane Amadou Moussa pour son accompagnement dans la lutte contre la dépravation des mœurs. Il a promis que dans les 19 affaires inscrites, la justice ne faillira pas et que ces affaires seront traitées sans complaisance. Selon lui, en effet, le viol sur mineure de moins de 3 ans ne peut rester impuni, déplorant toutefois qu’une amende ne peut pas résoudre ce genre de problème.
Le juge Mohamed Moussa a salué la présence massive des autorités, ce qui témoigne de leur bonne collaboration qui, a-t-il dit, n’a jamais fait défaut.
Il a, au terme de son intervention, lancé un appel à l’endroit des autorités coutumières pour cesser de traiter des affaires qui ne relèvent pas de leur compétence.
À la fin de la cérémonie, le Gouverneur Souleymane Amadou Moussa a rappelé qu’en cette ère de la refondation, les autorités accordent une importance capitale à la justice. Il a expliqué être venu pour apporter son soutien et son engagement aux autorités judiciaires administratives et traditionnelles afin que le personnel de la justice de la région de Tahoua puisse travailler en toute quiétude, mais aussi pour que la population puisse lui apporter sa contribution.
2026.4.2 Zinder : la Police Judiciaire frappe fort contre la criminalité, six membres d’un réseau criminel démantelés
Le Service Interrégional de la Police Judiciaire (SIRPJ) de Zinder a présenté, ce jeudi 02 avril lors d’une cérémonie officielle, les résultats de plusieurs récentes opérations qui ont permis de démanteler des réseaux criminels actifs dans la région. Il s’agit de deux bandes criminels dont la première spécialisée dans les braquages à mains armées et la seconde dans les vols nocturnes. Par ailleurs, le présumé auteur d’un meurtre intrafamilial a été interpellé et présenté lors de la même cérémonie qui s’est déroulée en présence des autorités administratives, judiciaires et coutumières.
Lors de son intervention, le Directeur régional de la Police nationale de Zinder a salué l’engagement de la population, dont les renseignements transmis en temps réel ont joué un rôle clé dans la réussite de ces opérations. « Si nous sommes réunis aujourd’hui, c’est grâce au haut niveau de collaboration de la population », a-t-il déclaré.
C’est ainsi qu’un réseau de six individus spécialisés dans les braquages à main armée a été démantelé. Quatre suspects ont été arrêtés, deux sont en fuite. Les malfaiteurs ciblaient les clients des banques et opéraient à moto, armés. Les saisies incluent deux motos, une arme à feu, des passeports et devises étrangères.
Vols nocturnes : un suspect arrêté
Une autre bande, impliquée dans une vingtaine de vols nocturnes, a été partiellement neutralisée. Un suspect est sous les verrous, tandis que le receleur présumé reste recherché. Quinze téléphones portables ont été récupérés.
Un meurtre intrafamilial élucidé
La police a également présenté un homme accusé d’avoir tué son frère lors d’une dispute liée à la consommation de stupéfiants. La victime a succombé à un coup de couteau porté au cœur.
Le Procureur de la République a rappelé que « le crime ne dort pas » et insisté sur la responsabilité partagée en matière de sécurité. Les autorités encouragent la population à signaler tout comportement suspect.
Le patron du parquet a souligné que ces personnes interpellées seront traduites devant le parquet.
Selon les autorités qui ont tenu à saluer les limiers de la PJ pour leur prouesse, « ces opérations illustrent l’efficacité de la coopération entre forces de sécurité et citoyens pour préserver la paix sociale ». x1200
2026.3.29 LUTTE CONTRE LA CRIMINALITÉ DANS LA VILLE DE ZINDER
Démantèlement d’un réseau d’escroquerie et d’usurpation d’identité lié à la vente de gaz domestique
Le Service Inter-Régional de la Police Judiciaire (SIRPJ) de Zinder a interpellé un individu âgé 33 ans, présumé auteur d’une série d’actes d’usurpation d’identité, d’escroquerie par voie électronique et de vols de bouteilles de gaz.
