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La criminalité faunique prend des tournures inquiétantes ces derniers temps dans certaines localités du Congo. Dans le cadre de la lutte contre ce phénomène, trois présumés braconniers ont été interpellés dans le département des Plateaux les 23 et 24 mai dernier par les éléments de la gendarmerie. Ils avaient en leur possession des armes à feu dont une de guerre, des munitions de guerre, huit morceaux d’ivoire pesant au total plus de 31 kg.
Tous ces moyens logistiques trouvés en leur possession pour commettre leur forfait, démontrent qu’ils seraient des habitués en cette matière et qu’ils seraient une bande criminelle bien organisée. Les interpellations de ces trois individus ont eu lieu, pour le premier sur la route reliant Lekana à Djambala et les deux autres dans leurs fuites, ont été rattrapés le lendemain à Ngo.
Selon les sources proches du dossier, les trois présumés délinquants fauniques interpellés auraient abattu plusieurs pachydermes dans les forêts du district de Lekana. Ces individus seraient des étrangers dans le district de Lékana et proviendraient de plusieurs localités du Congo comme Gamboma, dans le département de la Nkeni-Alima, Mossaka, dans Congo-Oubangui et autres.
Plusieurs autres complices seraient encore en cavale et les enquêtes se poursuivent. Les autres services notamment la direction départementale de l’Economie forestière des plateaux a été saisie pour la suite de la procédure. Informé, le Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage (Palf) apporte son assistance technique dans cette affaire.
Les trois individus vont répondre de leurs actes devant les autorités compétentes. Ils sont poursuivis pour les délits d’abattage d’éléphants, détention et circulation des trophées d’une espèce animale intégralement protégée en l’occurrence l’éléphant. Ils sont également soupçonnés d’avoir détenu illégalement des armes et des munitions de guerre. Ils risquent des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme ainsi qu’une amende allant jusqu’à 5 millions de Fcfa chacun conformément à la loi.
Le gouvernement et les acteurs de la conservation ne cessent de marteler que l’abattage et le trafic de produits de faune sauvage conduisent à l’extinction des espèces fauniques à travers le monde. Le Congo, très engagé à protéger ses espèces animales surtout en voie de disparition reste très vigilant. Il sanctionne vigoureusement tous ceux qui entravent la loi en matière de protection de la faune sauvage.
En rappel, sept (7) individus avaient été présentés, le 27 mai dernier au Procureur de la République, près le Tribunal de Grande Instance d’Ewo dans le Département de la Cuvette-Ouest pour les délits de détention des trophées d’une espèce animale intégralement protégée. Ces présumés délinquants fauniques ont été placés à la maison d’arrêt de cette même ville en attendant l’ouverture de leur procès. Ceux-ci avaient été interpellés par les éléments de la gendarmerie en collaboration avec les agents des Eaux et Forêts avec l’appui du Palf.
La loi N°37-2008 sur la faune et les aires protégées en son article 27 dispose que « L’importation, l’exportation, la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées, ainsi que de leurs trophées sont strictement interdits; sauf dérogation spéciale de l’administration des eaux et forêts, pour les besoins de la recherche scientifique ».x1200

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2026.5.30 Trois présumés délinquants fauniques interpellés à Kellé
Quatre individus ont été pris en flagrant délit de détention, circulation et commercialisation de quatre peaux, un crâne et quatre dents de panthère, le 18 mai dernier à Ewo dans le département de la Cuvette-Ouest. Suite à une dénonciation, trois autres ont été, trois jours après, rattrapés à Kellé, puis conduit à Ewo où ils ont rejoint leurs complices.
Les interpellations de ces individus à Ewo tout comme à Kellé ont été effectuées par les éléments de la Région de Gendarmerie, en collaboration avec les agents de la direction départementale de l’Economie forestière de la Cuvette-Ouest en poste à Ewo avec l’appui technique du Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage (Palf).
