2026.2.5 Crime organisé, extrémisme violent, violences sexistes : WANEP-Togo dévoile son rapport sécuritaire de l’année 2025
Principales tendances sécuritaires en 2025
Selon les informations communiquées, les données du système NEWS ont permis de recenser au cours de l’année dernière 629 incidents (criminalité organisée, extrémisme violent, violences sexistes, accidents de circulation, risques environnementaux, incidents liés à l’espace civique ou encore à la gouvernance locale) sur l’ensemble du territoire national. Ces incidents ont occasionné le décès de 157 personnes et ont fait 390 blessés.
« Nous avons remarqué une hausse générale de 40 % des incidents comparativement à 2024 », explique Amah Léonce AYIH, NEWS Manager et chargé du Programme Alerte Précoce et Prévention des Conflits de WANEP-Togo.
WANEP-Togo a notamment relevé une augmentation notable des incidents en lien avec la démocratie et la gouvernance (424 cas), les violences basées sur le genre (108 cas) et les risques environnementaux et sanitaires (52 cas).L’organisation signale néanmoins une baisse des cas liés au crime organisé et à l’extrémisme violent.
« Les mois de février, mai, juin et juillet ont été les plus marqués par des pics d’incidents, en lien notamment avec les événements sociopolitiques, les élections locales, sénatoriales et municipales, les manifestations et mesures sécuritaires, les accidents de la circulation, les violences basées sur le genre, ainsi que des cas de noyade et d’incidents sanitaires », renseigne le rapport.
2026.1.14 Togo : des quantités importantes de drogues détruites
(Lomé, le 14 janvier 2026)-L’État togolais a procédé, ce mercredi 14 janvier 2026, à la destruction solennelle des drogues saisies au cours de l’année 2025. L’opération s’est déroulée sur le site du champ de tir d’Agoè, sous la présidence du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Calixte Batossie Madjoulba, en présence de son collègue de la communication et des médias, Yawa Kouigan, des responsables des forces de défense et de sécurité, des autorités administratives, ainsi que des partenaires techniques et financiers.
Placée sous la coordination de l’Office central de répression du trafic illicite des drogues et du blanchiment (OCRTIDB) et du Comité national anti-drogue (CNAD), cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre rigoureuse de la politique nationale de lutte contre les stupéfiants.
Des quantités importantes de drogues détruites
Les substances détruites témoignent de l’ampleur des saisies réalisées par les services de répression au cours de l’année 2025. Il s’agit notamment de 51,77 kilogrammes de cocaïne, 8,5 kilogrammes de méthamphétamine, plus de 5 291 kilogrammes de cannabis, ainsi que 377,78 kilogrammes de psychotropes illicites.
La destruction de ces produits dangereux constitue l’aboutissement d’un processus judiciaire et administratif strict, conduit dans le respect scrupuleux des lois et règlements en vigueur, ainsi que des engagements en vigueur, ainsi que des engagements internationaux souscrits par le Togo en matière de lutte contre le trafic des stupéfiants.
2025.11.11 Tabligbo : Une jeune femme enceinte brûlée à l’acide par l’ex-épouse de son conjoint (La tragique histoire de Noélie)
Une jeune femme de 19 ans, enceinte, lutte pour sa vie après avoir été aspergée d’acide par l’ancienne conjointe de son compagnon.
Un drame d’une violence inouïe a secoué la préfecture de Yoto, à Tabligbo. Une jeune femme de 19 ans, enceinte et s’occupant des enfants de son compagnon, a été gravement brûlée à l’acide par l’ex-épouse de ce dernier. L’agresseuse, qui avait abandonné son foyer et ses deux enfants plusieurs mois auparavant, est revenue pour commettre cet acte d’une rare cruauté.
Un abandon puis un retour tragique
Selon le témoignage du conjoint, un menuisier de 25 ans, les faits remontent à janvier 2025.
« Un jour, on m’a appelé pour un travail de menuiserie à Vogan. Je suis parti le matin et à mon retour vers 21 heures, je n’ai pas vu ma femme. Seuls les deux enfants étaient là », explique-t-il.
Après deux semaines sans nouvelles, il parvient enfin à la joindre par téléphone. Le 14 février, elle réapparaît chez ses parents et lui annonce clairement qu’elle ne veut plus de lui. Face à cette situation, l’homme se retrouve seul avec deux jeunes enfants à charge.
Une nouvelle compagne pour s’occuper des enfants
En mars, confronté aux exigences de son travail et à la nécessité de trouver une solution pour ses enfants, le menuisier fait la connaissance de Noelie, une jeune fille de 19 ans. Celle-ci accepte de prendre soin des deux enfants et tombe enceinte. Malgré la désapprobation des parents de la jeune fille, le couple décide de s’installer ensemble dans une chambre louée.
En août, l’ex-épouse refait surface à Tabligbo après près de sept mois.
« Ses parents m’appellent pour me demander quelle est ma position par rapport à elle. J’ai clairement répondu qu’elle avait abandonné son foyer pendant des mois et que j’avais trouvé quelqu’un qui avait accepté de prendre soin de ses propres enfants », rapporte le menuisier.