Cette arrestation fait suite à plusieurs plaintes déposées entre le 30 janvier et le 24 mars 2026 par des propriétaires de dépôts de gaz, victimes d’un stratagème particulièrement bien élaboré.
Selon les éléments de l’enquête, le suspect ciblait ses victimes en récupérant leurs numéros de téléphone, soit à partir d’affiches publicitaires, soit en utilisant des moyens de communication prépayés.
Profitant du contexte de rareté du gaz, il contactait les commerçants de gaz en se faisant passer pour un agent d’un centre d’approvisionnement, en leur annonçant l’envoi imminent d’une équipe chargée de récupérer les bouteilles pour rechargement. Ensuite il fait appel à des conducteurs de tricycles ou de véhicules de transport urbain, qu’il utilise à leur insu pour récupérer les bouteilles auprès des dépôts.
Les marchandises étaient ensuite redirigées vers un autre point de la ville, où elles étaient revendues.
Interpellé par le SIRPJ, le mis en cause a reconnu les faits qui lui sont reprochés et déclare avoir mené à lui seul six opérations, portant sur plus d’une centaine de bouteilles de gaz.
L’ensemble des victimes a pu être identifié et plusieurs conducteurs sollicités dans le cadre du stratagème l’ont identifié et confirmé les faits.
Les perquisitions effectuées ont permis la saisie de: Soixante quatorze (74) bouteilles de gaz, dont Soixante-trois (63) de six (6) kg et onze (11) de douze (12) kg placées sous scellés.
Cette affaire met en lumière la nécessité pour les commerçants de redoubler de vigilance face aux nouvelles formes d’escroquerie, notamment celles impliquant l’usurpation d’identité et l’usage des moyens de communication électronique.
2026.3.24 Mendicité à Niamey : Rabi ou le visage de la précarité
Niamey, 24 Mars – A peine les rayons du soleil percent-ils la brume matinale, Rabi Abdoulaye, mal voyante, 64 ans occupe l’un de ses postes habituels.
Dans un coin d’un quartier périphérique de la capitale, elle entame sa longue journée de mendicité, témoin de la précarité qui touche des personnes âgées et de surcroît divorcées et portant des handicaps.
Rabi, physique ingrat dont les scarifications trahissent son origine régionale affirme s’être résignée à cette activité, en désespoir de cause : mal voyante, abandonnée par un mari polygame et sans le soutien des enfants, elle espère compter sur la générosité des uns et la pitié des autres pour sa ‘’survie’’.
‘’j’avais commencé la mendicité depuis l’âge de 35 ans à Maradi à cause de mes yeux, je n’étais pas née avec le handicap j’étais tombée malade au fil du temps, j’ai perdu mes yeux, faute de moyens.’’, témoigne-t-elle.
Ajoutant : ‘’j’avais consulté plusieurs guérisseurs traditionnels mais en vain. Après j’étais à l’hôpital mais par manque de moyens j’étais dans l’obligation d’arrêter les soins”.
Sans le soutien de parent ni celui de l’époux, Rabi n’a de choix que de subir le sort.
´´Après avoir été malade mon mari, polygame, sans emploi, m’a répudiée à cause de mon état et m’avait fait comprendre que je suis devenue une grande charge pour lui en raison de mon hospitalisation, de ce fait qu’il ne peut pas prendre en charge moi et sa famille, pour ces raisons il a dit qu’il n’a pas les moyens pour me garder’’, se souvient comme hier la vieille femme.
Même au niveau de la famille, on n’arrive pas à me prendre en charge du coup c’est ce qui m’a poussée à prendre la décision de me déplacer pour venir à la capitale Niamey je ne peux rester au village car la vie est trop dure voilà ce qui m’a amenée à être mendiante comme personne ne peut me prendre en charge’’, se justifie-t-elle.