Il s’agirait ici d’un réseau de présumés trafiquants de produit de faune démantelé par ces services dans le département de la Cuvette-Ouest. Ils sont pour certains, selon les sources proches du dossier, acheteurs et revendeurs et pour d’autres, intermediaire et transporteurs de ces produits de faunes prohibés.
Les sept individus interpellés dont quatre à Ewo et trois à Kellé, sont tous poursuivis pour délits de présomption d’abattage, détention, circulation et commercialisation de quatre peaux, un crâne et quatre dents de panthère, trophées d’une espèce animale intégralement protégée par la loi. Ils ont tous été déférés et placés à la maison d’arrêt d’Ewo en attendant l’ouverture de leur procès. Ces présumés délinquants fauniques risquent des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme ainsi qu’une amende allant jusqu’à 5 millions de Fcfa chacun conformément à la loi.
Le commerce illégal de produits de faune conduit à l’extinction des espèces animales sauvages à travers le monde. Au Congo en effet, l’article 27 de la loi 37-2008 du 28 novembre 2008 en matière de protection des espèces fauniques stipule : « l’importation ; l’exportation ; la détention et le transit sur le territoire national des espèces animales intégralement protégées ; ainsi que de leurs trophées sont strictement interdits ; sauf dérogation spéciale de l’administration des eaux et forêts ; pour les besoins de la recherche scientifique ».

Au total quatre présumés trafiquants âgés entre 25 et 50 ans, ont été interpellés, ce 18 mai 2026 à Ewo, dans le département de la Cuvette-Ouest. Parmi ces derniers figurent le chauffeur personnel d’une autorité locale et un pasteur d’une église de réveil. Ces derniers ont été pris en flagrant délit de détention, circulation et tentative de commercialisation de quatre peaux, un crâne et quatre dents de panthère, synonyme de quatre panthères massacrées.
Les trophées saisis que ces présumés délinquants comptaient revendre, ont été camouflés dans un gros sac de jute contenant des habits et autres effets afin de tromper la vigilance des forces de l’ordre. Une initiative improductive pour eux, car ces présumés délinquants fauniques ont été détectés et interpellés par les éléments de la région de gendarmerie en collaboration avec les agents de la direction départementale de l’Economie forestière de la Cuvette-Ouest en poste à Ewo, avec l’appui technique du Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage (Palf).
Les quatre individus ont été pris la main dans le sac, pour les délits de détention, circulation et tentative de commercialisation de quatre peaux, un crâne et quatre dents de panthère, trophées d’une espèce animale intégralement protégée par la loi. Les enquêtes sont toujours en cours pour le démantèlement de tout le réseau.
Ils ont reconnu les faits qui leur sont reprochés. Un motif qui va les conduire, sans nul doute, devant le procureur de la République, près le Tribunal de grande Instance d’Ewo. Ces présumés délinquants fauniques risquent des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme ainsi qu’une amende allant jusqu’à 5 millions de FCFA chacun conformément à la loi.
Le commerce illégal de produits de faune conduit à l’extinction des espèces animales sauvages à travers le monde. Au Congo, l’article 27 de la loi 37-2008 du 28 novembre 2008 en matière de protection des espèces fauniques stipule « l’importation ; l’exportation ; la détention et le transit sur le territoire national des espèces animales intégralement protégées ; ainsi que de leurs trophées sont strictement interdits ; sauf dérogation spéciale de l’administration des eaux et forêts ; pour les besoins de la recherche scientifique ».
2026.4.18 La police a mis la main sur deux arnaqueurs de transferts monétaires électroniques
Le commandement des forces de police a, à travers la police judiciaire, mis la main sur Aïvanhov Mankessi et Duffrey Makoumni deux arnaqueurs qui opèrent via les services de transferts monétaires des sociétés de téléphonie mobile. Âgés d’une vingtaine d’années, ces jeunes escroquent les individus à travers les opérations de transactions frauduleuses.
