
Démantèlement d’un réseau d’escroquerie et d’usurpation d’identité lié à la vente de gaz domestique
Le Service Inter-Régional de la Police Judiciaire (SIRPJ) de Zinder a interpellé un individu âgé 33 ans, présumé auteur d’une série d’actes d’usurpation d’identité, d’escroquerie par voie électronique et de vols de bouteilles de gaz.
Cette arrestation fait suite à plusieurs plaintes déposées entre le 30 janvier et le 24 mars 2026 par des propriétaires de dépôts de gaz, victimes d’un stratagème particulièrement bien élaboré.
Selon les éléments de l’enquête, le suspect ciblait ses victimes en récupérant leurs numéros de téléphone, soit à partir d’affiches publicitaires, soit en utilisant des moyens de communication prépayés.
Profitant du contexte de rareté du gaz, il contactait les commerçants de gaz en se faisant passer pour un agent d’un centre d’approvisionnement, en leur annonçant l’envoi imminent d’une équipe chargée de récupérer les bouteilles pour rechargement. Ensuite il fait appel à des conducteurs de tricycles ou de véhicules de transport urbain, qu’il utilise à leur insu pour récupérer les bouteilles auprès des dépôts.
Les marchandises étaient ensuite redirigées vers un autre point de la ville, où elles étaient revendues.
Interpellé par le SIRPJ, le mis en cause a reconnu les faits qui lui sont reprochés et déclare avoir mené à lui seul six opérations, portant sur plus d’une centaine de bouteilles de gaz.
L’ensemble des victimes a pu être identifié et plusieurs conducteurs sollicités dans le cadre du stratagème l’ont identifié et confirmé les faits.
Les perquisitions effectuées ont permis la saisie de: Soixante quatorze (74) bouteilles de gaz, dont Soixante-trois (63) de six (6) kg et onze (11) de douze (12) kg placées sous scellés.
Cette affaire met en lumière la nécessité pour les commerçants de redoubler de vigilance face aux nouvelles formes d’escroquerie, notamment celles impliquant l’usurpation d’identité et l’usage des moyens de communication électronique.

Niamey, 24 Mars – A peine les rayons du soleil percent-ils la brume matinale, Rabi Abdoulaye, mal voyante, 64 ans occupe l’un de ses postes habituels.
Dans un coin d’un quartier périphérique de la capitale, elle entame sa longue journée de mendicité, témoin de la précarité qui touche des personnes âgées et de surcroît divorcées et portant des handicaps.
Rabi, physique ingrat dont les scarifications trahissent son origine régionale affirme s’être résignée à cette activité, en désespoir de cause : mal voyante, abandonnée par un mari polygame et sans le soutien des enfants, elle espère compter sur la générosité des uns et la pitié des autres pour sa ‘’survie’’.
‘’j’avais commencé la mendicité depuis l’âge de 35 ans à Maradi à cause de mes yeux, je n’étais pas née avec le handicap j’étais tombée malade au fil du temps, j’ai perdu mes yeux, faute de moyens.’’, témoigne-t-elle.
Ajoutant : ‘’j’avais consulté plusieurs guérisseurs traditionnels mais en vain. Après j’étais à l’hôpital mais par manque de moyens j’étais dans l’obligation d’arrêter les soins”.
Sans le soutien de parent ni celui de l’époux, Rabi n’a de choix que de subir le sort.
´´Après avoir été malade mon mari, polygame, sans emploi, m’a répudiée à cause de mon état et m’avait fait comprendre que je suis devenue une grande charge pour lui en raison de mon hospitalisation, de ce fait qu’il ne peut pas prendre en charge moi et sa famille, pour ces raisons il a dit qu’il n’a pas les moyens pour me garder’’, se souvient comme hier la vieille femme.
Même au niveau de la famille, on n’arrive pas à me prendre en charge du coup c’est ce qui m’a poussée à prendre la décision de me déplacer pour venir à la capitale Niamey je ne peux rester au village car la vie est trop dure voilà ce qui m’a amenée à être mendiante comme personne ne peut me prendre en charge’’, se justifie-t-elle.
