2026.2.18 Retour sur l’agression sexuelle dans un jardin d’enfants : Il ne faut pas tolérer l’impunité !
L’affaire de l’agression sexuelle d’un enfant de moins de trois ans a, certes, choqué la pudeur et défrayé la chronique, illustrant ainsi l’indécence humaine dans son acception totale.
Mais aussi un tel crime si monstrueux commis contre l’enfance est de nature à tuer son innocence et mettre la société devant ses responsabilités.
Tant qu’il n’y a plus répression, cette violation de la loi n’est, certes, pas une première et ne serait, non plus, la dernière !
La Presse — Car le fait qu’un enfant soit victime d’un pareil comportement maladif et extravagant, voire contre nature, ayant été sauvagement violé, c’est que l’impunité demeure la règle et la répression l’exception. Et lorsqu’un jardin d’enfants, censé être un milieu préscolaire sécurisé, s’est érigé en théâtre d’outrage aux bonnes mœurs, ce crime est susceptible d’avoir un double impact institutionnel et sociétal aux séquelles aussi profondes qu’indélébiles. D’autant plus qu’il altère la réputation de l’institution elle-même et remet en cause l’ordre public.
Le cynisme dans ses multiples facettes
Il y a deux semaines que cette affaire continue de susciter, à la fois, émotion et sympathie, sur fond d’indignation générale enflammant la Toile. Et jusqu’à nos jours, les commentaires de soutien et de dénonciation n’en finissent pas de surfer sur les réseaux sociaux, pointant du doigt un certain laxisme juridique et une justice à deux vitesses qui, de par sa réaction tardive, fait montre d’apathie et donne l’impression d’avoir banalisé le danger.
Et ce n’est qu’après 14 jours, aux dires de la mère de l’enfant, que l’appel citoyen et associatif tient bon, poussant le ministère public à ouvrir une enquête, afin d’en délimiter les responsabilités. En effet, l’affaire en question est devenue celle d’opinion publique, dont les retombées ont transcendé la réalité pour toucher le fond d’un crime phénoménal corollaire des comportements à risque aussi fréquents. Ces auteurs récidivistes n’ont jamais retenu la leçon, continuant à agir comme si de rien n’était. Autant dire, le cynisme dans ses multiples facettes.
Certes, l’affaire du jardin d’enfants n’est pas la seule qui a fait couler beaucoup d’encre, et elle n’en serait, non plus, la dernière, tant que la loi ne s’applique pas. Pédophilie, vols à l’arraché, violence scolaire, braquages, trafic de drogue, criminalité, ces drames survenus, chaque jour ou presque, créent effroi et émoi, au point de nous croire dans la jungle où tout prime sur la loi.
Et si la peine de mort était dûment appliquée?
Face à la montée exponentielle des crimes et des violences, faute d’une justice répressive, l’on ne sait plus à quel saint se vouer. Au grand jour, malfaiteurs et braqueurs courent toujours, dans l’impunité, faisant ce que bon leur semble. Les citoyens éprouvent de l’angoisse et de l’insécurité. Et là, les appels à l’exécution des jugements que mérite tout coupable, sans pardon, sont lancés de partout, et partagés sur les réseaux sociaux. Le débat sur le retour de la peine de mort refait également surface, en consécration du droit à la vie, qui demeure universellement irrévocable. D’où on ne peut pas en priver qui que ce soi.Pourquoi, alors, laisse-t-on des criminels meurtriers s’en jouir librement? Et si la peine de mort était dûment appliquée ?
Est-il judicieux de pardonner pareils crimes odieux qui ne font que tolérer l’impunité et outrager la morale? Comment faire pour arrêter cette ironie ? Alors que notre arsenal juridique en vigueur, une fois mis en œuvre, à juste titre, est en mesure de rétablir l’ordre et réprimer ce qui se croit être au-dessus de la loi. Qu’en est-il de l’Etat de droit et des institutions?! Alors, quand pourrait-on dégripper l’appareil judiciaire et déclencher, sans tarder, la révolution législative dont le Président Kaïs Saïed avait tant parlé?