Ces arnaqueurs utilisent plusieurs modes opératoires. Ils se procurent des sim commerciales déjà enregistrées sous les faux noms pour lancer des faux SMS de dépôt aux abonnées des différentes sociétés de téléphonies mobiles : « Nous envoyons des messages disant : vous avez reçu 50.000 francs CFA dans votre compte, puis quelques heures après on lance un appel pour dire que je me suis trompé de destinataire lors de la transaction , renvoyez-moi l’argent s’il vous plait. Alors si la personne n’est pas attentive, elle demande comment faire la transaction, on prend le temps de lui expliquer comment renvoyer l’argent. D’autres personnes avertis nous démasquent parfois et nous insultent », a fait savoir Aïvanhov Mankessi
« A ce jour nous avons déjà escroqué plus 70 personnes, dont la somme la plus grande s’élève à 200.000 francs CFA. Nous avons un code qui nous permet de contrôler la Sim et le compte des abonnées souscrivent au service de transfert », a-t-il ajouté.
De son côté Duffrey Makoundi, a lancé un message aux escrocs actifs d’arrêter ce genre de pratiques préjudiciables et condamnables devant la loi : « Ça fait 6 mois que nous commettons ces forfaits, on ne savait pas que ces actes pouvaient nous causer du tort. Nous sommes saisi par la police et nous allons payer les conséquences de nos actes» a-t-il indiqué.
Présentés devant la presse par les services de commandement des forces de police, ces arnaqueurs seront traduits devant le parquet.
A Brazzaville de nombreux cas d’arnaques via mobile Money et Airtel Money sont enregistrés. Face à cette situation inquiétante, le régulateur, et les sociétés de téléphones mobiles doivent œuvrer pour la sécurisation de ce porte-monnaie électronique, afin de garantir aux abonnées la protection financière. La population est à cet effet appelée à la vigilance pour ne pas être victime d’escroquerie via le service de transfert électronique.
2026.4.3 Un agresseur abattu au quartier Moukoundzi Ngouaka.
Une intervention policière a tourné à la tragédie dans le quartier Moukoundzi Ngouaka, dans le 1er arrondissement de Brazzaville. Dans la nuit de samedi 25 mars à dimanche 26 mars 2026, deux femmes ont été agressées vers 3 heures du matin .
Après avoir été identifié, le suspect a été appréhendé par la force publique, quelques heures plus tard. Lors de son arrestation il aurait opposé une résistance violente, brandissant une machette en direction des élections de la force de l’ordre. Ces derniers ont alors fait usage de leurs armes , évoquant le principe de la légitime défense. L’incident a suscité des réactions contrastées dans le quartier. Certains habitants du quartier se disent soulagés face à la recrudescence de l’insécurité, d’autres par contre appellent à une vigilance accrue. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances de cette mort. Affaire à suivre !

2026.3.12 Congo-Brazzaville: derniers jours d’une campagne «déséquilibrée» avant la présidentielle de dimanche
Les électeurs de la République du Congo s’apprêtent à se rendre aux urnes dimanche 15 mars. Si la campagne a été suspendue pour une durée de deux jours pour laisser les militaires voter ce jeudi 12 mars, une partie de l’opposition affaiblie et de la société civile considèrent le scrutin comme « joué d’avance ». Du reste, la question de la participation demeure un enjeu pour le camp présidentiel.

Au total, treize présumés délinquants fauniques ont été interpellés en 2025 en République du Congo lors de sept opérations menées dans plusieurs localités du pays, alors qu’ils étaient en possession de trophées d’espèces animales intégralement protégées. Les suspects ont été arrêtés en flagrant délit de détention, de circulation ou de tentative de commercialisation de produits issus de la faune sauvage.
Les opérations ont été conduites grâce aux efforts conjugués des éléments de la gendarmerie nationale et des agents du ministère de l’économie forestière (Eaux et forêts), avec l’appui technique du Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage (PALF).
Selon des sources proches du dispositif de lutte contre la délinquance faunique, ces interventions ont permis de démanteler plusieurs réseaux impliqués dans le commerce illégal d’animaux sauvages protégés par la législation congolaise, notamment la loi n°37-2008 du 28 novembre 2008 relative à la faune et aux aires protégées.
