2026.2.12 Assassinat de Marie Louise Ntsama : le principal suspect arrêté à Garoua
Recherché depuis plusieurs semaines, Mamadou Bada a été interpellé à Garoua. Il est présenté comme le principal suspect dans l’assassinat de Mballa Ntsama Marie Louise, plus connue sous le nom de « Madame Demontreuil ». Son arrestation marque une nouvelle étape dans une affaire qui a profondément ému l’opinion.
C’est un petit soulagement pour la famille endeuillée et pour la communauté camerounaise vivement touchée par l’assassinat de madame Mballa Ntsama Marie Louise survenu dans la nuit du 6 au 7 janvier 2026 au quartier Mvan à Yaoundé. L’auteur du crime, le présumé Mamadou Bada était activement recherché jusqu’au 10 février dernier par les Services des Recherches et des Enquêtes Criminelles de la Division régionale de la Police judiciaire du Centre (DRPJ-C). Employé comme vigile auprès de la victime, il avait pris la fuite après les faits.
Arrêté avant-hier (10 février) dans la ville de Garoua, Mamadou Bada a été aussitôt transféré à Yaoundé. Il est actuellement détenu dans les locaux de la DRPJ-C, où il est entendu dans le cadre de l’enquête en cours. Cette interpellation intervient une semaine seulement après l’inhumation de « Madame Demontreuil », dans un contexte toujours marqué par l’émotion et l’indignation. Avant son arrestation, son épouse ainsi que sa belle-mère avaient déjà été placées en garde à vue.
Les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin d’établir les circonstances exactes du drame et de déterminer les responsabilités dans cette affaire qui continue de susciter de nombreuses réactions.
Pour rappel, la Franco-camerounaise arrivée dans son pays d’origine le 4 janvier 2026, avait été retrouvée morte dans son domicile trois jours plus tard au quartier Mvan. Selon plusieurs sources, son corps présentait plusieurs atrocités.
2026.2.11 Drame à Nkol-Koudga, un féminicide secoue la Lekié
Une tragédie d’une violence extrême a bouleversé la localité de Nkol-Koudga, non loin d’Evodoula, le 16 janvier dernier. Ce village paisible de la Lekié a été le théâtre d’un meurtre conjugal qui a plongé toute la communauté dans la consternation.
Les circonstances du drame sont particulièrement brutales. Zoalang Paul aurait commis l’irréparable en tuant violemment son épouse avec laquelle il était marié civilement et religieusement. Selon les informations disponibles, l’homme a reconnu les faits.
Ce qui frappe dans cette affaire, c’est l’absence apparente de signes avant-coureurs. Aucun témoin n’a rapporté de tensions notables au sein du couple, ce qui soulève des interrogations sur la violence domestique qui peut se développer à l’abri des regards. Les raisons de ce passage à l’acte demeurent floues à ce stade.
Le suspect a été appréhendé et sera jugé par la justice camerounaise. Ce féminicide rappelle la nécessité de renforcer la prévention et la détection des violences conjugales, même lorsqu’elles restent invisibles pour l’entourage.
La communauté de Nkol-Koudga pleure aujourd’hui la perte d’une femme dont l’existence s’est tragiquement achevée dans ces conditions dramatiques.

Un nourrisson, enlevé dans un hôpital de Kom dans la région du Nord-Ouest, a été retrouvé vivant dans la localité de Kombo, dans la région de l’Ouest. L’alerte lancée sur les réseaux sociaux a permis de mobiliser la population et de retrouver l’enfant rapidement.
Selon les informations locales, la femme suspectée d’avoir enlevé le bébé l’a abandonné après que la disparition ait été largement relayée sur les réseaux sociaux, suscitant une forte pression publique.
Ce sont des habitants de Kombo qui ont découvert l’enfant et ont immédiatement alerté les autorités ainsi que le personnel médical. Le nourrisson a été pris en charge dans un établissement de santé et se trouve actuellement dans un état stable. Les forces de sécurité ont ouvert une enquête pour identifier et appréhender la suspecte. Le bébé a quant à lui été remis à sa famille biologique, mettant fin à une affaire qui avait rapidement mobilisé l’attention de la population et des médias locaux.