2026.2.18 المهدية: فتح بحث تحقيقي في حادثة انتحار تلميذ بمنطقة هبيرة
أكّد الناطق الرسمي باسم المحكمة الابتدائية بالمهدية وليد الشطبري، الأربعاء، في تصريح لـوكالة تونس افريقيا للأنباء”وات”، أن “بحثا تحقيقيا قد فتح في حادثة انتحار تلميذ بمنطقة هبيرة من ولاية المهدية”.
وأوضح الطشبري أن قاضي التحقيق يجري الأبحاث الضرورية للوقوف على الملابسات والأسباب التي أدت إلى إقدام الطفل على وضع حد لحياته.
وبيّن عضو النقابة الجهوية للتعليم الثانوي رضوان لحيو، من جهته، أنه بالاستفسار من معلمي هذا الطفل في المرحلة الإعدادية والثانوية، أكّدوا جميعا أنه ” كان تلميذا عاديا لم يظهر عليه أي سلوك غير طبيعي”، يدرس بالأولى ثانوي، و”يبدو أنه يحبذ العزلة والإنزواء ولا يرغب في ربط علاقات بأترابه من التلاميذ”.
2026.2.18 Migration : Romdhane Ben Amor révèle les chiffres des expulsions de Tunisiens et la chute des arrivées clandestines en 2025
Romdhane Ben Amor, porte-parole du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), a révélé ce mercredi 18 février 2026, dans une déclaration à Tunisie Numérique, plusieurs données concernant les expulsions forcées de migrants tunisiens depuis l’espace européen ainsi que les arrivées irrégulières enregistrées au cours de l’année 2025.
Des chiffres approximatifs faute de données officielles
Le porte-parole du FTDES regrette encore l’absence de statistiques officielles tunisiennes. D’après des données communiquées ces dernières années par l’Italie, le nombre de Tunisiens expulsés depuis ce pays oscille entre 1 500 et 2 500 par an.
En France, les estimations varient entre 800 et 1 200 expulsions annuelles, tandis qu’en Allemagne elles se situent entre 400 et 900. Il insiste toutefois sur le caractère indicatif de ces chiffres, les données réelles étant détenues par le ministère tunisien de l’Intérieur.
Forte baisse des arrivées irrégulières en Italie
Concernant les traversées clandestines, Ben Amor indique que le nombre de Tunisiens parvenus en Italie a nettement reculé : environ 7 500 migrants en 2024, contre 1 853 en 2025, alors qu’ils étaient près de 18 000 en 2022.
Il attribue cette baisse à l’approche sécuritaire adoptée le long des côtes tunisiennes et au renforcement de la coopération entre Tunis et Rome, notamment après la signature du mémorandum d’entente entre la Tunisie et l’Union européenne.
2026.2.17 تفكيك وفاقين إجراميين ينشطان في تبييض الأموال وترويج المواد المخدّرة.
تمكنت الوحدات الأمنية، من تفكيك وفاقين إجراميين ينشطان في تبييض الأموال وترويج المواد المخدّرة بعدد من مناطق الجمهورية التونسية، وذلك في إطار مواصلة عملياتها المركزة أساسا على كشف مروّجي ومسهّلي دخول المخدّرات الى البلاد.
وأفاد بلاغ للإدارة العامّة للأمن الوطني، اليوم الثلاثاء 17-02-2026، أنه تمّ الاحتفاظ بأربعة أنفار وإدراج آخر بالتفتيش وحجز 5000 صفيحة من مخدر القنب الهندي و19000 قرص مخدر نوع “إيريكا” ومبالغ مالية تقدر بحوالي 34 ألف دينار متأتية من عائدات الترويج الى جانب حجز عدد من الدراجات النارية الثقيلة والسيارات والهواتف الجوالة الذكية المستعملة للغرض ذاته.
وأكّدت الإدارة العامة للأمن الوطني أنّ العمل مستمرّ من أجل إيقاف كل من تسوّل له نفسه ترويج هذه السموم وإلحاق الضرر بالمجتمع التونسي تجسيدا لتوجه الدولة الثابت من أجل مكافحة آفة المخدرات واستئصال جذورها من البلاد، حسب البلاغ.