Parmi les treize individus interpellés au cours de l’année 2025, tous ont été placés en détention, dont quatre ont été condamnés à des peines de prison ferme. À ces condamnations s’ajoutent celles de six autres trafiquants jugés la même année pour des affaires remontant à 2023 et 2024, également sanctionnés par des peines d’emprisonnement ferme.
Les produits saisis au cours de ces opérations comprennent notamment des ivoires d’éléphant, des peaux de panthère et des écailles de pangolin géant. Les autorités ont également réussi à sauver un bébé chimpanzé vivant, retrouvé entre les mains d’un trafiquant. Il faut dire que les médias nationaux ont également contribué à cette lutte en relayant les informations liées aux arrestations et aux condamnations, dans le but de sensibiliser l’opinion publique et de dissuader les réseaux de trafiquants.
Rappelons que l’importation, l’exportation, la détention et le transit des espèces animales intégralement protégées, ainsi que de leurs trophées, sont strictement interdits sur le territoire national, sauf dérogation spéciale accordée par l’administration des Eaux et forêts pour des besoins scientifiques ou de reproduction.
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2026.3.11 Rites de veuvage au Congo : Entre tradition, pression sociale et droits humains.
Dans plusieurs localités de la République du Congo, le veuvage reste entouré de rites contraignants. Si les pratiques varient selon les communautés, les témoignages convergent : restrictions, humiliations, violences symboliques et parfois matérielles. Une succession d’épreuves difficiles qui transforment la douleur du deuil en véritable supplice.
Privée de parole, interdite de contact, parfois même avec sa propre famille, tête courbée en permanence, parfois même voilée, obligation de manger avant 18 heures, autant d’épreuves que l’on fait subir à une veuve. Une surveillance constante qui oblige la veuve à contenir cette violence physique et morale, et qui pour couronner le tout, la famille du défunt oblige à la veuve de porter des feuilles dans ses sous vêtements pour << repousser l’esprit du défunt, censé revenir vers son épouse >> .
Des pratiques ignobles que beaucoup dénoncent aujourd’hui comme des violences déguisées en traditions. << Dès l’annonce du décès de mon mari, ses enfants d’un premier mariage et sa famille sont allés déposer le corps à la morgue. À leur retour, ils ont bloqué l’accès à ma chambre et confisqué les clés, je n’aurais jamais cru qu’ils pouvaient agir ainsi. Nous n’avions aucun problème particulier >>, raconte Chantal, les larmes aux yeux.
Après l’inhumation de son mari, Ruth s’est retrouvée à la rue avec ses enfants. << On ne nous a même pas permis de récupérer les actes de naissance parce que j’avais refusé qu’on me <> au bord d’une rivière. Fâchés, les membres de la famille de mon mari se sont vengés. Ils ont tout pris de la maison et n’ont même pas eu pitié des enfants >>, confie-t-elle, encore contrariée par l’attitude de sa belle-famille.
Derrière ces pratiques, une croyance : protéger la famille du défunt et couper les liens spirituels entre l’épouse et le mort. Mais dans les faits, ces rites se traduisent par des atteintes profondes à la dignité des femmes.
Parmi les plus humiliants figure le << nettoyage >>. Le jour de l’enterrement, la veuve est parfois conduite au fleuve ou à la rivière, où on lui rase les poils des parties intimes et des aisselles. Un acte présenté comme rituel purificateur, mais qui constitue une violation manifeste de l’intimité et de l’intégrité physique de la personne.
<>, confie Joséphine qui a été ensuite soumise à 45 jours de restrictions avant le retrait de deuil. <>, ajoute-t-elle. De retour chez ses parents, elle a coupé les liens avec sa belle-famille.
