Cameroon! Belgium detains three suspected Cameroon separatists in war crimes probe, East Region: Three traffickers arrested in Yokadouma over 700kg of Pangolin scales seized., Yaoundé : un présumé trafiquant de faux billets arrêté, Yaoundé : une fillette de 4 ans abusée sexuellement dans une école, Zoétélé : plusieurs interpellations après les violences du 19 mai, Abel Elimbi Lobe visé par une plainte pour « incitation à la haine tribale », Yaoundé : un trafiquant d’espèces protégées arrêté, Viol de Joyce Nawal 3 ans : le ministre Etoundi Ngoa brandit la menace de fermeture le Cameroun en émoi, Yaounde: Minister orders probe into torture of supermarket staff., Moungo Division: 17 youngsters rescued from human trafficking network., Drame à Nkol-Koudga un féminicide secoue la Lekié, Assassinat de Marie Louise Ntsama : le principal suspect arrêté à Garoua, Kombo : un bébé enlevé retrouvé sain et sauf, Soa : un étudiant assassiné devant son domicile, Edéa trois suspects arrêtés après un vol violent de plus de deux millions de francs CFA, Plus de 4 600 litres de carburant de contrebande saisis sur l’axe Douala – Yaoundé, La police nigériane démantèle un vaste réseau de séquestration de ressortissants camerounais, Présidentielle au Cameroun: à Douala des familles endeuillées par les violences post-électorales

2026.5.29 Yaoundé : un présumé trafiquant de faux billets arrêté
Les éléments du Poste de Gendarmerie d’Ahala ont mis la main sur un individu suspecté d’être impliqué dans un vaste trafic de fausse monnaie. L’opération s’est déroulée le 21 mai 2026 aux environs de 20 heures au lieu-dit Carrefour Banane, dans l’arrondissement de Yaoundé II.
Selon les informations communiquées par la gendarmerie, l’interpellation a été réalisée à la suite d’un renseignement jugé fiable et sous la supervision du commandant de la Compagnie de Gendarmerie de Yaoundé II.
Le suspect, identifié comme étant Piata Ngounou Divane, né le 30 mai 2005, a été surpris en possession d’une importante quantité de faux billets soigneusement emballés et conditionnés. Les coupures saisies étaient principalement composées de billets de 50 et 100 dollars américains ainsi que de 20 et 50 francs suisses.
D’après les premières estimations des enquêteurs, la valeur totale de cette cargaison de fausse monnaie avoisinerait les 100 millions de FCFA.
Après son arrestation, le présumé trafiquant ainsi que l’ensemble des billets saisis ont été conduits au Poste de Gendarmerie d’Ahala pour les besoins de l’enquête.
Les investigations sont en cours afin de déterminer l’origine de ces faux billets, d’identifier d’éventuels complices et de comprendre les circuits de distribution envisagés.