وكان رئيس الجمهورية، قيس سعيّد، ركّز لدى استقباله، الخميس 11 فيفري 2026، وزير الداخلية، خالد النّوري، ووزير التربية، نورالدين النّوري، وكاتب الدّولة للأمن الوطني، سفيان بالصّادق، ضرورة حماية التلاميذ من آفة المخدّرات التي انتشرت داخل المدارس والمعاهد وحولها، مؤكّدا ضرورة تسيير دوريّات أمنيّة بصفة مستمرّة وهذه الظاهرة التي تتفاقم يوما بعد يوم تستهدف تفكيك المجتمع.
2025.2.16 En Tunisie, la justice rend son verdict dans le procès « frustrant » de l’attentat de la synagogue de la Ghriba
Des proches du terroriste qui avait attaqué la synagogue à l’arme à feu, en 2023, ont été condamnés à des peines allant d’un à quinze ans de prison. Les avocats de la défense comme ceux des parties civiles dénoncent une enquête bâclée. Le pouvoir tunisien, lui, n’a jamais reconnu le caractère antisémite de l’attaque.
La justice tunisienne a rendu, lundi 16 février, son verdict dans le procès de l’attentat de la synagogue de la Ghriba, perpétré le 9 mai 2023 sur l’île de Djerba par Wissem Khazri, un agent de la garde nationale. Les accusés, présentés comme complices de l’auteur de l’attaque, abattu le jour des faits, ont été condamnés à des peines allant d’un à quinze ans de prison.
Son ex-fiancée, placée en détention provisoire depuis le début de l’instruction, a reçu une peine de huit ans de prison, selon Nizar Ayed, avocat de la partie civile. Elle était accusée de complicité d’homicide et d’appartenance à un groupe terroriste. Un ami qui lui avait loué un logement, également en détention, a été condamné à trois ans de prison ferme.
Un autre homme accusé de lui avoir transféré de l’argent a été condamné à sept ans de réclusion, la sœur de l’assaillant, qui comparaissait libre, à un an, tandis qu’un autre individu en fuite a reçu la peine la plus lourde, soit quinze ans d’emprisonnement. Les preuves matérielles liant les accusés à l’attaque restent toutefois ténues, selon les avocats de la défense, mais aussi ceux des parties civiles, qui déplorent une enquête inachevée.
2026.2.16 Un enfant de 3 ans agressé dans une garderie : Quatre personnes poursuivies pour viol
L’affaire suscite une vive émotion. Le ministère public a retenu des charges de viol et d’attentat à la pudeur sur mineur contre quatre suspects dans le dossier de l’agression sexuelle d’un enfant âgé de trois ans au sein d’une garderie. La propriétaire de l’établissement ainsi que des membres du personnel sont, pour leur part, poursuivis pour négligence.
Selon les éléments communiqués, le parquet a ordonné une batterie d’expertises génétiques et techniques afin d’établir les responsabilités. Les enquêteurs ont procédé à la constatation des lieux, à l’exploitation du système de vidéosurveillance et à l’audition de l’ensemble du personnel exerçant au sein de la structure.
Dans l’attente de l’achèvement des investigations
À ce stade de la procédure, les soupçons ont été circonscrits à un groupe déterminé de personnes. Le ministère public a décidé leur placement en garde à vue dans l’attente de l’achèvement des investigations et de la réception des résultats des expertises médicales et techniques.
Sur le plan administratif, le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées a ordonné la fermeture de la garderie concernée, mesure conservatoire visant à protéger les enfants accueillis dans l’établissement.
À quoi s’attendre sur le plan judiciaire ?
L’affaire relance le débat sur les mécanismes de contrôle des structures de la petite enfance et sur les obligations de vigilance qui incombent aux gestionnaires et aux encadrants, tant sur le plan pénal qu’administratif.