Ironie douloureuse : ces pratiques sont souvent perpétuées par d’autres femmes. << Avant, on rasait entièrement la tête de la veuve. Son pagne devait s’arrêter au genou. Elle marchait pieds nus. Des pratiques qui tentent de disparaitre, mais, il faut une véritable prise de conscience pour mettre fin à ces pratiques comme l’a indiqué Martine, veuve depuis une vingtaine d’années qui n’a plus eu envie de se remarier, avec tout ce qu’elle a vécu. Entre loi et réalité sociale Sur le plan juridique, l’État congolais a renforcé son arsenal. La loi n°19-2022 du 4 mai 2022, dite <>, vise à lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles. Elle sanctionne sévèrement les violences basées sur le genre, incluant les mauvais traitements, la séquestration et les pratiques humiliantes subies par les veuves durant le veuvage.
Par ailleurs, le Code de la famille protège le conjoint survivant en matière de succession et d’héritage. En théorie, la spoliation des biens par la belle-famille est illégale et passible de lourdes peines pouvant aller jusqu’à vingt ans de prison, selon la gravité des faits.
Mais dans la pratique, la pression familiale, la dépendance économique et le poids des traditions prennent souvent le dessus. Beaucoup de veuves ignorent leurs droits ou n’osent pas saisir la justice, de peur d’aggraver les tensions ou d’être davantage marginalisées.
Entre tradition et droits humains, la veuve reste trop souvent la victime silencieuse d’un système qui la fragilise au moment même où elle aurait le plus besoin de protection.
Pour une société qui se veut moderne et respectueuse de la dignité humaine, la question se pose avec urgence : comment concilier héritage culturel et respect fondamental des droits des femmes, sans que le deuil ne se transforme en condamnation sociale ?

Sur les routes du Congo-Brazzaville, le spectacle est parfois inquiétant. Des camions et des véhicules de transport chargés au-delà du raisonnable, des marchandises entassées sans précaution, des bagages fixés à la hâte sur les toits… Derrière ces scènes devenues banales se cache pourtant une réalité alarmante : les chargements mal arrimés et les surcharges représentent un véritable danger pour la sécurité routière.
Chaque jour, sur les grands axes comme dans les artères urbaines, des véhicules transportant personnes et biens circulent avec des cargaisons instables. Un freinage brusque, un virage mal négocié ou une route dégradée suffisent parfois pour transformer un simple trajet en catastrophe. Les marchandises peuvent chuter sur la chaussée, déstabiliser le véhicule ou provoquer des accidents en chaîne.
La surcharge constitue également un autre fléau silencieux. Lorsque les véhicules dépassent largement leur capacité, ils deviennent difficiles à contrôler, leur système de freinage est mis à rude épreuve et leur stabilité est compromise. Cette situation met en danger non seulement les passagers, mais aussi les autres usagers de la route.
Pourtant, le Congo-Brazzaville s’est engagé depuis plusieurs années dans une dynamique d’amélioration de la sécurité routière. Des campagnes de sensibilisation, des contrôles plus fréquents et l’implication des autorités témoignent d’une volonté claire : faire de la route un espace plus sûr pour tous.
Les transporteurs, chauffeurs et chargeurs ont également un rôle déterminant à jouer. Arrimer correctement une cargaison, respecter les limites de charge et veiller à la sécurité des passagers ne relèvent pas seulement du respect de la loi, mais aussi d’un devoir moral envers la société.
Comme le rappelle un spécialiste de la sécurité routière : « Une cargaison mal arrimée peut coûter des vies. La sécurité sur la route commence toujours par la responsabilité de chacun. »
Face à ce défi, une prise de conscience collective s’impose. Car chaque chargement bien sécurisé, chaque véhicule respectant les normes, chaque conducteur vigilant contribue à sauver des vies et à bâtir une culture de sécurité routière durable au Congo-Brazzaville.
La route est un bien commun. La protéger, c’est protéger la vie.
2026.3.10 Le président de la Fédération congolaise de football condamné à la réclusion à perpétuité
La justice congolaise a condamné Jean Guy Blaise Lionel Mayolas pour détournement de fonds et blanchiment, liés notamment à des aides versées pendant la pandémie de Covid-19.