Poursuivant : “Je viens d’une famille pauvre, j’ai 6 enfants dont 4 filles et deux garçons, les filles étant les grandes et tout le monde sait qu’aux villages les femmes n’ont pas accès à tout, elles devraient rester à la maison et attendre que leurs maris leur apportent de quoi faire leurs besoins, quant aux garçons, ils sont encore petits accompagnant leur père aux champs et après la saison pluvieuse ils partent en brousse pour apprendre les versets coraniques. Ils n’ont pas encore atteint l’âge pour pouvoir me prendre en chargé’´.
Depuis 3 mois qu’elle est arrivée à Niamey avec son petit-fils comme guide, elle affirme mener une vie de bohémienne, passant de quartier en quartier à la recherche de la pitance quotidienne.
‘’ Avec mon état, je ne peux me déplacer seule, c’est lui ( petit fils) qui me guide dans mes déplacements parfois de maison à maison pour pouvoir avoir de quoi nous prendre en charge et avoir à manger, pour l’instant on a passé la nuit chez une dame qui loge dans une parcelle vide dans le quartier de Niamey 2000´´, raconte-t-elle.
Depuis 2019, les autorités de la ville de Niamey ont interdit la mendicité sur les lieux publics, malgré cette mesure des nombreuses personnes continuent à s’y adonner.
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Démantèlement par la Direction de la Police Judiciaire (DPJ), d’une bande criminelle auteure d’un meurtre dans la Ceinture Verte de Niamey
Dans la nuit du 14 au 15 mars 2026, la Direction de la Police Judiciaire a été saisie d’un cas de découverte de cadavre derrière le Parc Turc, précisément dans la Ceinture verte de Niamey.
En synergie d’action avec les autres services de police de la ville de Niamey, les auteurs des faits, au nombre de deux (02), tous de sexe masculin, respectivement âgés de 19 et 22 ans, ont été interpellés au quartier Niamey 2000 et dans la Ceinture verte, derrière le Parc de l’amitié Nigéro-Turc.
Les investigations approfondies ont permis de retrouver l’arme du crime (un couteau), soigneusement enfouie dans le sable à proximité de l’habitation de l’un des auteurs.
Lors de leur interrogatoire, les deux individus ont reconnu les faits, déclarant faire partie d’une bande qui opère nuitamment et en réunion pour agresser les passants dans la Ceinture verte et ses environs, au moyen d’armes blanches.
C’est ainsi que, dans l’exécution de leurs activités criminelles, dans la nuit du 14 au 15 mars 2026, ils ont agressé deux paisibles citoyens qui tentaient de traverser la Ceinture verte pour regagner leur domicile sis au quartier Niamey 2000. Au moyen d’un couteau, le plus âgé a porté un coup mortel à l’une des victimes, qui a succombé sur les lieux, avant de prendre en chasse, sans succès, la seconde.
Après la commission de leur acte criminel, ils ont emporté la recette journalière du défunt, revendeur de salade de son vivant, ainsi que son téléphone portable.
La Direction de la Police Judiciaire (DPJ) appelle la population à plus de vigilance et à renforcer sa collaboration avec les Forces de Défense et de Sécurité, afin de mettre hors d’état de nuire tout comportement suspect.
2026.3.10 Surpopulation carcérale : Plus de 400% de taux d’occupation à la prison civile de Niamey
Niamey, 10 mars -La maison d’arrêt de Niamey où le Ministre de la justice, des droits de l’homme, garde des sceaux, chargé des relations avec les institutions, Alio Daouda s’est rendu ce lundi 09 mars, a un taux d’occupation de 416%, avec plus de 1800 détenus.
La capacité d’accueil du centre est d’un peu moins de 400 places dont 45 pour les femmes et 350 places pour les hommes alors qu’Il accueille à la date du 8 mars 2026, 1895 détenus, toutes catégories confondues, dont 399 condamnés et 1496 prévenus, soit un taux d’occupation de 416 %.