2026.5.28 Viol de Joyce Nawal, 3 ans : le ministre Etoundi Ngoa brandit la menace de fermeture, le Cameroun en émoi
L’affaire de la petite Joyce Nawal, 3 ans, a pris un tournant solennel ce jeudi 28 mai 2026. Face à la foule en colère, massée depuis 6h du matin devant les grilles du groupe scolaire bilingue La Gloire Olympique à Odza, le ministre de l’Éducation de base, Laurent Serge Etoundi Ngoa, a débarqué porteur d’un message clair du sommet de l’État. « Nous sommes venus appeler tout le monde au calme. C’est ce que le président de la République nous a demandé de faire », a-t-il lancé d’emblée.
Dans ce quartier populaire de Yaoundé IV, l’émotion est à son comble. Le sous-préfet AKONDI Elvis Mbahangwen a craqué en pleurs sur les lieux. Des femmes, des hommes, des enfants, des mères en pagne, des pères désemparés, tous ont entonné l’hymne national pour réclamer justice pour cette fillette, victime présumée d’un viol le lundi 25 mai au sein de son établissement scolaire. Un « tonton », un adulte familier, aurait brisé l’innocence de cette enfant à l’endroit même où elle devait être en sécurité après la maison. Un acte ignoble, barbare, qui soulève le cœur de tout un pays.
Mais ce jeudi matin, la manifestation pour la justice a failli virer à l’affrontement. Les forces de l’ordre ont tenté de disperser les manifestants. L’onde de choc est d’autant plus brutale que la maman de la petite Joyce est aujourd’hui poursuivie pour diffamation et cybercriminalité par l’établissement. La doublure peine : une enfant à l’hôpital, une mère traînée en justice. C’est dans ce climat électrique que le ministre, mandaté par le chef de l’État Paul Biya, a tenu à faire des annonces fortes.
La menace présidentielle plane sur l’école
Laurent Serge Etoundi Ngoa n’est pas venu les mains vides. Lors d’une rencontre avec la direction de l’école et la famille, il a planté le décor avec des mots qui resteront gravés. « Si l’école était incriminée d’une manière ou d’une autre, des mesures seront prises, allant de la suspension à la fermeture de l’établissement. » La foudre est sur la tête de l’Olympic Glory. Le ministre a précisé que les responsables, s’ils sont identifiés, seront sévèrement punis.
Il a tenu à rassurer sur le sort de la victime : « L’école pourra continuer à fonctionner avec ceux qui sont là, avec la petite Nawal qui ne restera pas éternellement à l’hôpital. » Mais le message de fond est sans équivoque : la protection de l’enfance sera défendue coûte que coûte, et l’État ne tergiversera pas avec les défaillances.
Une commission d’enquête et des questions brûlantes
Dans la foulée, le délégué régional de l’Éducation de base du Centre a instruit une commission d’enquête administrative. Sa mission, telle que consignée dans la correspondance adressée au délégué départemental du Mfoundi, est triple : vérifier l’authenticité et la matérialité des faits allégués ; recueillir les déclarations et témoignages du personnel, des parents et des riverains ; examiner les dispositifs de surveillance, de contrôle d’accès et de sécurisation des enfants mis en place par l’établissement. Les enquêteurs sont attendus sur le terrain ce même jeudi. L’heure est à la vérité, rien que la vérité.
Pendant ce temps, la ministre de la Promotion de la femme et de la famille, Abena Ondoua, a également franchi les portes de l’école Olympic Glory. Signe que l’exécutif prend la pleine mesure du traumatisme. La tante de Joyce Nawal, effondrée, a décrit un traumatisme profond. L’enfant porte les stigmates d’une souillure que rien ne pourra effacer. Le personnel qui devait veiller sur elle est dans le viseur des manifestants. Le cri s’élève de la rue : que les responsables soient arrêtés, interrogés, sanctionnés.
Le droit, la rue et le silence brisé
Dans les colonnes de la rue camerounaise, la colère ne désenfle pas. Les protestataires exigent justice et protection des enfants. L’absence d’une réaction officielle rapide du ministre avait d’abord nourri une indignation silencieuse, que la déclaration de ce jour vient quelque peu éteindre, mais les braises restent chaudes. L’appel au calme, s’il est entendu, ne saurait devenir un enterrement du dossier.
Pour beaucoup, il est temps d’envisager des mesures radicales. La vox populi, relayée dans les rassemblements, va jusqu’à réclamer l’irréparable : la peine capitale pour les violeurs de bébés. Sans aller jusqu’à ce débat sociétal, l’État camerounais, sous les ordres de Paul Biya, a promis une action ferme. « Si des responsables sont identifiés, ils seront sévèrement punis », martèle le ministre Etoundi Ngoa.
Ce jeudi à Odza, le Cameroun a vu un sous-préfet pleurer, une mère défiler, un ministre menacer de fermer une école, une ministre de la Femme se recueillir sur le lieu présumé du crime, et une commission administrative se mettre en branle. La petite Joyce Nawal est toujours hospitalisée, mais sa voix, à travers celle de milliers de Camerounais debout, a fini par secouer jusqu’au sommet de l’État. La suite, c’est la justice qui doit l’écrire — sans faiblesse et sans délai.
Joyce Nawal Rape Case: Minister Etoundi Ngoa Threatens School Closure as Cameroon Demands Justice
The tragic case of 3-year-old Joyce Nawal took a decisive turn on Thursday, May 28, 2026. Facing an outraged crowd gathered since 6 a.m. at the gates of Olympic Glory Bilingual School in Odza, Cameroon’s Minister of Basic Education, Laurent Serge Etoundi Ngoa, delivered a presidential message. “We have come to call for calm. This is what the President of the Republic asked us to do,” he declared, sent directly by President Paul Biya.
In this working-class neighborhood of Yaoundé IV, emotions ran raw. The sub-prefect, Akondi Elvis Mbahangwen, broke down in tears on site. Women, men, and children sang the national anthem to demand justice for Joyce, who was allegedly raped on Monday, May 25, within her own school. A familiar adult, a “tonton,” is believed to have shattered the innocence of a child in what should have been a safe haven.
Following a meeting with the school administration and the victim’s family, Minister Etoundi Ngoa issued a stark warning: “If the school is implicated in any way, measures will be taken, ranging from suspension to the closure of the institution.” He added that any identified officials would be severely punished. The Minister also sought to reassure: “The school can continue to operate with those present, with little Nawal, who will not remain in the hospital forever.”
The gravity of the moment is amplified by the fact that Joyce’s mother is currently being sued by the school for defamation and cybercrime. As public fury mounts, the Regional Delegate for Basic Education has ordered an administrative commission to “verify the authenticity and materiality of the alleged facts,” gather testimonies, and examine the school’s security and child protection measures.
Minister of Women’s Empowerment and the Family, Abena Ondoua, also visited the site, underscoring the government’s high-level engagement. In the streets, protesters demand arrests and accountability. The call for calm, stressed by the Minister, is tied to an ironclad promise: perpetrators will face the full force of the law. As Joyce Nawal remains hospitalized, a nation waits for swift, uncompromising justice.
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2026.5.27 Yaoundé : une fillette de 4 ans abusée sexuellement dans une école
Une vive émotion secoue le quartier Odza à Yaoundé après des accusations graves visant un établissement scolaire. La famille d’une fillette affirme que des faits préoccupants se seraient produits au sein de l’école et réclame désormais une enquête approfondie afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire.
Une vive émotion traverse actuellement la ville de Yaoundé après des accusations visant un établissement scolaire situé au quartier Odza. Une fillette, identifiée sous le nom de Joyce Nawal, aurait subi des violences sexuelles à l’intérieur de son école, provoquant l’indignation de nombreux internautes et parents d’élèves.
L’affaire a pris de l’ampleur après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo dans laquelle la mère de l’enfant interpelle publiquement les responsables de l’établissement « Gloire Olympique ». La famille affirme disposer d’un certificat médical attestant le viol subi par la mineure au sein de l’enceinte scolaire.
Au centre des critiques figure également la gestion de l’affaire par l’administration de l’école. Malgré la présence supposée de caméras de surveillance dans l’établissement, la famille reproche aux responsables de ne pas faciliter l’accès aux images qui pourraient permettre de comprendre précisément ce qui s’est passé.
Dans plusieurs réactions relayées en ligne, des voix réclament désormais une enquête approfondie afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Des appels sont également lancés en direction des autorités éducatives, judiciaires et sociales pour garantir la protection des élèves et assurer le suivi du dossier.