Le président de la Fédération congolaise de football (FECOFOOT), Jean Guy Blaise Lionel Mayolas, a été condamné, lundi 9 mars, à la réclusion à perpétuité par la cour criminelle de Brazzaville. La justice congolaise le poursuivait, avec plusieurs membres de la fédération, pour détournement de fonds, blanchiment de capitaux, faux et usage de faux, prise illégale d’intérêts et complicité.
Reconnu coupable, Jean Guy Blaise Lionel Mayolas a été condamné à la prison à perpétuité, tout comme l’un de ses fils. La peine est assortie d’une amende de 100 millions de francs CFA, soit environ 152 000 euros.
Un jugement rendu par contumace
La condamnation a été prononcée par contumace, le président de la FECOFOOT ne s’étant pas présenté à l’audience, rapporte la radio publique congolaise. Un mandat d’arrêt a été émis contre lui et il est actuellement recherché.
Les accusations de détournement et de blanchiment remontent à la période de la pandémie de Covid-19. Selon l’enquête, plus d’un million de dollars de fonds alloués par la Fifa auraient été détournés par des hauts responsables de la fédération.
Le secrétaire général de la FECOFOOT, Bandji Mombo Wantété, et le comptable Raoul Kanda ont pour leur part été condamnés à cinq ans de prison ferme et à une amende d’un million de francs CFA chacun. Tous deux étaient présents lors de l’audience.
Aucune annonce n’a été faite concernant un éventuel intérim à la tête de la fédération.
2026.3.6 Plusieurs victimes du 4 mars attendent encore leur prise en charge par le gouvernement
Quatorze ans après la tragique explosion du dépôt d’armes survenue le 4 mars 2012 à Brazzaville, les survivants et les familles endeuillées commémorent un drame qui a fait plusieurs morts, des centaines de blessés, ainsi que des dégâts matériels. Parmi les victimes figurent ceux ayant perdu une main et un pied, ces derniers déplorent le silence du gouvernement face à leurs charges sanitaires et les retards dans le versement de la rente viagère promise par l’Etat.
La violence de l’explosion, survenue dans un dépôt militaire de Mpila, a ravagé des quartiers entiers, laissant des cicatrices ineffaçables sur le corps et l’âme des victimes. La douleur reste vive, comme en témoignent ces survivants rencontrés lors de la cérémonie commémorative.
« Le gouvernement ne prend pas en charge ma situation de manière régulière comme promis, Sans prothèse adaptée, je peine à travailler et à subvenir à mes besoins. Il me faut changer de prothèse chaque année, mais par manque de moyens je suis obligé de garder le même depuis des années »,
Plus déchirante encore est l’histoire de Guynelle Matondo , une mère ayant perdu ses trois enfants et son pied, « J’avais perdu mes trois enfants, et mon pied, actuellement je suis parfois dans l’impossibilité de me mouvoir , faute de béquille adepte . Vu la prise de poids il me faut changer totalement ces béquilles .j’ai souvent une douleur intense au niveau du pied ampute que je n’arrive pas parfois à expliquer, mais Dieu me donne le courage qu’il faut pour tenir. Cela me rend fort », dit-elle avec les yeux remplis de larmes.
Le décret signé par le chef d’Etat, pour la rente viagère des victimes de la tragédie du 4 mars n’est pas respect au niveau du trésor Publics, les gens ne prennent pour les mandions lorsque nous partons réclame ce qui nous ai dû, ajouter une autre victime, ayant perdu l’un de membre supérieur.
Entre pleurs, entretien des tombeaux, dépôt de gerbes de fleurs quelques parents de victime ont exprimé leur douleur, malgré le temps écoule « Cet événement m’a vraiment traumatisé, à tel point que chaque 4 mars, j’ai du mal à fermer l’œil, car les souvenirs sont très douloureux », dit une victime qui a gardé l’anonymat.
Alors que la commémoration annuelle ravive les plaies, les victimes exigent une prise en charge effective, soins médicaux réguliers, aides financières et accompagnement psychologique.