Les vols de bébé sont devenus récurrents au Cameroun. A Bamenda, une dame avait porté disparu avec le nourrisson d’une dame. L’enfant avait été retrouvé six jours après grâce au déploiement des éléments de la Police et Gendarmerie de Bamenda. Face à ces actes recrudescents, les autorités camerounaises appellent à plus de vigilance.
2026.2.2 Soa : un étudiant assassiné devant son domicile
Un étudiant en économie de l’université de Yaoundé 2 Soa a été tué par des malfaiteurs armés dans la nuit de lundi à mardi. Son frère, venu lui porter secours, a été blessé, tandis que les assaillants ont pris la fuite avec l’argent de la victime.
Les faits se sont déroulés aux alentours de 1h30 du matin, selon plusieurs témoins. « Fadil Mfotie, étudiant en quatrième année à la faculté des sciences économiques et de gestion, venait de quitter son kiosque de transactions financières, qui lui servait à financer ses études. Il a été suivi par des individus armés qui l’ont abattu de trois balles à l’entrée de son domicile. Alerté par le drame, le frère de la victime a tenté de lui porter secours mais a été lui aussi touché par des tirs. Il a survécu malgré ses blessures, tandis que Fadil Mfotie est mort sur place. », rapporte ces souces.
Ce cas n’est pas isolé. En juin 2024, le corps sans vie de Manuella Nyandomo Manga, 24 ans ans, une étudiante en deuxième années de thèse dans la même université avait été retrouvé dans un quartier environnant. Elle avait été kidnappée puis assassinée.
Cette énième attaque ravive les inquiétudes autour de l’insécurité à Yaoundé, notamment dans les quartiers fréquentés par les étudiants et les jeunes commerçants, où les agressions armées semblent se multiplier. Les autorités locales n’ont pas encore communiqué sur l’enquête, laissant la population dans l’attente d’éclaircissements sur ce meurtre qui secoue la communauté estudiantine.
2026.1.30 Plus de 4 600 litres de carburant de contrebande saisis sur l’axe Douala – Yaoundé
Le Ministère de l’Eau et de l’Énergie a frappé un grand coup contre le marché noir entre le 27 et le 29 janvier 2026. Une opération d’urgence menée le long de la route nationale n°3 et à Douala a permis de saisir d’importantes quantités de gasoil et de pétrole lampant, stockées illégalement au mépris des règles de sécurité.
Le trafic de « zoa-zoa » subit un revers majeur sur le corridor économique le plus actif du pays. Sous la houlette du Ministère de l’Eau et de l’Énergie (MINEE), la Brigade nationale de lutte contre la fraude des produits pétroliers a achevé hier une mission de ratissage de trois jours. Les agents ont ciblé des points névralgiques tels que Sombo, Missole, Bekoko et Bonaberi.
Le bilan chiffré, consigné dans un rapport officiel du MINEE, est sans appel. Les autorités ont mis la main sur 4 676 litres de combustibles de contrebande. Dans le détail, les saisies comprennent 3 236 litres de gasoil et 1 440 litres de pétrole lampant. Ces produits étaient conservés dans des bidons et des fûts, prêts pour une commercialisation illégale sur le trottoir.
Cette opération met surtout en lumière le non-respect de la circulaire du 11 août 2025. Ce texte encadre la distribution du pétrole lampant, produit fortement subventionné, en limitant la vente à 10 litres par usager. Les fraudeurs, en accumulant des volumes importants, privent les ménages d’une ressource essentielle. Pour les experts, cette économie informelle illustre la « rationalité du désordre » chère à certains sociologues politiques, où le gain immédiat occulte le risque collectif.
Le ministère rappelle que le stockage inapproprié est une bombe à retardement. Les menaces d’incendies et d’explosions sont réelles pour les riverains. Les produits saisis ont été placés sous scellés. Le département ministériel réaffirme sa détermination à « garantir la qualité des produits mis à la consommation et à protéger les populations contre les risques liés à ce commerce illicite ».