2026.5.21 Zoétélé : plusieurs interpellations après les violences du 19 mai
Une trentaine de personnes ont été interpellées à Zoétélé après les actes de vandalisme survenus le 19 mai dernier à la suite du meurtre de Marie Patience Dikamba. Les autorités soupçonnent plusieurs des personnes arrêtées d’avoir participé aux destructions visant les biens de Flavien Nzikom Kamdem, cité dans cette affaire judiciaire qui continue de provoquer de fortes tensions dans la localité.
Une trentaine de personnes ont été interpellées à Zoétélé après les actes de vandalisme et de pillage survenus le 19 mai dernier. Les personnes arrêtées sont soupçonnées d’avoir participé aux destructions visant notamment les biens de Flavien Nzikom Kamdem, cité parmi les suspects dans l’affaire du meurtre de Marie Patience Dikamba.
Selon les informations recueillies, plusieurs individus présentés comme des meneurs devraient être déférés dans les prochaines heures devant le parquet de Sangmélima. Les autorités sécuritaires affirment que le calme est progressivement revenu dans la localité et appellent les habitants à éviter tout recours à la justice populaire.
Les tensions avaient éclaté dans la soirée du 19 mai à Zoétélé, où des groupes de jeunes avaient pris pour cible le magasin de Flavien Nzikom Kamdem ainsi que plusieurs commerces appartenant à des ressortissants de l’Ouest. Ces violences faisaient suite à la mort de Marie Patience Dikamba. Dans le cadre de cette affaire, le couple Flavien Nzikom Kamdem avait été interpellé avant d’être relâché en raison de l’absence d’éléments jugés suffisants pour une incarcération.
Cette remise en liberté avait provoqué une vive réaction dans une partie de l’opinion locale, notamment auprès de certaines autorités traditionnelles. Celles-ci dénonçaient ce qu’elles qualifiaient d’« assassinat lâche et particulièrement violent » de la jeune femme et accusaient le président du tribunal de ne pas s’être rendu au lieu de découverte de la victime. Ce 19 mai, plusieurs jeunes auraient tenté de rendre justice à leur soeur à travers des actes repréhensibles par la justice.

2026.5.21 Moungo Division: 17 youngsters rescued from human trafficking network.
Officers of the Gendarmerie Brigade in Bwélélo, Dibombari Subdivision of the Moungo Division in Littoral Region, have dismantled a suspected criminal network allegedly specialised in human trafficking and online fraud.
This was during an operation conducted on Thursday, May 14, 2026.
It led to the rescue of 17 young Cameroonians who were allegedly being prepared for illegal trafficking to Malaysia.
According to security sources, the operation followed investigations launched by the Commander of the Bwélélo Gendarmerie Brigade, Chief Warrant Officer Samuel Bouazoc, after Reverend Movuh Derick of Gospel Centre Church in Babenga presented himself at the brigade in the company of two young victims who had reportedly escaped from the traffickers’ hideout in Yapaki, Dibombari.
Preliminary investigations revealed what security officers have described as “a well-organised trafficking syndicate” that allegedly used fake online recruitment advertisements to lure desperate young Cameroonians seeking employment opportunities abroad.
Investigators disclosed that the suspects reportedly convinced victims with promises of lucrative jobs overseas, before demanding huge sums of money to facilitate their departure.
With support from the Mbanga Gendarmerie Company and the Mbanga Investigation Brigade, security forces later arrested four suspected members of the network, identified as; Effim Leonel, 30 years old, Mbi Betty, 26, Ako Boris, 28, and Nafissatou Berinyuy, 25 years old.
The security operation also resulted in the rescue of 17 young Cameroonians believed to have been awaiting trafficking to Malaysia.
Some of the rescued victims were identified as Yong Shela Ketfi, Monyue Metouke Cécile, Bongnkum Zeabu, Ewoh Ngasi Rash, Kupuken Pamela, Fru Elvira Kien, Nshanse Peace Bonsen and Ewang Josiane, aged 18.
Investigators further disclosed that each victim allegedly paid an average sum of 550,000 FCFA to the traffickers in the hope of securing jobs and better living conditions abroad.
It should be noted that the latest operation once more exposes the growing menace of fake online recruitment schemes and human trafficking networks preying on the vulnerability of youths across the country.
Authorities have urged the public, especially young job seekers, to exercise vigilance and verify employment offers circulated on social media and other digital platforms before making any financial commitment.
Meanwhile, investigations are said to still be ongoing to identify other possible accomplices and completely dismantle the criminal network. x1200