Ce taux se répartit comme suit : le quartier des hommes avec 1772 détenus, dont 1300 prévenus et 377 condamnés, le quartier des femmes avec 62 femmes, dont 57 prévenues et 5 condamnées, les mineurs avec 57, 40 prévenus et 17 condamnés, les filles au nombre de 4 qui cohabitent avec les femmes majeures, 16 transitaires et 85 détenus de nationalité étrangère. Ils sont gardés par 119 agents des Forces de sécurité.
Au cours de cette visite, le ministre de la justice s’est entretenu avec les détenus pour s’enquérir de leurs conditions de détention.
Notons que cette visite du Ministre de la justice à la prison civile de Niamey entre dans le cadre d’une série qu’il a entamée dans les différents services sous tutelle de son département.

Démantèlement par le Service Inter Régional de la Police_Judiciaire (SIRPJ) de Zinder, de deux (02) réseaux de malfaiteurs spécialisés dans les vols de nuit en réunion avec usage de moyen motorisé, complicité et recel, ainsi que dans l’escroquerie et l’association de malfaiteurs.
Le premier réseau, spécialisé dans les vols de nuit en réunion avec usage de moyen motorisé, complicité et recel, a été démantelé grâce à l’exploitation d’un renseignement fiable.
Les investigations menées ont permis l’interpellation de trois (03) individus de sexe masculin, âgés de 22 à 27 ans, dont deux (02) voleurs interpellés à Zinder et un (01) complice interpellé à Bakin Birdji. Par ailleurs, deux (02) autres individus, dont un (01) voleur et un (01) receleur cités par les suspects interpellés, sont activement recherchés.
Le mode opératoire de ce réseau consiste, pour le chef de la bande, un apprenti chauffeur d’une citerne stationnée aux alentours de la SORAZ, à se rendre à Bakin Birdji avec les membres de la bande qu’il a constituée, pour voler des motos, généralement stationnées sur la voie publique les jours de marché.
Après avoir assuré une phase de guet jusqu’à un relâchement de la vigilance des propriétaires, ils coupent les câbles d’alimentation pour démarrer les engins. En cas de difficulté, ils utilisaient un tricycle pour acheminer les motos volées jusqu’à Zinder, où celles-ci sont écoulées sur le marché.
Les perquisitions effectuées ont permis la saisie et la mise sous scellés de :
-une (01) moto de marque Motobi 125 ;
-un (01) tricycle ;
-deux (02) couteaux ;
-un (01) téléphone portable.
Le second réseau, spécialisé dans l’escroquerie et l’association de malfaiteurs, a été démantelé suite à plusieurs plaintes déposées contre des individus qui, à travers des manœuvres frauduleuses, détournaient l’attention des commerçants afin de leur soutirer de l’argent.
L’enquête menée a permis l’interpellation de quatre (04) individus de sexe masculin, âgés de 32 à 44 ans, dont un (01) de nationalité nigérienne et trois (03) de nationalités étrangères. Il est à noter qu’un (01) membre du groupe est activement recherché.
Le mode opératoire de ce réseau consiste à se présenter à deux ou trois dans une boutique pour simuler un achat. Les individus remettaient un billet de 10 000 FCFA au commerçant, puis, par diversion, retiraient discrètement le billet tout en réclamant la monnaie ou en renonçant à l’achat pour exiger le remboursement de la somme prétendument remise. Le butin ainsi obtenu était ensuite partagé à parts égales entre les membres du groupe.
Les mis en cause ont reconnu avoir fait, selon ce même mode opératoire, une vingtaine de victimes dans la ville de Zinder.
Le Service Interrégional de la Police Judiciaire (SIRPJ) de Zinder appelle la population à plus de vigilance et à une franche collaboration avec les Forces de Défense et de Sécurité, afin de garantir une meilleure sécurité pour tous.

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