À ce stade, les enquêtes se poursuivent pour identifier les têtes de proue de ce réseau de distribution. Si le MINEE promet une intensification de la surveillance, la question de la porosité des sources d’approvisionnement reste entière. Aucune interpellation majeure n’a été officiellement annoncée pour le moment par les services de sécurité.
2026.1.29 Edéa, trois suspects arrêtés après un vol violent de plus de deux millions de francs CFA
Les forces de gendarmerie d’Édéa ont procédé à l’arrestation de trois personnes soupçonnées d’avoir participé à une attaque à main armée dans le quartier Béon. L’opération s’est déroulée dans la nuit du 19 décembre, lorsqu’un groupe de quatre individus a pénétré dans une résidence.
Armés d’un pistolet de fabrication locale, les agresseurs ont menacé les occupants et dérobé une somme de 2,3 millions de francs CFA accompagnée de trois téléphones mobiles. Ces appareils se sont révélés cruciaux pour faire avancer l’enquête.
Les gendarmes ont exploité la technologie de géolocalisation des téléphones dérobés pour retrouver la trace des malfaiteurs. Cette technique a conduit à l’arrestation d’Issende Abraham, Kapna Emmanuel et Magla Roger dans trois villes différentes : Édéa, Douala et Boumnyebel. L’arme utilisée lors de l’agression a également été saisie.
Un quatrième suspect, prénommé Cédric, demeure introuvable et fait l’objet de recherches actives. Les trois personnes appréhendées sont actuellement en détention provisoire et comparaîtront prochainement devant les autorités judiciaires.
Les gendarmes soulignent leur engagement à maintenir l’ordre public dans la région de la Sanaga-Maritime et encouragent la population à signaler toute activité suspecte.
2026.1.27 La police nigériane démantèle un vaste réseau de séquestration de ressortissants camerounais
Une centaine de ressortissants camerounais ont retrouvé la liberté après une intervention conjointe de la police nigériane et de la communauté camerounaise. Victimes de fausses promesses d’emploi, ces hommes et femmes subissaient des séquestrations et des demandes de rançons. Cette libération massive met en lumière l’existence de réseaux criminels transfrontaliers organisés qui utilisent un système de recrutement forcé en chaîne.
L’information a été confirmée ce 26 janvier 2026 par Echos 237. Une opération de grande envergure a permis de secourir environ 100 Camerounais retenus dans des centres de détention clandestins au Nigeria. Cette action salvatrice résulte d’une étroite collaboration entre le président de la communauté camerounaise du Nigeria et les forces de l’ordre locales.
Le mode opératoire de ces trafiquants repose sur l’illusion d’une vie meilleure. Attirées par des offres d’emploi fictives, les victimes voient leur rêve se transformer en cauchemar dès le passage de la frontière. Une fois sur place, les réseaux criminels dépouillent ces migrants et exigent des rançons à leurs familles restées au pays. Comme le dit un proverbe de la région, « le chemin qui mène au miel peut aussi conduire au nid de guêpes ».
Le cynisme des ravisseurs atteint des sommets avec le développement d’un système de recrutement circulaire. Lorsque les familles ne peuvent pas payer, les otages subissent une pression psychologique intense. Ils doivent appeler des proches pour les inciter à venir au Nigeria. Ces nouveaux arrivants servent alors de monnaie d’échange pour libérer les premiers. En science politique, ce phénomène illustre la « criminalité transnationale organisée », où l’individu devient une simple marchandise.
Le gouvernement camerounais suit la situation via ses représentations diplomatiques. Pour l’heure, les autorités nigérianes poursuivent les investigations afin de démanteler l’ensemble de ces réseaux et d’identifier leurs complices. Les rescapés attendent désormais leur rapatriement vers le Cameroun.
2025.11.1 Présidentielle au Cameroun: à Douala, des familles endeuillées par les violences post-électorales
Douala. Douala – Sous un ciel gris, la cour d’une maison familiale du 3ème arrondissement de Douala s’est mué en lieu de recueillement: Achille Simo, 45 ans et père de cinq enfants, a été tué mercredi par balles en marge des violences qui secouent le Cameroun depuis la réélection contestée de Paul Biya.