2026.5.18 Abel Elimbi Lobe visé par une plainte pour « incitation à la haine tribale »
Une plainte pour « incitation à la haine tribale » a été déposée contre Abel Elimbi Lobe auprès du Tribunal de première instance de Bonanjo à Douala. Le plaignant, Jacques Bertrand Mang, accuse le commentateur politique de tenir des propos menaçant la cohésion sociale et le vivre-ensemble au Cameroun.
Une plainte a été déposée contre Abel Elimbi Lobe auprès du procureur de la République près le Tribunal de première instance de Bonanjo, à Douala. Le document, daté du 13 mai 2026, émane de Jacques Bertrand Mang, activiste, qui accuse le commentateur politique d’« incitation à la haine tribale, entre autres ».
Dans sa correspondance adressée au parquet, le plaignant estime que certaines prises de parole publiques d’Abel Elimbi Lobe constituent une menace pour la cohésion sociale et le vivre-ensemble au Cameroun. Il affirme notamment que le commentateur tient depuis plusieurs années des propos qu’il juge contraires à l’intégration nationale, évoquant des déclarations susceptibles, selon lui, d’alimenter des tensions communautaires.
Jacques Bertrand Mang accuse également Abel Elimbi Lobe de cibler régulièrement la communauté bamiléké dans ses interventions médiatiques. Il indique que plusieurs extraits de déclarations pourraient être produits comme éléments de preuve devant la justice. Dans cette plainte, il demande l’arrestation et l’incarcération du commentateur politique conformément aux lois camerounaises réprimant les discours de haine et le tribalisme.
Cette procédure intervient à quelques jours de la célébration de la Fête nationale du Cameroun, une période traditionnellement consacrée aux messages d’unité nationale et de cohésion sociale.

2026.5.11 East Region: Three traffickers arrested in Yokadouma, over 700kg of Pangolin scales seized.
Three suspected traffickers have been arrested with more than 700 kilograms of pangolin scales seized in a major crackdown against wildlife crime.
The three individuals were arrested in Yokadouma in the Boumba and Ngoko Division of the East Region.
The huge quantity of Pangolin scales confiscated from the individuals is said to have been concealed in a carpentry workshop at the center of Yokadouma. Two motorcycles used in the trafficking operation were also seized.
The arrest was carried out by the Boumba and Ngoko Divisional Delegation of Forestry and Wildlife in collaboration with the gendarmerie, with technical assistance from LAGA, a wildlife law enforcement support body.
The suspects were apprehended while weighing bags of pangolin scales during a raid following a long‑standing investigation. Sources that request for anonymity say the traffickers, specialists in pangolin scale trafficking, had collected and stockpiled the scales over time, disguising their activities under the trade of non‑timber forest products.
We gathered that their network extended across several regions and into neighboring countries including the Central African Republic, Gabon, Congo, and Equatorial Guinea.
Sources say they were capable of moving large shipments to major cities such as Yaoundé, Douala, and Bertoua. One of their concealment methods involved hiding pangolin scales among pepper bags to mask the scent.
The Ministry of Forestry and Wildlife has denounced the massacre of pangolins and reaffirmed its determination to combat the emerging pangolin scale trade.
The ministry highlighted the importance of collaboration with LAGA and other partners in fighting wildlife crime. According to the Director of LAGA, Ofir Drori, an estimated 2,300 pangolins must have been slaughtered to provide of the seized scales.
Cameroon is home to three pangolin species – the white‑bellied pangolin, black‑bellied pangolin, and giant pangolin – all of which are fully protected.
Possession or trafficking of pangolin scales carries a prison sentence of up to 20 years under the 2024 wildlife law. Pangolins are consumed locally as bush meat, while their scales are trafficked internationally, mainly to China and Southeast Asia.

2026.5.9 Yaounde: Minister orders probe into torture of supermarket staff.
The Minister of Labour and Social Security, Grégoire Owona, has ordered investigations into the torture of a worker at a super market I Yaounde belonging to a Chinese.
The instruction follows the surfacing of an amateur video in which the said worker is seen being tortured mercilessly.
The footage, which surfaced on May 2, showed a young employee, Ombe Boya Arnaud LaPatience, being violently beaten by a security guard at the super market known as Sino Mart.
The images, widely shared across social media platforms, had triggered widespread condemnation and renewed scrutiny over labour conditions.
In a statement Monday May 4, Minister Gregoire Owona expressed deep indignation and described the acts as unacceptable and grave. He stressed that such behaviour constitutes a blatant violation of workers’ fundamental rights.
The member of government said it particularly touched on the dignity, physical and moral integrity of workers as protected under Cameroonian law and international labour conventions ratified by the State.
“No employer, under any pretext whatsoever, may take the law into their hands or resort to inhumane, degrading, or humiliating treatment,” the minister warned. He reaffirmed government’s zero-tolerance stance on workplace abuse.
He disclosed that firm instructions have been issued to the competent services of the ministry, including the Labour Inspectorate, to carry out a thorough investigation on the matter.
The objective, he noted, is to establish responsibilities and ensure that all perpetrators are held accountable in accordance with the law.
According to reports, the Chief Executive Officer, CEO of Sino Mart, Yan Min, along with his interpreter, Lizina Tairama, have been arrested in connection to the incident.
Investigations are said to have been ongoing to identify all individuals involved in the torture. The minister has also called on employers nationwide to strictly adhere to decent work standards and urged workers to report any form of abuse.
He reassured the public that the government remains firmly committed to safeguarding workers’ rights and promoting a professional environment grounded in respect for human dignity.
Similarly, a group of disgruntled individuals are said to have stormed the said super market yesterday destroying items in the shop. Forces of law and order are said to have intervened to calm the situation.
Minister Owona and his collaborators are said to have visited the incident scene to get more information.
Addressing a staff at the super market, he expressed regret over the lack of an elected staff representative even after his ministry had insisted that such should be done.
He tasked the staff leader to ensure there is serenity in the workplace and ensure the respect of country’s law. The Minister restated that while there is need for calm, findings on the incident remain on course. He charged the staff leader to inform his hierarchy that he is being awaited at a ministry for a meeting with officials.