La procédure devrait se poursuivre avec la réception des résultats définitifs des expertises médicales et scientifiques. Si les charges sont confirmées, le dossier sera transmis à un juge d’instruction, qui pourra décider d’un mandat de dépôt à l’encontre des principaux suspects. L’enquête pourrait également s’élargir afin de vérifier d’éventuelles défaillances structurelles dans le fonctionnement de la garderie.
Les infractions retenues, notamment le viol sur mineur, figurent parmi les crimes les plus sévèrement réprimés par le Code pénal tunisien, avec des peines pouvant aller jusqu’à de lourdes années d’emprisonnement, voire davantage en cas de circonstances aggravantes liées à l’âge de la victime.
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2026.2.3 Tunisian opposition leader Rached Ghannouchi handed longer sentence
The 20-year prison sentence given on appeal to Ennahda’s jailed leader brings total prison term to over 40 years after trials seen as politically motivated
Tunisia has increased to 20 years the prison sentence handed down to opposition leader Rached Ghannouchi, accused of conspiracy against President Kais Saied in the so-called “Conspiracy 2” case.
The Tunis court of appeal “decided on a 20-year prison sentence for Rached Ghannouchi”, including for “conspiracy against the internal security of the state”, one of his lawyers told AFP on Tuesday.
Ghannouchi, who has been imprisoned since 2023, was initially sentenced to 14 years in prison in this case. This verdict brings his total prison term to over 40 years.
According to his defence team, Ghannouchi has decided not to appeal to the supreme court, as he is “convinced of the complete lack of guarantees of a fair trial” and faced with “politically motivated cases fabricated from start to finish”.
Since Saied’s coup in July 2021, in which he granted himself sweeping powers, numerous Tunisian opposition figures, lawyers, activists, aid workers and journalists have been arrested and given harsh prison sentences, drawing criticism from local and international rights bodies that have denounced the trials as politically motivated.
Around 20 people, including Saied’s former chief of staff, Nadia Akacha, and former Prime Minister Youssef Chahed, who fled abroad, were on trial for “conspiracy against the internal security of the state” and “forming an organisation and an agreement related to terrorist crimes”.
In this so-called “Conspiracy 2” case, Ghannouchi and other Ennahda leaders, including his son-in-law Rafik Abdessalem, as well as Kamel Bedoui, a retired military officer, are accused of having established a “secret security apparatus” at the party’s service.
Bedoui also saw his initial sentence increased from 14 to 20 years’ imprisonment. Akacha and Abdessalem, tried in absentia, were sentenced to 35 years’ imprisonment, the same as in the first instance, according to several media outlets.
In a first major conspiracy trial, sentences ranging from five to 45 years in prison were handed down on appeal at the end of November against 34 political opponents, including several prominent figures.
Until Saied’s power grab in July 2021, Ghannouchi’s Ennahda party, which came to power after the 2011 revolution, dominated the country’s political life.
Ghannouchi was the speaker of parliament when Saied dismissed his prime minister, Hichem Mechichi, in July 2021 and suspended parliament before electing a new one with significantly reduced powers.
Since then, local and foreign human rights defenders have deplored a regression of rights and freedoms in the North African country.
2026.2.3 Tunisie : déjà incarcéré, Rached Ghannouchi condamné à vingt ans de prison supplémentaires pour « complot contre la sécurité intérieure de l’Etat »
Le chef du mouvement islamiste Ennahda avait été condamné en première instance à quatorze ans de réclusion. Ce verdict porte à plus de quarante ans sa durée d’emprisonnement après différentes condamnations, les peines étant cumulables en Tunisie.
La cour d’appel de Tunis a alourdi à vingt ans la peine de prison prononcée contre le chef du mouvement islamiste Ennahda, Rached Ghannouchi, emprisonné depuis 2023 dans l’affaire dite du « complot 2 » contre le président tunisien, a fait savoir mardi 3 février à l’Agence France-Presse (AFP) l’un de ses avocats. La Cour a « décidé [d’une peine de] vingt ans de réclusion contre Rached Ghannouchi » notamment pour « complot contre la sécurité intérieure de l’Etat », a précisé Me Samir Dilou à l’AFP.