Des proches de la famille sont venus apporter leur soutien à Elodie Fougué, désormais veuve de 39 ans, qui reçoit les condoléances en silence.
Depuis lundi et la réélection pour un huitième mandat de Paul Biya, 92 ans et au pouvoir depuis 1982 au Cameroun, les grandes villes du pays ont été secouées par des manifestations à l’appel du candidat autoproclamé victorieux Issa Tchiroma, mais réprimées dans le sang par le régime.
Achille Simo a été tué par balles mercredi alors qu’il se rendait dans une échoppe du quartier, selon des témoins.
Le militaire lui a demandé de dégager de la route. Achille a répondu : +Faites votre travail, nous ne vous dérangeons pas+. Le capitaine a tiré à bout portant alors qu’il avait le dos tourné, raconte Basile Njeumeni Nana, son voisin de 40 ans.
Comment peut-on abattre un civil qui ne représentait aucun danger ? Son seul tort a été de sortir pour chercher à manger pour sa famille, interroge le frère cadet de la victime, Christian Fokam. Il ne manifestait même pas.
Non loin de l’endroit du tir, des habitants montrent des taches de sang encore visibles sur la chaussée malgré les récentes pluies.
Depuis, le quartier vit dans la peur, raconte un voisin. Des militaires en patrouille passent sans un mot.
Le gouverneur de la région du Littoral a déploré quatre morts dimanche à Douala en marge d’une manifestation organisée la veille de la proclamation des résultats. Le gouvernement camerounais a admis mardi des morts dans les troubles post-électoraux sans toutefois préciser le nombre, lieu ou dates des décès.
Il y a des centaines de morts et de blessés selon un décompte du candidat Issa Tchiroma Bakary vendredi. Cet ancien ministre passé à l’opposition a crée un engouement inattendu chez les jeunes avides de changement. Il revendique la victoire à l’élection et a appelé à plusieurs reprises les Camerounais à sortir pour défendre sa victoire.
-Opération ville morte
À quelques rues de là, dans le quartier Newbell du 2ème arrondissement de Douala, une autre maison porte le deuil.
Les portes sont closes : la famille est partie enterrer Mohamed Pouamou, un chauffeur de 22 ans, victime collatérale d’une manifestation dimanche, selon ses proches.
Devant le portail, un groupe de jeunes discute à voix basse. Il était assis, regardait un match dans une salle de projection. Une balle venue de nulle part l’a touché en pleine tête, affirme Idriss Fifen, mécanicien de 29 ans, qui dit avoir vu la scène.
Plusieurs villes ont été secouées par des manifestations sporadiques et limitées – quelques centaines de jeunes au maximum depuis l’annonce des résulats de l’élection.
À Douala ou encore à Garoua, fief de Tchiroma dans le nord du Cameroun, des affrontements ont opposé manifestants et forces de sécurité. Des témoins affirment que des tirs ont été effectués à balles réelles dans certains quartiers.
Paul Atanga Nji, ministre de l’Administration territoriale, a reconnu des pertes en vie humaine dans les affrontements et déploré plusieurs édifices publics, commerces et bien privés, incendiés, saccagés et pillés, à travers le pays.
Des scènes de pillages et de vandalisme, ont notamment eu lieu à Douala, la capitale économique, a assuré le ministre.
Depuis ces incidents, la ville tente de retrouver un semblant de normalité. Certaines boutiques ont rouvert, mais la tension et la peur restent perceptibles.
Issa Tchiroma Bakary, qui était reclus à son domicile de Garoua depuis la proclamation des résultat, a assuré vendredi être sous la protection d’une partie de l’armée et a appelé à le soutenir via des opérations ville morte de lundi à mercredi.
Gardons nos commerces fermés, suspendons nos activités, restons chez nous, en silence, pour montrer notre solidarité et rappeler à ce régime que la force d’une économie, c’est son peuple — et ce peuple ne le reconnaît plus comme son leader, a-t-il détaillé.
Dans plusieurs quartiers de Douala, des habitants disent faire des provisions en prévision de ces journées.
L’Union européenne et l’Union Africaine ont déploré la violence de la répression du régime. Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a appelé à l’ouverture d’une enquête.

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