2026.5.6 Yaoundé : un trafiquant d’espèces protégées arrêté
Les éléments de la lutte contre le trafic des espèces protégées ont interpellé un homme de 28 ans à Yaoundé, au quartier Ekoumdoum, avec une cargaison illégale composée de défenses d’éléphants et d’écailles de pangolin géant.
Selon les informations recueillis par la rédaction de Lebledparle.com, le suspect transportait huit défenses d’éléphants dissimulées dans des sacs de céréales ainsi que 52 kilos d’écailles de pangolin géant. Le tout aurait été caché dans le coffre d’un taxi pris en course afin d’échapper aux contrôles.
Le jeune homme qui se faisait passer pour un commerçant de cacao serait impliqué dans un réseau de trafic d’espèces protégées opérant entre Djoum, Mintom et la République du Congo.
Avec cette arrestation, les autorités rappellent que l’éléphant et le pangolin figurent parmi les espèces intégralement protégées au Cameroun. Et le trafic de ces animaux ou de leurs dérivés expose les auteurs à de lourdes peines pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison.
Selon des chiffres relayés par LAGA (The Last Great Ape), plusieurs dizaines de pangolins auraient encore été tués au cours de l’année écoulée malgré les campagnes de sensibilisation et les opérations de répression menées par les autorités.

2026.3.4 Belgium detains three suspected Cameroon separatists in war crimes probe
Three people have been detained in Belgium as part of a probe into possible crimes against humanity and war crimes in Cameroon linked to the country’s secessionist rebellion, Belgian prosecutors say.
They are suspected to be leaders of the Ambazonia Defence Forces (ADF), a militia fighting for the independence of Cameroon’s two Anglophone regions in what is a mainly French-speaking nation.
“Money is reportedly being raised for the armed struggle and for the purchase of arms and ammunition, and instructions for attacks… are said to be given from Belgium,” the federal prosecutor’s office said.
The UN says more than 6,500 people have been killed since the conflict began nearly a decade ago.
Separatist fighters in the country’s two English-speaking regions – the North-West and the South-West – took up arms in 2017 calling for the creation of a breakaway state called Ambazonia.
Human rights groups have accused both the rebels and state forces of committing widespread abuses.
According to the Belgian prosecutors, four people were arrested on Sunday and followed co-ordinated searches in the city of Antwerp and in the Flemish town of Londerzeel.
”Three of the suspects were remanded in custody by the investigating judge,” the office of the prosecutor said in a statement.
It added that its investigation had been launched last summer into individuals living in Belgium who were suspected of being part of the leadership of the ADF.
The arrests in Belgium follow similar investigations in both Norway and the US.
Cameroon’s Anglophone crisis began in 2016 when lawyers and teachers went on strike over the use of French in courts and schools.
When activists – angered by what they saw as the marginalisation of Cameroon’s minority Anglophone community by the Francophone-dominated government -declared the independent state of Ambazonia a year later, it triggered the conflict involving groups such as the ADF.
According to the UN, the unrest has forced more than 490,000 people from their homes, left more than 1.5 million in need of humanitarian assistance and thousands dead.
President Paul Biya, who has ruled Cameroon for more than 40 years, says his government has made significant efforts to resolve the conflict.
But his administration continues to draw criticism over its handling of the situation and its restrictions on political freedoms in the country.

2026.2.12 Assassinat de Marie Louise Ntsama : le principal suspect arrêté à Garoua
Recherché depuis plusieurs semaines, Mamadou Bada a été interpellé à Garoua. Il est présenté comme le principal suspect dans l’assassinat de Mballa Ntsama Marie Louise, plus connue sous le nom de « Madame Demontreuil ». Son arrestation marque une nouvelle étape dans une affaire qui a profondément ému l’opinion.
C’est un petit soulagement pour la famille endeuillée et pour la communauté camerounaise vivement touchée par l’assassinat de madame Mballa Ntsama Marie Louise survenu dans la nuit du 6 au 7 janvier 2026 au quartier Mvan à Yaoundé. L’auteur du crime, le présumé Mamadou Bada était activement recherché jusqu’au 10 février dernier par les Services des Recherches et des Enquêtes Criminelles de la Division régionale de la Police judiciaire du Centre (DRPJ-C). Employé comme vigile auprès de la victime, il avait pris la fuite après les faits.
Arrêté avant-hier (10 février) dans la ville de Garoua, Mamadou Bada a été aussitôt transféré à Yaoundé. Il est actuellement détenu dans les locaux de la DRPJ-C, où il est entendu dans le cadre de l’enquête en cours. Cette interpellation intervient une semaine seulement après l’inhumation de « Madame Demontreuil », dans un contexte toujours marqué par l’émotion et l’indignation. Avant son arrestation, son épouse ainsi que sa belle-mère avaient déjà été placées en garde à vue.
Les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin d’établir les circonstances exactes du drame et de déterminer les responsabilités dans cette affaire qui continue de susciter de nombreuses réactions.
Pour rappel, la Franco-camerounaise arrivée dans son pays d’origine le 4 janvier 2026, avait été retrouvée morte dans son domicile trois jours plus tard au quartier Mvan. Selon plusieurs sources, son corps présentait plusieurs atrocités.