M. Ghannouchi, 84 ans, avait été condamné en première instance à quatorze ans de réclusion. Ce verdict porte à plus de quarante ans sa durée d’emprisonnement après différentes condamnations, les peines étant cumulables en Tunisie.
Selon son comité de défense, M. Ghannouchi a renoncé à se pourvoir en cassation, « convaincu de l’absence totale de garanties d’un procès équitable » et face à « des dossiers politiques fabriqués de toutes pièces ».
Une vingtaine de personnes dont l’ancienne cheffe de cabinet du président Kaïs Saïed Nadia Akacha et l’ancien premier ministre Youssef Chahed (2016-2020), en fuite à l’étranger, étaient jugés pour « complot contre la sûreté intérieure de l’Etat » et « formation d’une organisation et d’une entente en lien avec des crimes terroristes », selon le dossier d’instruction.
Régression des droits et libertés en Tunisie
Dans cette affaire dite du « complot 2 », Rached Ghannouchi et d’autres dirigeants d’Ennahda, dont son gendre Rafik Abdessalem, ainsi que Kamel Bedoui, un militaire à la retraite, sont accusés d’avoir mis en place un « appareil sécuritaire secret » au service du parti islamiste.
M. Bedoui a également vu sa peine de première instance alourdie de quatorze à vingt ans de réclusion. Mme Akacha et M. Abdessalem, jugés par contumace, ont été condamnés à trente-cinq ans de réclusion comme en première instance, selon plusieurs médias.
Dans un premier mégaprocès pour complot, des peines de cinq à quarante-cinq ans de prison ont été prononcées en appel, fin novembre, contre 34 opposants politiques, dont plusieurs de premier plan, et des personnalités.
Jusqu’au coup de force de juillet 2021 par lequel le président Kais Saied s’est octroyé tous les pouvoirs, Ennahda, arrivé au pouvoir après la révolution de 2011, dominait la vie politique du pays. M. Ghannouchi était président du Parlement quand M. Saied a limogé son premier ministre à l’été 2021 et gelé le Parlement avant d’en faire élire un autre aux pouvoirs considérablement réduits.
Depuis 2021, les défenseurs des droits tunisiens et étrangers ont déploré une régression des droits et libertés en Tunisie, avec des poursuites et condamnations de dizaines d’opposants, avocats ou journalistes.
2025.2.5 En Tunisie, lourdes peines de prison contre l’opposant Rached Ghannouchi et des journalistes pour atteinte à « la sûreté de l’Etat »
Le chef du parti islamo-conservateur Ennahda et plusieurs personnalités ont été condamnés à des peines allant de cinq à trente-cinq ans de prison.
Des journalistes et plusieurs personnalités politiques tunisiennes, dont le plus célèbre des opposants au président Kaïs Saïed, Rached Ghannouchi, ont été condamnées mercredi 5février à de lourdes peines de prison pour «atteinte à la sûreté de l’Etat». Le verdict a aussitôt été critiqué par des proches d’accusés et par le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), qui l’ont qualifié de «politique» et d’«injuste».
M.Ghannouchi, 83ans et chef du parti islamo-conservateur Ennahda, a été condamné à vingt-deuxans de prison, ont annoncé à l’Agence France-Presse (AFP) deux avocats. Condamné dans plusieurs autres affaires, il se trouve déjà derrière les barreaux.
L’ancien premier ministre, Hichem Mechichi, a lui été condamné par contumace à trente-cinqans de prison, selon les mêmes sources. Les journalistes Chahrazed Akacha et Chadha Hadj Mbarek ont respectivement été condamnées à vingt-sept et cinq ans. MmeAkacha a été jugée par contumace.
L’affaire est baptisée «Instalingo», du nom d’une société de production de contenu numérique qui fait l’objet d’une enquête depuis 2021. Elle est notamment accusée d’avoir comploté «contre la sûreté de l’Etat».