Le 7 août, lors d’une rencontre liée à la maladie d’un de leurs enfants, elle lui demande si leur histoire était terminée. Il confirme la rupture tout en proposant de lui louer une chambre où elle pourrait rester avec les enfants. Face à ce refus de reprendre la relation, elle commence à proférer des menaces.
L’agression et ses conséquences dramatiques
Le dimanche 10 août, alors que le menuisier est au travail, le drame se produit. Vers 18 heures, il reçoit un appel urgent lui demandant de se rendre à l’hôpital.
« À mon arrivée, c’est l’horreur », témoigne-t-il.
Son ex-épouse a versé un litre et demi d’acide sur la jeune Noelie, la brûlant de la tête aux pieds. Les images diffusées sur les réseaux sociaux, notamment TikTok, témoignent de l’ampleur des blessures et le degré de méchanceté de cette femme.
Transférée au CHU Sylvanus Olympio, la victime se trouve dans un état critique.
« Les cheveux de Noelie sont tombés avec la peau, sa gorge est complètement abîmée et les cordes vocales sont en train de se nécroser. Sa poitrine est brûlée et ses bras sont gravement atteints », a témoigné une internaute venue lui rendre visite à l’hôpital.
Sur son lit d’hôpital, souffrant de douleurs intenses, la jeune femme a accouché prématurément. Cinq jours plus tard, le nouveau-né est décédé.
« Les médecins disent qu’elle ne pourra plus voir. Le plus gros problème actuellement, ce sont les plaies sur son crâne et au niveau de la gorge », a déclaré le conjoint, désemparé face à cette situation tragique.
L’auteure de cette agression a été arrêtée après les faits. Elle aurait été déférée à la prison de Vogan, où elle devra répondre de cet acte d’une violence extrême devant la justice.
Selon nos informations, les autorités du pays sont en tractations pour permettre à la jeune fille de recevoir les soins appropriés et de se rétablir.
2025.9.3 Vidéos intimes d’Achikan Goro : L’influenceur victime de revenge porn ?
Plusieurs vidéos intimes d’Achikan Goro ont envahi les réseaux sociaux mercredi 3 septembre 2025. On y voit le jeune Togolais en plein acte sexuel avec une jeune femme.
Plus surprenant, ces vidéos auraient été filmées par l’intéressé lui‑même, ce qui écarte l’hypothèse d’un montage ou d’un piège. Mais d’où provient la diffusion de ces images ?
L’influenceur, remarqué récemment pour ses prises de position lors des manifestations socio‑politiques au Togo, serait‑il victime d’une campagne de revenge porn (pornodivulgation) ?
La diffusion non consentie de Plusieurs vidéos intimes d’Achikan Goro soulève des enjeux juridiques majeurs.


2025.6.11 Criminalité faunique : trois présumés trafiquants arrêtés en possession d’une grosse défense d’éléphant déférés à la prison civile d’Atakpamé

Les agents de la Brigade de Recherche et d’Investigation (BRI) d’Atakpamé et du Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières (MERF), en collaboration avec EAGLE-Togo, ont arrêté le 5 juin 2025, à Talo, quartier périphérique de la ville d’Atakpamé, trois présumés trafiquants en possession d’une grosse défense d’éléphant qu’ils s’apprêtaient à vendre.
Arrêtés pour flagrant délit de détention, de circulation et de commercialisation illégale d’ivoire d’éléphant, une espèce intégralement protégée par les lois nationales et la convention CITES, les nommés A. Salam, H. Soulemane et A. Djerilou ont d’abord été placés en garde à vue avant d’être présentés au procureur près le tribunal de Grande instance d’Atakpamé, puis déférés le 10 juin 2025 à la prison civile d’Atakpamé. Ils encourent une peine de prison allant d’un à cinq ans et une amende d’un million à 50 millions de francs CFA, s’ils sont jugés.
Les présumés trafiquants, tous de nationalité Togolaise, sont impliqués dans un réseau criminel international très organisé. Ils faisaient passer en contrebande, les défenses d’éléphants à travers les frontières de la sous-région, notamment du Ghana d’où provient la gigantesque défense d’éléphant.
Pour acheminer la grosse défense d’éléphant à Atalo, les trafiquants présumés l’ont mis dans un sac à céréales, sous forme de colis. Le fournisseur, membre d’un réseau de braconniers dans la faune, a transporté l’ivoire à dos d’une moto depuis la frontière Togo- Ghana pour la région centrale du Togo aidé par ses deux complices.
A trois, ils ont selon eux, pris la route pour la ville d’Atakpamé avec l’ivoire à bord d’une voiture, jusqu’au lieu de la livraison. Le principal fournisseur faisant partie des interpellés, a avoué être l’auteur de l’abattage de l’éléphant dont il détenait la défense pour vendre à un prix de plus de trois millions de francs CFA.
Selon Soulemane H., la pointe d’ivoire appartient à Salam et qu’ils devaient la vendre à plus de trois millions de francs CFA. Salam a lui reconnu être le propriétaire que l’ivoire qu’il a convoyé de Pagala pour la transaction à Atakpame et d’ajouter que les vrais propriétaires de l’ivoire sont au Ghana.