Le Tribunal de Grande Instance de Madingou, dans le département de la Bouenza a condamné, le 20 novembre, Fulgence Claver Ntodele Moukoko, à deux ans de prison ferme assorti de 200.000 Fcfa d’amende, pour trafic d’un bébé chimpanzé vivant. Ce dernier versera également à l’Etat congolais une somme d’un million de Fcfa à titre de dommages et intérêts.
Ce trafiquant, la quarantaine révolue, avait été interpellé le 28 octobre dernier à Nkayi, dans le département de la Bouenza. Il avait été pris en flagrant délit de détention, circulation et tentative de commercialisation d’un bébé chimpanzé vivant. Fulgence Claver Ntodele Moukoko, de nationalité congolaise, détenait de manière illégale cette espèce animale intégralement protégée par la loi.
L’interpellation de ce délinquant faunique avait été réalisée par les éléments de la Région de Gendarmerie de la Bouenza en poste à Nkayi et Madingou et des agents de la direction départementale de l’Economie forestière, avec l’appui du Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage (Palf). Le délinquant faunique revenait de Madingou avec ce chimpanzé vivant dans l’objectif de le vendre à Nkayi.
Il avait capturé ce bébé chimpanzé dans la forêt des villages du district de Kindamba, dans le département du Pool. Soleil, privation de liberté, mauvais traitement ont été entre autres problèmes rencontrés par ce bébé chimpanzé, âgé d’environ six mois, maintenu en captivité, deux mois durant.
Le bébé chimpanzé saisi par les autorités compétentes avait été confié à l’équipe de l’Institut Jane Goodall du sanctuaire de Tchimpounga, dans le département du Kouilou. A ce jour, l’espèce reçoit des soins appropriés avant de retrouver sa liberté dans la nature.
Comparu le 6 novembre dernier au Tribunal de Grande Instance de Madingou, Fulgence Claver Ntondele Moukoko avait reconnu les faits qui lui ont été reprochés, à savoir détention, circulation et tentative de commercialisation d’un bébé chimpanzé, espèce animale intégralement protégée.
Le bébé chimpanzé en captivité.
Le chimpanzé fait partie des espèces animales en voie d’extinction à travers le monde. En effet, le commerce illégal des produits de faune conduit à l’extinction des espèces fauniques. Le Congo, depuis 2008 s’est engagé à protéger ses espèces animales en voie d’extinction en adoptant la loi 37-2008 du 28 novembre 2008 sur la faune et les aires protégées.
Cette loi dispose en son article 27 « L’importation, l’exportation, la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées, ainsi que de leurs trophées sont strictement interdits ; sauf dérogation spéciale de l’administration des eaux et forêts, pour les besoins de la recherche scientifique ou à des fins de reproduction ». Tout contrevenant à cette loi est puni avec rigueur.
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Deux audiences dont une au Tribunal de Grande Instance d’Owando dans le département de la Cuvette et l’autre à Impfondo, dans le département de la Likouala, sont respectivement prévues les 15 et 16 octobre 2025. Elles portent toutes sur des affaires liées à la délinquance faunique.
La première affaire concerne un individu interpellé, le 29 novembre 2024 à Owando, dans le département de la Cuvette. Cet individu avait été pris en flagrant délit de détention, circulation et tentative de commercialisation de trois pointes d’ivoire, représentant deux éléphanteaux tués, espèce animale intégralement protégée par la loi.
Ce dernier aurait ramené ces pointes d’ivoire d’Etoumbi, district du département de la Cuvette-Ouest et les avaient gardés en toute discrétion à Owando en vue de les vendre. L’audience portant sur cette affaire est prévue ce 15 octobre 2025 au Tribunal de Grande Instance d’Owando.
La deuxième audience attendue le 16 octobre 2025 au Tribunal de Grande Instance d’Impfondo, intéresse une dame, interpellée le 25 août 2025. Elle est poursuivie pour des délits de détention, circulation et tentative de commercialisation de deux peaux de panthère, d’une quantité importante d’écailles et griffes de pangolin géant à Impfondo, chef-lieu du département de la Likouala.