«C’est une affaire politique»
Une cinquantaine de personnes étaient jugées, comme l’ancien porte-parole du ministère de l’intérieur, Mohammed-Ali Aroui, et un dirigeant d’Ennahda, Seyed Ferjani. M.Aroui a été condamné à seizeans de prison et M.Ferjani à treizeans. La fille de ce dernier, Kaouther Ferjani, a précisé à l’AFP depuis le Royaume-Uni que le verdict était «un choc», même si elle s’attendait à une lourde peine.
«C’est une affaire politique», a-t-elle affirmé. Dans le cas de son père, «il n’y a absolument pas de preuves, même pas de preuves montées de toutes pièces. (…) Les verdicts étaient décidés d’avance, les juges n’écoutaient pas vraiment les plaidoiries».
Rached Ghannouchi a refusé de se présenter devant les juges en l’«absence d’une justice indépendante», selon ses avocats. Il était d’ailleurs absent lors d’une audience mardi, a constaté une journaliste de l’AFP. En2022, M.Ghannouchi avait estimé que le dossier judiciaire était «vide» et qu’il s’agissait d’une «fausse affaire».
Mercredi, son fils Mouadh et sa fille Soumaya ainsi que son gendre Rafik Abdessalem, qui fut ministre des affaires étrangères, ont eux aussi été condamnés dans le cadre de cette affaire, respectivement à trente-cinqans, vingt-cinqans et trente-quatreans de prison.
Un verdict «lourd et injuste»
Le président du SNJT, Zied Dabbar, a dénoncé auprès de l’AFP un verdict «lourd et injuste» contre la journaliste Chadha Hadj Mbarek, qui «prouve que la magistrature est devenue une épée au-dessus de la tête des journalistes».
Le parti Ennahda a, de son côté, dans un communiqué fustigé un procès « politique ». Il était la principale force au sein du Parlement lorsqu’il a été dissous par le président Kaïs Saïed, après qu’il s’est arrogé les pleins pouvoirs le 25 juillet 2021.
Depuis ce coup de force, l’opposition et des ONG tunisiennes et étrangères ont déploré une régression des droits et libertés en Tunisie. Le chef de l’Etat a été réélu à une écrasante majorité de plus de 90 % des voix le 6 octobre, lors d’un scrutin marqué toutefois par une participation très faible (moins de 30 %).
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2026.1.7 Tunisia: Nearly 9,000 migrants repatriated in 2025, an unprecedented level
Nearly 9,000 migrants from sub-Saharan Africa were repatriated in 2025 from Tunisia as part of the “voluntary returns” program coordinated by the International Organization for Migration (IOM), the UN agency announced on Wednesday.
In a press release, the IOM claims to have “reached a record milestone” in its voluntary return and reintegration assistance system (AVRR), with 8,853 assisted returns in 2025, an increase of 28% compared to 2024.
The organization also highlights an increase in situations of acute vulnerability, including unaccompanied children, people separated from their families and victims of trafficking.
Logistical and financial support
According to the IOM, each return, supported within the framework of the program financed by several European partners, is accompanied by individualized support, including financial aid, travel organization and orientation towards reintegration mechanisms.
The agency specifies that the migrants were repatriated to 27 countries of origin, through commercial flights and charters set up with the logistical support of the Tunisian authorities.
At the same time, 103 refugees and asylum seekers were resettled in five third countries.
Since the start of 2025, the authorities have stepped up the fight against irregular departures and dismantled informal camps, mainly in the Sfax region, with the support of European funding.
2025.10.16 Violence erupts during anti-pollution protest as anger boils in Tunisia’s phosphate belt

GABES, Tunisia (AP) — Police rained tear gas on crowds and several demonstrators and riot police were injured in the southern Tunisian city of Gabes as thousands of people marched Wednesday to protest worsening air pollution from a phosphate-processing plant.
The protest descended into clashes with police who attempted to disperse protesters trying to reach the plant in an industrial complex, which is a designated military zone. Gabes, home to more than 400,000 residents, lies at the heart of Tunisia’s phosphate industry, one of the key sources of export revenue for the North African country.
Wednesday’s protests were the latest since a gas leak near the state-owned Chemical Group of Tunisia industrial complex. The leak sent dozens of residents, including children, to hospitals in recent weeks, according to environmental activist group “Stop Pollution.”