Poursuivant : “Je viens d’une famille pauvre, j’ai 6 enfants dont 4 filles et deux garçons, les filles étant les grandes et tout le monde sait qu’aux villages les femmes n’ont pas accès à tout, elles devraient rester à la maison et attendre que leurs maris leur apportent de quoi faire leurs besoins, quant aux garçons, ils sont encore petits accompagnant leur père aux champs et après la saison pluvieuse ils partent en brousse pour apprendre les versets coraniques. Ils n’ont pas encore atteint l’âge pour pouvoir me prendre en chargé’´.
Depuis 3 mois qu’elle est arrivée à Niamey avec son petit-fils comme guide, elle affirme mener une vie de bohémienne, passant de quartier en quartier à la recherche de la pitance quotidienne.
‘’ Avec mon état, je ne peux me déplacer seule, c’est lui ( petit fils) qui me guide dans mes déplacements parfois de maison à maison pour pouvoir avoir de quoi nous prendre en charge et avoir à manger, pour l’instant on a passé la nuit chez une dame qui loge dans une parcelle vide dans le quartier de Niamey 2000´´, raconte-t-elle.
Depuis 2019, les autorités de la ville de Niamey ont interdit la mendicité sur les lieux publics, malgré cette mesure des nombreuses personnes continuent à s’y adonner.
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2026.3.23 LUTTE CONTRE LA CRIMINALITÉ DANS LA VILLE DE NIAMEY
Démantèlement par la Direction de la Police Judiciaire (DPJ), d’une bande criminelle auteure d’un meurtre dans la Ceinture Verte de Niamey
Dans la nuit du 14 au 15 mars 2026, la Direction de la Police Judiciaire a été saisie d’un cas de découverte de cadavre derrière le Parc Turc, précisément dans la Ceinture verte de Niamey.
En synergie d’action avec les autres services de police de la ville de Niamey, les auteurs des faits, au nombre de deux (02), tous de sexe masculin, respectivement âgés de 19 et 22 ans, ont été interpellés au quartier Niamey 2000 et dans la Ceinture verte, derrière le Parc de l’amitié Nigéro-Turc.
Les investigations approfondies ont permis de retrouver l’arme du crime (un couteau), soigneusement enfouie dans le sable à proximité de l’habitation de l’un des auteurs.
Lors de leur interrogatoire, les deux individus ont reconnu les faits, déclarant faire partie d’une bande qui opère nuitamment et en réunion pour agresser les passants dans la Ceinture verte et ses environs, au moyen d’armes blanches.
C’est ainsi que, dans l’exécution de leurs activités criminelles, dans la nuit du 14 au 15 mars 2026, ils ont agressé deux paisibles citoyens qui tentaient de traverser la Ceinture verte pour regagner leur domicile sis au quartier Niamey 2000. Au moyen d’un couteau, le plus âgé a porté un coup mortel à l’une des victimes, qui a succombé sur les lieux, avant de prendre en chasse, sans succès, la seconde.
Après la commission de leur acte criminel, ils ont emporté la recette journalière du défunt, revendeur de salade de son vivant, ainsi que son téléphone portable.
La Direction de la Police Judiciaire (DPJ) appelle la population à plus de vigilance et à renforcer sa collaboration avec les Forces de Défense et de Sécurité, afin de mettre hors d’état de nuire tout comportement suspect.

2026.3.10 Surpopulation carcérale : Plus de 400% de taux d’occupation à la prison civile de Niamey
Niamey, 10 mars -La maison d’arrêt de Niamey où le Ministre de la justice, des droits de l’homme, garde des sceaux, chargé des relations avec les institutions, Alio Daouda s’est rendu ce lundi 09 mars, a un taux d’occupation de 416%, avec plus de 1800 détenus.
La capacité d’accueil du centre est d’un peu moins de 400 places dont 45 pour les femmes et 350 places pour les hommes alors qu’Il accueille à la date du 8 mars 2026, 1895 détenus, toutes catégories confondues, dont 399 condamnés et 1496 prévenus, soit un taux d’occupation de 416 %.