2026.2.11 Drame à Nkol-Koudga, un féminicide secoue la Lekié
Une tragédie d’une violence extrême a bouleversé la localité de Nkol-Koudga, non loin d’Evodoula, le 16 janvier dernier. Ce village paisible de la Lekié a été le théâtre d’un meurtre conjugal qui a plongé toute la communauté dans la consternation.
Les circonstances du drame sont particulièrement brutales. Zoalang Paul aurait commis l’irréparable en tuant violemment son épouse avec laquelle il était marié civilement et religieusement. Selon les informations disponibles, l’homme a reconnu les faits.
Ce qui frappe dans cette affaire, c’est l’absence apparente de signes avant-coureurs. Aucun témoin n’a rapporté de tensions notables au sein du couple, ce qui soulève des interrogations sur la violence domestique qui peut se développer à l’abri des regards. Les raisons de ce passage à l’acte demeurent floues à ce stade.
Le suspect a été appréhendé et sera jugé par la justice camerounaise. Ce féminicide rappelle la nécessité de renforcer la prévention et la détection des violences conjugales, même lorsqu’elles restent invisibles pour l’entourage.
La communauté de Nkol-Koudga pleure aujourd’hui la perte d’une femme dont l’existence s’est tragiquement achevée dans ces conditions dramatiques.

2026.2.4 Kombo : un bébé enlevé retrouvé sain et sauf
Un nourrisson, enlevé dans un hôpital de Kom dans la région du Nord-Ouest, a été retrouvé vivant dans la localité de Kombo, dans la région de l’Ouest. L’alerte lancée sur les réseaux sociaux a permis de mobiliser la population et de retrouver l’enfant rapidement.
Selon les informations locales, la femme suspectée d’avoir enlevé le bébé l’a abandonné après que la disparition ait été largement relayée sur les réseaux sociaux, suscitant une forte pression publique.
Ce sont des habitants de Kombo qui ont découvert l’enfant et ont immédiatement alerté les autorités ainsi que le personnel médical. Le nourrisson a été pris en charge dans un établissement de santé et se trouve actuellement dans un état stable. Les forces de sécurité ont ouvert une enquête pour identifier et appréhender la suspecte. Le bébé a quant à lui été remis à sa famille biologique, mettant fin à une affaire qui avait rapidement mobilisé l’attention de la population et des médias locaux.
Les vols de bébé sont devenus récurrents au Cameroun. A Bamenda, une dame avait porté disparu avec le nourrisson d’une dame. L’enfant avait été retrouvé six jours après grâce au déploiement des éléments de la Police et Gendarmerie de Bamenda. Face à ces actes recrudescents, les autorités camerounaises appellent à plus de vigilance.

2026.2.2 Soa : un étudiant assassiné devant son domicile
Un étudiant en économie de l’université de Yaoundé 2 Soa a été tué par des malfaiteurs armés dans la nuit de lundi à mardi. Son frère, venu lui porter secours, a été blessé, tandis que les assaillants ont pris la fuite avec l’argent de la victime.
Les faits se sont déroulés aux alentours de 1h30 du matin, selon plusieurs témoins. « Fadil Mfotie, étudiant en quatrième année à la faculté des sciences économiques et de gestion, venait de quitter son kiosque de transactions financières, qui lui servait à financer ses études. Il a été suivi par des individus armés qui l’ont abattu de trois balles à l’entrée de son domicile. Alerté par le drame, le frère de la victime a tenté de lui porter secours mais a été lui aussi touché par des tirs. Il a survécu malgré ses blessures, tandis que Fadil Mfotie est mort sur place. », rapporte ces souces.
Ce cas n’est pas isolé. En juin 2024, le corps sans vie de Manuella Nyandomo Manga, 24 ans ans, une étudiante en deuxième années de thèse dans la même université avait été retrouvé dans un quartier environnant. Elle avait été kidnappée puis assassinée.
Cette énième attaque ravive les inquiétudes autour de l’insécurité à Yaoundé, notamment dans les quartiers fréquentés par les étudiants et les jeunes commerçants, où les agressions armées semblent se multiplier. Les autorités locales n’ont pas encore communiqué sur l’enquête, laissant la population dans l’attente d’éclaircissements sur ce meurtre qui secoue la communauté estudiantine.