The leak reignited long-standing anger in the coastal city, where residents blame more than five decades of industrial activity for rising cancer rates, respiratory illnesses and the collapse of the region’s once-thriving and unique ecosystem.
By nightfall Wednesday, plumes of tear gas, burning tires and trash bins filled the streets as protesters blocked major roads and chanted against what they called “environmental crimes.” Many demanded the dissolution of the GCT and closure of its phosphate units, which they accused of slowly poisoning Gabes.
The city’s chemical complex processes raw phosphate into fertilizer, an operation that for decades has discharged toxic waste directly into the Gulf of Gabes. Environmental groups say the pollution has wiped out marine life, turned the waters dark and forced generations of fishermen out of work.
Successive Tunisian governments have promised to relocate or modernize the plant, but environmental activists say those pledges have repeatedly gone unfulfilled.
Tunisia’s National Observatory for Agriculture has repeatedly warned air quality in parts of Gabes exceeds limits set by the World Health Organization. Environmental experts repeatedly noted the persistent high levels of sulfur dioxide and ammonia in the atmosphere, pollutants known to cause respiratory damage and contribute to acid rain.
“Our entire lives have been ruined by the smells and smoke we inhale every day,” said 30-year-old Hanen, who declined to provide her last name out of fear of retribution.
On the sidelines of Wednesday’s protest, she told The Associated Press that tensions escalated in recent weeks after the new gas leak sent a wave of panic through the community.
“They refused to tell us what was causing people to get sick, even children were hospitalized, and some developed paralysis,” she said. “They disregarded our worries and called us liars, and that drove people angry … We want this complex dismantled, and we will not stop until it happens.”
The GCT acknowledged “major non-conformities” in its operations in a July 2025 environmental audit, citing excessive ammonia and other emissions that fall short of global environmental standards. Despite the admission by the company, the government and even Tunisian President Kais Saied, residents say no visible action has followed.
Saied said in a statement earlier this week that he ordered the formation of an urgent joint commission to meet protesters’ demands.
“Serious failures were found in maintenance and testing that led to gas leaks. There will be no tolerance for those who neglected their duties,” Saied said. “The people of Gabes will receive their full rights.”
2025.10.15 Tunisia, due condanne a morte per l’omicidio di Belaid
Sentenza appello, anche ergastoli e pene fino a 37 anni
TUNISI – La camera criminale specializzata in affari di terrorismo presso la Corte d’appello di Tunisi ha pronunciato la sentenza di secondo grado nel procedimento per l’assassinio del leader di sinistra Chokri Belaid, ucciso a colpi d’arma da fuoco davanti alla sua abitazione il 6 febbraio 2013.
Il collegio ha confermato un quadro sanzionatorio molto severo: due condanne a morte e più ergastoli, con pene accessorie pluriennali, mentre nove imputati hanno ottenuto il non luogo a procedere.
Secondo ricostruzioni concordanti dei media tunisini, la Corte ha inflitto la pena capitale per impiccagione a Mohamed Aouadi, indicato come responsabile del braccio armato di Ansar al-Sharia, e a Ezzedine Abdellaoui, ex agente di sicurezza; alle condanne capitali si sommano rispettivamente 105 e 10 anni di reclusione per reati connessi. Sono stati inoltre comminati tre ergastoli a carico di Mohamed Akkari, Mohamed Amine Guesmi e Abderraouf Talbi. Per Ahmed Melki, detto “Somali”, la Corte ha disposto 37 anni di carcere. Le restanti pene vanno da 4 a 30 anni, mentre per nove imputati è stato confermato il non luogo. Un imputato è deceduto nel corso della procedura.
Il dispositivo di appello arriva al termine di un iter giudiziario durato anni e segue le pesanti condanne di primo grado pronunciate nel 2024 dal tribunale specializzato in materia di terrorismo, che aveva già definito un perimetro di 23 imputati con pene fino alla morte e all’ergastolo.