Ce taux se répartit comme suit : le quartier des hommes avec 1772 détenus, dont 1300 prévenus et 377 condamnés, le quartier des femmes avec 62 femmes, dont 57 prévenues et 5 condamnées, les mineurs avec 57, 40 prévenus et 17 condamnés, les filles au nombre de 4 qui cohabitent avec les femmes majeures, 16 transitaires et 85 détenus de nationalité étrangère. Ils sont gardés par 119 agents des Forces de sécurité.
Au cours de cette visite, le ministre de la justice s’est entretenu avec les détenus pour s’enquérir de leurs conditions de détention.
Notons que cette visite du Ministre de la justice à la prison civile de Niamey entre dans le cadre d’une série qu’il a entamée dans les différents services sous tutelle de son département.

2026.1.29 LUTTE CONTRE LA CRIMINALITÉ DANS LA RÉGION_DE_ZINDER
Démantèlement par le Service Inter Régional de la Police_Judiciaire (SIRPJ) de Zinder, de deux (02) réseaux de malfaiteurs spécialisés dans les vols de nuit en réunion avec usage de moyen motorisé, complicité et recel, ainsi que dans l’escroquerie et l’association de malfaiteurs.
Le premier réseau, spécialisé dans les vols de nuit en réunion avec usage de moyen motorisé, complicité et recel, a été démantelé grâce à l’exploitation d’un renseignement fiable.
Les investigations menées ont permis l’interpellation de trois (03) individus de sexe masculin, âgés de 22 à 27 ans, dont deux (02) voleurs interpellés à Zinder et un (01) complice interpellé à Bakin Birdji. Par ailleurs, deux (02) autres individus, dont un (01) voleur et un (01) receleur cités par les suspects interpellés, sont activement recherchés.
Le mode opératoire de ce réseau consiste, pour le chef de la bande, un apprenti chauffeur d’une citerne stationnée aux alentours de la SORAZ, à se rendre à Bakin Birdji avec les membres de la bande qu’il a constituée, pour voler des motos, généralement stationnées sur la voie publique les jours de marché.
Après avoir assuré une phase de guet jusqu’à un relâchement de la vigilance des propriétaires, ils coupent les câbles d’alimentation pour démarrer les engins. En cas de difficulté, ils utilisaient un tricycle pour acheminer les motos volées jusqu’à Zinder, où celles-ci sont écoulées sur le marché.
Les perquisitions effectuées ont permis la saisie et la mise sous scellés de :
-une (01) moto de marque Motobi 125 ;
-un (01) tricycle ;
-deux (02) couteaux ;
-un (01) téléphone portable.
Le second réseau, spécialisé dans l’escroquerie et l’association de malfaiteurs, a été démantelé suite à plusieurs plaintes déposées contre des individus qui, à travers des manœuvres frauduleuses, détournaient l’attention des commerçants afin de leur soutirer de l’argent.
L’enquête menée a permis l’interpellation de quatre (04) individus de sexe masculin, âgés de 32 à 44 ans, dont un (01) de nationalité nigérienne et trois (03) de nationalités étrangères. Il est à noter qu’un (01) membre du groupe est activement recherché.
Le mode opératoire de ce réseau consiste à se présenter à deux ou trois dans une boutique pour simuler un achat. Les individus remettaient un billet de 10 000 FCFA au commerçant, puis, par diversion, retiraient discrètement le billet tout en réclamant la monnaie ou en renonçant à l’achat pour exiger le remboursement de la somme prétendument remise. Le butin ainsi obtenu était ensuite partagé à parts égales entre les membres du groupe.
Les mis en cause ont reconnu avoir fait, selon ce même mode opératoire, une vingtaine de victimes dans la ville de Zinder.
Le Service Interrégional de la Police Judiciaire (SIRPJ) de Zinder appelle la population à plus de vigilance et à une franche collaboration avec les Forces de Défense et de Sécurité, afin de garantir une meilleure sécurité pour tous.

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