Le trafic d’espèces en voie d’extinction, comme dans de nombreux autres pays, est un problème grave qui menace la biodiversité et les écosystèmes. En effet, le trafic illégal des espèces protégées contribue à la diminution rapide des populations de certaines espèces animales et végétales, ce qui peut entraîner leur extinction.
Ce trafic est souvent alimenté par des réseaux criminels organisés et est lié à d’autres formes de criminalité, comme le trafic de drogue, le braconnage, car la destruction des espèces protégées détruit non seulement l’équilibre de l’écosystème, mais est aussi dangereuse pour le pays qui ne peut plus bénéficier de l’économie touristique.
Au Togo, le commerce illégal d’animaux sauvages, notamment les éléphants pour leur ivoire, est particulièrement préoccupant, car les efforts pour lutter contre ce fléau ont nécessité des mesures que le gouvernement a prises pour renforcer la législation, organiser des campagnes de sensibilisation, ainsi que des collaborations internationales pour traquer et démanteler les réseaux de trafiquants, surtout que le commerce international de l’ivoire est déclaré illégal depuis 1989, mais que les populations d’éléphants d’Afrique continuent de décroître.
Le Togo a également adopté un code forestier et a intensifié ses efforts pour saisir des stocks d’ivoire en provenance d’autres pays. Le nouveau code pénal renforce la protection de la faune et de la flore à travers son article 761, qui punit de cinq ans d’emprisonnement et d’une amende de cinquante millions de francs CFA toute personne commercialisant illégalement une espèce animale protégée. Toutefois, le Togo demeure une plaque tournante pour le transit illicite de l’ivoire.
En conséquence, le pays a perdu plus de 80 % de ses éléphants en raison du braconnage. Des inventaires menés par le WWF et ses partenaires dans certains pays africains, dont le Togo, révèlent une diminution de plus de 70 % des populations d’éléphants en l’espace de dix ans.
Selon le coordinateur national d’EAGLE-Togo, « l’éléphant ne dérange pas l’être humain, mais c’est plutôt ce dernier qui provoque l’éléphant voire le menace en occupant son habitat naturel. Si vous présumez un quelconque dérangement d’une espèce animale protégée comme l’éléphant, vous ne pouvez que le signaler aux services compétents pour des dispositions nécessaires à prendre. Tuer cette espèce animale et avoir l’ingénieuse idée et le matériel à l’appui, d’enlever sa défense en ivoire pour la vente, confirme votre qualité de trafiquant majeur et la loi vous en sera sévèrement appliquée. »
Malgré les mesures juridiques existantes, le braconnage des éléphants continue d’augmenter et le pays demeure un point de transit majeur pour le commerce illégal d’ivoire. Pourtant, le commerce illégal des espèces sauvages menace la survie de nombreuses espèces, y compris les éléphants.
Le commerce illégal d’espèces sauvages est un crime organisé transnational majeur, qui génère des milliards de fonds criminels chaque année. Les trafiquants d’espèces sauvages exploitent les faiblesses des secteurs financiers et non financiers pour déplacer, cacher et blanchir leurs produits, ce qui permet de nouveaux crimes et porte atteinte à l’intégrité financière. Malgré ce fait, dans certains pays, le trafic de faune n’est pas reconnu comme une vraie menace, ce qui permet aux différents réseaux de trafic de prospérer.
Le braconnage et le trafic d’espèces sauvages ne sont pas seulement des crimes contre la faune, mais aussi contre l’environnement dans son ensemble. La disparition des espèces clés comme les éléphants perturbe gravement les écosystèmes. Ces animaux jouent un rôle crucial dans la dispersion des graines et le maintien de la biodiversité végétale.
Outre le braconnage, deux autres facteurs contribuent à la baisse drastique des populations d’éléphants : l’accroissement du trafic illégal d’animaux en raison de la forte demande internationale pour l’ivoire, et l’exploitation abusive des ressources naturelles nécessaires aux éléphants, due à l’agriculture industrielle et à l’occupation anarchique de leur habitat.
Il est à noter que cette arrestation fait suite au procès de quatre trafiquants d’ivoire, dont deux Togolais et deux Burkinabè, arrêtés en juin 2024. Jugés, ils ont été condamnés à une peine d’emprisonnement de trente-six mois, dont vingt-quatre avec sursis, par le Tribunal de Grande Instance de Kara, le 9 octobre 2024.
La lutte contre le braconnage des éléphants relève des compétences des autorités qui, d’une part, ont ratifié des textes nationaux et internationaux sur la protection des espèces menacées et, d’autre part, ont mis en place des services dédiés à la protection de la faune et de la flore sauvages afin de contrer efficacement le commerce international d’ivoire.
Le trafic d’espèces sauvages génère d’énormes profits illégaux pour des organisations criminelles complexes, souvent responsables de l’abattage, du transport et de la commercialisation de produits illégaux issus des espèces sauvages.
发表回复