Il delitto Belaid, insieme ad altri omicidi politici dell’epoca, innescò nel 2013 una profonda crisi politica in Tunisia da cui pero’ il Paese trovò la forza di reagire con una inedita alleanza tra forze politiche.
Va ricordato che nel Paese vige una moratoria di fatto sulle esecuzioni dal 1991, pur con un dibattito politico periodicamente riacceso sul tema della pena di morte. La sentenza di secondo grado consolida la responsabilità penale di esponenti riconducibili all’organizzazione terroristica Ansar al-Sharia e chiude, sul piano giudiziario, una parte significativa del dossier Belaid, pur lasciando aperta la dimensione politica e simbolica del caso.
Con due condanne capitali, tre ergastoli, una condanna a 37 anni e più pene detentive, la Corte d’appello ha confermato l’impianto accusatorio e fissato un punto fermo in uno dei procedimenti più rilevanti della Tunisia post-2011.
2025.10.14 Tunisia: Final verdicts in the case of the assassination of Chokri Belaïd
The criminal chamber specializing in terrorism cases at the Tunis Court of Appeal delivered, at dawn on Tuesday, October 14, 2025, its appeal judgments in the case of the assassination of martyr Chokri Belaïd. Verdicts range from dismissal of charges to death by hanging.
Verdicts varying from dismissal to capital punishment
According to the information communicated, the appeal judgments concern 23 defendants involved in this emblematic case.
The court declared a dismissal (dismissal of proceedings or lack of sufficient charges) for nine defendants, confirming the first instance verdicts rendered against them.
Two defendants, Mohamed Aouadi and Ezzeddine Abdellaoui, were sentenced to death by hanging, with an additional 105 years and 10 years in prison respectively. Four other defendants were sentenced to life in prison, with additional terms for each of them.
The Court of Appeal decided to confirm the first instance judgments against several defendants, including Mohamed Akkari, Yasser Moulhi, Mohamed Ali Damak, Seifeddine Arfaoui, Houssam Mezlini, Mohamed Aouadi, Ezzeddine Abdellaoui, Mohamed Omri, Mohamed Khiari, Maher Akkari, Allam Tizaoui, Hamza Arfaoui, Kais Mechalla, Moâd Hmaïdia.
The chamber also pronounced life imprisonment for Mohamed Amine Guesmi, with an additional 20 years, and life imprisonment also for Abderraouf Talbi. Ahmed Melki, nicknamed “El Somali”, was sentenced to 37 years of imprisonment.
A symbolic affair that always stands out
The assassination of Chokri Belaïd, figure of the Tunisian left and general coordinator of the Unified Democratic Patriots Party (Watad), which occurred on February 6, 2013, shook the national political scene and provoked an unprecedented wave of popular indignation.
These appeal verdicts mark a new legal stage in a case which continues to arouse strong emotion and careful monitoring from public opinion and those close to the late activist.
2025.8.21 Sfax : La gare ferroviaire vandalisée par des passagers, plusieurs arrestations
La gare ferroviaire de Sfax a été la cible d’actes de vandalisme tôt ce jeudi 21 août 2025. Selon les premiers éléments, un groupe de jeunes passagers du train en provenance de Tunis et à destination de Gabès, arrivé à 04h20, serait à l’origine de ces incidents.
Dans une déclaration à la radio régionale, le gouverneur de Sfax, Mohamed Hajri, a fermement condamné ces agressions, soulignant que les forces de sécurité avaient procédé à plusieurs arrestations. Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de renforcer la sensibilisation des jeunes quant à l’importance de préserver les biens publics.
De son côté, le directeur régional sud-est de la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT), Hichem Mnif, a précisé que des passagers sont descendus dans le hall de la gare avant de saccager plusieurs installations. Les dégradations ont touché la façade avant, les bancs d’attente, les sanitaires, et même l’étage supérieur du bâtiment.
Selon la même source, les dégâts concernent également des équipements du café de la gare, tandis que le kiosque de la station a été entièrement pillé. Un inventaire est en cours afin d’évaluer l’ampleur des pertes.
Le gouverneur a assuré que l’enquête judiciaire permettra de déterminer les circonstances exactes de cette attaque.

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