Les interpellations de ces deux présumés délinquants fauniques avaient été conjointement réalisées par les éléments de la gendarmerie nationale et des Eaux et Forêts, appuyés techniquement par le Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage (PALF). Les prévenus s’exposent à des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme maximum, assortis d’une amende dont le plafond est de 5 millions de F.CFA pour chacun.
Les ivoires, les peaux de panthère et les écailles de pangolin sont des trophées provenant d’une espèce animale intégralement protégée en République du Congo par la loi 37-2008 du 28 novembre 2008 sur la faune et les aires protégées.
« L’importation, l’exportation, la détention et le transit sur le territoire national des espèces animales intégralement protégées, ainsi que leurs trophées sont strictement interdits, sauf dérogation spéciale de l’administration des eaux et forêts pour les besoins de la recherche scientifique ou à des fins de reproduction », dispose l’article 27 de cette loi.
Le trafic de produits fauniques met à mal la lutte pour la protection des espèces animalières en voie d’extinction. La disparition des espèces comme l’éléphant, la panthère, le pangolin constitue un danger pour la biodiversité. Conscient de ce fait, les contrevenants à la loi au Congo sont sanctionnés.

Le phénomène kuluna vient de la République Démocratique du Congo où il est de plus en plus en vogue à Kinshasa, la capitale de ce pays. La proximité de Kinshasa à Brazzaville explique la contagion de ce phénomène criminel vers la République du Congo. Du coup les subdivisions que connaît ce phénomène «Kuluna» à Brazzaville panique et inquiète les Congolais, tant le danger de mort est permanent.
L’on sait qu’un phénomène désigne la manière dont une chose ou un fait (physique ou social) se manifeste à la sensibilité d’un être vivant et prend de l’ampleur dans l’environnement contre lequel il sévit. C’est le cas du phénomène « kuluna » à Brazzaville qui au départ s’apparentait à une bandicité des jeunes dans les rues pour finir par des actes de braquage et de tuerie faisant de leurs auteurs des grands criminels sévissant dans la plus part des quartiers, et ce, le plus souvent aux heures tardives. Ces bandits de grand chemin braquent, dépouillent, saquent à coups de machettes ou autres armes blanches et tuent les paisibles populations.
Cette contagion dudit phénomène dans les milieux de la jeunesse congolaise s’explique par plusieurs facteurs, entre autres : le chômage, le manque d’éducation, le manque d’assistance des parents, l’abandon des orphelins par leurs parents, le déséquilibre des enfants dû au divorce dans les foyers, etc.
Ce phénomène est donc un mal contre la société, en ce sens qu’il induit l’insécurité publique, la peur pour des populations dans leurs déplacements de nuit, la perte d’argent ou de matériels, le risque des coups et blessures corporels, le danger de la mort etc. La population congolaise est ainsi victime de plusieurs agressions.
Le « Kuluna » est malheureusement un phénomène caractérisé par plusieurs groupuscules ; notamment, les Arabes de Ouenzé avec pour termes clés « Shopi Show », ils utilisent les machettes appelé Mboza ou trandé 333 ; les Américains de Makabandilou dont le terme « l’eau lavé ». Ils utilisent les machettes Tramotina avec pour code 444 (USA).
Il y a aussi les somaliens de Poto-poto-Madoukou, les bébés fourmies deTexaco la Tsiémé, les abeilles de la corniche, Casis, Jacques Opangault, l’armée rouge de marché Poto-poto et les Bana caleçons de marché Mikalou vers mont Kiero (montagne).
Pour leur stimulation aux actes de barbarie, les « Kuluna » prennent des stimulants comme les tramadoles, le chanvre, les whiskys qui sont des produits picotroques. Ils utilisent aussi des bouteilles dans l’accomplissement de leurs actes barbares.
Il va donc sans dire que ce phénomène dit « Kuluna » constitue un danger permanent pour la sécurité de la population.

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