2026.1.30 Plus de 4 600 litres de carburant de contrebande saisis sur l’axe Douala – Yaoundé
Le Ministère de l’Eau et de l’Énergie a frappé un grand coup contre le marché noir entre le 27 et le 29 janvier 2026. Une opération d’urgence menée le long de la route nationale n°3 et à Douala a permis de saisir d’importantes quantités de gasoil et de pétrole lampant, stockées illégalement au mépris des règles de sécurité.
Le trafic de « zoa-zoa » subit un revers majeur sur le corridor économique le plus actif du pays. Sous la houlette du Ministère de l’Eau et de l’Énergie (MINEE), la Brigade nationale de lutte contre la fraude des produits pétroliers a achevé hier une mission de ratissage de trois jours. Les agents ont ciblé des points névralgiques tels que Sombo, Missole, Bekoko et Bonaberi.
Le bilan chiffré, consigné dans un rapport officiel du MINEE, est sans appel. Les autorités ont mis la main sur 4 676 litres de combustibles de contrebande. Dans le détail, les saisies comprennent 3 236 litres de gasoil et 1 440 litres de pétrole lampant. Ces produits étaient conservés dans des bidons et des fûts, prêts pour une commercialisation illégale sur le trottoir.
Cette opération met surtout en lumière le non-respect de la circulaire du 11 août 2025. Ce texte encadre la distribution du pétrole lampant, produit fortement subventionné, en limitant la vente à 10 litres par usager. Les fraudeurs, en accumulant des volumes importants, privent les ménages d’une ressource essentielle. Pour les experts, cette économie informelle illustre la « rationalité du désordre » chère à certains sociologues politiques, où le gain immédiat occulte le risque collectif.
Le ministère rappelle que le stockage inapproprié est une bombe à retardement. Les menaces d’incendies et d’explosions sont réelles pour les riverains. Les produits saisis ont été placés sous scellés. Le département ministériel réaffirme sa détermination à « garantir la qualité des produits mis à la consommation et à protéger les populations contre les risques liés à ce commerce illicite ».
À ce stade, les enquêtes se poursuivent pour identifier les têtes de proue de ce réseau de distribution. Si le MINEE promet une intensification de la surveillance, la question de la porosité des sources d’approvisionnement reste entière. Aucune interpellation majeure n’a été officiellement annoncée pour le moment par les services de sécurité.

2026.1.29 Edéa, trois suspects arrêtés après un vol violent de plus de deux millions de francs CFA
Les forces de gendarmerie d’Édéa ont procédé à l’arrestation de trois personnes soupçonnées d’avoir participé à une attaque à main armée dans le quartier Béon. L’opération s’est déroulée dans la nuit du 19 décembre, lorsqu’un groupe de quatre individus a pénétré dans une résidence.
Armés d’un pistolet de fabrication locale, les agresseurs ont menacé les occupants et dérobé une somme de 2,3 millions de francs CFA accompagnée de trois téléphones mobiles. Ces appareils se sont révélés cruciaux pour faire avancer l’enquête.
Les gendarmes ont exploité la technologie de géolocalisation des téléphones dérobés pour retrouver la trace des malfaiteurs. Cette technique a conduit à l’arrestation d’Issende Abraham, Kapna Emmanuel et Magla Roger dans trois villes différentes : Édéa, Douala et Boumnyebel. L’arme utilisée lors de l’agression a également été saisie.
Un quatrième suspect, prénommé Cédric, demeure introuvable et fait l’objet de recherches actives. Les trois personnes appréhendées sont actuellement en détention provisoire et comparaîtront prochainement devant les autorités judiciaires.
Les gendarmes soulignent leur engagement à maintenir l’ordre public dans la région de la Sanaga-Maritime et encouragent la population à signaler toute activité suspecte.

2026.1.27 La police nigériane démantèle un vaste réseau de séquestration de ressortissants camerounais
Une centaine de ressortissants camerounais ont retrouvé la liberté après une intervention conjointe de la police nigériane et de la communauté camerounaise. Victimes de fausses promesses d’emploi, ces hommes et femmes subissaient des séquestrations et des demandes de rançons. Cette libération massive met en lumière l’existence de réseaux criminels transfrontaliers organisés qui utilisent un système de recrutement forcé en chaîne.
L’information a été confirmée ce 26 janvier 2026 par Echos 237. Une opération de grande envergure a permis de secourir environ 100 Camerounais retenus dans des centres de détention clandestins au Nigeria. Cette action salvatrice résulte d’une étroite collaboration entre le président de la communauté camerounaise du Nigeria et les forces de l’ordre locales.
Le mode opératoire de ces trafiquants repose sur l’illusion d’une vie meilleure. Attirées par des offres d’emploi fictives, les victimes voient leur rêve se transformer en cauchemar dès le passage de la frontière. Une fois sur place, les réseaux criminels dépouillent ces migrants et exigent des rançons à leurs familles restées au pays. Comme le dit un proverbe de la région, « le chemin qui mène au miel peut aussi conduire au nid de guêpes ».
Le cynisme des ravisseurs atteint des sommets avec le développement d’un système de recrutement circulaire. Lorsque les familles ne peuvent pas payer, les otages subissent une pression psychologique intense. Ils doivent appeler des proches pour les inciter à venir au Nigeria. Ces nouveaux arrivants servent alors de monnaie d’échange pour libérer les premiers. En science politique, ce phénomène illustre la « criminalité transnationale organisée », où l’individu devient une simple marchandise.
Le gouvernement camerounais suit la situation via ses représentations diplomatiques. Pour l’heure, les autorités nigérianes poursuivent les investigations afin de démanteler l’ensemble de ces réseaux et d’identifier leurs complices. Les rescapés attendent désormais leur rapatriement vers le Cameroun.

2025.11.1 Présidentielle au Cameroun: à Douala, des familles endeuillées par les violences post-électorales

Douala. Douala – Sous un ciel gris, la cour d’une maison familiale du 3ème arrondissement de Douala s’est mué en lieu de recueillement: Achille Simo, 45 ans et père de cinq enfants, a été tué mercredi par balles en marge des violences qui secouent le Cameroun depuis la réélection contestée de Paul Biya.

Des proches viennent apporter leur soutien à Elodie Fougué, dont le conjoint, Achille Simo, a été tué en marge des violences qui secouent le Cameroun depuis la réélection contestée de Paul Biya, le 31 octobre 2025 à Douala x1200

Des proches de la famille sont venus apporter leur soutien à Elodie Fougué, désormais veuve de 39 ans, qui reçoit les condoléances en silence.

Depuis lundi et la réélection pour un huitième mandat de Paul Biya, 92 ans et au pouvoir depuis 1982 au Cameroun, les grandes villes du pays ont été secouées par des manifestations à l’appel du candidat autoproclamé victorieux Issa Tchiroma, mais réprimées dans le sang par le régime.

Achille Simo a été tué par balles mercredi alors qu’il se rendait dans une échoppe du quartier, selon des témoins.

Le militaire lui a demandé de dégager de la route. Achille a répondu : +Faites votre travail, nous ne vous dérangeons pas+. Le capitaine a tiré à bout portant alors qu’il avait le dos tourné, raconte Basile Njeumeni Nana, son voisin de 40 ans.

Comment peut-on abattre un civil qui ne représentait aucun danger ? Son seul tort a été de sortir pour chercher à manger pour sa famille, interroge le frère cadet de la victime, Christian Fokam. Il ne manifestait même pas.

Non loin de l’endroit du tir, des habitants montrent des taches de sang encore visibles sur la chaussée malgré les récentes pluies.

Depuis, le quartier vit dans la peur, raconte un voisin. Des militaires en patrouille passent sans un mot.

Le gouverneur de la région du Littoral a déploré quatre morts dimanche à Douala en marge d’une manifestation organisée la veille de la proclamation des résultats. Le gouvernement camerounais a admis mardi des morts dans les troubles post-électoraux sans toutefois préciser le nombre, lieu ou dates des décès.

Il y a des centaines de morts et de blessés selon un décompte du candidat Issa Tchiroma Bakary vendredi. Cet ancien ministre passé à l’opposition a crée un engouement inattendu chez les jeunes avides de changement. Il revendique la victoire à l’élection et a appelé à plusieurs reprises les Camerounais à sortir pour défendre sa victoire.

-Opération ville morte

À quelques rues de là, dans le quartier Newbell du 2ème arrondissement de Douala, une autre maison porte le deuil.

Les portes sont closes : la famille est partie enterrer Mohamed Pouamou, un chauffeur de 22 ans, victime collatérale d’une manifestation dimanche, selon ses proches.

Devant le portail, un groupe de jeunes discute à voix basse. Il était assis, regardait un match dans une salle de projection. Une balle venue de nulle part l’a touché en pleine tête, affirme Idriss Fifen, mécanicien de 29 ans, qui dit avoir vu la scène.

Plusieurs villes ont été secouées par des manifestations sporadiques et limitées – quelques centaines de jeunes au maximum depuis l’annonce des résulats de l’élection.

À Douala ou encore à Garoua, fief de Tchiroma dans le nord du Cameroun, des affrontements ont opposé manifestants et forces de sécurité. Des témoins affirment que des tirs ont été effectués à balles réelles dans certains quartiers.

Paul Atanga Nji, ministre de l’Administration territoriale, a reconnu des pertes en vie humaine dans les affrontements et déploré plusieurs édifices publics, commerces et bien privés, incendiés, saccagés et pillés, à travers le pays.

Des scènes de pillages et de vandalisme, ont notamment eu lieu à Douala, la capitale économique, a assuré le ministre.

Depuis ces incidents, la ville tente de retrouver un semblant de normalité. Certaines boutiques ont rouvert, mais la tension et la peur restent perceptibles.

Issa Tchiroma Bakary, qui était reclus à son domicile de Garoua depuis la proclamation des résultat, a assuré vendredi être sous la protection d’une partie de l’armée et a appelé à le soutenir via des opérations ville morte de lundi à mercredi.

Gardons nos commerces fermés, suspendons nos activités, restons chez nous, en silence, pour montrer notre solidarité et rappeler à ce régime que la force d’une économie, c’est son peuple — et ce peuple ne le reconnaît plus comme son leader, a-t-il détaillé.

Dans plusieurs quartiers de Douala, des habitants disent faire des provisions en prévision de ces journées.

L’Union européenne et l’Union Africaine ont déploré la violence de la répression du régime. Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a appelé à l’ouverture d’une enquête.

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